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Gerard Mordillat

Gerard Mordillat

Gérard Mordillat, né le à Paris, est un romancier et cinéaste français. Il a, entre autres, publié Vive la Sociale !, L’Attraction universelle, Rue des Rigoles.

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Gérard Mordillat, né le à Paris, est un romancier et cinéaste français. Il a, entre autres, publié Vive la Sociale !, L’Attraction universelle, Rue des Rigoles.

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « Tous les marins sont des chanteurs ; vie et mort d'Yves-Marie Le Guilvinec (1870-1900), poète et marin breton » de Francois Morel et Gerard Mordillat et Antoine Sahler aux éditions Calmann-levy

    Miss Marple sur Tous les marins sont des chanteurs ; vie et mort d'Yves-Marie Le Guilvinec (1870-1900), poète et marin breton de Francois Morel - Gerard Mordillat - Antoine Sahler

    Quelle main m'a guidée ce jour là, entre deux confinements, à choisir, parmi tant d'autres, ce petit livre, ( 94 pages!), à la jolie couverture désuète, une baleine rieuse dessinée et crachant l'eau !! la main de qui vous voulez, mais une main heureuse !
    Un vrai petit bijou, de douceur, de...
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    Quelle main m'a guidée ce jour là, entre deux confinements, à choisir, parmi tant d'autres, ce petit livre, ( 94 pages!), à la jolie couverture désuète, une baleine rieuse dessinée et crachant l'eau !! la main de qui vous voulez, mais une main heureuse !
    Un vrai petit bijou, de douceur, de rudesse et criant de vérité !
    Des chansons de Yves marie le Guilvinec, parfois un peu scies de bar ou de music hall «  Musique halle écrit il!), découvertes par hasard à saint Lunaire par F. Morel.
    Passionnée je l'ai été puisque ce petit fascicule me ramène à une généalogie toute fraîche encore dans ma tête, celle d'un lointain cousin parti pécher la morue à Saint Pierre et Miquelon et resté la bas, a fait souche avant d'émigrer au Canada.
    Lire les duretés, et le mot est faible !, de la vie de marin terre neuva, qui se terminait souvent prématurément, péri en mer ! est un euphémisme ! Ce livre est passionnant par les détails donnés quant à la façon de survivre dans cet enfer gelé, mouillé, raidissant les vêtements et trempant les caractères et inversement. !
    Les lettres échangées avec sa mère sont à la fois pleines de tendresse et de chaleur, élément manquant assurément sur ces bateaux, rappelant l'importance des contacts et des colis envoyés, contenant des saucissons ou des andouilles, ce qui les changeaient du quotidien de la morue.
    La quantité d'alcool ingurgitée est à proprement parler faramineuse ! Toutes les raisons et toutes les occasions, maladies, refroidissements, sont bons pour avaler une rasade de vin, rhum ou whisky, chacun ayant son objectif bien défini !
    Ce livre, mi roman mi essai est un rappel aux réalités de la vie d'avant, d'avant vraiment, pas d'avant maintenant ! 3 générations par rapport à moi..c'est le message qu'il faut faire passer !
    Lisez, lisez et engrangez les mémoires !

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    Couverture du livre « Ces femmes-là » de Gerard Mordillat aux éditions Albin Michel

    Jean-Paul Degache sur Ces femmes-là de Gerard Mordillat

    Anticipation ? Scénario catastrophe ? Appel désespéré afin de réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

    Gérard Mordillat, auteur et réalisateur que j’apprécie beaucoup (Les vivants et les morts, Xénia, Rouge dans la brume, La Brigade du rire…), Gérard Mordillat prouve une fois de plus tout son...
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    Anticipation ? Scénario catastrophe ? Appel désespéré afin de réagir avant qu’il ne soit trop tard ?

    Gérard Mordillat, auteur et réalisateur que j’apprécie beaucoup (Les vivants et les morts, Xénia, Rouge dans la brume, La Brigade du rire…), Gérard Mordillat prouve une fois de plus tout son talent. En lisant ce livre, je ne pouvais m’empêcher de penser à un scénario de film, à une histoire toute prête pour être portée à l’écran…
    En dévorant ce roman qui anticipe tout juste puisque tout se passe avant ces fameux Jeux Olympiques de 2024, j’ai pensé à tout ce qui est dit pour nous faire rêver en cachant toutes les conséquences désastreuses que cette organisation va générer.
    L’histoire se déroule en trois temps : Avant, Pendant et Après. Au cours de ma lecture, je me suis familiarisé avec une quantité de personnes, pas toutes très recommandables mais bien représentatives de notre société. Si le Covid-19 est absent bien sûr, les pluies acides très spéciales de la fin des manifestations sont une conséquence des dégâts irréversibles que l’homme a causés à la planète Terre.
    Peu de temps avant ces fameux Jeux Olympiques donc, la France a basculé complètement dans le camp d’une droite dure au sein de laquelle quelques transfuges, ex-socialistes, ne sont pas en reste par goût immodéré des honneurs et du pouvoir. Quelques noms me viennent à l’esprit…
    Le dernier projet fou de cette majorité aux ordres du Triumvirat, les trois principaux grands patrons, est d’expulser tous les musulmans de France, par tous les moyens. Presse et syndicats muselés, citoyens fichés au maximum, une grande manifestation se prépare ainsi que, bien sûr, une contre-manifestation pro-gouvernementale. Les extrémistes de tout bord s’activent, s’arment mais l’auteur, avec un récit très rythmé, réussit parfaitement à m’attacher aux principaux protagonistes et surtout aux femmes qui se révèlent, au fil des pages, d’une importance essentielle : Ces femmes-là.
    Ces femmes-là, malgré un déroulement catastrophique des événements, soulèvent des idées essentielles et ouvrent les yeux sur ce patriarcat qui nous conduit vers le pire, une inhumanité qui gagne chaque jour.
    Au cours de ma lecture, j’ai vibré, j’ai paniqué, j’ai été choqué mais j’ai été aussi ému par les amours, les scènes intimes où chacune et chacun révèle sa vraie nature, prenant conscience de la nécessité de changer.
    Alors, qu’elles ou qu’ils se nomment Maxence, Faustine, Charlie, Cassandre, Anie, Daisy ou Morgane ou tout autre prénom, cette aventure humaine terrible et pourtant si proche de nous, est finalement très instructive et révélatrice de ce qui se prépare pour les années à venir si notre vigilance faiblit.

    Le drame actuel causé par la pandémie du Covid-19 est un autre signal d’alarme tellement important que nous risquons, malgré les belles résolutions et les grandes déclarations, de recommencer comme avant dès que le danger semblera s’éloigner ou bien nous tomberons dans ce que raconte tellement bien Gérard Mordillat.

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Les vivants et les morts » de Gerard Mordillat aux éditions Lgf

    Jean-Paul Degache sur Les vivants et les morts de Gerard Mordillat

    La lecture du roman Les Vivants et les Morts, de Gérard Mordillat, m'avait beaucoup marqué. Lorsque j'ai appris que le livre avait été adapté en série pour la télévision, j'étais curieux de comparer les deux. Or, je n'ai pas été déçu.

    Après avoir vu les six premiers épisodes, je me suis...
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    La lecture du roman Les Vivants et les Morts, de Gérard Mordillat, m'avait beaucoup marqué. Lorsque j'ai appris que le livre avait été adapté en série pour la télévision, j'étais curieux de comparer les deux. Or, je n'ai pas été déçu.

    Après avoir vu les six premiers épisodes, je me suis rendu compte que cette immense fresque sociale et souvent très intimiste, ne pouvait être adaptée que par son auteur lui-même. Le récit est tellement dense que la réalisation a imposé de résumer certaines parties de l’histoire en deux épisodes.
    Les Vivants et les Morts permet de comprendre de l’intérieur ce qui s’est passé et se passe encore lorsque la finance l’emporte sur l’humain. Cette recherche permanente et obsessionnelle du profit détruit tout simplement la vie. L’auteur décortique bien le mécanisme diabolique mis au point pour réussir à déposséder les ouvriers de leur outil de travail.
    Les ouvriers, les employés sont prêts à tous les sacrifices pour conserver ce qui est leur dignité et leur fierté. D’autres hommes – méritent-ils ce nom ? – n’hésitent pas à employer tous les stratagèmes pour parvenir à leurs fins. Témoins de ce spectacle désolant, les hommes politiques sont pathétiques et Gérard Mordillat démontre bien toute leur impuissance devant ce véritable massacre. Les vrais décideurs sont ailleurs et ils se gardent bien de se montrer.
    Les deux derniers volets de cette terrible histoire bien trop contemporaine m’ont laissé KO. La révolte de toute une ville qui sent qu’on est en train de l’assassiner, est montrée avec brio et beaucoup de réalisme par le réalisateur : « Qui sème la misère récolte la colère ! »
    Ce sont les femmes qui font prendre conscience à tous du drame qui se joue alors que, de réunion en réunion, responsables et hommes politiques tentent d’en finir en douceur. Arrive alors la répression aveugle et dévastatrice des forces de l’ordre. L’auteur nous montre bien que ce sont ceux qui les dirigent, de loin, par radio, qui portent la faute de la catastrophe qui s’amorce.
    Dans le film, Marie Denarnaud qui joue le rôle de Dallas, se révèle vraiment dans ses deux derniers épisodes où elle est tout simplement extraordinaire de présence, de force et d’émotion. Elle vole même la vedette à son mari, Rudy, joué par un très bon Robinson Stévenin, et finit par imposer sa volonté.
    Inutile de détailler tout ce qui se passe dans Les Vivants et les Morts, tellement cette histoire est dense et riche en émotions. L’œuvre cinématographique réalisée est à la hauteur du roman et tout le mérite en revient à Gérard Mordillat et à tous ceux qui l’ont soutenu pour réaliser cette superbe fresque.

    Que vous ayez vu ou pas le film, lisez sans plus tarder le livre, vous ne le regretterez pas !

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « La brigade du rire » de Gerard Mordillat aux éditions Lgf

    Carrie sur La brigade du rire de Gerard Mordillat

    De Gérard Mordillat je ne connaissais que le nom, de loin.

    C'est en entendant à la télévision une critique sur ce roman que j'ai voulu le lire.

    D'anciens potes de lycées, ayant connu un moment de gloire - et un entrefilet dans le quotidien L'Equipe - lors de leur victoire à un...
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    De Gérard Mordillat je ne connaissais que le nom, de loin.

    C'est en entendant à la télévision une critique sur ce roman que j'ai voulu le lire.

    D'anciens potes de lycées, ayant connu un moment de gloire - et un entrefilet dans le quotidien L'Equipe - lors de leur victoire à un championnat d'une ligue inférieure de handball, se retrouvent chez l'un d'eux, devenu prof d'anglais tout en rêvant secrétement d'écrire un roman.

    La soirée passant, l'alcool aidant, ils décident de kidnapper Ramut, un journaliste d'une revue bien à droite - pour ne pas dire autre chose - qui parle des ouvriers sans en avoir jamais vu un seul de sa vie et prône, sous couvert de compétitivité, le retour à la semaine de 48 heures, le travail le dimanche, un salaire au SMIC moins 20%... Facile quand on a grandi dans une famille bourgeoise et qu'on n'a jamais sué de sa vie, hormis en bord de mer l'été. Alors la fine équipe décide de le mettre au travail, appliquant à la lettre les principes qu'il expose à tour d'articles.

    J'ai trouvé le livre drôle, caustique et intéressant. Et il soulève un gros problème de notre société: comment un petit tas de penseurs décident pour le reste, le "ventre mou"?

    Car on peut aussi se demander comment un magistrat qui a grandi dans l'opulence peut légitimement condamner un petit gars de cité. Ou comment un policitien, qui ne connaît même pas le prix d'une baguette, peut dire sans sourciller qu'on s'en sort très bien avec 1500 euros par mois... Malheureusement, la méritocratie a ses limites et quand on vient d'un milieu social défavorisé il est bien difficile d'en sortir, quoi qu'on en dise ou pense.

    Mais pour en revenir au roman, je l'ai trouvé très agréable à lire même si peu réaliste (mais est-ce un problème?) J'ai beaucoup aimé la toute toute fin.

    Néanmoins, j'ai trouvé aussi qu'il y avait quelques longueurs et j'étais contente de le terminer.