Gilbert Gallerne

Gilbert Gallerne

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Avis (12)

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    Couverture du livre « Sous terre personne ne vous entend crier » de Gilbert Gallerne aux éditions French Pulp

    Amandine Gazeau sur Sous terre personne ne vous entend crier de Gilbert Gallerne

    Pour qu’un polar me plaise, il faut que l’auteur m’attrape dès le début ou alors dans les 50 premières pages et ne me lâche plus jusqu’à la fin ou alors juste de quoi me laisser reprendre un peu mon souffle.

    Ici on commence direct dans l’action pour rencontrer nos personnages et puisque ce...
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    Pour qu’un polar me plaise, il faut que l’auteur m’attrape dès le début ou alors dans les 50 premières pages et ne me lâche plus jusqu’à la fin ou alors juste de quoi me laisser reprendre un peu mon souffle.

    Ici on commence direct dans l’action pour rencontrer nos personnages et puisque ce sont des flics, on attaque direct dans l’action avec une arrestation qui finit mal.
    Ce premier événement nous permet de faire connaissance avec Lionel Jonzac, commissaire. Cet homme est un solitaire mais il aime son travail même si à l’approche de la retraite il n’est pas mécontent de le quitter. Malheureusement, comme l’indique la quatrième de couverture, il va perdre sa nièce dans des conditions très étranges.

    On plonge alors dans un univers que je n’avais pas beaucoup vu dans le polar, celui du monde souterrain de Paris. Une grande partie de l’action va se passer sous terre dans les catacombes mais pas seulement. Je pense que l’auteur a dû faire un sacré travail de recherches pour arriver à nous plonger aussi bien dans cet univers très particulier. J’avoue avoir eu peur assez vite et m’être sentie claustrophobe. L’ambiance est un des gros points forts de ce livre.

    A cela on peut ajouter le personnage du tueur en série qui fait froid dans le dos dès le début du livre et encore plus à la fin. On apprend au fur et à mesure qui est là et en cela il devient de plus plus terrifiant. J’ai ressenti un certain malaise par moment.
    Quand on ajoute le monde souterrain de Paris à ce personnage de tueur, je peux vous dire que je ne vais plus voir les transports en communs parisien de la même manière.

    En ce qui concerne l’enquête principal, très vite comme on peut s’y attendre, Jonzac va mener l’enquête seul un peu à l’ancienne. C’est un élément qui change de ce que l’on a l’habitude de lire actuellement où l’on essaye d’être le plus réaliste possible côté procédure. Mais cela n’en reste pas moins réaliste.
    Concernant la seconde enquête qui est encore plus personnel pour Jonzac, elle est assez anecdotique même si elle connait une fin dans ce livre. J’ai eu cependant l’impression de passer à côté de quelques éléments qui ont peut être fait l’objet d’un précédent livre.

    Dans ce livre on ne s’ennuie pas. Les chapitres sont courts et s’enchainent très vite. L’écriture est fluide. Le rythme est excellent. Ce livre est un livre d’ambiance. On est à la fois fasciné par ce monde souterrain mais aussi terrifié. Les révélations viennent au compte-goutte avant une apothéose finale qui vous scotche ! On enchaine les surprises pour notre plus grand plaisir.

    Ce fut donc une très bonne lecture ! Les amateurs de polar en auront pour leur compte avec ce livre qui nous plonge dans les bas-fonds parisiens comme jamais.

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    Couverture du livre « Mauvaise main » de Gilbert Gallerne aux éditions French Pulp

    Sophie Songe sur Mauvaise main de Gilbert Gallerne

    Eric avait cinq ans quand il a quitté la scierie des Vosges pour vivre avec sa tante, après l'accident qui lui a coûté une main. Au chômage, c'est un peu la mort dans l'âme qu'il décide de rejoindre le berceau familial pour tenter de s'en sortir. Son arrivée avec sa femme jette un froid glacial,...
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    Eric avait cinq ans quand il a quitté la scierie des Vosges pour vivre avec sa tante, après l'accident qui lui a coûté une main. Au chômage, c'est un peu la mort dans l'âme qu'il décide de rejoindre le berceau familial pour tenter de s'en sortir. Son arrivée avec sa femme jette un froid glacial, dangereux, vertigineux...

    Ce roman nous plonge au cœur de la ruralité et de la misère sociale avec une conviction profonde et sans appel. Ce que l'on y goûte, ce que l'on y ressent ne s'apparente en rien à l'image bucolique et paisible que l'on s'en fait.

    Dès le début de cette aventure, Eric et sa femme Elise, enceinte de quelques mois, s'immergent dans une ambiance familiale pesante et inhospitalière. On perçoit la noirceur sous les non-dits, le vice sous les apparences. C'est la violence, l'intimidation qui hiérarchisent cette tribu, de manière totalement injuste et immuable. Et pourtant, la présence d'Eric dérange, ébranle et soumet à une vérité et une confrontation aussi cruciale que terrifiante.

    L'écriture est crue, ciselée : elle nous saisit jusqu'à la moelle. Nous nous attachons à des personnages sensibles, fragiles, tandis que nous en haïssons d'autres pour leur caractère grossier, informe et despotique. On se sent prisonnier de mœurs sauvages, qui salissent et phagocytent tout sur leur passage. L'engrenage en marche, rien ne semble là pour l'arrêter... Les secrets s'évanouissent sous les aveux blessants, cinglants et irrattrapables.

    Un huis clos étouffant, cauchemardesque, aliéné. Gilbert Gallerne ne badine pas, il ouvre un passage, tranche à vif et capture définitivement votre intérêt. A lire de toute urgence !

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    Couverture du livre « Mauvaise main » de Gilbert Gallerne aux éditions French Pulp

    Marie Kirzy sur Mauvaise main de Gilbert Gallerne

    Qui a dit qu'il ne se passait rien dans les campagnes d'ici et d'ailleurs ? Décidément le polar rural qui dépote à le vent en poupe ... après les malfrats de père en fils des Appalaches ( Bull Mountain, Brian Panovich ), après les voyous loosers déglingos du fin fond de l'Ardèche ( Ma Vie sera...
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    Qui a dit qu'il ne se passait rien dans les campagnes d'ici et d'ailleurs ? Décidément le polar rural qui dépote à le vent en poupe ... après les malfrats de père en fils des Appalaches ( Bull Mountain, Brian Panovich ), après les voyous loosers déglingos du fin fond de l'Ardèche ( Ma Vie sera pire que la tienne, Williams Exbrayat ) ou encore après le déchirant Gus des Cévennes ( Grossir le ciel, Franck Bouysse ) ... voici la famille autarcique des Vosges qui vit sous la coupe d'une brute épaisse, une famille aux moeurs primitives, sauvages, sordides, une famille dans laquelle on vous nettoie au jet d'eau froide devant tout le monde , où un oncle tripote ouvertement à table sa nièce sans que personne n'ose réagir. Affreux, sales et méchants, mais pas que.

    A côté du personnage monolithique du frère tyran, l'auteur fait émerger des personnages intéressants et nettement plus complexes : la mère, un bloc polaire beaucoup trop taiseux pour n'avoir rien à cacher ; la belle-fille Elise, dopée par sa grossesse puis maternité, l'élément perturbateur qui va tout faire exploser ; Ludovic, le neveu révolté qui veut apprendre, lire, faire des études.

    Gilbert Gallerne a un vrai talent pour créer une ambiance lourde, poisseuse en mode huis clos oppressant, sa plume est précise et sèche, efficace pour servir le propos. le scénario est implacable; dès les premières pages, on sent bien que l'office du tourisme des Vosges ne va pas plussoyer, mais qu'importe l'auteur nous emmène dans des recoins de l'intrigue qu'on n'avait point soupçonné.

    Bravo aux éditions French Pulp qui publie des polars / romans noirs qui ont du chien, du culot, de la singularité et du peps !

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    Couverture du livre « Magie noire » de Gilbert Gallerne aux éditions Baleine

    Chantal Lafon sur Magie noire de Gilbert Gallerne

    Raoul d’Estèves, sa femme Irène et leur fils Alexandre se sont installés sur une île au Cameroun. Ile qui ne leur appartient pas en totalité mais Raoul y a fait tous les aménagements nécessaires pour une vie confortable.
    Il a invité ses deux frères Hubert et Gérard a venir passer leur mois de...
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    Raoul d’Estèves, sa femme Irène et leur fils Alexandre se sont installés sur une île au Cameroun. Ile qui ne leur appartient pas en totalité mais Raoul y a fait tous les aménagements nécessaires pour une vie confortable.
    Il a invité ses deux frères Hubert et Gérard a venir passer leur mois de vacances avec eux, mais avec l’arrière-pensée de les faire rester et de reformer la famille au complet sur l’île de leur ancêtre, corsaire du Roy, qui a laissé un carnet où il narre sa vie, seul Raoul a pris connaissance de ce dernier.
    Avec eux Kelly, 16 ans, fille d’amis, mais dès le pied posé sur le sol africain, elle entre en transes. Le poltergeist (esprit frappeur) l’a déjà visité à Londres et ses crises qui avaient disparu, resurgissent avec violence.
    L’île est occupée également par les Bamilekés. Jusque-là, Raoul avait pensé vivre en bon voisinage avec ce groupe ethnique avec qui il pratique divers échanges, il leur achète le fruit de leur pêche, leurs fruits et légumes.
    Il a engagé comme homme à tout faire N’Gombala, seul à pourvoir parler avec eux.
    Les vacances ne se déroulent pas dans le farniente, entre les trombes de pluie, le sable noir, la forêt et ses ombres maléfiques, divers incidents viennent émailler leur séjour.
    Mais un jour, le chien tombe dans un piège qui visiblement leur était destiné. Puis des sculptures menaçantes sont gravées une des colonnes de la maison.
    « Raoul et Gérard bondirent presque en même temps. Ils étaient déjà penchés pour examiner ce qui, dans d’autres circonstances, aurait pu passer pour deux œuvres d’art, quand Hubert les rejoignit.
    Hauts d’une vingtaine de centimètres, larges des dix centimètres que permettait tout juste l’épaisseur des colonnes, les deux masques nègres souriaient hideusement. Taillés avec une science certaine de la sculpture sur bois, leurs traits déformés n’exprimaient qu’un sentiment unique : la haine. »
    Si ce message ne suffisait pas, d’autres évènements vont s’enchaîner, afin d’encercler cette famille et de les isoler.
    D’où vient le danger et pourquoi ?
    La clef est-elle dans le vieux grimoire de leur aïeul ?
    Si vous voulez en savoir plus lisez cette histoire et si vous êtes en train de bronzer sur une belle plage, regardez derrière vous, des flots peuvent surgir…
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 16 juillet 2018.

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