Gerard De Cortanze

Gerard De Cortanze

Ecrivain, éditeur aux éditions Albin Michel, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Gérard de Cortanze a publié plus de 80 livres, traduits en vingt-cinq langues.

Auteur de romans, de biographies, d'essais sur l'art et la littérature, Gérard de Cortanze a...

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Ecrivain, éditeur aux éditions Albin Michel, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Gérard de Cortanze a publié plus de 80 livres, traduits en vingt-cinq langues.

Auteur de romans, de biographies, d'essais sur l'art et la littérature, Gérard de Cortanze a obtenu le prix Renaudot 2002 pour Assam. Nombre de ses livres s'appuient sur une réalité historique forte. Après sa saga familiale des Vice-Rois, l'An prochain à Grenade et Les amants de Coyoacan, Zazous, se penchant sur la France de l'Occupation, ne déroge pas à cette règle.

crédit photo : © Witi DE TERA / Opale / Leemage / Editions Albin Michel

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Avis (29)

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    Couverture du livre « Zazous » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Florel sur Zazous de Gerard De Cortanze

    On connait tous l’expression « faire le zazou », mais au final on est très peu à connaître l’histoire de ces zazous, et plus particulièrement sous l’occupation allemande à Paris.
    Mais voilà un vide que Gérard de Cortanze s’apprête à combler avec un sens du détail et de l’Histoire époustouflant....
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    On connait tous l’expression « faire le zazou », mais au final on est très peu à connaître l’histoire de ces zazous, et plus particulièrement sous l’occupation allemande à Paris.
    Mais voilà un vide que Gérard de Cortanze s’apprête à combler avec un sens du détail et de l’Histoire époustouflant. D’ailleurs je ne sais même pas pourquoi je dis cela, vu que les deux ne vont pas l’un sans l’autre. En effet par le détail du Paris occupé, en nous racontant la presse, les arrestations, les fusillades, les décrets anti-zazous, les actions zazous, les lois antisémites, le lien trouble entre musulmans et nazi (d’ailleurs j’ai découvert ici la branche SS musulmanes), l’épuration d’après-guerre, etc., l’auteur nous raconte l’Histoire avec un grand H ; nous plongeant ainsi réellement dans le quotidien difficile du Paris occupé et donc de nos personnages.

    Qui eux sont certes imaginaires, mais comme ils sont placés dans un monde réaliste et décrivant une jeunesse réelle, on pourrait les croire réels. Surtout que l’auteur ne les épargne pas dans le malheur, puisque chacun à leur manière nos personnages vont subir cette guerre.

    Et puisque je parle des personnages… c’est le moment de faire un point sur eux.

    Porter par une plume simple mais prenante, nous allons donc suivre ici tout un groupe de jeune adolescent, qui aime le swing, le style anglais, et affiche à l’égard de la guerre un « j’m’en foutiste » patent, avec cette ritournelle en fond sonore qui dit « que la jeunesse ne doit pas mourir à cause de la guerre ». Pourtant malgré leur refus des grandes actions de résistance, leur refus de s’engager réellement et de juste se « contenter » de quelques petites actions marquantes, comme le port d’une étoile jaune détournée, de déranger les séances de cinéma, etc., nos héros vont devoir s’engager plus qu’ils ne le voudraient. Pour les amis, pour eux, pour leur pays, ils devront cacher des vérités et parfois frôler la collaboration par intérêt ou par amour.

    Tout ceci aura forcément des répercutions sur leurs liens, parfois la tension montera entre les personnages, mais ça n’ira jamais vraiment plus loin que quelques brouilles car l’amitié est plus fort que tout. Et c’est là un peu le bug du livre, ça fait franchement pas très convaincant de ne pas voir les liens cassés davantage, alors qu’à côté le livre ne manque pas de réalisme. Franchement, est-ce qu’une amitié peut survivre à une guerre et dans ce contexte à des comportements opposés aux autres, opposés à nos engagements ? Personnellement j’ai des doutes…
    Bon tout cela n’est finalement que détail, car la fin de Josette rattrape cela. En effet, par ce personnage l’auteur nous présente vraiment ces humains en morceaux qui ne savent plus comment vivre après une guerre qui bouleversa l’Histoire et leur vie.

    En conclusion c’était une lecture historique agréable et enrichissante que je recommande vivement malgré quelques longueurs.

    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2016/05/02/33755018.html

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    Couverture du livre « Zazous » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Dominique Sudre sur Zazous de Gerard De Cortanze

    Ils sont nombreux les Zazous du café Eva. Il y a Odette, Marie, l’artiste qui chante dans les cabarets, Lucienne, Sarah la jeune fille juive, Josette, Jean et Pierre les lycéens, Charlie, l’américain qui devient français-antillais pour survivre, et Gerhard, le soldat allemand qui aime tant la...
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    Ils sont nombreux les Zazous du café Eva. Il y a Odette, Marie, l’artiste qui chante dans les cabarets, Lucienne, Sarah la jeune fille juive, Josette, Jean et Pierre les lycéens, Charlie, l’américain qui devient français-antillais pour survivre, et Gerhard, le soldat allemand qui aime tant la musique. On a un peu de mal à les reconnaitre. Et pourtant, ils vivent tous les maux des jeunes grandis trop vite dans les tourments de l’histoire. Qu’il s’agisse d’amour ou d’amitié, leurs aventures sont celles des jeunes de leur âge, relations torturées, compliquées ou évidentes, heureuses ou tristes, mais souvent réalistes. Malgré tous les interdits qui paraissent tellement incroyables, énormes ou dérisoires, mais qui lorsqu’on les brave chaque jour deviennent mortellement dangereux.
    Au fil des pages, l’auteur nous présente un panorama assez complet de la vie artistique, de la musique, de la mode, de la vie en somme, de cette jeunesse qui vit dans un Paris occupé mais pas vaincu. Vision que l’on trouve rarement dans les romans traitant de cette époque. C’est étonnant et permet de comprendre comment chacun a réussi à se débrouiller pour vivre, s’habiller, faire bonne figure, pour trouver ce semblant de normalité qui même dans l’excès prouve que l’on existe.
    Petit bémol peut être, au fil de la lecture, on se demande d’où viennent ces jeunes qui vont si souvent au cinéma et au concert l’après-midi - puisqu’il faut rentrer avant le couvre-feu et parce que tout s’arrête le soir- et qui chaque jour ou presque se retrouvent au café Eva. Quand vont-ils au travail, quelle est leur vie, où sont leurs familles et que fait leur entourage, sont-ils des étudiants sans parents, qu’elle est donc leur réalité dans ce monde des années 40 ?
    Dans ce roman de Gérard de Cortanze, l’occupation et les années sombres de la seconde guerre mondiale sont décrites en musique et avec beaucoup d’originalité, car le phénomène Zazous est peu connu et peu décrit finalement. Tout le monde à plus ou moins entendu le mot sans toujours savoir ce qu’il recouvre. Nous voilà donc un peu moins ignorants, et sans doute un peu admiratifs de ces jeunes de 15 à 20 ans qui, sous couvert d’insouciance, cherchaient malgré tout à montrer leur refus de vivre sans agir dans un Paris occupé par l’ennemi, après l’armistice signée par un général Pétain collaborateur et tellement décevant.
    Le texte est parsemé de très nombreuses anecdotes et de faits historiques, ce qui aurait peut-être mérité un deuxième tome, rendant ainsi plus crédible et plus fluide l’histoire de cette bande de zazous auxquels on met un peu de temps à s’attacher. C’est cependant un roman très complet, intéressant et passionnant surtout lorsqu’on s’intéresse à la petite histoire, celle qui par ses actions combinées forme la grande Histoire.

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    Couverture du livre « Zazous » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Mireille B sur Zazous de Gerard De Cortanze

    En lisant ce roman, j’ai découvert qui étaient vraiment les Zazous » et surtout le rôle que ces adolescents de 15 ans avaient joué pendant la seconde guerre mondiale.

    Ils se distinguent par leur tenue vestimentaire complètement décalée, leurs apparences physiques (la photo de couverture est...
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    En lisant ce roman, j’ai découvert qui étaient vraiment les Zazous » et surtout le rôle que ces adolescents de 15 ans avaient joué pendant la seconde guerre mondiale.

    Ils se distinguent par leur tenue vestimentaire complètement décalée, leurs apparences physiques (la photo de couverture est un bel exemple), leur attitude anticonformiste, « je m’en foutiste », une philosophie proche de l’existentialisme de Sartre, plusieurs fois cité dans ce roman, au même titre que Simone de Beauvoir.
    Leur esprit d’opposition à la privation des libertés, aux mesures imposées par le gouvernement de Vichy et à l’endoctrinement de la jeunesse se traduit par la fréquentation des bars dans des quartiers qu’ils privilégient, Quartier Latin et autres, l’organisation de concours de danse, la musique, le swing, la fréquentation des cinémas et des théâtres où ils perturbent les spectacles qui y sont programmés choisis pour plaire ou ne pas déplaire à l’ennemi…
    La culture est leur arme de résistance.
    Leur engagement est à haut risque, et la plupart sont confrontés à des arrestations, des emprisonnements et autres sévices.
    Dans le groupe que nous fait intégrer Gérard de Cortanze, la fraternité est grande, même si comme dans tout groupe constitué, les dérives existent. Dans ce roman, le lecteur vit au rythme de ces années de guerre et de folie, d’effroi, heureusement atténués par de beaux moments où la poésie s’installe.

    J’ai appris beaucoup en lisant ce roman, et en le refermant, je reste stupéfaite de la force de ce mouvement, filles et garçons de 15 ans, capables de se mobiliser pour préserver leur jeunesse au risque de leur vie. J’ai maintenant envie d’en savoir plus, et notamment quel était le milieu social de ces jeunes, l’auteur ne parle pas de leurs familles. Etaient-ils donc aussi libres ? Leur combat est à la fois signe d’une grande maturité, mais aussi d’une grande insouciance qui était sans doute leur force. Pourtant, au fil de leurs douloureuses expériences, ils ne renonçaient pas. Quel courage !
    Quelle a vraiment été leur influence pendant ces années ? La réponse se trouvera dans les recherches que je mènerai sur « les Zazous ».

    L’un des bémols de ce livre est sa longueur. Heureusement, il se vit presque comme une comédie musicale, tellement la musique est présente et les scènes bien décrites. Les personnages du groupe des Zazous sont sympathiques, on les aime et ils nous touchent.
    Certains passages concernant leurs rendez-vous dans les bars peuvent paraître redondants, mais on ne s’ennuie pas.

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    Couverture du livre « L'an prochain à Grenade » de Gerard De Cortanze aux éditions Lgf

    Roland Bonello sur L'an prochain à Grenade de Gerard De Cortanze

    J'ai bientôt terminé ce livre (ouf!) ce fut laborieux...effectivement cette succession de drames vécus par le peuple juif manque de souffle et d'écriture littéraire. C'est un livre peut être instructif (à vérifier tout de même) mais bien indigeste mieux vaut lire les récits et analyses des...
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    J'ai bientôt terminé ce livre (ouf!) ce fut laborieux...effectivement cette succession de drames vécus par le peuple juif manque de souffle et d'écriture littéraire. C'est un livre peut être instructif (à vérifier tout de même) mais bien indigeste mieux vaut lire les récits et analyses des historiens sur le sujet. Et puis on ne peut s'empêcher de penser au drame des palestiniens...

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