Guenassia Jean-Miche

Guenassia Jean-Miche

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis (4)

  • Couverture du livre « La valse des arbres et du ciel » de Guenassia Jean-Miche aux éditions Lgf

    Madame Tapioca sur La valse des arbres et du ciel de Guenassia Jean-Miche

    Lecture dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche 2018.

    Jean-Michel Guenassia nous ramène à Auvers-sur-Oise, dans la maison du docteur Gachet, pour réécrire l'histoire de la fin tragique de van Gogh.
    Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé !

    Le docteur Gachet que l'histoire...
    Voir plus

    Lecture dans le cadre du prix des lecteurs du Livre de Poche 2018.

    Jean-Michel Guenassia nous ramène à Auvers-sur-Oise, dans la maison du docteur Gachet, pour réécrire l'histoire de la fin tragique de van Gogh.
    Et si Van Gogh ne s'était pas suicidé !

    Le docteur Gachet que l'histoire officielle nous présente comme le sympathique mentor des impressionnistes, est ici un médecin assez quelconque, modeste collectionneur d'art, réactionnaire et peu en avance sur son époque.
    Marguerite Gachet, la fille du docteur, elle, est une jeune femme au caractère fort et aux idées bien arrêtées, qui voudrait devenir peintre, intégrer les Beaux-Arts ou s'exiler aux Etats-Unis.
    Des rêves qui ne sont pas du tout conciliables avec la condition des femmes en cette fin du XIX° siècle.
    Son père a de tout autres ambitions pour elle : un mariage arrangé avec le fils d'un ami pharmacien.
    Quand van Gogh arrive à Auvers-sur-Oise, elle à un coup de foudre pour sa peinture. Elle tombe amoureuse de l'oeuvre avant de tomber amoureuse du peintre.
    Il a le double de son âge mais entre eux débute une relation avec d'un côté Marguerite, amoureuse, prête à tout abandonner pour vivre pleinement cette histoire et de l'autre côté, Van Gogh, obsédé par son art, farouchement attaché à sa liberté et qui n'a que faire d'une femme. Van Gogh, n'apparait pas du tout déprimé ou suicidaire.
    Ils vont vivre une relation cachée (il serait très mal vu qu'une jeune fille comme Marguerite se donne hors mariage à un peintre sans le sou) et c'est cette histoire que Guenassia nous raconte en faisant parler Marguerite.
    L'auteur revisite l'histoire officielle du peintre sur la base de recherches documentaires. En étoffant son roman d'articles de journaux d'époque et d'extraits de lettres, on finit par ne plus savoir ce qui relève de l'histoire et ce qui n'est que fiction.

    Résultat : une lecture agréable, une plume qui glisse, un roman très bien documenté et qui retranscrit parfaitement une époque mais auquel je reproche néanmoins un manque cruel d'émotion.

  • Couverture du livre « La valse des arbres et du ciel » de Guenassia Jean-Miche aux éditions Lgf

    danielle pavani sur La valse des arbres et du ciel de Guenassia Jean-Miche

    Un livre intéressant qui comporte une part historique et une part plus romancée mais qui, néanmoins, nous pousse à nous poser des questions.
    L'époque est véritablement bien décrite et l'histoire est pleine de " couleurs ".
    En résumé, un livre très agréable à lire

    Un livre intéressant qui comporte une part historique et une part plus romancée mais qui, néanmoins, nous pousse à nous poser des questions.
    L'époque est véritablement bien décrite et l'histoire est pleine de " couleurs ".
    En résumé, un livre très agréable à lire

  • Couverture du livre « La valse des arbres et du ciel » de Guenassia Jean-Miche aux éditions Lgf

    Dominique Lemasson sur La valse des arbres et du ciel de Guenassia Jean-Miche

    Comment gâcher la réputation du docteur Gachet, l’Ami des Impressionnistes ? En prétendant qu’un membre de sa famille appuya sur la …gâchette du revolver qui suicida Vincent Van Gogh à Auvers sur Oise à l’été de 1890. Quel gâchis !
    L’hypothèse développée dans ce petit roman à la jolie...
    Voir plus

    Comment gâcher la réputation du docteur Gachet, l’Ami des Impressionnistes ? En prétendant qu’un membre de sa famille appuya sur la …gâchette du revolver qui suicida Vincent Van Gogh à Auvers sur Oise à l’été de 1890. Quel gâchis !
    L’hypothèse développée dans ce petit roman à la jolie couverture bleue et or en vaut bien d’autres. Aucun des Auversois de l’époque n’étant plus en mesure de la confirmer ou de l’infirmer, pourquoi se priver de captiver le lecteur impressionnable en lui proposant une des réponses possibles à un mystère aussi impressionnant ? Citons l’auteur en page 218 du format poche, en insistant bien sur la dernière phrase : « La lecture de la Bible est la pire des choses qui soit pour vous remonter le moral, il faut être désespéré pour y trouver le moindre réconfort. Je m’ennuie à mourir ».
    Soyons sérieux, je ne suis pas mort (la preuve j’ai encore la force d’écrire) mais pour ce qui est de m’ennuyer, je dois avouer que j’y ai trouvé plus que mon compte. Que de longueurs, que de délayage pour aboutir à l’hypothèse évoquée ci-dessus dans les dernières vingt pages. Avant ça : Vincent qui peint…bien, très bien, c’est beau, c’est génial. Il n’est pas malade, Marguerite veut devenir peintre mais son papa, le docteur (l’Ami des…) ne veut pas, préférant la marier à un pharmacien. Le médecin prend Vincent en grippe, il ne peut plus le voir en peinture…je vous laisse deviner la suite ou lire ce roman pour vous faire vous-même votre idée, car n’oublions pas que ce modeste et subjectif avis n’est qu’impression.

  • Couverture du livre « La valse des arbres et du ciel » de Guenassia Jean-Miche aux éditions Lgf

    Nath Bertrand sur La valse des arbres et du ciel de Guenassia Jean-Miche

    Je suis une grande admiratrice de Vincent Van Gogh et l’un de mes tableaux préférés est « La nuit étoilée » (dont on découvre un détail sur la couverture). Alors forcément, ce roman de Jean-Michel Guenassia ne pouvait que me séduire.

    On y retrouve bien sûr l’immense artiste que fut Van...
    Voir plus

    Je suis une grande admiratrice de Vincent Van Gogh et l’un de mes tableaux préférés est « La nuit étoilée » (dont on découvre un détail sur la couverture). Alors forcément, ce roman de Jean-Michel Guenassia ne pouvait que me séduire.

    On y retrouve bien sûr l’immense artiste que fut Van Gogh, mais on y fait aussi et surtout la connaissance de Marguerite, la fille du célèbre Docteur Gachet (celui du célèbre portrait, celui qui a accueilli et soigné nombre de peintres impressionnistes dans son fief d’Auvers-sur-Oise, celui qui fut appelé au chevet de Vincent lors de ces derniers instants).

    Marguerite est la narratrice de ce roman. Elle rêve de quitter la France et un père que l’auteur nous décrit comme un monstre d’égoïsme et de cupidité.

    « Moi, Marguerite Gachet, aujourd’hui mercredi 19 mars 1890, je fête seule mes dix-neuf ans et je me fais la promesse solennelle de quitter cette terre de désolation pour gagner l’Amérique lumineuse, je jure sur la mémoire de ma mère que rien ni personne ne m’en empêchera ».

    Le jour où le peintre frappe à la porte du célèbre médecin-mécène, la vie si sombre de la jeune fille est illuminée.

    Jean-Michel Guenassia nous fait partager les deux derniers mois de la vie de Van Gogh. Au cœur du roman, une idylle entre deux êtres déchirés, animés par la passion de la création et l’amour de la liberté. Au cœur du cœur du roman, Vincent.. En proie à ses démons, fauché parce que personne ne voulait de ses toiles. Bouleversant. Lumineux. Moderne. Infiniment cultivé.

    Le récit est émaillé de documents d’époque, de lettres touchantes échangées entre Vincent et Théo. Qu’elle est belle, d’ailleurs , cette correspondance ! Qu’elles sont belles, les descriptions des tableaux de l’artiste ! Qu’il est beau ce roman !

    « La mansarde qui était alors dans la pénombre a été soudain éclairée, un rayon de lumière s’est posé comme par magie sur le chevalet et j’ai été saisie par cette vision : une toile représentait des maisons de paysans dont les toits de chaume se confondaient avec les prés étagés, et dans le fond, les arbres en vert foncé se livraient à une valse tourmentée et pleine de nuages bleutés. La toile, qui était grise à mon arrivée, parut animée d’un souffle de vie avec ses arbres et son ciel dansant une sarabande endiablée ».

    S’appuyant sur une documentation riche et précise, l’auteur revisite certaines idées reçues, notamment celle du suicide de Van Gogh.

    On ne saura jamais si l’histoire d’amour entre Vincent et Marguerite relève de la réalité ou de la fiction, mais est-ce là l’essentiel ? Je ne crois pas .. L’essentiel, c’est ce sentiment de bonheur, de splendeur et de lumière qui se déroule tout au long de la lecture. C’est aussi la liberté laissée à chacun d’y croire ou pas. Pour ma part, j’aime à penser qu’il fut le « soleil » de sa vie.

    «J’ai renié Dieu depuis longtemps… Peut-être que Vincent l’a entrevu, mais je ne le crois pas. Vincent a peint ce monde de façon plus belle que lui ne l’a créé. »

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !

Récemment sur lecteurs.com