Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Herman Koch

Herman Koch
Herman Koch est né en 1953. Très connu en Hollande pour ses émissions de télé satiristes et pour ses chroniques dans des journaux réputés, il est également un auteur renommé avec ses romans, tous marqués d'une ironie grinçante. La consécration lui vient avec Le Dîner, élu livre de l'année aux Pay... Voir plus
Herman Koch est né en 1953. Très connu en Hollande pour ses émissions de télé satiristes et pour ses chroniques dans des journaux réputés, il est également un auteur renommé avec ses romans, tous marqués d'une ironie grinçante. La consécration lui vient avec Le Dîner, élu livre de l'année aux Pays-Bas où il connut un succès phénoménal et qui fut traduit par les maisons les plus prestigieuses dans une vingtaine de langues. Villa avec piscine est son deuxième roman.

Avis sur cet auteur (39)

  • add_box
    Couverture du livre « Cher Monsieur M. » de Herman Koch aux éditions Belfond

    MAPATOU sur Cher Monsieur M. de Herman Koch

    Un homme observe, épie et écrit des lettres de menace à son voisin qui est un écrivain célèbre. Cet auteur, qui est un homme âgé maintenant, s’est marié en secondes noces avec une étudiante en littérature, beaucoup plus jeune que lui et admirative de son oeuvre. Le couple a une...
    Voir plus

    Un homme observe, épie et écrit des lettres de menace à son voisin qui est un écrivain célèbre. Cet auteur, qui est un homme âgé maintenant, s’est marié en secondes noces avec une étudiante en littérature, beaucoup plus jeune que lui et admirative de son oeuvre. Le couple a une fillette.

    Comme toujours dans l’univers d’Herman Koch, il y a une atmosphère, le comportement d’un des personnages qui dérange et met mal à l’aise. Dans « Cher Monsieur M », c’est celui du voyeur qui intrigue : est-il tout simplement dérangé ou est-ce un tueur en série ?

    Car on apprend au fil des pages, que cet Herman était un adolescent un peu bizarre, qu’il a été soupçonné de meurtre. Il y a trois histoires parallèles en quelque sorte dans ce roman : la situation actuelle, le passé du voyeur et les affres d’un écrivain.

    Et c’est là que j’ai été un peu déçue car ces trois parties sont d’un intérêt inégal. Je me suis particulièrement ennuyée pendant les pages qui évoquent les relations entre écrivains, leurs rapports avec les maisons d’édition. Peut-être parce que j’avais déjà lu d’autres romans qui traitaient de ce sujet.

    La partie qui dévoile l’adolescence d’Herman était très intéressante. C’est ce qui m’a donné envie de poursuivre ma lecture.

    Enfin, je dois avouer qu’Herman Koch a été fidèle à lui-même en ce qui concerne la fin : un retournement de situation que je n’avais pas vu venir.

    Pour qui n’a encore jamais lu un roman d’Herman Koch, il peut être lu sans problème. Pour ses afficionados, dont je suis, c’est une petite déception.

  • add_box
    Couverture du livre « Villa avec piscine » de Herman Koch aux éditions 10/18

    MAPATOU sur Villa avec piscine de Herman Koch

    Marc Schlosser est médecin généraliste à Amsterdam, plutôt amer et désabusé. Sa clientèle est composée de patients aisés, bien souvent des artistes qui l’invitent régulièrement à leurs vernissages d’expositions, séances de signatures de leurs romans, avant-première de théâtre, ce qui l’ennuie...
    Voir plus

    Marc Schlosser est médecin généraliste à Amsterdam, plutôt amer et désabusé. Sa clientèle est composée de patients aisés, bien souvent des artistes qui l’invitent régulièrement à leurs vernissages d’expositions, séances de signatures de leurs romans, avant-première de théâtre, ce qui l’ennuie prodigieusement.

    Toutefois quand son ami Ralph Meier, devenu acteur et star, vient le consulter et l’invite à la première de sa nouvelle pièce, il s’y rend accompagné de sa femme Caroline. C’est l’occasion pour lui de rencontrer la femme de son ami, Judith, qui semble ne pas être insensible à son charme.

    Aussi quand, quelque temps plus tard, il est invité à séjourner dans la villa avec piscine que l’acteur a loué pour les vacances d’été, il va échafauder un plan pour que sa femme et ses deux filles adolescentes acceptent l’invitation.

    Si le séjour débute plutôt bien, une tension monte entre les occupants de la villa jusqu’au drame. Ce drame qui va pousser Marc à commettre un acte totalement répréhensible pour un médecin.



    Sans vouloir faire un mauvais jeu de mot, j’ai plongé dans ce roman. L’écriture d’Herman Koch m’a happée dès le début. Les portraits qu’il dresse de ses personnages sont très justes, sans aucune complaisance. Comme dans « Le dîner », il fait une peinture de notre société moderne qui parfois donne froid dans le dos. Il décrit parfaitement les tensions qui ne font que croître entre les protagonistes de l’histoire, les faux-semblants. Dès le milieu du livre, on se demande jusqu’où cela va aller et l’on n’est pas étonné qu’un drame se produise.

    Les adolescents tiennent là encore une grande place dans ce roman avec toujours en toile de fond la question : « jusqu’où irions-nous pour défendre nos enfants ? »

    On est parfois déçu quand on lit un second roman d’un auteur dont on avait aimé le précédent ouvrage. Ce n’est pas le cas avec « Villa avec piscine » que j’ai trouvé encore meilleur.

  • add_box
    Couverture du livre « Le dîner » de Herman Koch aux éditions 10/18

    AsmoStark sur Le dîner de Herman Koch

    J'ai eu très envie de lire ce roman quand @elodie_kretz en avait parlé sur son compte instagram et j'ai enfin eu l'occasion de le lire.
    J'en sors avec un avis mitigé, je n'ai pas tout aimé dans ce roman. Mais commençons par le début, de quoi parle donc ce roman?

    Il s'agit d'un dîner (vous...
    Voir plus

    J'ai eu très envie de lire ce roman quand @elodie_kretz en avait parlé sur son compte instagram et j'ai enfin eu l'occasion de le lire.
    J'en sors avec un avis mitigé, je n'ai pas tout aimé dans ce roman. Mais commençons par le début, de quoi parle donc ce roman?

    Il s'agit d'un dîner (vous l'aviez deviné? ) entre deux couples : Paul et sa femme Claire et Serge (le frère de Paul) et sa femme Babette. La relation entre les deux frères n'est pas spécialement chaleureuse, Paul est vite agacé par Serge et ses manières de politicien très sûr de lui, il faut préciser qu'il est en passe de devenir le futur premier ministre du pays. Mais ce n'est pas l'objet du dîner, ce soir il s'agit de parler de ceux qu'on fait leurs enfants Michel (le fils de Paul et Claire) et Rick (celui de Serge et Babette) et ce qu'ils ont fait est grave, très grave. Les différences de caractères, de points de vues, de personnalités vont s'affirmer au fil du dîner, de l'entrée au dessert, présentés par un gérant à l'auriculaire démonstratif et très prolixe sur ses plats.

    Si j'avais dû émettre un avis sur les seules cent premières pages il aurait été complètement négatif. Paul est le narrateur, je l'ai trouvé exécrable, tout le temps à redire sur tout, négatif, bref le genre de personne que j'évite. J'ai aussi trouvé le début assez lent, avec des souvenirs ou des explications de Paul qui ne contentaient pas. Et puis on a commencé à entrer dans le vif du sujet et là j'ai repris plaisir à ma lecture. Il a fallu attendre pour cela de comprendre pleinement ce qu'avait fait les garçons, les conséquences qui s'en sont suivies et découvrir le point de vue des différents parents (et là je me suis demandée comment moi j'aurai réagi... mais je ne peux en dire plus sans vous en dévoiler trop). J'ai donc beaucoup plus apprécié la seconde partie du livre même si je suis restée sur ma faim (à un dîner! C'est un comble!) concernant certaines questions.
    J'ai donc refermé ce livre en étant partagée tant par la narration que par la fin.

  • add_box
    Couverture du livre « Le fossé » de Herman Koch aux éditions Belfond

    LALIE.01 sur Le fossé de Herman Koch

    Cette fois, je me suis tournée vers les Pays-Bas, pays d'origine de Herman Koch avec son livre « Le fossé » (« De Greppel « ) publié aux éditions BELFOND.
    Son roman « Le Dîner » (« Het diner ») a remporté le prix du public, s'est largement vendu et a été le sujet d'un film.

    On a surnommé...
    Voir plus

    Cette fois, je me suis tournée vers les Pays-Bas, pays d'origine de Herman Koch avec son livre « Le fossé » (« De Greppel « ) publié aux éditions BELFOND.
    Son roman « Le Dîner » (« Het diner ») a remporté le prix du public, s'est largement vendu et a été le sujet d'un film.

    On a surnommé Herman Koch : « L'artilleur du conformisme. »

    Dans « Le fossé », le narrateur est le Maire d'Amsterdam, Robert Walter. Il commence par nous parler de son épouse qu'il préfère nommer Sylvia : « Ce n'est pas son prénom – son vrai prénom ne ferait que détourner l'attention. (…) Contentons-nous de dire que, dans tous les cas, il ne s'agit pas d'un prénom néerlandais. »
    Ils ont une fille, Diana, et forment un couple heureux jusqu'à ce que … au cours d'une soirée où Sylvia l'a accompagné (ce qu'elle ne fait pas toujours), Robert l'observe en train de rire aux éclats avec Maarten van Hoogstratten, son adjoint qu'il juge insignifiant. Alors, comment se fait-il qu'il soit si près de Sylvia et que lui dit-il de si drôle pour avoir attiré son attention ?

    A partir de là, Robert va se poser moult questions - démontrer une grande jalousie – observer son épouse pour voir si son comportement a changé – il fait preuve d'un certain cynisme – Robert est carrément torturé par ses doutes – on lit des souvenirs du passé ….

    On peut dire que ce roman est très psychologique avec l'étude des caractères – c'est plus que détaillé (ce qui donne lieu à certaines longueurs) – et cet ouvrage comporte essentiellement des émotions ainsi que des sentiments. Mais l'écriture reste fluide et « Le fossé » se lit très vite car il est bien écrit par Herman Koch qui utilise tout de même un peu d'humour (ce qui est toujours appréciable) .
    « Le fossé » est un réel drame psychologique pour Robert : « Je craignais d'entacher le passé. Je pouvais peut-être à la rigueur supporter que la trahison remette en cause le présent. Je devais déjà vivre avec cette idée. Mais pas le passé, par pitié, pas le passé. »

    On trouve également des notifications sur des personnages importants tels que François Hollande, Barack Obama : « Tu dois me promettre de me laisser t'accompagner si Obama vient, avait-elle dit.
    - Pourquoi à cette occasion plutôt qu'une autre ? Avais-je demandé pour la forme car je connaissais déjà la réponse.
    - Parce qu'il est tout simplement agréable à regarder mon doux trésor. (…)
    - Comme Georges Clooney ? (…) même si je voyais mal Barack Obama tourner dans une pub pour Nespresso. »
    Il y a aussi les parents De Robert qui ont décidé de mettre fin à leurs jours sans donner de date précise car eux-mêmes ne le savent pas encore, ce qui ajoute un souci de plus à Robert. Mais que de problèmes !

    Le livre se termine de façon étonnante (pour ne rien dévoiler) mais les méninges de Robert en ont pris un sacré coup (et nous aussi).