Giosue Calaciura

Giosue Calaciura
Giosuè Calaciura est né à Palerme et il vit et travaille à Rome. Journaliste, il écrit régulièrement pour de nombreux quotidiens et diverses revues. Borgo Vecchio est son cinquième roman traduit en français. Il a remporté, lors de sa sortie en Italie, le prix Paolo Volponi.« La langue de Giosuè C... Voir plus
Giosuè Calaciura est né à Palerme et il vit et travaille à Rome. Journaliste, il écrit régulièrement pour de nombreux quotidiens et diverses revues. Borgo Vecchio est son cinquième roman traduit en français. Il a remporté, lors de sa sortie en Italie, le prix Paolo Volponi.« La langue de Giosuè Calaciura est unique, objectivement unique : c'est une langue très belle, dense, poétique, baroque, traversée de constantes inventions métaphoriques. » Jérôme Ferrari« Borgo Vecchio est une fable mélodramatique qui fait penser aux œuvres les plus visionnaires de García Márquez. Le portrait d'une insularité méditerranéenne magique et extrême. »Goffredo Fofi, Internazionale

Avis (3)

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    Couverture du livre « Borgo vecchio » de Giosue Calaciura aux éditions Noir Sur Blanc

    Marie-Laure VANIER sur Borgo vecchio de Giosue Calaciura

    Sept chapitres écrits dans une très belle prose poétique et lyrique nous plongent au coeur du Borgo Vecchio, quartier populaire de Palerme, où nous rencontrons une poignée de personnages hauts en couleur : Giovanni, charcutier prêt à tout pour économiser quelques grammes de mortadelle, son fils,...
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    Sept chapitres écrits dans une très belle prose poétique et lyrique nous plongent au coeur du Borgo Vecchio, quartier populaire de Palerme, où nous rencontrons une poignée de personnages hauts en couleur : Giovanni, charcutier prêt à tout pour économiser quelques grammes de mortadelle, son fils, Mimmo, le gamin des rues qui traîne avec le pauvre Cristofaro, le gosse qui reçoit tous les soirs sa dérouillée et dont les cris de douleur résonnent dans tout le faubourg...
    Il y a aussi Carmela, la prostituée au corps de lumière et de feu qui a disposé le manteau d'une vierge au-dessus de son lit et a repeint le plafond en bleu pour que ses clients s'imaginent au paradis. Elle a une fille, la Carmela, une belle Celeste qui attend patiemment sur son balcon que sa mère ait cessé de rendre les hommes un peu heureux, la belle Celeste dont Mimmo est fou d'amour…
    Complétons le tableau avec Totò, le pickpocket, qui range son couteau dans ses chaussettes pour éviter de couper trop souvent la gorge des belles dames du centre ville... Même que le Mimmo aimerait bien s'en servir, de ce couteau, pour l'enfoncer entre les deux côtes du père de son copain Cristofaro.
    Et Nanà, le cheval à qui l'on parle, à qui l'on explique au creux d'une oreille de velours ce qu'est l'amour, à qui l'on confie tout le poids des lourds secrets et qui, dans le silence de sa douce nature animale, bat des cils pour dire qu'il a compris et qu'il ne répétera jamais les tendres mots qu'il a recueillis au fond de son coeur.
    Et tout ce petit monde pleure et rit, embrasse et tue, vole et donne, se donne aux autres, à la vie, au soleil qui fait taire tout le monde aux heures lourdes de l'après-midi.
    Et cette vie est palpable dans l'écriture de Giosuè Callagiura et c'est là que se trouve toute la magie de ce texte, dans le coeur qui bat, la veine qui palpite, le corps qui frémit et l'esprit qui tremble. Cette VIE, elle est là, dans l'odeur du pain chaud qui se répand doucement, délestant les épaules de l'ivrogne de tout le poids d'un monde qu'il peinait à porter, ralentissant le pas des belles dames et de leur ombre sur les murs ocres du quartier.
    Et puis il y a Dieu, ici, là, partout, nulle part, dans les coeurs et dans l'air, dans le sang et les larmes, dans la vie et la mort, ici, là, partout, nulle part.
    Chaque page est un autre jour dont il faudra atteindre la nuit, vivant si possible, heureux ce serait mieux, mais à Borgo Vecchio on n'en demande pas tant.
    Intense, beau et frémissant d'humanité…

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    Couverture du livre « Borgo vecchio » de Giosue Calaciura aux éditions Noir Sur Blanc

    NADIA D'ANTONIO sur Borgo vecchio de Giosue Calaciura

    Et si aujourd'hui on passait à une lecture italienne ? Cela avec un livre de Giosuè Calaciura : « Borgo Vecchio ». L'écrivain est né à Palerme et on connaît déjà de lui « Malacarne » ainsi que quatre autres ouvrages. A présent, il vit à Rome où il est journaliste, écrit dans différentes revues,...
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    Et si aujourd'hui on passait à une lecture italienne ? Cela avec un livre de Giosuè Calaciura : « Borgo Vecchio ». L'écrivain est né à Palerme et on connaît déjà de lui « Malacarne » ainsi que quatre autres ouvrages. A présent, il vit à Rome où il est journaliste, écrit dans différentes revues, également pour le théâtre et la radio.

    Borgo Vecchio est un quartier de Palerme. C'est là que vivent Mimmo (Domenico) et Cristofaro, deux amis.
    Mimmo est le fils d'un charcutier qui gruge ses clients avec une balance trafiquée tandis que Cristofaro est victime de la violence de son père. Il y a également Toto un braqueur qui garde son pistolet dans sa chaussette parce que « c'est plus difficile de s'en servir ».
    Mais il y a aussi une prostituée, Carmela dont la fille, Céleste, reste dehors pendant que sa mère reçoit ses clients. Toto voudrait épouser Carmela et devenir ainsi le père de Céleste. Mimmo est amoureux de Céleste et raconte ses secrets à un cheval, Nana.

    Dans ce livre composé de sept chapitres, on assiste aux méfaits des deux garçons, à leurs idéaux, à leur vie faite de magouilles tout en gardant un brin d'espoir pour une vie meilleure. Cette courte histoire est forte, triste, émouvante, souvent violente mais ne manque pas d'humour et touche au cœur le lecteur avec la misère, le désespoir et le système d'(pour « Débrouille »). le Mal et le Bien vont de pair en nous tenant en haleine jusqu'à une fin émouvante.

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    Couverture du livre « Conte de bidonville » de Giosue Calaciura aux éditions Les Allusifs

    Clo Brion de VANDROMME sur Conte de bidonville de Giosue Calaciura

    Conte du bidonville est la tragique histoire d'Henriette, orpheline, prostituée, veuve de misère, à la recherche de sa petite fille disparue d'étrange façon. Cette quête désespérée nous conduit dans les entrailles d'un état bidonville où se mêlent, aux clartés des lucioles, rouges hibiscus et...
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    Conte du bidonville est la tragique histoire d'Henriette, orpheline, prostituée, veuve de misère, à la recherche de sa petite fille disparue d'étrange façon. Cette quête désespérée nous conduit dans les entrailles d'un état bidonville où se mêlent, aux clartés des lucioles, rouges hibiscus et petits dieux du sacrifice, les violences d'un quotidien ravagé de pauvreté et de maladies.
    Terrible plongée dans une Afrique qui souffre et suffoque, transfigurée par la force narrative de ce conte au titre presque «oxymorique», gorgé de vérités à pleurer.

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