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Herve Le Tellier

Herve Le Tellier

Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo depuis 1992, écrivain et linguiste est l’un des « Papous » de France Culture. Chroniqueur quotidien au Monde.fr, auteur de récits, nouvelles et romans, il a notamment publié Le Voleur de nostalgie ; Joconde sur votre indulgence ; Quelques mousquetaires ; Inuks...

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Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo depuis 1992, écrivain et linguiste est l’un des « Papous » de France Culture. Chroniqueur quotidien au Monde.fr, auteur de récits, nouvelles et romans, il a notamment publié Le Voleur de nostalgie ; Joconde sur votre indulgence ; Quelques mousquetaires ; Inukshuk, l’homme debout, Sonates de bar, Esthétique de l’Oulipo et Les Opossums célèbres (Le Castor Astral), ainsi que Guerre et plaies (Eden), Cités de mémoire (Berg International), La Chapelle Sextine (Estuaire) et Je m’attache très facilement (Mille et une nuits).

Son roman"Toutes les familles heureuses" parait chez Lattès en 2017.

Avis sur cet auteur (89)

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    Couverture du livre « L'anomalie » de Herve Le Tellier aux éditions Gallimard

    Littéraflure sur L'anomalie de Herve Le Tellier

    L’écrivain… et ses doubles. L’Oulipien (beaucoup d’indices dans son texte) Hervé Le Tellier s’amuse avec une réalité dont il questionne l’absurdité. Du haut de son âge et sans jamais faire le vieux con (quelle culture pop !), il contemple nos vaines existences, en déduit que le bonheur est...
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    L’écrivain… et ses doubles. L’Oulipien (beaucoup d’indices dans son texte) Hervé Le Tellier s’amuse avec une réalité dont il questionne l’absurdité. Du haut de son âge et sans jamais faire le vieux con (quelle culture pop !), il contemple nos vaines existences, en déduit que le bonheur est probablement l’apanage des ignorants.
    Les passagers d’un avion ont un point commun qu’on ne révèlera pas et qui m’a rappelé le vertigineux Pasternak dans le film « Les Nouveaux Sauvages ». Et puis se produit l’improbable, ce que les religions ne tolèrent pas, ce que la science n’explique pas, au point de convoquer tous les grands esprits à la table d’un crétin devenu président (passages jouissifs sur Trump et le cirque médiatique américain).
    On suit une dizaine de passagers dans leur vie, dans leur vol, vers l’inconnu. Le Tellier se glisse dans Leur peau, offrant ainsi son miroir informant. C’est bien lui, l’homme qui s’inquiète de vieillir, peut encore séduire, critique le microcosme littéraire, espère gagner un prix.
    C’est un roman intelligent, à tiroirs, qui mérite plusieurs lectures tellement il renferme de richesses. Oh bien-sûr, il y aura bien un peine-à-jouir pour dire que Bernard Werber s’est invité dans la collection blanche. Qu’il aille au diable ! Car l’écriture de Le Tellier est maîtrisée, son propos passionnant. Tout sauf une anomalie.
    Rien à reprocher donc, sinon l’effet que nous fait une production hollywoodienne (dont il se moque) : virtuose dans l’installation de l’intrigue et un peu moins rythmé dans sa résolution (exemple typique : Men In Black).
    Bilan :

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    Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

    Mathilde81 sur Toutes les familles heureuses de Herve Le Tellier

    Hervé voit le jour après les dix ans de mariage de ses parents au moment où son père veut quitter sa mère pour une maitresse.
    Après une grave dépression, sa mère va enseigner en Angleterre le laissant aux soins de ses grand-parents.
    Elle épouse Guy qui va adopter le petit Hervé lui donner son...
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    Hervé voit le jour après les dix ans de mariage de ses parents au moment où son père veut quitter sa mère pour une maitresse.
    Après une grave dépression, sa mère va enseigner en Angleterre le laissant aux soins de ses grand-parents.
    Elle épouse Guy qui va adopter le petit Hervé lui donner son nom mais pas l'amour dont un gosse a besoin.
    Il n'aspire qu'à une chose, grandir au plus vite et quitter le foyer où il se sent terriblement mal.
    Ce qu'il fera dés sa majorité mais sa mère lui fait des scènes terribles, il est vrai que celle-ci est psychologiquement fragilisée.
    Certaines scènes sont risibles voire mieux rigolotes mais il existe beaucoup d'enfants qui ont vécu ce type d'enfance, d'adolescence.
    Un roman que je n'offrirais pas pour les fêtes de fin d'année.

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    Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

    Jean-Paul Degache sur Toutes les familles heureuses de Herve Le Tellier

    Parler de sa famille, plonger dans la vie de ses proches, d’autres l’ont déjà fait mais Hervé Le Tellier avait lui aussi, sans doute, besoin de ce genre de thérapie littéraire. Avec un titre sibyllin, Toutes les familles heureuses, il n’épargne personne, ciblant surtout sa mère dont le bandeau,...
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    Parler de sa famille, plonger dans la vie de ses proches, d’autres l’ont déjà fait mais Hervé Le Tellier avait lui aussi, sans doute, besoin de ce genre de thérapie littéraire. Avec un titre sibyllin, Toutes les familles heureuses, il n’épargne personne, ciblant surtout sa mère dont le bandeau, ajouté par l’éditeur, annonce la folie.

    En dix-huit chapitres, l’auteur fait le tour de sa famille, revient régulièrement sur le cas de son beau-père dont il a dû adopter le nom. Enfant, il envisageait la mort de ce couple formé par sa mère et Guy Le Tellier. Cette éventualité dramatique ne lui faisait rien…
    Tous les défauts de son beau-père comme ceux de sa mère y passent. C’est au vitriol qu’il décrit ses proches mais sans jamais se départir d’un humour salutaire. Il n’oublie pas de remonter à son grand-père maternel : Raphaël Michel qui se distingua comme mécanicien de la fameuse Croisière Jaune, en 1931. C’est chez lui qu’il était le plus souvent, enfant : « Je passais tout mon temps chez mon grand-père où se trouvaient mes jouets, mes jeux de construction et mes puzzles. »
    Même s’il avoue que ce n’est pas simple de décrire la femme que fut sa mère, il parle de son attitude sous l’occupation allemande alors qu’elle avait douze ans. Avec sa sœur, Raphaëlle, Marceline est élève du Lycée Jules Ferry. Or, elles ne se souviennent d’aucune camarade de classe, ni même d’une voisine, arrêtées puis déportées… Hervé Le Tellier parle d’amnésie familiale.
    Ce n’est qu’en 1969, que l’auteur découvre toute l’horreur de la shoah après avoir vu Nuit et Brouillard, le film d’Alain Resnais : « Je découvrais tout. J’étais choqué, bouleversé. » Il confie d’ailleurs que son engagement politique date de ce moment.
    Un chapitre est tout de même consacré à Serge Goupil, son géniteur qui « n’avait guère la fibre paternelle. » Puis il revient à « papa Guy » : « Fils unique, dernier rejeton d’une branche aristocratique déchue, choyé et adulé par sa mère, il avait raté avec constance ses études et n’avait aucun diplôme lorsqu’il avait rencontré ma mère à peine divorcée. »
    Je tenais à lire ce livre d’un auteur écouté et apprécié aux Correspondances de Manosque mais ces révélations familiales m’ont mis mal à l’aise. Découvrir que sa mère ment comme lors de l’accident mortel de son correspondant allemand, a été un choc pour lui, une rupture et le révélateur d’une quantité de mensonges avérés, dans sa famille.

    L’appel à l’amour de sa mère est émouvant, terrible même. Lorsqu’un fils écrit à sa mère : « J’ai bien plus besoin de toi que toi de moi » et que celle-ci retourne la lettre déchirée en petits morceaux, il faut supporter le choc. Écrire est la solution choisie par Hervé Le Tellier même s’il sait que ses parents, sa mère toujours en vie, ne le liront jamais.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Toutes les familles heureuses » de Herve Le Tellier aux éditions Lattes

    Annie Boucher sur Toutes les familles heureuses de Herve Le Tellier

    Désir de raconter son histoire, que son fils puisse la lire maintenant qu'il est en âge de comprendre. C'était nécessaire.
    Un enfant malmené, repoussé, insulté par une mère un peu cinglée, pour qui il est une insatisfaction perpétuelle.
    Une enfance douloureuse où l'amour est exclu. C'est...
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    Désir de raconter son histoire, que son fils puisse la lire maintenant qu'il est en âge de comprendre. C'était nécessaire.
    Un enfant malmené, repoussé, insulté par une mère un peu cinglée, pour qui il est une insatisfaction perpétuelle.
    Une enfance douloureuse où l'amour est exclu. C'est simplement touchant, douloureux. On sent cette souffrance et le manque d'amour.
    De plus étant dans la même tranche d'âge, je me suis replongée dans cette époque que j'ai bien connue ( les idées, les expressions etc )
    L'auteur écrit
    " J'ai rêvé un autre père
    j'ai rêvé d'un amour simple, pur, donné sans réserve, sans condition
    La vie est ainsi faite qu'on ne peut pas se passer d'aimer et d'être aimé "
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman et je le recommande .