Hannelore Cayre

Hannelore Cayre

Avocate pénaliste à Paris, Hannelore CAYRE est née en 1963. Elle est l'auteur de Commis d'office, qui a reçu le Prix polar derrière les murs 2005, Toiles de maître et Ground XO, tous publiés aux Editions Métailié. Elle a adapté au cinéma Commis d'office en 2009 avec pour acteurs principaux Roschd...

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Avocate pénaliste à Paris, Hannelore CAYRE est née en 1963. Elle est l'auteur de Commis d'office, qui a reçu le Prix polar derrière les murs 2005, Toiles de maître et Ground XO, tous publiés aux Editions Métailié. Elle a adapté au cinéma Commis d'office en 2009 avec pour acteurs principaux Roschdy Zem et Jean-Philippe Ecoffey.

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Avis (28)

  • Couverture du livre « La daronne » de Hannelore Cayre aux éditions Points

    Manika sur La daronne de Hannelore Cayre

    Une écoute jubilatoire tant par les talents de Isabelle Botton qui s'est appropriée le texte que par la tournure étonnante que prend l'histoire.
    Veuve assez jeune, la narratrice doit se débrouiller seule et élevée ses 2 filles. Forte de ses connaissances en langue arabe elle devient traductrice...
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    Une écoute jubilatoire tant par les talents de Isabelle Botton qui s'est appropriée le texte que par la tournure étonnante que prend l'histoire.
    Veuve assez jeune, la narratrice doit se débrouiller seule et élevée ses 2 filles. Forte de ses connaissances en langue arabe elle devient traductrice pour les services de polices et est au courant de fait de tout ce qui se trame dans les milieux des trafiquants. Par un concours de circonstances elle décide d'en profiter pour faire un pied de nez à la justice et "sauver" un délinquant.

    C'est bien écrit, vif, drôle, documenté. Les personnages sont tous étonnants, et surprenants. On va surprise en surprise tout au long de l'écoute. Un peu moment de bonheur.

  • Couverture du livre « La daronne » de Hannelore Cayre aux éditions Points

    Christine BONNAFOUS sur La daronne de Hannelore Cayre

    Je me suis régalée à lire ce livre à la fois drôle et émouvant où une mère de famille devient dealeuse !

    Je me suis régalée à lire ce livre à la fois drôle et émouvant où une mère de famille devient dealeuse !

  • Couverture du livre « La daronne » de Hannelore Cayre aux éditions Points

    Enpochezmoi sur La daronne de Hannelore Cayre

    J’ai grandi à la campagne, la vraie celle où le nombre d’animaux dans les champs étaient largement supérieur à la population locale. Dans ma campagne d’alors le vocabulaire employé était au mieux d’un français moyen au pire d’un patois local. Mais avant d’arriver « à la ville » le vocabulaire de...
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    J’ai grandi à la campagne, la vraie celle où le nombre d’animaux dans les champs étaient largement supérieur à la population locale. Dans ma campagne d’alors le vocabulaire employé était au mieux d’un français moyen au pire d’un patois local. Mais avant d’arriver « à la ville » le vocabulaire de banlieue m’était à vrai dire assez inconnu. C’est ainsi que je crois avoir entendu le mot « daronne » pour la première fois il y a quelques années sans vraiment savoir à quoi il faisait référence.

    Fast-forward quelques années de vie sur Paris plus tard ces mots-là ne me sont plus aussi inconnus & si je ne les emploie pas dans mon quotidien, je sais désormais ce qu’ils signifient. Ce qui est intéressant avec ce terme de daron/daronne est que loin d’être un mot inventé par les jeunes de banlieue, c’est au contraire un terme du 17ème siècle qui désignait le maitre/la maitresse d’une maison (merci Monsieur France Inter de m’apprendre des choses aussi utiles un jour ou l’autre).

    C’est un peu je l’avoue la même chose qui m’est arrivée avec ce livre….La première fois que j’en ai entendu parler j’avoue avoir été très perplexe et m’être demandée de quoi ce livre pouvait bien parler. Et puis avec le temps j’ai vu fleurir un peu partout des articles tout plus élogieux les uns que les autres ce qui a aussitôt réveillé un fond de méfiance atavique envers tout ce qui est relativement mainstream.

    Mais cette fois ci pas de déception à la clé, bien au contraire un vrai coup de cœur pour ce roman à l’écriture inspirée et aux intonations de pure titi parisien dans la gouaille. L’histoire est celle d’un casse inspiré par une traductrice de langue arabe qui au contraire n’inspire que confiance à son entourage. La daronne c’est elle, cette femme meurtrie par une vie placée longtemps sous le signe peu amène de la guigne.

    Patience Portefeux est une ouvrière de la justice, petite main payée au noir à traduire au kilomètre des écoutes entre bandits de petits chemins qui baragouine un arabe de pacotille pensant ainsi échapper aux grandes oreilles qu’ils savent les écouter. Veuve, mère de deux filles qui ont la tête sur les épaules, fille d’une mère qui la perd sa tête elle, elle se démène pour réussir à joindre les deux bouts et payer la dispendieuse maison de retraite de son ainée.

    Alors que sa probité exemplaire et son travail acharné font d’elle un élément au-dessus de tout soupçon pour la police & la justice, elle décide un jour de changer de camp en rejoignant celui de ceux qu’elle écoute pour mieux les démasquer. Elle réussira ainsi à opérer un casse audacieux après un go fast avorté et deviendra « la daronne » pour mieux écouler cette marchandise tombée du ciel et qui va lui permettre enfin de se libérer du joug financier sous lequel elle s’épuise depuis tant d’années.

    A la lecture on découvre une bien sombre réalité du fonctionnement des arcanes de la justice mais l’auteur étant du milieu je ne doute pas qu’elle dépeint des situations auxquels elle a été elle-même confrontée. Mais derrière ce tableau peu reluisant de notre système policier & judiciaire, un autre tableau donne tout son croustillant à ce roman. L’avocate croque les petites racailles de banlieue s’adonnant au trafic de shit avec une gouaille tout à fait jouissive.

    Je me suis prise à éclater de rire à plusieurs reprises face aux descriptions hilarantes des aspirants Tony Montana saupoudrant leurs discours de références religieuses pour faire plus local (ou du moins ce qu’ils pensent l’être et si d’aventure quelqu’un me retrouve la sourate dans laquelle un prophète commence son prêche par « le coran la mecque « qu’il me fasse signe

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