Herman Koch

Herman Koch
Herman Koch est né en 1953. Très connu en Hollande pour ses émissions de télé satiristes et pour ses chroniques dans des journaux réputés, il est également un auteur renommé avec ses romans, tous marqués d'une ironie grinçante. La consécration lui vient avec Le Dîner, élu livre de l'année aux Pay... Voir plus
Herman Koch est né en 1953. Très connu en Hollande pour ses émissions de télé satiristes et pour ses chroniques dans des journaux réputés, il est également un auteur renommé avec ses romans, tous marqués d'une ironie grinçante. La consécration lui vient avec Le Dîner, élu livre de l'année aux Pays-Bas où il connut un succès phénoménal et qui fut traduit par les maisons les plus prestigieuses dans une vingtaine de langues. Villa avec piscine est son deuxième roman.

Avis (22)

  • Couverture du livre « Villa avec piscine » de Herman Koch aux éditions 10/18

    Christelle Grelou sur Villa avec piscine de Herman Koch

    Si j’aime toujours autant le style d’écriture de cet auteur, l’histoire m’a un peu dérangée et j’ai eu du mal avec le personnage principal de la voix duquel on apprend l’histoire.
    Si les motivations du chef de famille peuvent s’expliquer, j’ai plus de mal avec le manque de scrupules du médecin...
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    Si j’aime toujours autant le style d’écriture de cet auteur, l’histoire m’a un peu dérangée et j’ai eu du mal avec le personnage principal de la voix duquel on apprend l’histoire.
    Si les motivations du chef de famille peuvent s’expliquer, j’ai plus de mal avec le manque de scrupules du médecin et le cynisme qu’il affiche.
    Difficile de faire part de mes réticences sans dévoiler l’histoire. Quoiqu’il en soit l’intrigue est bien menée, le lecteur est tenu en haleine jusqu’au bout et l’écriture fluide.

  • Couverture du livre « Cher Monsieur M. » de Herman Koch aux éditions Belfond

    Christelle Point sur Cher Monsieur M. de Herman Koch

    Après le très dérangeant « Le Dîner » puis le plus décevant « Villa avec piscine », revoici l’auteur néerlandais Hermann Koch avec son troisième roman : « Cher Monsieur M ». Herman habite juste en dessous de l’appartement d’un écrivain célèbre, M. Entre fascination et jalousie, cet écrivain...
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    Après le très dérangeant « Le Dîner » puis le plus décevant « Villa avec piscine », revoici l’auteur néerlandais Hermann Koch avec son troisième roman : « Cher Monsieur M ». Herman habite juste en dessous de l’appartement d’un écrivain célèbre, M. Entre fascination et jalousie, cet écrivain (sont la gloire semble être un peu derrière lui) et sa jolie jeune épouse l’obsède, il l’épie, il le surveille, il cherche à entrer dans sa vie d’une façon ou d’une autre. Pourquoi, parce que Herman semble connaitre un secret sur le plus gros succès de M, un thriller qui raconte comment deux lycéens ont supprimé leur professeur d’histoire. Cette histoire glauque est inspirée d’un fait réel, et Herman a peut-être quelque chose à y voir… Comme à son habitude, Koch aime dépeindre des héros terriblement ambigus, qui semblent faire le bien mais finissent toujours être rattrapés par le pire. Dans le cas présent, que ce soit Herman, M, le professeur d’histoire ou bien les lycéens, personne n’est innocent, personne ne sortira indemne de « cher Monsieur M ». Le style d’Herman Koch est déroutant car son roman est complètement éclaté : il y a des flash backs, puis on revient au présent mais avec quelqu’un d’autre comme narrateur, puis re-flash back mais avec un troisième narrateur, puis retour eu présent avec le narrateur initial, etc… Son récit est tout sauf linéaire, c’est surement voulu pour faire monter un peu la sauce, pour instiller le malaise : ça fonctionne sauf qu’il fait parfois s’accroche, les digressions interminables qui arrivent comme des cheveux dans la soupe ça peut finir par lasser. L’intrigue est quand même assez claire, au final on comprend assez vite quel est l’intérêt d’Herman à se faufiler au plus près de cet auteur. Le principal rebondissement concerne l’histoire du prof et des deux lycées, qui occupent tout le milieu du livre (et qui tire un peu en longueur aussi) et ce n’est que vers la fin que tout se décante, pour le pire évidemment puisque Koch envoie souvent ses « héros » commettre l’irréparable et essayer ensuite de se donner bonne conscience ! Si on arrive à gérer le côté déstructuré du livre, on peut trouver de l’intérêt à « cher Monsieur M » mais ce roman rivalise difficilement avec le très dérangeant « Dîner ». Son récit aurait gagné à être un peu plus ramassé et un peu plus dense.

  • Couverture du livre « Le dîner » de Herman Koch aux éditions 10/18

    Sandrine Fernandez sur Le dîner de Herman Koch

    Deux couples ont rendez-vous dans un restaurant chic et branché d'Amsterdam. Paul et Claire s'y rendent à reculons. C'est Serge qui a choisi le jour, l'heure et le lieu, Serge, le frère de Paul, Serge, populaire, admiré, Serge, propriétaire d'une vaste demeure dans le Périgord Serge, mari de la...
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    Deux couples ont rendez-vous dans un restaurant chic et branché d'Amsterdam. Paul et Claire s'y rendent à reculons. C'est Serge qui a choisi le jour, l'heure et le lieu, Serge, le frère de Paul, Serge, populaire, admiré, Serge, propriétaire d'une vaste demeure dans le Périgord Serge, mari de la belle Babette, père comblé qui a poussé la générosité jusqu'à adopter Beau en Afrique, Serge qui a tout réussi, Serge, futur Premier ministre des Pays-Bas et Serge qui veut parler des enfants. Car les enfants ont fait quelque chose de grave. Paul le sait, il en a encore vu la preuve l'après-midi même en fouillant le portable de son fils unique, Michel, sur une vidéo qui ne laisse aucun doute. Mais le dîner s'éternise, Serge est au centre de toutes les attentions, la cuisine minimaliste agace Paul, le gérant donne de longues explications sur chaque plat et le sujet des enfants, attendu et redouté, tarde à être abordé. La tension monte.

    Une belle surprise que ce roman néerlandais, une claque même, tant Herman Koch s'est ingénié à retourner, malmener et manipuler un lecteur stupéfait qui ne sait plus que croire, qui aimer, qui détester de ces quatre personnages attablés devant un dîner fin. De l'apéritif au digestif, il déroule un menu au goût de plus en plus amer. Le début est sans équivoque, Paul, professeur en congé maladie, et sa femme Claire forment un couple équilibré et aimant. Ce sont des gens simples et sympathiques qui apprécient moyennement de gâcher un samedi soir dans le restaurant le plus en vue d'Amsterdam alors que leurs goûts les portent plus vers un petit café populaire où l'on mange à sa faim et pour moins cher. Paul est drôle, sarcastique, il décortique l'ambiance, les manières des serveurs, les chichis superflus avec verve. Serge et sa femme sont absents, en retard comme d'habitude. Mais grâce à Paul, on sait déjà que va arriver un couple qui a réussi. La femme est belle à tomber, le mari est un politicien ambitieux, sans doute un arriviste, un sale type opportuniste qu'on juge d'emblée infréquentable. Quant aux enfants...Certes, ils ont fait une grosse bêtise mais Michel est un bon garçon, il a dû être influencé par les fils de Serge, probablement Beau, le fils adoptif qui n'a pas su s'intégrer. Oui mais voilà...Il ne faut pas se fier à sa première impression. De joyeusement ironique, le ton passe au grinçant, au cynique, à l'immoral et le temps du repas devient le temps des règlements de compte et de la vérité. Sur le thème de la famille et de la parentalité, le roman aborde aussi l'éducation, la violence gratuite, le bien et le mal. Une comédie qui tourne à l'aigre et qui vaut le détour.

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