Hector Mathis

Hector Mathis
Né en 1993, Hector Mathis grandit aux environs de Paris entre la littérature et les copains de banlieue. Diagnostiqué précoce à l'âge de six ans, il obtient son baccalauréat bien avant la majorité. Ecrivant sans cesse, s'orientant d'abord vers la chanson, il finit par se consacrer pleinement... Voir plus
Né en 1993, Hector Mathis grandit aux environs de Paris entre la littérature et les copains de banlieue. Diagnostiqué précoce à l'âge de six ans, il obtient son baccalauréat bien avant la majorité. Ecrivant sans cesse, s'orientant d'abord vers la chanson, il finit par se consacrer pleinement au roman. Frappé par la mala- die à l'âge de vingt-deux ans, il jette aujourd'hui l'en- semble de ses forces dans l'écriture.

Avis (8)

  • Couverture du livre « K.O. » de Hector Mathis aux éditions Buchet Chastel

    Florel Tu sais pas sur K.O. de Hector Mathis

    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2018/08/27/36659073.html


    Hector Mathis joue de l’écriture comme de la musique.
    Des syllabes, des mots, qui font les notes et les résonances.
    Avant d’être une histoire, ce livre est une écriture, une partition au rythme saccadé, tourmenté,...
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    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2018/08/27/36659073.html


    Hector Mathis joue de l’écriture comme de la musique.
    Des syllabes, des mots, qui font les notes et les résonances.
    Avant d’être une histoire, ce livre est une écriture, une partition au rythme saccadé, tourmenté, poétique, qui comporte quelques notes tragi-comiques.
    Avant d’être une histoire ce livre est une musique.
    Sans nul doute l’auteur manie la plume avec brio. Trop sans doute… car souvent je suis restée devant ma page à relire une phrase, un passage qui me plaisait, plutôt que de penser à continuer à lire l’histoire.
    Une histoire finalement bien pâlotte, peu importante, qui a glissé sur moi comme l'eau sur un rocher, et ceci même si elle a son intérêt en étant un éloge à la vie, où coup bas et coup d'éclat se répondent.
    A côté les personnages sont eux-mêmes peu marquants. Certes, ils sont sympas, agréables, simples, ce sont des gens de tous les jours, mais ayant été hypnotisée par l’écriture je ne peux en dire plus. A part, finalement, que je suis passée à côté de ce court roman.

    Finalement ce qui m’a le plus plu, c’est l’écriture profonde et poétique, c’est certaines phrases dans l’action, mais pas tant l’histoire, et je retiendrai de ce livre cela.

  • Couverture du livre « K.O. » de Hector Mathis aux éditions Buchet Chastel

    Henri-Charles Dahlem sur K.O. de Hector Mathis

    Ce qui frappe d’abord à la découverte de ce premier roman, c’est le style, entre gouaille populaire et langue parlée, entre slam et néo-classique. Pour le coup, les libraires œuvrant pour le magazine PAGE m’ont sans doute pas beaucoup débattu avant de sélectionner ce livre pour leur Prix du...
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    Ce qui frappe d’abord à la découverte de ce premier roman, c’est le style, entre gouaille populaire et langue parlée, entre slam et néo-classique. Pour le coup, les libraires œuvrant pour le magazine PAGE m’ont sans doute pas beaucoup débattu avant de sélectionner ce livre pour leur Prix du style qui sera remis le 20 novembre prochain.
    Hector Mathis choisit de nous entraîner sur les pas de Sitam, un jeune SDF, à qui il confie le soin de nous livrer sa vision du monde qui, on l’imagine, est loin d’être joyeuse. Aux côtés d’Archibald, toute sa fortune peut se résumer en quelques « conserves poussiéreuses, une bouilloire cabossée, une casserole et un réchaud. À peine de quoi entretenir un mourant. »
    Cependant, si ce nouveau Boudu n’est pas sauvé des eaux, il va aussi avoir droit à une rencontre déterminante pour son avenir, celle de la môme Capu avec laquelle il voit pouvoir regarder le ciel virer du gris au rose, partager son amour du jazz et de la littérature…
    Mais le bonheur n’est que de courte durée, car un sombre climat s’installe dans la ville. « Voilà que la terreur débarquait au coin de la rue. Que tout son jus se déversait en flots ininterrompus dans les artères de l’arrondissement. Le compteur à cadavres s’affolait de plus en plus. Les chiffres grimpaient sur l’écran. L’anéantissement trouvait sa jauge. Sa ligne graphique. Et nous étions aux premières loges. « Ça me débecte tout ça ! que je lui ai d’abord dit à la môme Capu. Tout est tellement dégueulasse que j’arrive plus à penser. Elle a qu’une envie l’humanité, retourner dans la boucherie. Maintenant qu’elle a bien dansé, elle veut s’amuser comme les parents. De la chair, des nouvelles recettes, saignantes, à point, crues de chez crues ! » Et si l’on tient un peu à la vie, la meilleure des choses est de fuir ce chaos pour essayer de reconstruire quelque chose et oublier les chocs, les traumatismes passés.
    Pour Sitam, le voyage vers les Pays-Bas est aussi un retour aux sources. Dans son pays natal, il trouve assez vite un emploi dans un restaurant et de nouvelles perspectives aux côtés de son collègue et ami Benji, amoureux transi de la patronne. Mais une fois encore, dès que le ciel se dégage un nouveau coup de tonnerre vient mettre à néant les efforts consentis. Un coup de tonnerre au goût de sang. « Moi, je me disais juste que la patronne c’était une dégueulasse, qu’elle avait eu ce qu’elle voulait, du drame jusque dans la vie des autres et que comme ça elle était bien heureuse, parce que la mort maintenant c’était pour tout le monde et pas que pour elle… »
    On the road again…
    Reparti sur les routes pour se sauver de la mort, notre « héros » aussi tenter de se construire un avenir en alignant les mots et les phrases sur le papier, à essayer de transcender son voyage au bout de la nuit : « Je traquais mon roman, ma musique, partout, à travers les routes, dans la grisâtre, seul, avec Benji, sans lui. J’en avais trop. Fallait que j’écrive ! Que je m’y risque ! À jouer un air désagréable pour l’époque. À enfoncer la vingtaine ! À retenter l’enfance, cette infidèle. Ce corbillard d’imaginaire ! Fallait bien de la discipline pour préparer l’encéphale à fabriquer de la chair d’inconnu, des châteaux de boue, des viandes de chimères. »
    Entre Céline et le Mars de Fritz Zorn, notamment pour la maladie qui ronge lentement Sita, Hector Mathis a su trouver sa propre voix. Une voix que nous ne sommes pas près d’oublier !
    http://urlz.fr/7Bdd

  • Couverture du livre « K.O. » de Hector Mathis aux éditions Buchet Chastel

    Maju Twin Books sur K.O. de Hector Mathis

    K.O. est un premier roman qui s’apparente à un tour de force tant l’écriture est maîtrisée, en accord parfait avec la trame de l’histoire.

    Suite à une série d’attentats qui secoue Paname, Sitam et la môme Capu, couple marginal et joyeux, décident de rejoindre la zone grisâtre avant de...
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    K.O. est un premier roman qui s’apparente à un tour de force tant l’écriture est maîtrisée, en accord parfait avec la trame de l’histoire.

    Suite à une série d’attentats qui secoue Paname, Sitam et la môme Capu, couple marginal et joyeux, décident de rejoindre la zone grisâtre avant de parcourir l’Europe et de revenir en banlieue pour boucler la boucle. Pendant ce périple, Sitam va rencontrer des personnages hauts en couleur plus inattendus les uns que les autres, à l’image d’Archibald qui vit seul dans sa cabane. Rongé par une maladie chronique dont on ne sait pas grand-chose, il va pourtant me transporter de manière lumineuse à travers son errance avec le jazz comme compagnon d’infortune. Cette omniprésence de la musique se ressent très fort dans l’écriture poétique et musicale de l’auteur. J’ai aimé ce style très rythmé qui donne vie au roman, il est aussi très oral et argotique. Les phrases sont courtes et percutantes. Tout cela renforce le côté brut du roman et l’impression de ko que l’on peut ressentir à chaque chapitre. Les thèmes abordés sont nombreux et aussi variés que la maladie, la mort, la musique, l’état du monde aujourd’hui. Le roman part un peu dans tous azimuts, c’est un joyeux bordel mais dans le sens positif du terme !

    Bref, je ne m’attendais pas à tel roman en lisant la quatrième de couverture mais j’ai été cueillie par le style nerveux de l’auteur et l’histoire originale. Une belle petite surprise que je n’aurais peut-être pas repérée au milieu de la pléthore de titres de la rentrée littéraire ;-)

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