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Giuseppe Baiguera

Giuseppe Baiguera

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Prométhée et la boîte de Pandore » de Luc Ferry et Clotilde Bruneau et Didier Poli et Giuseppe Baiguera et Simon Champelovier aux éditions Glenat

    L.B. sur Prométhée et la boîte de Pandore de Luc Ferry - Clotilde Bruneau - Didier Poli - Giuseppe Baiguera - Simon Champelovier

    J'ai redécouvert avec plaisir le mythe de Prométhée grâce à ce nouvel opus qui parvient à synthétiser, de manière cohérente, les différentes sources littéraires qui lui ont donné naissance. Je ne pensais pas me retrouver à réfléchir aux origines de l'écologie en refermant ce tome et avec l'envie...
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    J'ai redécouvert avec plaisir le mythe de Prométhée grâce à ce nouvel opus qui parvient à synthétiser, de manière cohérente, les différentes sources littéraires qui lui ont donné naissance. Je ne pensais pas me retrouver à réfléchir aux origines de l'écologie en refermant ce tome et avec l'envie de me plonger sur la dimension philosophique de cette question d'actualité. Preuve en est que les mythes grecs mènent à tout, ou presque et qu'ils n'ont pas fini de nous enseigner. Cette belle réalisation sous forme de BD, le prouve et en rend la lecture, comme la redécouverte, particulièrement plaisante. Peut-être un peu trop courte, toutefois.

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    Couverture du livre « Prométhée et la boîte de Pandore » de Luc Ferry et Clotilde Bruneau et Didier Poli et Giuseppe Baiguera et Simon Champelovier aux éditions Glenat

    Sabrina SMAIL sur Prométhée et la boîte de Pandore de Luc Ferry - Clotilde Bruneau - Didier Poli - Giuseppe Baiguera - Simon Champelovier

    La bataille contre les Titans s'achève et déjà les dieux s'ennuient. Germe alors l'idée de créer un monde en permanente évolution permettant aux dieux de se divertir. Cette responsabilité revient à Prométhée. Epiméthée, son frère, crée à partir de terre, d'eau et de feu des êtres totalement...
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    La bataille contre les Titans s'achève et déjà les dieux s'ennuient. Germe alors l'idée de créer un monde en permanente évolution permettant aux dieux de se divertir. Cette responsabilité revient à Prométhée. Epiméthée, son frère, crée à partir de terre, d'eau et de feu des êtres totalement différents avec des qualités données par les Dieux eux-mêmes. Des herbivores aux carnivores, il crée une biodiversité somptueuse en alliant qualités et équilibre. Il n'a rien laissé à Prométhée pour créer les hommes. Voulant créer des êtres "dépassant leur rôle de jouets et insuffler un peu de grandeur", il utilisera des attributs divins. Zeus, se rendant compte du vol pour cette humanité, punira Prométhée par un châtiment : il sera attaché à un rocher, chaque jour, son foie sera dévoré par aigle immense, et chaque nuit, il repoussera jusqu'à la fin des temps. Zeus ne punira pas uniquement Prométhée, et Pandore fera son apparition.

    C'est l'un mythe que j'ai étudié pendant ma scolarité qui m'a beaucoup marqué pour diverses raisons. Tout d'abord pour la création de l'Homme et cette humanité qui au début, ne se voulait pas imparfaite. Pour cette boite où résident tous les châtiments jetés sur le monde par la curiosité de Pandore. Pour ce châtiment aussi abject que renouvelable à souhait. Enfin, parce que les Dieux à mes yeux réagissaient comme de simples enfants dans une cour de récréation.

    Ce tome est en majeure partie réussie, déjà dans son graphisme. J'ai pris un réel plaisir à le lire, les planches sont agréables, le trait est fin et les visages sont expressifs et reconnaissables. Un tome où j'ai le plaisir de voir davantage les Dieux tout-puissants et imbibés eux-mêmes de jalousie et de colère. Le châtiment est à la hauteur de l'imagination cruelle des Dieux. Cependant, le monde ainsi créé a toute leur attention.

    Prométhée est un peu le père de l'humanité, le découpage de sa vie et de son œuvre reste assez cohérent et met en avant l'orgueil de Zeus. Prométhée n'est que la victime des envies et de la colère de ce dernier. Il sera libéré par Héraclès grâce à ses connaissances : celui-ci voulait savoir comment entrer dans le jardin des Hespérides pour y cueillir les pommes d'or.
    Enfin, Prométhée est censé être déjà immortel, je n'ai pas vraiment compris en quoi l'offrande de Chiron de son immortalité à lui était utile. Cela me demandera de me replonger dans mes livres sur les mythes.

    En bref :

    Dans l'ensemble une belle découverte dans ce tome. J'en ai apprécié le graphisme et le découpage qui met à l'honneur l'orgueil de Zeus. Quelques questions subsistent, mais ne m'ont pas gênée dans ma lecture.

    https://lecturedaydora.blogspot.com/2019/02/promethee-et-la-boite-de-pandore.html

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    Couverture du livre « Antigone » de Luc Ferry et Clotilde Bruneau et Giuseppe Baiguera aux éditions Glenat

    Sabrina SMAIL sur Antigone de Luc Ferry - Clotilde Bruneau - Giuseppe Baiguera

    Antigone…
    J'ai découvert son histoire sur les bancs de l'école. J'ai adoré et relu Sophocle puis Jean Anouilh. C'est peu dire qu'Antigone est l'une des tragédies grecques les plus célèbres. Je me souviens encore aujourd'hui de l'impression que j'ai eue de son caractère : déterminée, forte,...
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    Antigone…
    J'ai découvert son histoire sur les bancs de l'école. J'ai adoré et relu Sophocle puis Jean Anouilh. C'est peu dire qu'Antigone est l'une des tragédies grecques les plus célèbres. Je me souviens encore aujourd'hui de l'impression que j'ai eue de son caractère : déterminée, forte, où le poids du destin ne faisait pas le poids face à sa détermination. Fille d'Œdipe et de Jocaste, elle restera aux côtés de son père alors qu'il quitte la ville de Thèbes. Elle porte son fardeau, l'accompagnant jusqu'au bout du voyage. Revenant à Thèbes où ses frères sont allés jusqu'à la guerre civile ne pouvant se partager le trône, les deux finiront par mourir de la main de l'autre. Créon reviendra sur le trône pour y régner. Il offrira à l'un des frères, Etéocle, les honneurs d'une sépulture digne, alors que Polynice est voué à pourrir sur place. Créon envisage par là d'enfreindre les lois sacrées des dieux et le respect humain. Mais Antigone ne l'entend pas de cette manière.

    La couverture de la BD rend hommage au personnage d'Antigone bien plus que la BD toute entière. En une image, on y sent le désœuvrement, la peine, le poids des souffrances familiales. Ce dessin me parle et donne toute place au personnage d'Antigone. Elle est une femme qui aura souffert gardant une dignité toute entière. La BD est réussie avec des dessins agréables, surtout dans le jeu des couleurs et des paysages. Un bémol cependant sur les visages qui sont par moment méconnaissables, peu expressifs. Le rythme des planches donne à l'ensemble une lecture agréable.

    Mais !
    Ma plus grande question : où est passée Antigone ? Cette femme forte, loyale à sa famille, aux dieux et aux traditions ? Je l'ai trouvé éteinte, suivant simplement le cours de son existence. Les autres personnages ont par moment plus d'espace pour s'épanouir et s'épancher, alors qu'Antigone, elle, s'oppose aux lois des hommes pour respecter celles des dieux et honorer sa famille. Elle est peu visible ou alors dans de longs monologues dans la bouche d'autres personnages. Les dessins la représentant n'ont pas autant de force que je l'aurais souhaité. Antigone manque d'ampleur, de rayonnement.

    C'est toujours un plaisir de découvrir la mythologie sous l'angle de la BD, alors même que je sais qu'on ne peut pas tout mettre dans un tel format. Je suis déçue du traitement de ce personnage qui signifie tellement et donne toutes ses lettres de noblesse à la tragédie. J'espère que cela donnera l'occasion au curieux de se plonger dans les versions de Sophocle et Jean Anouilh où le personnage a toute la place pour s'épanouir et où on sent cette dualité entre les lois divines et humaines.

    Je me rends compte à présente en écrivant cette chronique, que ce qui m'a déplu, c'est le traitement des choix d'Antigone, comme s'il ne s'agissait que d'un caprice alors qu'il y a tant de signification derrière son geste auprès de son frère Polynice.

    Où est passée mon Antigone ?

    En bref :

    Une BD Réussit dans le rythme, les dessins. Mais je n'ai pas retrouvé Antigone, effacée derrière les autres personnages et les dialogues ne mettant pas à l'honneur la vie et les choix dans cette tragédie. Dommage.

    https://lecturedaydora.blogspot.com/2019/01/antigone-clotilde-bruneau-giuseppe.html

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