Herve Jaouen

Herve Jaouen
Vit à Ergué-Gabéric (Finistère). Auteur reconnu dès ses débuts comme l'un des maîtres du roman noir français (Le Fossé et Flora des embruns, Presses de la Cité), Hervé Jaouen excelle aussi dans l'évocation de sa Bretagne natale ou de l'Irlande, son pays d'adoption. On lui doit notamment aux Pres... Voir plus
Vit à Ergué-Gabéric (Finistère). Auteur reconnu dès ses débuts comme l'un des maîtres du roman noir français (Le Fossé et Flora des embruns, Presses de la Cité), Hervé Jaouen excelle aussi dans l'évocation de sa Bretagne natale ou de l'Irlande, son pays d'adoption. On lui doit notamment aux Presses de la Cité Que ma terre demeure, L'Adieu au Connemara, Au-dessous du calvaire, Ceux de Ker-Askol et Ceux de Menglazeg.

Avis (17)

  • Couverture du livre « Au-dessous du calvaire » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Yves Mabon sur Au-dessous du calvaire de Herve Jaouen

    Avec habileté et en divers allers-retours dans le temps, Hervé Jaouen raconte le destin d'une fratrie dans les années de guerre. Bon, les sagas, ce n'est pas trop mon truc, mais lorsque c'est écrit par ce romancier, je prends. Malgré des longueurs évidentes, ce roman est intéressant à plus d'un...
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    Avec habileté et en divers allers-retours dans le temps, Hervé Jaouen raconte le destin d'une fratrie dans les années de guerre. Bon, les sagas, ce n'est pas trop mon truc, mais lorsque c'est écrit par ce romancier, je prends. Malgré des longueurs évidentes, ce roman est intéressant à plus d'un titre. D'abord, comme à son habitude, Hervé Jaouen use d'une langue qui prend à tous les registres et qui est vive, jamais ennuyeuse ou pédante, jamais non plus racoleuse. Ensuite, à travers sa fratrie, il dresse le portrait de tous les gens de l'époque : ceux qui ont collaboré très activement, ceux qui ont résisté, ceux qui se sont contentés de vivre sans nuire aux uns ou aux autres et qui furent probablement la majorité des Français, celles qui ont aimé des Allemands et qui furent humiliées à la fin de la guerre. D'autres personnages s'invitent dans son roman, tel le curé, Suzanne la maîtresse de Corentin, l'un des frères Kermanac'h, la postière du village qui lit les courriers et informe la résistance, Momo le maquereau parisien venu se refaire la santé en Bretagne, et le plus marquant, un général allemand celtophile avéré, fin lettré, cruel, absolument détaché de la notion de vie humaine, décalé, drôle dans ses réparties tant elles sont dures, violentes et inattendues.

    Et enfin, le plus présent dans ce roman, c'est la Bretagne, celle des Monts d'Arrée. Huelgoat et surtout Saint-Herbot. Les descriptions sont détaillées : paysages rudes et magnifiques, à tel point que l'envie d'y aller naît immanquablement, ainsi que celle de visiter la chapelle de Saint Herbot. Hervé Jaouen parle aussi d'histoire, et l'on apprend celle des milices nationalistes bretonnes, les bagadou stourm, mais aussi la vie difficile des Bretons de l'époque.

    Comme d'habitude avec Hervé Jaouen, c'est l'assurance de passer d'excellents moments en Bretagne.

  • Couverture du livre « Sainte Zélie de la Palud » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Yves Mabon sur Sainte Zélie de la Palud de Herve Jaouen

    Il est agaçant Hervé Jaouen. Je n'avais pas prévu de lire son dernier livre, et j'ai eu la surprise de le recevoir dans ma boîte à lettres. Donc, je l'ai commencé et alors se produisit l'habituel, la routine, la rengaine jaouenienne : impossible de lâcher le livre tant cette histoire est...
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    Il est agaçant Hervé Jaouen. Je n'avais pas prévu de lire son dernier livre, et j'ai eu la surprise de le recevoir dans ma boîte à lettres. Donc, je l'ai commencé et alors se produisit l'habituel, la routine, la rengaine jaouenienne : impossible de lâcher le livre tant cette histoire est mouvementée, les paysages forts, beaux et tourmentés, adjectifs dont je pourrais user pour décrire également les personnages. Il me fait le coup à chaque fois et à chaque fois je plonge. Non, croyez-moi, c'est dur de ne pas pouvoir sortir d'un bouquin dans lequel on ne pensait pas entrer. Et que je te décris des mers démontées, des tempêtes bretonnes, une palud hostile à qui ne veut la connaître et tellement accueillante à qui l'aime et pour les espèces animales et végétales, des lumières incroyables et des paysages sauvages et somptueux. Et que je te parle des vies difficiles des marins et des habitants de ces coins reculés de Bretagne dans l'entre-deux guerres mais aussi de leur joie de vivre, de boire le coup ensemble, de la solidarité entre eux mais aussid es coups de poings dans la gueule, des beuveries, du travail acharné et harassant... Et toujours cela est écrit avec une verve incroyable, un dynamisme fou et une envie de partager l'amour de la Bretagne et des Bretons avec tous les lecteurs Bretons ou pas -personne n'est parfait, à part les Bretons bien entendu.

    Ce roman fait partie de l'énorme saga que l'auteur a voulu écrire, celle d'une vaste famille bretonne au vingtième siècle. L’avantage, c'est que le romancier s'est autorisé à sauter des générations, à traîner sur d'autres et que donc chacun des romans peut être lu indépendamment. Les deux premiers sont : Les filles de Roz-Kelenn et Ceux de Ker-Askol, suivis de Les sœurs Gwenan, je ne les ai pas lus. Par contre, j'ai lu la suite : Ceux de Menglazeg, Gwaz-Ru et Eux autres, de Goarem-Treuz avec des bonheurs divers, mais relisez mes billets et vous saurez tout. Le mieux, c'est certes de relire mes billets, de faire des commentaires, tout plein, de faire passer le message pour que plein de monde y vienne voir mon blog et surtout de lire les livres de Hervé Jaouen. Ils sont emplis de tout ce que j'ai dit, d'humour, d'humanité, de gravité aussi, de profondeur, toujours positifs et tellement bien écrits qu'ils sont un régal et donnent la super pêche comme disait un ex-candidat-le-meilleur-de-nous-tous qui a quand même au moins un tort, celui de n'être point Breton.

  • Couverture du livre « Le vicomte aux pieds nus » de Herve Jaouen aux éditions Presses De La Cite

    Aline GARCIA sur Le vicomte aux pieds nus de Herve Jaouen

    J’ai eu du mal à entrer dans le roman : en effet, au début de ma lecture, il m’a fallu un temps d’adaptation à l’écriture de l’auteur – le temps qu’il place les décors et nous présente les personnages – puis j’ai adhéré à cette écriture saccadée et imagée, très vivante et sautillante. Je me suis...
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    J’ai eu du mal à entrer dans le roman : en effet, au début de ma lecture, il m’a fallu un temps d’adaptation à l’écriture de l’auteur – le temps qu’il place les décors et nous présente les personnages – puis j’ai adhéré à cette écriture saccadée et imagée, très vivante et sautillante. Je me suis littéralement laissée emporter – complètement happée – au cœur de ce périple hors du commun.

    QUELLE AVENTURE !


    L’auteur s’est inspiré de faits réels : l’histoire de Marie de Kerstrat, pionnière du tourisme dans la région de Pont-l’Abbé et de la diffusion des spectacles cinématographiques au Canada et aux États-Unis (1897-1910).

    Incroyable… mais vrai !

    Je ne peux vous en dire plus sur les personnages et l’histoire, déjà vous avez énormément d’éléments sur le contenu du roman de par le résumé et wikipédia.

    Quelle histoire fantasque et fantastique que celle ci.

    J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de ces pionniers dans la diffusion du cinéma : toute la magie des débuts du cinéma, les frères Lumière, Melliès, le cinématographe… Des opportunistes, de la chance, des mésaventures… C’est peu banal, c’est une histoire qui mérite d’être connue.

    Lecture enrichissante. Qu’on soit cinéphile ou pas.

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