Henri Loevenbruck

Henri Loevenbruck

Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d'enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d'une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d'ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils rev...

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Henri Loevenbruck est né en 1972 à Paris. Fils d'enseignants, il grandit dans le quartier de la Nation et hérite de ses parents d'une passion pour la culture anglo-saxonne. A 25 ans, après des études littéraires, il épouse d'ailleurs une Anglaise et part vivre avec elle en Angleterre puis ils reviennent en banlieue parisienne. Après quelques pas dans le journalisme et la musique, au milieu des années 90, amoureux des littératures de l'imaginaire, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d'enfance. Après avoir tenu le poste de rédacteur en chef de ce magazine pendant plusieurs années, il décide ensuite de se consacrer pleinement à l'écriture. Il partage aujourd'hui son temps entre les romans et les scénarios, avouant son penchant pour le thriller investigatif, la Fantasy et le roman d'aventure en général.

Avis sur cet auteur (109)

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    Couverture du livre « Le loup des Cordeliers » de Henri Loevenbruck aux éditions Xo

    Marie Kirzy sur Le loup des Cordeliers de Henri Loevenbruck

    Comme tous les livres de Henri Loevenbruck, c'est du très très bon, catégorie policier sur fond historique avec tous les ingrédients du grand roman populaire à la Dumas, autour d'un mystère : qui est ce justicier masqué et capé accompagné d'un loup en laisse qui tue dans les rues de Paris pour...
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    Comme tous les livres de Henri Loevenbruck, c'est du très très bon, catégorie policier sur fond historique avec tous les ingrédients du grand roman populaire à la Dumas, autour d'un mystère : qui est ce justicier masqué et capé accompagné d'un loup en laisse qui tue dans les rues de Paris pour protéger des femmes, marquant le front de ses victimes d'une sorte d'un triangle inversé ?

    Le contexte historique est très présent et permet de revoir avec limpidité des pages de notre histoire durant les débuts de la Révolution française, de mai à juillet 1789. Henri Loevenbruck a avalé une grosse documentation pour s'en faire le passeur. Il a un véritable talent de vulgarisateur pour raconter ces temps forts: ouverture des Etats généraux, débats houleux entre députés des trois ordres, le Serment du Jeu de paume, attaques des barrières d'octroi, prise de la Bastille etc. Un tourbillon rythmé qui nous entraîne des bas fonds de Paris aux Clubs politiques, de Versailles aux loges maçonniques.

    L'excellente idée est de ne pas faire de la Révolution française seulement un formidable arrière-plan mais d'en récupérer des acteurs centraux pour leur donner un rôle important dans l'avancée de l'intrigue comme par exemple Danton, Desmoulins, Louis XVI et son frère le comte de Provence. Les dialogues les mettant en scène sont souvent repris de discours officiels réellement prononcés.

    Et puis il y a toute la brochette de personnages fictifs, tous attachants à commencer par le jeune journaliste idéaliste Gabriel Joly qui mène l'enquête ( occasion de rappeler ce qu'est le rôle des médias encore aujourd'hui, très à propos ). Mais c'est la bouillonnante Anne-Josèphe Terwagne qui m'a faite chavirer. Quel beau personnage de femme libre et puissante, maniant le verbe comme l'épée avec dextérité !

    La plume est fluide et agréable, le récit parfaitement construit, maintenant suspense et intérêt en alternant enquête pure sur le Loup ( et un mystérieux prisonnier volontaire de la Bastille ) et passages historiques. Cette fresque quasi féministe réussie fourmille de vie, de bruits et de complots pour le plus grand régal du lecteur.

    Cependant, comme notre amie babélionaute Lyoko, je déplore que la maison d'édition n'ait pas clairement annoncé que ce n'était que le tome 1 d'une série ... le « à suivre » final m'a mise en rogne même si l'identité du Loup est heureusement révélé ( hé hé beaucoup aimé ). Cela ne m'empêchera pas d'acheter la suite, bien évidemment ...

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    Couverture du livre « Les cathédrales du vide » de Henri Loevenbruck aux éditions J'ai Lu

    Bagus35 sur Les cathédrales du vide de Henri Loevenbruck

    Le commandant Ari Mackenzie se morfond dans un bar suite à une séparation difficile quand un homme vient lui proposer de travailler pour les services secrets européens et ainsi pouvoir reprendre l'enquête qui lui a été retirée et classée secret défense.Il refuse ,mais quelques temps plus tard...
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    Le commandant Ari Mackenzie se morfond dans un bar suite à une séparation difficile quand un homme vient lui proposer de travailler pour les services secrets européens et ainsi pouvoir reprendre l'enquête qui lui a été retirée et classée secret défense.Il refuse ,mais quelques temps plus tard son appartement est cambriolé ,alors il décide de reprendre l'enquête à son compte sur les pas d'un étrange docteur insaisissable qui n'hésite pas tuer pour arriver à ses fins.Un bon thriller.

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    Couverture du livre « Nous rêvions juste de liberté » de Henri Loevenbruck aux éditions J'ai Lu

    Christine MESTIK sur Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck

    Quand on referme un livre comme celui-là, on se dit qu'il y a encore de beaux auteurs à découvrir dans la masse littéraire qui nous submerge…
    Parce que là, c'est un sacré morceau et sans conteste un de mes coups de coeur de l'année 2019. Une plume très originale en plus…
    Comme d'autres...
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    Quand on referme un livre comme celui-là, on se dit qu'il y a encore de beaux auteurs à découvrir dans la masse littéraire qui nous submerge…
    Parce que là, c'est un sacré morceau et sans conteste un de mes coups de coeur de l'année 2019. Une plume très originale en plus…
    Comme d'autres lecteurs avant moi, il est certain que moi, les « bécanes », le road trip entre potes, à travers les USA en plus, un pays que j'ai tendance à moins aimer ces temps-ci, ce n'est pas trop ma tasse de thé…
    Mais j'avais tort d'avoir ces « a priori » qui m'en ont fait repousser la lecture de plusieurs mois.
    Car ce roman est de ceux qu'on n'oublie pas, par leur force, leur sincérité, leur profondeur, leur impact…
    Ecrit à la première personne, le texte est étonnant car il retranscrit avec réalisme la langue de Bohem, un jeune garçon de Providence, milieu défavorisé pour le moins, plus ou moins abandonné à son sort par des parents frustres et peu aimants, eux-mêmes abîmés par la vie et la mort de la petite soeur. Cette langue est à la fois rugueuse, insuffisante, maladroite mais aussi lyrique, foisonnante, poignante…

    J'ai adoré cette plongée dans l'Amérique des grands espaces, de la débrouille, avec les premiers clubs de Motards, les MC constitués de rebelles capables du meilleur comme du pire, les années « beatnik » la soif de liberté, l'envie d'être heureux, l'amitié érigée en valeur suprême.
    Et puis au-delà de ce contexte, l'histoire de ces 4 amis qui vont unir leur destin pour tenter de trouver le bonheur.
    C'est une très belle histoire, comme une épopée au souffle épique qui saisit le lecteur et ne le lâche plus jusqu'à la fin, bouleversante.

    Une lecture hautement recommandable à tous ceux qui comme moi, aiment la belle littérature, ni mièvre, ni conventionnelle, ni académique, ni commerciale, la littérature qui s'affranchit des négations, nous livrant un récit foisonnant et riche que l'emploi intense des « et » rend incroyablement puissant, un récit qui remue les tripes et fouraille le cœur.
    Un très beau scénario de film à la Eastwood

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    Couverture du livre « J'irai tuer pour vous » de Henri Loevenbruck aux éditions Flammarion

    Nathalie Chartier sur J'irai tuer pour vous de Henri Loevenbruck

    Une fois encore Henri LOEVENBRUCK fait très fort. Après son inoubliable Bohem de Nous rêvions juste de liberté, le lecteur s’attache cette fois à un autre personnage, héros et homme à tout faire de la république, invisible, aux identités variables, Marc Masson, Mathieu ou Hades qui nous emmène...
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    Une fois encore Henri LOEVENBRUCK fait très fort. Après son inoubliable Bohem de Nous rêvions juste de liberté, le lecteur s’attache cette fois à un autre personnage, héros et homme à tout faire de la république, invisible, aux identités variables, Marc Masson, Mathieu ou Hades qui nous emmène dans son sillage.
    Plongée dans les années 1985, les otages au Liban, les attentats à Paris (rue de Rennes, Galeries Lafayettes…), les tensions entre la France et l’Iran, les rivalités politiques en France avec la première cohabitation (Jacques Chirac devient le premier ministre de François Mitterrand). Les services secrets français sont sur les dents, ils vont recruter un déserteur qui devient serviteur de l’état, Marc Masson dit Hades.
    Et là le lecteur est pris dans un flot qui l’emporte dans les méandres de la politique et dans le sillage de cet homme, tête brulée attachante entièrement dévoué à sa mission.
    J’ai été bluffée par la reconstitution du contexte de l’époque, le récit est ultra documenté, précis et époustouflant, passionnant ; d’ailleurs en fin d’ouvrage l’auteur indique avoir mis trois ans à écrire ce livre.
    Trois années de reconstitution historique, géopolitique, de recherches, de recoupements et surtout une rencontre avec cet homme hors du commun qui a librement inspiré l’auteur par son témoignage (anonyme bien entendu).
    C’est toute la dimension humaine du récit puisque qu’une profonde amitié a lié l’auteur et cet homme peu ordinaire, décédé depuis. Un bel hommage pour ce serviteur dévoué qui sort de l’ombre.
    J’ai refermé le livre, scotchée, un peu plus lucide et méfiante sur les gens qui nous gouvernent, émue aussi par l’abnégation dont a fait preuve Marc, Hades, peu importe, une personnalité hors du commun.
    Chapeau une nouvelle fois à l’auteur pour ce magnifique récit, surtout ne pas se laisser impressionner par les quelques 820 pages !