Gerard De Cortanze

Gerard De Cortanze

Ecrivain, éditeur aux éditions Albin Michel, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Gérard de Cortanze a publié plus de 80 livres, traduits en vingt-cinq langues.

Auteur de romans, de biographies, d'essais sur l'art et la littérature, Gérard de Cortanze a...

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Ecrivain, éditeur aux éditions Albin Michel, membre de l’Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique, Gérard de Cortanze a publié plus de 80 livres, traduits en vingt-cinq langues.

Auteur de romans, de biographies, d'essais sur l'art et la littérature, Gérard de Cortanze a obtenu le prix Renaudot 2002 pour Assam. Nombre de ses livres s'appuient sur une réalité historique forte. Après sa saga familiale des Vice-Rois, l'An prochain à Grenade et Les amants de Coyoacan, Zazous, se penchant sur la France de l'Occupation, ne déroge pas à cette règle.

crédit photo : © Witi DE TERA / Opale / Leemage / Editions Albin Michel

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Avis (30)

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    Couverture du livre « Femme qui court » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Dominique Sudre sur Femme qui court de Gerard De Cortanze

    Sportive de haut niveau à une époque où l’on ne se posait pas la question de savoir si les filles et les femmes pouvaient ou devaient faire du sport, Violette Morris fait figure d’exception. Au début du XXe siècle, la place des femmes est au foyer, à pondre des bébés et s’occuper du mari. La...
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    Sportive de haut niveau à une époque où l’on ne se posait pas la question de savoir si les filles et les femmes pouvaient ou devaient faire du sport, Violette Morris fait figure d’exception. Au début du XXe siècle, la place des femmes est au foyer, à pondre des bébés et s’occuper du mari. La pratique du sport leur permet à la rigueur d’améliorer leur santé pour fabriquer de beaux enfants ! Cette place-là, Violette la refuse d’emblée. Elle a compris que le sport qu’elle aime tant sous toutes ses formes pouvait être une passion assumée et réalisée avec succès.

    Amoureuse des femmes, passionnée par le sport, par la vitesse, elle affirme ses différences et ses goûts en faisant fi des contraintes. Elle s’affiche en pantalon à une époque où son port est stigmatisé chez les femmes (on se souvient à l’occasion que l’interdiction du port du pantalon pour les femmes a été officiellement levée dans les années 2010 !). Après un mariage raté avec Cyprien Gouraud, mariage qui se termine par un divorce, cette homosexuelle assumée a vécu librement et sans entrave. Souvent mise au ban de cette société qui refuse les différences, qui les craint et les stigmatise. Rejetée de tous du fait de sa singularité et de son caractère entier, y compris par les femmes de son époque.

    Femme libre avant l’heure, elle a tout essayé, la course à pied, le lancer du javelot ou du disque, la boxe, le cyclisme et les courses automobiles. Tout au long de sa carrière elle accumule les coupes, trophées, médailles, titres de championne dans de multiples disciplines. Il faut dire qu’à cette époque il n’était pas rare de pratiquer des sports différents et d’y exceller. On était loin alors de la spécialisation à l’extrême de nos sportifs actuels. Violette Morris a par exemple souvent participé à des courses cyclistes ou automobiles en étant la seule femme parmi les hommes. Tout comme il existait des équipes mixtes, faute de participants suffisants dans le cas contraire.

    Ses succès sportifs, mais surtout ses incartades à répétition vont pousser les fédérations nationales à lui retirer toute possibilité de concourir, sa radiation par la FFSF en 1930 la détruisant à petit feu. Elle quitte les champs de course et devient l’amie intime des vedettes de son époque. Joséphine Baker, Yvonne de Bray, Jean Cocteau et Jean Marais partageront quelque temps son quotidien, sur sa péniche ancré en bord de Seine. Avec eux, elle va même s’essayer à la chansonnette et au théâtre. Mais la France des années post Première Guerre Mondiale est terriblement patriarcale, Violette se distingue, donc Violette dérange. Pendant la guerre, partagée entre sa passion du sport et des femmes et ses ennuis financiers, elle va être accusée de collaborer avec l’ennemi.

    L’auteur a l’art de dénicher des personnalités singulières, et de nous les dévoiler avec passion. Avec Femme qui court, Gérard de Cortanze restitue à Violette Morris la place qui lui revient, et surtout nous fait découvrir cette femme exceptionnelle. Ce roman est particulièrement bien construit, étayé par une longue recherche, cela se sent sans être prégnant, et donne du corps à l’intrigue.
    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2019/02/16/femme-qui-court-gerard-de-cortanze/

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    Couverture du livre « Femme qui court » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Anita Millot sur Femme qui court de Gerard De Cortanze

    Enfant, Violette est pratiquement abandonnée par ses parents au couvent de l’Assomption de Huy. Pas de visite, ni de week-end ou même de vacances au sein de sa famille. Une immense carence affective que la petite fille puis l’adolescente cachera par un amour démesuré pour les sports (parfois...
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    Enfant, Violette est pratiquement abandonnée par ses parents au couvent de l’Assomption de Huy. Pas de visite, ni de week-end ou même de vacances au sein de sa famille. Une immense carence affective que la petite fille puis l’adolescente cachera par un amour démesuré pour les sports (parfois “extrêmes” comme la boxe) et une cuirasse à toute épreuve contre la douleur morale et physique.
    Sportive de haut niveau, on ne lui pardonnera guère son attirance pour les femmes malgré un mariage plutôt convenu auquel elle finira par mettre fin.
    Très en avance sur son temps, ses amis s’appelleront Cocteau, Marais ; Joséphine Baker sera sa maitresse … Elle tentera vainement de se faire accepter dans un monde d’hommes - hommes qui auront d’ailleurs peur de ses extraordinaires dons athlétiques.
    Violette Morris traversera deux guerres mondiales et fera - probablement plus par opportunisme que par conviction - un choix peu judicieux durant la seconde, ce qui finira par lui coûter la vie.
    Gérard de Cortanze se défend d’avoir écrit une biographie : il nous livre un roman où il tient avant tout - après de très sérieuses et minutieuses recherches - à réhabiliter une femme magnifique, qu’on a injustement qualifiée de pro-nazi et de tortionnaire de la rue Lauriston - par jalousie, machisme ou étroitesse d’esprit. On ne lui pardonnera surtout pas son charisme et son indépendance … Un superbe et passionnant récit qui permet de sortir Violette Morris de l’ombre.

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    Couverture du livre « Laisse tomber les filles » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    Charlène Cherbonnel sur Laisse tomber les filles de Gerard De Cortanze

    Cette histoire avait tout pour me plaire. Une saga sur plusieurs décénies pour suivre l'évolution et la vie de quatre personnages principaux : Lorenzo, Antoine, François et Michèle.

    Oui mais la magie n'a pas opéré. Il m'a été difficile d'entrer dans l'histoire durant toute la première partie....
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    Cette histoire avait tout pour me plaire. Une saga sur plusieurs décénies pour suivre l'évolution et la vie de quatre personnages principaux : Lorenzo, Antoine, François et Michèle.

    Oui mais la magie n'a pas opéré. Il m'a été difficile d'entrer dans l'histoire durant toute la première partie. Trop de données, trop de documentation pas assez intégrées au récit, ce qui coupait mon élan à chaque fois. Les digressions avec les chansons trop fréquentes en première partie aussi. Et pourtant, moi qui ne suis pas nées dans les années 60, j'aime à écouter ces chansons, j'aime découvrir cette époque qui marque un tournant dans notre histoire.

    Lorsque l'on arrive en 1968, la plume change, cela devient plus fluide, même si le style reste tout de même très documentaire, mais il était trop tard pour moi pour m'y accrocher vraiment. J'ai tout de même lu ce roman jusqu'à la fin pour connaitre la vie des personnages. Car tout de même on reste accroché aux protagonistes, on a envie de savoir ce qui leur arrive.

    Une lecture en demi teinte pour moi.

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    Couverture du livre « Laisse tomber les filles » de Gerard De Cortanze aux éditions Albin Michel

    MICHEL Galane sur Laisse tomber les filles de Gerard De Cortanze

    Bonjour !! L’histoire de François, Antoine, Lorenzo et Michèle. Le livre commence dans les années 1960 pendant leur adolescence et se poursuit jusqu’en 2015. Le récit raconte leurs rêves d’une société meilleure. C’est comme un roman documentaire, j’ai appris pleins de choses sur les années 60...
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    Bonjour !! L’histoire de François, Antoine, Lorenzo et Michèle. Le livre commence dans les années 1960 pendant leur adolescence et se poursuit jusqu’en 2015. Le récit raconte leurs rêves d’une société meilleure. C’est comme un roman documentaire, j’ai appris pleins de choses sur les années 60 (Moi qui suis née en 1989) comme les scopitones qui signent les prémisses des clips qui nous avons aujourd’hui, les yéyés, la télévision avec d’abord une puis deux chaînes, les grèves de mai 1968, l’actualité politique….. Mais j’ai découvert également comment était notre société pendant ces années là (La démographie, la culture, l’économie…) et son évolution jusqu’à aujourd’hui. J’ai regretté la noirceur et le pessimisme du livre. Je ne comprends pas comment ces 4 personnages avec leur culture, leur éducation, leur esprit d’analyse ont pu a ce point raté leur vie, finir si mal à la fin de l’histoire. C’est vraiment dommage car sinon le livre est bien écrit et plaisant à lire.

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