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Herve Le Tellier

Herve Le Tellier

Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo depuis 1992, écrivain et linguiste est l’un des « Papous » de France Culture. Chroniqueur quotidien au Monde.fr, auteur de récits, nouvelles et romans, il a notamment publié Le Voleur de nostalgie ; Joconde sur votre indulgence ; Quelques mousquetaires ; Inuks...

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Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo depuis 1992, écrivain et linguiste est l’un des « Papous » de France Culture. Chroniqueur quotidien au Monde.fr, auteur de récits, nouvelles et romans, il a notamment publié Le Voleur de nostalgie ; Joconde sur votre indulgence ; Quelques mousquetaires ; Inukshuk, l’homme debout, Sonates de bar, Esthétique de l’Oulipo et Les Opossums célèbres (Le Castor Astral), ainsi que Guerre et plaies (Eden), Cités de mémoire (Berg International), La Chapelle Sextine (Estuaire) et Je m’attache très facilement (Mille et une nuits).

Son roman"Toutes les familles heureuses" parait chez Lattès en 2017.

Avis sur cet auteur (89)

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    Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

    régine berlinski sur Toutes les familles heureuses de Herve Le Tellier

    Commentaire à la page 100 :
    Aux premières pages du roman, on entre dans l'univers d'Hervé Le Tellier, avec la pudique curiosité d'un lointain membre de la famille découvrant alors sa généalogie en ouvrant doucement un album de photos. Cependant ici, ce sont les mots qui sont images. Et rien...
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    Commentaire à la page 100 :
    Aux premières pages du roman, on entre dans l'univers d'Hervé Le Tellier, avec la pudique curiosité d'un lointain membre de la famille découvrant alors sa généalogie en ouvrant doucement un album de photos. Cependant ici, ce sont les mots qui sont images. Et rien de ce qui est narré n'est cliché. Un roman autobiographique riche des perceptions d'un enfants de 12 ans d'abord. J'avais décidé de ne pas consulter la 4ème de couverture pour cet auteur méconnu jusqu'alors. Je me suis laissée portée par les débuts d 'une histoire qui évoque l'époque de son arrière grand-père. L'écriture est légère, le ton parfois moqueur ou sarcastique trace une chronique familiale dans sa plus grande réalité. L'auteur évoque son enfance sans complaisance ni hypocrisie pour ce qui le concerne (« Et c'est alors que j’ai su que j'étais un monstre ») ou touche à l'intime de ses parents (« C'est alors que je découvris que ma mère était folle »). Au fil de la lecture naît comme un souhait de pouvoir un jour parler de son enfance comme le fait si aisément l'auteur. Mais dans ce chassé-croisé de destinées étonnantes dans cette famille étrange, sommes toutes, mais quelle famille ne l'est pas ? Il n'y a que peu de place à l'amour...Et étrangement, le constat de l'absence d'un tel sentiment ne semble guère faire défaut aux protagonistes de l'histoire...Enfin ceci jusqu'à la page 100...
    COMMENTAIRE FINAL:

    C'est l'histoire d'une famille. Et comme toutes les familles, elle possède sa propre histoire, incomparable certes, mais bâtie d’événements liés à chacun des membres qui la compose. Donc c'est l'histoire de la famille de l'auteur.
    « Il y aurait du scandale à ne pas avoir aimé ses parents. ». Ainsi commence le livre. Le ton est donné. Avec un réalisme qui ne laisse pas de place à la complaisance ni à l'hypocrisie. Et les membres de la famille sont décrits tels quels, sans pour autant être jugés par Hervé Le Tellier. Il ne leur fait aucun procès. Au gré des paragraphes il déroule « son arbre généalogique » comme dans un étrange jeu de 7 familles. Dans la famille Le Tellier on découvre, le père simple géniteur, « Je naquis sans doute au moment le moins opportun. Mon père venait de rencontrer une femme » ; le beau-père « Je ne sais comment parler de Guy (...) Aucune ambition ne l'animait. Pas même celle de vivre » ; Marceline la mère « (...) je crus néanmoins que j'avais cessé d'être le bien de ma mère et d'avoir échappé à sa toute puissance » et d'autres personnages qui l'auront marqué. Ainsi se poursuit le déroulé de toute la vie de l'auteur où le grand absent est l'amour : « Mais vouloir aimer c'est tout sauf aimer ».
    Le manque d'amour est partout, mais il n'est jamais exprimé. A 22 ans l'auteur adresse une lettre à sa mère qui est un cri d'amour mais dont la réponse lui sera retournée en confettis. Ce sera la seule lettre qu'il lui écrira. Et ce sera le début de sa carrière d'écrivain. Inutile d'ajouter combien j'ai aimé ce roman. L'écriture est sobre, le récit attachant pour un destin peu commun qui n'appartient qu'à l'auteur. L'écriture comme une thérapie à ce qui lui a échappé, à ce qui lui a manqué sans remord ni regret, dans le plus silencieux respect et la reconnaissance d'être ainsi fait de tout ce vécu. En refermant le livre je m'entends murmurer « Bravo »...

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    Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

    Marie Letellier sur Toutes les familles heureuses de Herve Le Tellier

    Explorateurs été 2017 - avis des 100 premières pages

    Déjà, il faut dire que j'adore cet auteur, découvert aux hasards de la médiathèque locale, sur un jeu d'homonyme de nom de famille (ma belle famille s'appelle Letellier en un mot). Justement, il s'agit de famille, et notre auteur s'attaque...
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    Explorateurs été 2017 - avis des 100 premières pages

    Déjà, il faut dire que j'adore cet auteur, découvert aux hasards de la médiathèque locale, sur un jeu d'homonyme de nom de famille (ma belle famille s'appelle Letellier en un mot). Justement, il s'agit de famille, et notre auteur s'attaque à l'exercice périlleux de l'histoire de sa famille. J'ai souvent été déçue par les autobiographies d'auteurs, je trouve que le style pâtit généralement des souvenirs d'enfance, et que l'émotion que l'on attendrait d'un récit personnel est parfois étonnamment absente.
    Ici, j'ai eu cette impression dans les premiers chapitres, des anecdotes, des morceaux de vie mis bout à bout, avec une impression générale de désordonné, de redites parfois, je ne voyais pas où cela menait. La plume d'Hervé Le Tellier refait cependant son apparition très rapidement, à mon plus grand bonheur, les personnages sont traités un à un, avec acuité et beaucoup d'humour. Et l'on sent derrière ce style faussement détaché que l'auteur ne l'est pas du tout.

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    Avis final

    Hervé Le Tellier commence cette autobiographie en se demandant s’il est honteux de ne pas éprouver d’amour pour ses parents. Démarre alors une suite d’anecdotes, sur une famille complexe, compliquée, décomposée plutôt que recomposée, et somme toute névrosée, à l’image de l’arbre généalogique présenté en préambule. ‘Ce n’est rien, mon père est mort’, Hervé tourne autour de cette absence de sentiment pendant une bonne partie du livre, ‘Je n’ai jamais aimé mon beau-père’, il met des mots sur une culpabilité probablement longtemps subie. Son père est absent, il n’a même pas laissé son nom, son beau-père l’a adopté certes, mais ‘il n’y a pas eu de rencontre’, aucune tendresse, il est insignifiant, ses parents forment un ‘cas rare de couple fusionnel sans amour’.

    C’est l’enfant qui parle : les autres personnages font leur passage de chapitre en chapitre, comme des acteurs de roman : sœur, oncles, cousins, grands-parents, ils apparaissent le temps d’un souvenir, d’un chapitre, l’ensemble est cocasse, franchement drôle, malgré le côté pathétique, souvent même hilarant … tant et si bien qu’on oublie que c’est du vécu. Le détachement semble total, ou presque … ‘Ma mère est folle’, c’est annoncé et répété tout au long du livre, et c’est le fil conducteur qui fait avancer l’histoire et grandir l’auteur. Mais là est toute la complexité du lien filial, la rupture est impossible.

    J’ai adoré ce livre, j’ai souri, j’ai ri, j’ai pleuré. Le style est magnifique, recherché mais simple, le ton est juste, direct lorsqu’il le faut, poétique et très touchant lorsque l’occasion l’impose. La tendresse irradie les passages sur son grand-père, son fils, évoqué avec pudeur, mais à qui il dédie le livre, et Piette, son amour de jeunesse. Les contrastes entre détachement apparent et profondeur de sentiments sont habilement enchaînés et font de cette lecture un bonheur constant. Hervé, vous vous demandez ce que cette histoire peut bien raconter pour d’autres que vous ? Pour moi, elle a raconté beaucoup. Merci.

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    Couverture du livre « Assez parlé d'amour » de Herve Le Tellier aux éditions Lgf

    Galirad sur Assez parlé d'amour de Herve Le Tellier

    J'ai été subjuguée par ce roman !
    "Assez parlé d'amour" est construit sur la base d'une partie célèbre de dominos abkhazes qui s'est déroulée en 1919 à Soukhoumi. Herve Le Tellier a mis en scène six personnages, auxquels il a attribué, secrètement à chacun, un numéro de domino entre un et six....
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    J'ai été subjuguée par ce roman !
    "Assez parlé d'amour" est construit sur la base d'une partie célèbre de dominos abkhazes qui s'est déroulée en 1919 à Soukhoumi. Herve Le Tellier a mis en scène six personnages, auxquels il a attribué, secrètement à chacun, un numéro de domino entre un et six.
    Les chapitres sont très courts et porte le nom du personnage dont il est question dans le chapitre. Le roman est ainsi calqué sur la partie de dominos et les personnages apparaissent en fonction de l'ordre et de la fréquence de l'apparition de leur numéro tout au long de cette partie célèbre.
    Que se joue-t-il dans ce récit ? C'est la rencontre de deux couples.
    Leur histoire d'amour débute, mais sur quoi vont-elles aboutir chacune?
    Il y aura un gagnant et un perdant comme dans toute partie ! C'est à dire qu'un couple passera les épreuves et l'autre échouera.
    J'ai beau tenté d'expliquer l'architecture de ce roman dont les relations amoureuses dépeintes sont de vraies histoires d'amour cohérentes, je réalise combien mes mots ne parviennent pas à rendre compte de ce que j'ai découvert de si fantastique...
    Ne passez pas à coté ! Car si l'un de vos désirs en littérature est de tomber sur des perles, l'arrêt pour lecture de celui-ci, est vraiment indispensable !

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    Couverture du livre « Éléctrico W » de Herve Le Tellier aux éditions Lgf

    Frédéric Hélary de MARY sur Éléctrico W de Herve Le Tellier

    "Eléctrico W" est un roman sinueux comme un fleuve. Ca tombe bien, il en sera question. D'un père suicidé et d'un chagrin d'amour, le narrateur partira pour Lisbonne où il devra travailler avec un confrère sur le procès d'un étrange meurtrier. Mais le dit confrère couche avec la...
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    "Eléctrico W" est un roman sinueux comme un fleuve. Ca tombe bien, il en sera question. D'un père suicidé et d'un chagrin d'amour, le narrateur partira pour Lisbonne où il devra travailler avec un confrère sur le procès d'un étrange meurtrier. Mais le dit confrère couche avec la responsable du chagrin d'amour et voilà un delta amoureux qui lance la remontée du fleuve, la vie vers le passé, à contre-courant. Le roman, parcheminé par les courtes sentences d'un auteur énigmatique, croisera des femmes blessées, blessantes, des femmes prétextes, des hommes blessants, blessés, des hommes que l'on fuit pour mieux les retrouver. Voilà l'un des premiers beaux textes de cette rentrée : sinueux, berçant, aux superbes personnages et dont les deux derniers tiers vous emporteront en une nuit.