Greg Iles

Greg Iles
Né en 1960, Greg Iles vit à Natchez, Mississipi. Il est l'auteur de nombreux thrillers à succès, dont 24 heures pour mourir, porté à l'écran par Luis Mandoki, avec Charlize Theron et Dakota Fanning. Ses livres ont été traduits dans plus de douze langues et publiés dans une vingtaine de pays. Voir plus
Né en 1960, Greg Iles vit à Natchez, Mississipi. Il est l'auteur de nombreux thrillers à succès, dont 24 heures pour mourir, porté à l'écran par Luis Mandoki, avec Charlize Theron et Dakota Fanning. Ses livres ont été traduits dans plus de douze langues et publiés dans une vingtaine de pays.

Avis (11)

  • Couverture du livre « Brasier noir » de Greg Iles aux éditions Actes Sud

    Eric Faton sur Brasier noir de Greg Iles

    Sujet passionnant mais roman qui comporte des longueurs, avec des scènes ou des situations redondantes, le récit parfois fait un peu du surplace.
    L'auteur évite cependant un manichéisme qui aurait été facile sur ce genre de sujet.
    Dommage qu'il n'ait pas opté pour un récit plus resserré,...
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    Sujet passionnant mais roman qui comporte des longueurs, avec des scènes ou des situations redondantes, le récit parfois fait un peu du surplace.
    L'auteur évite cependant un manichéisme qui aurait été facile sur ce genre de sujet.
    Dommage qu'il n'ait pas opté pour un récit plus resserré, d'autant que ce roman est le premier d'une trilogie.
    Le second tome sort en janvier 2019 et a pour titre "L'arbre aux morts", un nouveau pavé d'environ 1000 pages en compagnie de Penn Cage.

  • Couverture du livre « Brasier noir » de Greg Iles aux éditions Actes Sud

    Cigale Tenor sur Brasier noir de Greg Iles

    Brasier noir, sans être autobiographique, est un roman très inspiré par la vie de l’écrivain : Iles habite à Natchez, son père était médecin, sa famille libérale, dans le sens noble du terme ; enfant, son père l’a emmené voir un rassemblement du KKK qui l’a marqué à jamais. Par ailleurs, le...
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    Brasier noir, sans être autobiographique, est un roman très inspiré par la vie de l’écrivain : Iles habite à Natchez, son père était médecin, sa famille libérale, dans le sens noble du terme ; enfant, son père l’a emmené voir un rassemblement du KKK qui l’a marqué à jamais. Par ailleurs, le livre est dédié à Stanley Nelson, journaliste au Concordia Sentinel, qui rappelle le journaliste Henry Sexton.

    Le personnage principal, Penn Cage, successivement procureur, avocat, écrivain à succès, puis maire de Natchez, apparaît dans quatre des romans précédents de Greg Iles, mais ils n’ont pas tous été traduits. J’ai lu, il y a longtemps, Une petite ville sans histoire (Turning Angels), roman dans lequel on retrouve les thèmes récurrents chez Iles (violence, corruption, racisme, impunité, culpabilité, bouc émissaire) et certains des personnages de Brasier noir (Natchez Burning) : Penn Cage, bien sûr, mais aussi le procureur noir Shad Johnson.

    Le prologue de ce pavé (1052 pages quand on compte celles de «Un dernier mot » qui inclut des précisions sur les faits historiques et des remerciements) nous plonge en trois pages au cœur de l’intrigue : Penn Cage va raconter l’histoire de son père, Tom Cage, médecin, survivant de la guerre Corée, altruiste qui soigne Noirs et Blancs, pauvres et riches, sans distinction. Mais qu’a-t-il fait dans le courant des années soixante pour que son fils en vienne à douter de lui ?

    Les trois chapitres de la brève première partie (pages 17 à 62) se déroulent entre 1964 et 1968. On y rencontre le sympathique propriétaire d’un magasin de musique fréquenté par des musiciens noirs. On fait aussi connaissance avec un petit groupe de Blancs racistes. Frank Knox, leur meneur, trouvant le Ku Klux Klan trop laxiste, crée une branche dure : les Aigles bicéphales. Ils vont torturer et tuer plusieurs Noirs, et aussi quelques Blancs qui auraient pu leur faire du tort…

    Tout le reste du roman, la deuxième partie, se déroule sur trois jours, du lundi au mercredi, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’en passe, des choses ! Penn Cage raconte à la première personne ses interrogations, ses doutes et ses recherches : il fera tout ce qui est en son pouvoir pour tirer son père du mauvais pas dans lequel il s’est mis. Le docteur Cage est accusé d’avoir tué son ancienne collaboratrice noire, Viola Turner, une infirmière, revenue à Natchez alors que son cancer est en phase terminale. Suicide assisté ? Euthanasie ? Meurtre ? Dans le très rigoriste et religieux Sud, le procureur noir, Shad Johson, qui déteste les Cage pour des raisons personnelles, va tenter de faire arrêter et juger le docteur. Et Tom Cage se tait : il ne se défend pas et refuse de s’expliquer.

    Un narrateur à la troisième personne permet de suivre les autres personnages : la mère et la fille de Penn, son père, un journaliste dont le rôle sera crucial, Henry Sexton, la fiancée de Penn, Caitlin Masters, journaliste elle aussi, sans oublier Shad Johson, les membres des Aigles bicéphales et de nombreux personnages horribles ou attachants, selon le cas.

    La quête de Tom pour comprendre le silence de son père va entraîner le lecteur dans une sombre époque : le Klan est tout-puissant, le racisme revendiqué et les trois militants pour les droits civiques qui osent s’aventurer dans cet État sont massacrés. Impossible d’en dire plus sans gâcher une partie du récit…

    Bien que certains « méchants » soient présentés de manière trop manichéenne, les personnages auxquels on s’attache sont tout en nuances. Les Cage père et fils, Henry Sexton et Caitlin Masters sont habités par le doute et s’interrogent sur leurs limites : jusqu’où pourraient-ils aller pour protéger ceux qu’ils aiment ou satisfaire la passion qui les habite, qu’elle soit personnelle ou professionnelle ?

    Ce très long roman se révèle passionnant du début à la fin, et je lirai le prochain tome qui, je l’espère, est en cours de traduction. En donner le titre, c’est déjà révéler un élément important, je ne le ferai donc pas ! Greg Iles utilise toutes les recettes narratives qui font les page-turners (chapitres courts finissant sur un suspens, changement de focalisation, alternance de narrateurs, petites accroches incitatives, etc.), mais elles sont ici extrêmement maîtrisées. Le mélange de faits réels et de la fiction ainsi qu’une solide connaissance de l’histoire américaine viennent encore crédibiliser la trame narrative. Bravo !

    Un petit regret : le titre français efface l’évidente allusion au film Mississippi Burning (1989) de Allan Parker qui relate l’enquête du FBI sur le meurtre des trois activistes pour les droits des Noirs dont il est souvent question dans le roman.

  • Couverture du livre « Brasier noir » de Greg Iles aux éditions Actes Sud

    Arno sur Brasier noir de Greg Iles

    Noir, c'est noir mais tant de noirceur tout au long des 900 pages, cela lasse un peu le lecteur d'autant plus que l'intrigue ne prend vraiment corps qu' après environ 300 pages...
    La narration m' est apparue fade, plate pendant une bonne partie du roman ce qui est un peu génant vu la longueur...
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    Noir, c'est noir mais tant de noirceur tout au long des 900 pages, cela lasse un peu le lecteur d'autant plus que l'intrigue ne prend vraiment corps qu' après environ 300 pages...
    La narration m' est apparue fade, plate pendant une bonne partie du roman ce qui est un peu génant vu la longueur du roman...

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