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Genki Kawamura

Genki Kawamura
Genki Kawamura est l'auteur de plusieurs textes de fiction, d'essais et d'interviews, qui ont tous été acclamés par la critique comme le public. Il est aussi réalisateur de films, notamment Confessions (2010), Wolf Children (2012), Parasite (2014), The Boy and the Beast (2015).

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « N'oublie pas les fleurs » de Genki Kawamura aux éditions Fleuve Noir

    Sandrine Fernandez sur N'oublie pas les fleurs de Genki Kawamura

    Comme chaque année, Izumi vient fêter le Nouvel an chez sa mère. Mais cette fois, ce ne sont ni la chaleur du foyer, ni les effluves d’un bon repas qui l’accueillent. La maison est froide et déserte, Yuriko a disparu. Il la retrouve dans un parc, assise sur une balançoire, le regard...
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    Comme chaque année, Izumi vient fêter le Nouvel an chez sa mère. Mais cette fois, ce ne sont ni la chaleur du foyer, ni les effluves d’un bon repas qui l’accueillent. La maison est froide et déserte, Yuriko a disparu. Il la retrouve dans un parc, assise sur une balançoire, le regard vide.
    Accaparé par son travail et préoccupé par la grossesse de sa femme, Izumi ne prête pas attention à cette absence de sa mère. Mais les moments d’égarement se multiplient et quand il se décide à consulter, le diagnostic tombe, implacable : Yuriko souffre de la maladie d’Alzheimer. Commence alors un long parcours du combattant pour maintenir le lien avec cette mère qui l’a élevé seule et dont la mémoire s’effiloche puis s’efface.

    Qui mieux qu’un écrivain japonais pouvait évoquer le sujet sensible de la maladie d’Alzheimer avec suffisamment de délicatesse et de pudeur pour rendre son récit plus doux que démoralisant ? Genki Kawamura nous livre un texte, émouvant sans être larmoyant, traitant de la vieillesse, de la solitude et de la très belle relation entre une mère et son fils. A mesure que les souvenirs de Yuriko s’effacent, Izumi, lui, se souvient…de son enfance, de leur vie à deux, de leur complicité, de la disparition de sa mère pendant une longue année. Pour lui, Yuriko a toujours été une mère. Il la découvre femme et même enfant puisque les rôles finissent par s’inverser. C’est lui dorénavant qui doit prendre soin d’elle, la nourrir, satisfaire ses caprices de petite fille. Comme une amorce à sa nouvelle vie de père de famille qui se profile…
    C’est beau, doux, profond, pudique, universel.

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    Couverture du livre « N'oublie pas les fleurs » de Genki Kawamura aux éditions Fleuve Noir

    Marie Jouvin sur N'oublie pas les fleurs de Genki Kawamura

    Saviez-vous que sur 50 millions de personnes atteintes de démences dans le monde, 60% à 70% sont touchées par la maladie d’Alzheimer ? Ce pourcentage devrait même augmenter ces prochaines années (Source : OMS). Face à ce constat accablant, des auteur(es) prennent la plume pour raconter ce...
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    Saviez-vous que sur 50 millions de personnes atteintes de démences dans le monde, 60% à 70% sont touchées par la maladie d’Alzheimer ? Ce pourcentage devrait même augmenter ces prochaines années (Source : OMS). Face à ce constat accablant, des auteur(es) prennent la plume pour raconter ce quotidien déroutant. C’est le cas de Genki Kawamura, autrement connu pour son best-seller Et si les chats disparaissaient du monde (éditions Pocket), qui revient cet automne avec son second roman N’oublie pas les fleurs publié aux éditions Fleuve.

    Un soir de nouvel an, Izumi se rend comme chaque année chez Yuriko, sa mère, pour passer ce moment en sa compagnie. Cette fois pourtant, elle n’est pas chez elle. Après plusieurs heures de recherche, il la trouve totalement confuse sur la balançoire d’un parc. Cet évènement peu anodin en amène d’autres poussant Izumi à convaincre sa mère d’aller consulter un spécialiste. Le verdict tombe : elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Une nouvelle qui pousse ce fils à s’interroger sur sa relation avec sa mère, leur histoire commune et peut-être mettre au grand jour ce qui ne l’a jamais été avant qu’il ne soit trop tard.

    Roman poignant, N’oublie pas les fleurs fait écho au quotidien de millions de personnes sur Terre. Il met en lumière la dégénérescence cognitive mais également et surtout le rôle des proches et l’impact que la maladie peut avoir sur leur vie. Tout y est abordé, l’angoisse de se voir oublié du malade, cette fatalité à se retrouver impuissant, pieds et poings liés dans une situation incontrôlable mais également le souvenir d’une réalité qui n’est hélas plus partagée. Le tout dans la problématique tristement intemporelle de la mise en EHPAD, son coût et la condition de vie des séniors.

    Genki Kawamura s’autorise l’autopsie de cette pathologie à travers un récit simple, sans fioritures, pour libérer cet immense carrousel de sentiments désordonnés et sublimer cette relation mère-fils qui unit les deux personnages principaux. Il s’interroge également sur ces liens du sang, les non-dits, les secrets que l’on garde pour se protéger ou s’apaiser dans le confort du déni.

    Aborder le thème de la mémoire, c’est également prendre en compte celui du temps qui passe, de ces jours qui ne reviennent pas et que l’on chérit avec nostalgie et mélancolie. En cela, N’oublie pas les fleurs soulève la beauté des souvenirs, la complexité de la maladie d’Alzheimer et la puissance, aussi philosophique soit-elle, d’une locution latine connue de tous : carpe diem soit cueille le jour, l’instant, mais pas les fleurs.

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    Couverture du livre « Et si les chats disparaissaient du monde... » de Genki Kawamura aux éditions Pocket

    LALIE.01 sur Et si les chats disparaissaient du monde... de Genki Kawamura

    Comment cela, Genki Kawamura ( 川村源二), « Et si les chats disparaissaient du monde ...» ? ( (世界から猫が消えたなら) ? Ni en rêve et encore moins en cauchemar.
    Genki Kawamura est un écrivain japonais et un « phénomène » dans son pays. Je vous rappelle que « le chat domestique » (« Felis silvestris catus)...
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    Comment cela, Genki Kawamura ( 川村源二), « Et si les chats disparaissaient du monde ...» ? ( (世界から猫が消えたなら) ? Ni en rêve et encore moins en cauchemar.
    Genki Kawamura est un écrivain japonais et un « phénomène » dans son pays. Je vous rappelle que « le chat domestique » (« Felis silvestris catus) est une sous-espèce du Chat sauvage (« Felis silvestris ») et qu'il est devenu l'un des principaux animaux de compagnie de nous, êtres humains, nos petites boules de poils adorables et bien souvent facétieuses. de plus, ils nous apportent la « ronron thérapie ». Mais bon, ceci est un livre qui, de plus, est original. Je vais donc arrêter mon plaidoyer pour ces adorables familiers des maisonnées et écrire quelques lignes. D'abord, j'avais été attirée par la couverture et il a rejoint toute ma collection sur les animaux (que de chroniques à publier ! Heureusement que j'avais pris des notes au cours de mes lectures….)
    Pour celui-ci, je serai brève d'autant plus que le livre est petit mais il comporte bien des réflexions.
    On lit ce que veut bien dire le narrateur (au fait, on ne connaît pas son nom), la trentaine, apprend qu'il a un cancer et le Diable lui propose un marché – un Diable plutôt bizarre et un marché idem : le jeune homme pourrait prolonger sa vie à la condition de bien vouloir faire disparaître quelque de la Terre….. Gros problème dans le choix de ces objets mais le plus gros problème vient du fait que c'est le Diable qui choisit. le pire c'est quand ce Diabolique personnage propose de faire disparaître les chats et là, il disparaîtra lui aussi…. Et le temps imparti est bien court. Surtout qu'il faut agir rapidement pour gagner une journée supplémentaire, jusqu'à ce qu'arrive le dernier choix, le plus difficile : fera ou fera pas ?
    De nombreuses réflexions philosophiques, d'autres bien touchantes et on arrive même à y trouver de l'humour (il fallait y parvenir avec un tel sujet).
    Ce petit roman a même été adapté au cinéma !
    En conclusion, je dirai que si le problème se posait pour moi, je sais très bien ce que je ferais, mais pas celui de faire disparaître des êtres humains ou animaux, ça non, certainement pas, et au péril de ma vie ! そんな筈はありません (pas question).
    Maintenant c'est à vous mais j'ajoute ma note personnelle : la lecture a fait remonter en moi de bien douloureux moments (avec un chat et je l'ai un peu évoqué dans d'autres chroniques.)

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    Couverture du livre « Et si les chats disparaissaient du monde... » de Genki Kawamura aux éditions Pocket

    Mumu Dans le Bocage sur Et si les chats disparaissaient du monde... de Genki Kawamura

    A 30 ans apprendre que vous êtes condamné, qu'il ne vous reste que quelques jours voire semaines à vivre, cela a de quoi vous chambouler. C'est ce qui arrive au narrateur, facteur de son état, qui apprend qu'il ne souffre pas d'un rhume mais d'un cancer du cerveau.....

    Dès les deux premières...
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    A 30 ans apprendre que vous êtes condamné, qu'il ne vous reste que quelques jours voire semaines à vivre, cela a de quoi vous chambouler. C'est ce qui arrive au narrateur, facteur de son état, qui apprend qu'il ne souffre pas d'un rhume mais d'un cancer du cerveau.....

    Dès les deux premières pages vous savez à quoi vous en tenir mais c'est sans compter sur l'apparition du Diable, ou Aloha, comme le narrateur le nomme, vêtu de chemises hawaïennes, tongs et lunettes de soleil qui, tel le génie de la lampe d'Aladin, il va lui proposer un marché : Contre une chose supprimer du monde il gagnera une journée de vie supplémentaire..... Tentant ? Alors on commence par le téléphone (indispensable à tout le monde et chronophage) puis les films (grande passion du jeune homme) et enfin les montres avec en arrière pensée le temps. Puis quand vient le moment d'une nouvelle disparition, l'idée de faire disparaître les chats, alors que depuis l'enfance deux chats l'ont toujours accompagné, là le choix est cornélien....

    "Il paraît que nous oublions afin de pouvoir nous souvenir. Que l'oubli est nécessaire à notre évolution. (p54)"

    Le contrat avec le Diable (Aloha) est l'occasion pour le narrateur d'une réflexion sur sa vie actuelle mais aussi sur son passé, ses regrets, ses remords, sur ses souvenirs, sa petite amie jamais oubliée, sa mère décédée, la distance avec son père horloger (bah oui tic-tac le temps compté) et surtout grâce à l'amour qu'il portait à Laitue (oui, oui) son premier chat et à Chou (on continue dans le végétal) son chat qui vit auprès de lui depuis 4 ans, il va faire une analyse de sa vie (enfin de ce qui lui reste à vivre), des choses à régler avant de faire le grand saut.

    "Quand on y réfléchit, la vie, c'est pareil. on vit tout en sachant qu'un jour, on ne sera plus. Et tout comme l'amour, c'est son impermanence qui la fait briller avec tant d'éclat. (p63)"

    Voilà, encore une fois, une sorte de petit traité de réflexions sur la vie, la mort, l'essentiel, l'important, sur le rythme de nos vies, sur l'attachement que l'on porte aux objets, sur ce que l'on a dit ou pas, etc....

    Pour quelqu'un qui n'en a jamais lu, oui pourquoi pas mais ce que je reproche à tout ce genre de littérature, c'est que lorsque vous en avez lu un vous en avez lu cent. Alors on pourrait penser qu'écrit par un auteur japonais, y trouver une certaine poésie, que nenni... Cela se veut un conte ou une fable mais il n'y a pas la magie des mots de ceux-ci.

    "Quand on y réfléchit les humains ont beau être effrayés par leur propre mort, elle n'existe pas plus pour eux que pour les félins. Après tout, une fois mort, ce n'est plus notre affaire, mais celle des survivants. (p128)"

    Bien sûr en évoquant la mort, et en particulier celle de la mère du narrateur, il y a l'épisode "émotions" en particulier par l'absence du père, des raisons de son absence dont le jeune homme n'a pas compris le sens, pour terminer avec une "sorte de happy end". Cela se lit vite, très vite, on se pose quelques questions parfois par rapport à sa propre vie, à son rapport à la mort et puis voilà.

    Ce livre m'a été également offert comme le chat qui venait du ciel par une personne connaissant ma vie et mon amour pour mon chat et encore une fois je suis très mitigée sur ce roman. Il faut que je dise aux gens de ne pas se fier à un titre, ni à une couverture et encore moins à un type de littérature ..... Qui dit littérature japonaise ne dit pas forcément poésie et charme.

    Allez ne boude plus ma minette on va se lire un autre livre....

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