Herve Jaouen

Herve Jaouen
Vit à Ergué-Gabéric (Finistère). Auteur reconnu dès ses débuts comme l'un des maîtres du roman noir français (Le Fossé et Flora des embruns, Presses de la Cité), Hervé Jaouen excelle aussi dans l'évocation de sa Bretagne natale ou de l'Irlande, son pays d'adoption. On lui doit notamment aux Pres... Voir plus
Vit à Ergué-Gabéric (Finistère). Auteur reconnu dès ses débuts comme l'un des maîtres du roman noir français (Le Fossé et Flora des embruns, Presses de la Cité), Hervé Jaouen excelle aussi dans l'évocation de sa Bretagne natale ou de l'Irlande, son pays d'adoption. On lui doit notamment aux Presses de la Cité Que ma terre demeure, L'Adieu au Connemara, Au-dessous du calvaire, Ceux de Ker-Askol et Ceux de Menglazeg.

Avis (16)

  • Couverture du livre « Sainte Zélie de la Palud » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Yves Mabon sur Sainte Zélie de la Palud de Herve Jaouen

    Il est agaçant Hervé Jaouen. Je n'avais pas prévu de lire son dernier livre, et j'ai eu la surprise de le recevoir dans ma boîte à lettres. Donc, je l'ai commencé et alors se produisit l'habituel, la routine, la rengaine jaouenienne : impossible de lâcher le livre tant cette histoire est...
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    Il est agaçant Hervé Jaouen. Je n'avais pas prévu de lire son dernier livre, et j'ai eu la surprise de le recevoir dans ma boîte à lettres. Donc, je l'ai commencé et alors se produisit l'habituel, la routine, la rengaine jaouenienne : impossible de lâcher le livre tant cette histoire est mouvementée, les paysages forts, beaux et tourmentés, adjectifs dont je pourrais user pour décrire également les personnages. Il me fait le coup à chaque fois et à chaque fois je plonge. Non, croyez-moi, c'est dur de ne pas pouvoir sortir d'un bouquin dans lequel on ne pensait pas entrer. Et que je te décris des mers démontées, des tempêtes bretonnes, une palud hostile à qui ne veut la connaître et tellement accueillante à qui l'aime et pour les espèces animales et végétales, des lumières incroyables et des paysages sauvages et somptueux. Et que je te parle des vies difficiles des marins et des habitants de ces coins reculés de Bretagne dans l'entre-deux guerres mais aussi de leur joie de vivre, de boire le coup ensemble, de la solidarité entre eux mais aussid es coups de poings dans la gueule, des beuveries, du travail acharné et harassant... Et toujours cela est écrit avec une verve incroyable, un dynamisme fou et une envie de partager l'amour de la Bretagne et des Bretons avec tous les lecteurs Bretons ou pas -personne n'est parfait, à part les Bretons bien entendu.

    Ce roman fait partie de l'énorme saga que l'auteur a voulu écrire, celle d'une vaste famille bretonne au vingtième siècle. L’avantage, c'est que le romancier s'est autorisé à sauter des générations, à traîner sur d'autres et que donc chacun des romans peut être lu indépendamment. Les deux premiers sont : Les filles de Roz-Kelenn et Ceux de Ker-Askol, suivis de Les sœurs Gwenan, je ne les ai pas lus. Par contre, j'ai lu la suite : Ceux de Menglazeg, Gwaz-Ru et Eux autres, de Goarem-Treuz avec des bonheurs divers, mais relisez mes billets et vous saurez tout. Le mieux, c'est certes de relire mes billets, de faire des commentaires, tout plein, de faire passer le message pour que plein de monde y vienne voir mon blog et surtout de lire les livres de Hervé Jaouen. Ils sont emplis de tout ce que j'ai dit, d'humour, d'humanité, de gravité aussi, de profondeur, toujours positifs et tellement bien écrits qu'ils sont un régal et donnent la super pêche comme disait un ex-candidat-le-meilleur-de-nous-tous qui a quand même au moins un tort, celui de n'être point Breton.

  • Couverture du livre « Le vicomte aux pieds nus » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Aline GARCIA sur Le vicomte aux pieds nus de Herve Jaouen

    J’ai eu du mal à entrer dans le roman : en effet, au début de ma lecture, il m’a fallu un temps d’adaptation à l’écriture de l’auteur – le temps qu’il place les décors et nous présente les personnages – puis j’ai adhéré à cette écriture saccadée et imagée, très vivante et sautillante. Je me suis...
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    J’ai eu du mal à entrer dans le roman : en effet, au début de ma lecture, il m’a fallu un temps d’adaptation à l’écriture de l’auteur – le temps qu’il place les décors et nous présente les personnages – puis j’ai adhéré à cette écriture saccadée et imagée, très vivante et sautillante. Je me suis littéralement laissée emporter – complètement happée – au cœur de ce périple hors du commun.

    QUELLE AVENTURE !


    L’auteur s’est inspiré de faits réels : l’histoire de Marie de Kerstrat, pionnière du tourisme dans la région de Pont-l’Abbé et de la diffusion des spectacles cinématographiques au Canada et aux États-Unis (1897-1910).

    Incroyable… mais vrai !

    Je ne peux vous en dire plus sur les personnages et l’histoire, déjà vous avez énormément d’éléments sur le contenu du roman de par le résumé et wikipédia.

    Quelle histoire fantasque et fantastique que celle ci.

    J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de ces pionniers dans la diffusion du cinéma : toute la magie des débuts du cinéma, les frères Lumière, Melliès, le cinématographe… Des opportunistes, de la chance, des mésaventures… C’est peu banal, c’est une histoire qui mérite d’être connue.

    Lecture enrichissante. Qu’on soit cinéphile ou pas.

  • Couverture du livre « Le vicomte aux pieds nus » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Yves Mabon sur Le vicomte aux pieds nus de Herve Jaouen

    Pour son dernier roman, Hervé Jaouen s'inspire de la vie de la comtesse Marie de Kerstrat et de son fils, le vicomte Henry de Grandsaignes d'Hauterives, pionniers dans la diffusion du cinéma au passage du 19e et 20e siècles. Puis, avec son talent et sa faconde habituels, le romancier breton...
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    Pour son dernier roman, Hervé Jaouen s'inspire de la vie de la comtesse Marie de Kerstrat et de son fils, le vicomte Henry de Grandsaignes d'Hauterives, pionniers dans la diffusion du cinéma au passage du 19e et 20e siècles. Puis, avec son talent et sa faconde habituels, le romancier breton construit une histoire folle, des aventures extraordinaires, des personnages entiers, passionnés aux caractères de Bretons bien trempés. Comment résister à un roman qui débute par cette longue phrase :

    "Cependant que la comtesse Hortense de Penarbily servait le thé à lady Woodford, monsieur le vicomte Gonzague lutinait la délicieuse miss Lisbeth à l'intérieur de la cabine de bain que le cheval du domaine, mené par l'homme de peine, avait roulée sur la grève, à l'étale de basse mer, dans l'alignement de la terrasse où les deux dames étaient assises, protégées du soleil par des capelines en paille avachies qui donnaient au rite du five o'clock le côté relax d'un pique-nique champêtre improvisé entre personnes de bonne compagnie." (p.11) ?

    La suite ? Eh, bien c'est une succession de belles phrases, de langage parfois très châtié parfois très fleuri, un mélange qui ravit et fonctionne admirablement bien. Ce gros roman de 460 pages ne souffre que très peu de longueurs, il est passionnant et tellement enlevé que la lecture en est aisée et rapide. La Bretagne y est magnifique, cette fois-ci les abords de Quimper, le Canada est bien joli également, les États-Unis moins accueillants, Thomas Edison voyant d'un mauvais œil arriver ces Français et sabrer son invention beaucoup moins avancée que celle des frères Lumière et voulant s'en attribuer néanmoins la paternité et les royalties qui en découlent. Hervé Jaouen bâtit un roman historique qui relate bien ces années d'avant guerre et l'euphorie de certains pour ce qu'ils considéraient comme une invention majeure contre tous ceux qui n'y croyaient pas ou pire y voyaient le diable, comme l'Église par exemple.

    Et puis, ce qui fait le sel des romans de l'auteur, ce sont ses personnages, toujours très bien décrits tant physiquement que psychiquement. Gonzague et Hortense sont deux pièces de choix, des présences et des caractères forts, des volontés à déplacer des montagnes, des audaces et des paris risqués. Néanmoins, ils ne cachent pas totalement les seconds rôles, Bérénice la sœur de Gonzague, Suzanne sa compagne, rencontrée outre Atlantique, ni les diverses personnes qu'ils rencontreront au cours de leurs aventures, parfois aidantes, parfois envieuses et malhonnêtes, parfois carrément hostiles.

    Voilà, tout est présent dans ce roman pour que le lecteur passe un excellent moment, l'un de ceux ou il apprend plein de choses sur les débuts du cinéma et comment grâce à des pionniers comme Hortense et Gonzague, il s'est développé, comment également les autorités étasuniennes ont voulu règlementer à leur profit ce nouvel art ; le lecteur passera également d'excellents moment en Bretagne et au Canada et souhaitera la réussite du duo mère-fils. Lecteur, j'y ai trouvé tout cela. Lu et approuvé !

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