Graham Greene

Graham Greene
Considéré comme l'un des plus grands auteurs britanniques, Graham Greene est né le 2 octobre 1904 à Berkhamsted en Angleterre. Après des études au Balliol College d'Oxford, il travaille pendant quatre ans comme rédacteur adjoint au "Times", puis comme critique littéraire et cinématographique au "... Voir plus
Considéré comme l'un des plus grands auteurs britanniques, Graham Greene est né le 2 octobre 1904 à Berkhamsted en Angleterre. Après des études au Balliol College d'Oxford, il travaille pendant quatre ans comme rédacteur adjoint au "Times", puis comme critique littéraire et cinématographique au "Spectator". En 1929, paraît son premier roman, "L'Homme et lui-même", bientôt suivi par "Orient Express" (1932). Pendant la Seconde Guerre mondiale, , il est agent de renseignements en Sierre Leone. Ses nombreux déplacements vont nourrir son oeuvre: le Mexique pour "La Puissance et la gloire", la Sierre Leone pour "Au fond du problème", l'Indochine pour "Un américain bien tranquille", Haïti pour "Les Comédiens". Romancier, nouvelliste, homme de théâtre, essayiste, engagé sur les plans politique et religieux, Greene a aussi travaillé pour le cinéma, adaptant ses oeuvres à l'écran, écrivant des scénarios, dont ce grand classique du film noir " Le Troisième Homme" (1949). Décoré de l'Ordre du Mérite anglais et nommé "Companion of Honour", Graham Greene est mort en Suisse en avril 1991.

Avis (7)

  • Couverture du livre « Le Fond Du Probleme » de Graham Greene aux éditions 10/18

    Dominique JOUANNE sur Le Fond Du Probleme de Graham Greene

    De sa plume d'écrivain virtuose, Graham Greene met en scène une tragédie humaine au sein d’un comptoir colonial anglais et puritain, installé en 1942, sur une zone portuaire en Sierra Leone.
    Scobie, chef de la police est un personnage intègre qui va, par amour, basculer graduellement dans le...
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    De sa plume d'écrivain virtuose, Graham Greene met en scène une tragédie humaine au sein d’un comptoir colonial anglais et puritain, installé en 1942, sur une zone portuaire en Sierra Leone.
    Scobie, chef de la police est un personnage intègre qui va, par amour, basculer graduellement dans le mensonge et la corruption. Trafic en tout genre, complots, traitrise, pouvoir de l’argent, soumissions, combat entre honnêteté et intérêts, duel entre foi et athéisme, description du pays suant de vérité avec ses riches commerçants syriens imposant le pouvoir d’une mafia intouchable, les petits boys noirs incrédules qui répondent effrayés à la loi du plus fort, ce roman en 3 livres, prend de la puissance au fil des pages. On pourrait croire que son récit date un peu mais on se rend vite compte que l’âme humaine reste la même.
    J’ai adoré ce livre comme tous ses autres romans. J’ai été très triste le jour où la radio avait annoncé la mort de Graham Greene, un des plus grands écrivains voyageurs anglais du XXème siècle.

  • Couverture du livre « La fin d'une liaison - ne » de Graham Greene aux éditions Robert Laffont

    Rémi Paolozzi sur La fin d'une liaison - ne de Graham Greene

    Maurice Bendrix retrouve Henry, le mari Sarah, la femme avec qui il a eu une liaison peu d'années auparavant. Petit à petit, l'histoire de cette liaison va se révéler à nous, avec ce qu'elle a entraîné comme trouble pour Maurice et Sarah. Surtout que Henry a des doutes sur la fidélité de sa...
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    Maurice Bendrix retrouve Henry, le mari Sarah, la femme avec qui il a eu une liaison peu d'années auparavant. Petit à petit, l'histoire de cette liaison va se révéler à nous, avec ce qu'elle a entraîné comme trouble pour Maurice et Sarah. Surtout que Henry a des doutes sur la fidélité de sa femme: il en parle à Maurice qui décide d'engager un détective privé pour faire suivre son ancienne maîtresse. Cependant, les absences de Sarah n'ont rien de rendez-vous vaudevillesques...
    Ce livre est fait de trois partie. La première où l'histoire se révèle à nous, l'histoire de cette liaison amoureuse, de la jalousie de Maurice qui décide de savoir si son ex-maîtresse a ou non un amant... puis vient la seconde partie ou Maurice lit le journal intime de Sarah et découvre quels sont ses véritables sentiments. Vient ensuite la troisième partie, peut-être plus confuse, où les interrogations habituelles de Graham Greene sur le catholicisme se dévoilent.
    Un livre intéressant même si ce n'est pas le meilleur ou le plus connu de Greene. Un livre écrit au début des années 50 et où une femme qui aime les hommes n'est pas décrite comme une femme de mauvaise vie (beau modernisme Mr Greene!). Néanmoins, j'ai été moins convaincu et séduit par la troisième partie, très greenienne dans ses interrogations et ses doutes. Mais Greene reste Greene et sa lecture reste toujours un bon moment de lecture.

  • Couverture du livre « Voyages avec ma tante » de Graham Greene aux éditions 10/18

    Dominique Lemasson sur Voyages avec ma tante de Graham Greene

    « Je rencontrai ma tante Augusta pour la première fois en plus d’un demi-siècle aux obsèques de ma mère. J’ai toujours mené une existence paisible ; sauf un penchant pour les dahlias, je n’ai pas de violon d’Ingres. Autant de raisons qui ajoutaient aux obsèques de ma mère un brin de piquant...
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    « Je rencontrai ma tante Augusta pour la première fois en plus d’un demi-siècle aux obsèques de ma mère. J’ai toujours mené une existence paisible ; sauf un penchant pour les dahlias, je n’ai pas de violon d’Ingres. Autant de raisons qui ajoutaient aux obsèques de ma mère un brin de piquant nullement déplaisant…
    Le service avait lieu dans un crématorium fort connu. L’assistance était assez maigre mais on la sentait aux aguets, parcourue de ce léger frémissement d’expectative que l’on n’éprouve jamais au bord d’une tombe. Et si les portes du four allaient refuser de s’ouvrir ? Le cercueil se coincer sur le chemin de la fournaise ? Derrière moi, j’entendis une voix, distinctement claire et vieille dire : « une fois, j’ai assisté à une incinération prématurée ».
    C’était ma tante Augusta, arrivée en retard et vêtue assez comme notre chère et regrettée reine Mary se fût peut-être habillée, si elle eût été encore de ce monde et eût tant soit peu sacrifié à la mode actuelle.
    _ C’est sûrement toi Henry, dit Tante Augusta
    _ Oui, dis-je et c’est sûrement vous Tante Augusta
    _ Cela fait bien longtemps que je n’avais eu signe de vie de ta mère. J’espère qu’elle a eu une mort facile.
    _ Mon Dieu, oui, vous savez, à cet âge…le cœur s’arrête. C’est tout. Elle est morte de vieillesse.
    _ De vieillesse ? Elle n’avait que douze ans de plus que moi ! se récria Tante Augusta d’un ton accusateur.»
    Les deux premières pages du roman ne sont pas terminées que le lecteur hésitant abandonne toute réticence pour plonger avec délice dans ce bijou d’humour british.
    Après un passage assez hilarant où il est question des cendres de la défunte (comment ne pas penser que les frères Cohen y ont emprunté une des scènes cultes du fameux The Big Lebowski ?), notre banquier à la retraite va délaisser ses chers dahlias et une existence aussi morne qu’un dimanche après-midi pluvieux devant un pub fermé pour suivre les aventures excentriques de sa tante ; elles le conduiront de Boulogne à Istambul et de Buenos Aires à Asuncion où il comprendra enfin, ce que le lecteur avisé avait pressenti un peu avant lui, qui est vraiment cette tante qu’il découvre tardivement si attachante.
    Les réflexions sur la vieillesse, l’ennui (l’auteur en a beaucoup souffert dans sa jeunesse), l’attrait des voyages et le charme des activités illicites sans oublier une pincée du complexe d’infériorité de beaucoup de britanniques vis-à-vis des Américains sont toujours habilement dissimulées derrière les minauderies de la tante et la naïveté ravie du neveu dont le conformisme vole en éclats au fil des pages.
    Lecture pleine d’ un humour qui fait mouche à tous les coups ; l’auteur s’est amusé, paraît-il… moi aussi !

  • Couverture du livre « Un américain bien tranquille » de Graham Greene aux éditions Robert Laffont

    Dominique Lemasson sur Un américain bien tranquille de Graham Greene

    Dans l' Indochine française de 1952 un anglais désabusé et cynique devient l'ami d'un américain idéaliste. Le second tombe amoureux de la maîtresse du premier. Amitié, amour, jalousie, politique et espionnage s'imbriquent dans un récit captivant jusqu'au dénouement

    Dans l' Indochine française de 1952 un anglais désabusé et cynique devient l'ami d'un américain idéaliste. Le second tombe amoureux de la maîtresse du premier. Amitié, amour, jalousie, politique et espionnage s'imbriquent dans un récit captivant jusqu'au dénouement

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