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Helene Bonafous-Murat

Helene Bonafous-Murat

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Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « Avancez masqués » de Helene Bonafous-Murat aux éditions Le Passage

    Anne Vacquant sur Avancez masqués de Helene Bonafous-Murat

    Avancez masqués est le deuxième livre que je lis d’Hélène Bonafous-Murat. Autant La Caravane du pape était un roman historique, érudit et sobre autant celui-ci est différent sur bien des plans. Je n’avais pas vu l’étiquette « public averti ».
    La surprise a donc été d'entrée de jeu et jeux il y...
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    Avancez masqués est le deuxième livre que je lis d’Hélène Bonafous-Murat. Autant La Caravane du pape était un roman historique, érudit et sobre autant celui-ci est différent sur bien des plans. Je n’avais pas vu l’étiquette « public averti ».
    La surprise a donc été d'entrée de jeu et jeux il y a, tout au long du livre. Un jeu très érudit là encore qui s’impose dans le domaine de l’art (j’avais commencé ma critique de La Caravane du pape sur la couverture du livre d’ailleurs : un tableau) et dont on entrevoit les coulisses. Ici, les connaissances des grands maîtres classiques comme des artistes/ plasticiens contemporains font le jeu (là encore) du machiavélisme d’un meurtrier manipulateur qui se cache derrière l’écran d’internet et sous un masque (matériel et moral) dans sa vie physique.
    Comme dans La Caravane du pape, il y a un pygmalion : il s’agit d’ailleurs du pseudo avéré de l’interlocuteur d’Olivia Lespert. Dans La Caravane du pape, Leone Allaci rencontre une jeune fille à qui il apprend à lire, écrire et traduire. Il « lui offrira de ce fait, un privilège inespéré (rappelons qu'à cette époque les femmes n'ont pas d'âme et ne sont pas considérées autrement qu'un animal ou qu'une plante) », comme je le rappelle dans mon article. Dans le présent thriller érotico-psychologico-artistique, la femme est un objet de soumission pour des hommes dominateurs. C’est l’éternelle dialectique du maître et de l’esclave, le manichéisme entre douceur et force, le droit de vie et de mort, se prendre pour Dieu... Clubs secrets et libertins, fantasmes sexuels et morbides peuvent rappeler Sade bien évidemment mais plus récemment E. L. James et ses nuances de gris …et de noir ! Mais avec plus d'élégance. L’héroïne avoue se laisser troubler par la puissance de ses émotions quand bien même elle qualifie les agissements masculins de pervers. En confrontant la vulnérabilité de la chair et des affects à l’intransigeance moralisatrice, elle pose le problème de la permissivité (voir jusqu’à la pornographie fétichiste et violente) d’un côté, face à une société réactionnaire et hypocrite, d’un autre côté.
    Qui jettera la première pierre ? semble nous dire Marie-Madeleine…

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    Couverture du livre « La caravane du pape » de Helene Bonafous-Murat aux éditions Le Passage

    Anne Vacquant sur La caravane du pape de Helene Bonafous-Murat

    Il y a des couvertures de livre qui n'attirent pas, qui ne disent pas ce qui vous attend comme elles devraient le faire à la base, qui sont absconses.
    La couverture de La caravane du pape, aux éditions LEPASSAGE n'en fait pas partie.
    Au fil des pages, le lecteur suit donc le convoi des caisses...
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    Il y a des couvertures de livre qui n'attirent pas, qui ne disent pas ce qui vous attend comme elles devraient le faire à la base, qui sont absconses.
    La couverture de La caravane du pape, aux éditions LEPASSAGE n'en fait pas partie.
    Au fil des pages, le lecteur suit donc le convoi des caisses remplies des manuscrits et des ouvrages que Leone Allaci soustrait aux protestants du nord,  après que la ligue catholique s'est emparée de la ville de Heidelberg en 1622. Il voit la caravane s'étirer, les petits personnages marcher péniblement, les chariots cahoter sur les sentiers sinueux, les mules chargées lourdement peiner, et les cavaliers diriger la marche et rassembler les troupes. Aucun détail ne manque au tableau comme au récit.
    Le voyage tant physique et matériel que psychologique et moral reste celui d'un homme intelligent. Les révélations du dénouement lui feront prendre conscience d'une certaine vacuité de l'esprit qui ne repose pas sur la réalité.
    L'exergue vient ici prendre tout son sens : "Le monde est un livre et ceux qui ne voyage pas n'en lisent qu'une seule page" Saint Augustin.

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    Couverture du livre « Échafaudages » de Helene Bonafous-Murat aux éditions Le Passage

    Marie-Noëlle AMARNIER sur Échafaudages de Helene Bonafous-Murat

    très intéressant sur les relations humaines

    très intéressant sur les relations humaines

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    Couverture du livre « L'ombre au tableau » de Helene Bonafous-Murat aux éditions Le Passage

    Jacques Griffault de LE SCRIBE sur L'ombre au tableau de Helene Bonafous-Murat

    Hélène Bonafous-Murat, expert en estampes au coeur du marché de l'art parisien, est venue présenter au Scribe, en décembre 2007, ses deux premiers romans : «Morsures», une enquête dans le monde de l'art avec de subtils allers et retours dans le passé ; «Échafaudage» où des habitants d'un...
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    Hélène Bonafous-Murat, expert en estampes au coeur du marché de l'art parisien, est venue présenter au Scribe, en décembre 2007, ses deux premiers romans : «Morsures», une enquête dans le monde de l'art avec de subtils allers et retours dans le passé ; «Échafaudage» où des habitants d'un immeuble parisien du 9e arrondissement étaient hantés par une illustre chanteuse de cabaret assassinée un siècle plus tôt dans ce même immeuble.
    Deux romans très originaux qui se lisent avec un vif et constant plaisir.
    Avec «L'ombre au tableau» Hélène Bonafous-Murat nous promène, cette fois encore, allègrement entre le présent et le passé.
    Le présent ce sont deux frères, Gérard et Gilbert Rataud. Gérard est obèse : «son ventre énorme et flasque débordait, comme la pâte d'un gâteau cuit trop vite qui cherche à s'échapper du moule en un magma informe». Il survit dans un minable petit studio d'un grand ensemble immobilier dégradé. Ses rapports avec Gilbert, son frère aîné, sont devenus franchement hostiles depuis la mort de leur mère. Gilbert, lui, est prof d'histoire de l'art. Il ne résiste pas au charme de ses étudiantes ce qui pourrait lui coûter le poste de directeur de département qu'il ambitionne. «Personne ne votera pour lui : franchement un directeur de département qui s'est envoyé toutes les étudiantes, vous trouvez que ça fait sérieux !» Melchior de la Vrillière, Melki pour les intimes, est galeriste mais aussi voleur de vieilles dames, pilleur d'épaves. Il a acheté à bas prix chez une de ses victimes un tableau qu'il présente à Gilbert : «Bon, qu'est ce que tu en dis ? Le Nain ou pas ?» Gilbert hésite ce qui rend Melchior furieux : «T'es bien prof d'histoire de l'art, non ? Je veux un nom, une date, une trace quelconque dans les bouquins, les catalogues de vente, ce que tu voudras. En tout cas de quoi multiplier mon prix d'achat par dix. Au boulot, je veux un rapport complet dans les dix jours.» Et Gilbert de se lancer dans son enquête : résumé des lieux, des dates, des influences, étude des supports, des repeints, des repentirs, des palettes, des pigments, des liants. «Rien ne lui échappait. C'était sa force.» Gérard, de son côté, a permis à Valentin, un jeune gosse qui vit en face de chez lui et qui venait de dérober un portefeuille d'échapper à ses poursuivants. Il décide de l'emmener en Bretagne à la recherche de son père. Gilbert apprendra, stupéfait, en regardant la télévision qu'un avis de recherche est lancé pour retrouver son frère accusé d'avoir kidnappé Valentin, onze ans. Ne croyant pas que son frère soit un pédophile, il part à sa recherche toujours obsédé par les quatre frères Le Nain et la raison de la disparition d'Isaac, l'aîné de la famille.
    Avec ce troisième roman fort bien mené, Hélène Bonnafous-Murat confirme son talent d'écrivain. Elle nous propose une histoire excitante qui se lit d'un trait (de pinceau), entre ombre et lumière, présent et passé - ce qui est sa marque et qu'elle maîtrise remarquablement - autour d'un drame contemporain et des mystérieux et fascinants frères Le Nain.

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