Genevieve Senger

Genevieve Senger
Née à Mulhouse, Alsacienne passionnée par la langue française, Geneviève Senger a ce don rare de faire vibrer le destin tourmenté de sa région à travers des personnages formidablement attachants, dont la trace brûlante s'imprime durablement dans la mémoire.

Avis (5)

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    Couverture du livre « La promesse de Rose » de Genevieve Senger aux éditions Calmann-levy

    Alexandra Delvalle sur La promesse de Rose de Genevieve Senger

    Merci aux éditions Calmann-Levy et à Netgalley pour cette lecture. Habituellement adepte des polars et autres thrillers , ce roman totalement dans un autre domaine m'a fait passer un bon moment , même si quelques point négatifs subsistent. 

    Dans ce roman "terroir" prenant ses racines en...
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    Merci aux éditions Calmann-Levy et à Netgalley pour cette lecture. Habituellement adepte des polars et autres thrillers , ce roman totalement dans un autre domaine m'a fait passer un bon moment , même si quelques point négatifs subsistent. 

    Dans ce roman "terroir" prenant ses racines en Alsace, nous découvrons la famille Schmidt au début du vingtième siècle. Dans une ambiance post-guerre ,Hector, le père, vacher , a trois filles très différentes mais qui ne rêvent qu'à se marier et fonder leur propre famille. Chacune dans un style bien différent va essayer d'atteindre son but, quitte à provoquer un sentiment de vengeance très puissant, chez les prétendants délaissés.

    J'ai adoré les personnages de ce roman, ma favorite étant non pas Rose l'héroïne , mais sa soeur Charlotte, plus vraie à mon goût. Certains nous plaisent, d'autres nous horripilent , au point que j'aurais bien voulu mettre une bonne correction à Florian Mayer à plusieurs reprises. Des personnages bien tranchés donc, qui ne laisseront personne indifférent. 

    L'histoire est très intéressante et fluide, cela se laisse lire avec une facilité déconcertante , j'ai terminé ce roman en 1 jour seulement, tant je n'arrivais pas à la lâcher. Mais  le point négatif pour moi , ce sont les sauts dans le temps multiples et pas forcément mis en évidence, qui m'ont laissée dubitative. J'aurais aimé mieux connaître cette famille, et ne pas faire un "saut" de plusieurs années au détour d'une page, sans explications particulières. Cela donne parfois l'impression d'une accélération du récit , en vue de finir plus vite, une précipitation bien dommage, ne rendant pas hommage à cette famille aux multiples aventures. 



    Un bon moment de lecture , donc pour les amateurs de romans souhaitant découvrir l'Alsace au début du 20éme siècle, et sui sauront se satisfaire d'un récit qui laisse un peu sur sa faim.

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    Couverture du livre « La maison Vogel » de Genevieve Senger aux éditions Libra Diffusio

    S. T sur La maison Vogel de Genevieve Senger

    Histoire agréable à lire mais surtout intéressante par ce qu'on y apprend sur ce qu'ont vécu les Alsaciens durant la seconde guerre mondiale. Obligés de se battre sous "pavillon" allemand et pour ceux ayant refusés de le faire déportation de leur famille. Considérés comme des ennemis par les...
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    Histoire agréable à lire mais surtout intéressante par ce qu'on y apprend sur ce qu'ont vécu les Alsaciens durant la seconde guerre mondiale. Obligés de se battre sous "pavillon" allemand et pour ceux ayant refusés de le faire déportation de leur famille. Considérés comme des ennemis par les Russes et comme des collabos par nombre de français après la guerre.
    Des conditions peu évidentes pour les habitants de cette région.

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    Couverture du livre « La dynastie des Weber » de Genevieve Senger aux éditions Calmann-levy

    Henri-Charles Dahlem sur La dynastie des Weber de Genevieve Senger

    Dans son nouveau roman, un pavé de plus de 800 pages, Geneviève Senger a choisi de retracer sur près d’un siècle la vie d’une famille d’industriels du textile en Alsace. Disons d’emblée que c’est une belle réussite et que l’on prend beaucoup de plaisir à suivre la dynastie Weber sur près d’un...
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    Dans son nouveau roman, un pavé de plus de 800 pages, Geneviève Senger a choisi de retracer sur près d’un siècle la vie d’une famille d’industriels du textile en Alsace. Disons d’emblée que c’est une belle réussite et que l’on prend beaucoup de plaisir à suivre la dynastie Weber sur près d’un siècle dans l’une des régions de France qui aura sans doute connu le plus de bouleversements depuis 1870. C’est du reste à ce moment que commence le récit, à la veille du mariage de Louise Heim avec Lazare Weber. L’union de la fille d’un industriel du textile avec un ambitieux polytechnicien, n’est pas uniquement un mariage d’intérêt mais une sorte de mariage de substitution. Lazare était en effet amoureux de la sœur de Louise, Lucile. Cette dernière a choisi de fuir à la Nouvelle Orléans avec un Américain, négociant en coton, rompant par la même occasion ses fiançailles et ses liens avec sa famille. Pour ne pas perdre la face, les parents respectifs choisissent d’ « offrir » la sœur de Lucile à l’amoureux transi.
    À prendre au pied de la lettre la définition du mot dynastie, « suite de personnes célèbres de la même famille exerçant les mêmes activités » on sent dès ce premier accroc à ce qui pourrait être l‘histoire officielle d’une réussite industrielle que les non-dits et les secrets de famille vont donner matière à de nombreux rebondissements et que dans ce récit les femmes vont jouer un rôle au moins aussi important que les capitaines d’industrie. Quand elles ne sont pas le trait d’union entre les deux mondes, à l’image de la quête du fil d’or qui va pousser Lazare à investir et à engager un ingénieur chimiste pour retrouver la chevelure flamboyante de la belle Lucile. Un fil d’or qui va servir en quelque sorte de fil rouge, si je puis dire. Et comme si les ambitions des uns et les amours des autres ne suffisaient pas à nous offrir un riche terreau romanesque, l’Histoire – celle avec un grand H – va s’en mêler.
    En 1871 l’Allemagne annexe la région, amputée du Territoire de Belfort. Entre les partisans du nouveau régime et ceux qui entendent reconquérir la « province perdue », on ne va tarder à trouver de nouveaux motifs de conflit. Pour faire fructifier ses affaires sur la Terre de l’Empire allemand (Reichsland), il faut bien trouver une entente avec le régime. Toutefois, la différence entre compromis et compromission n’est pas toujours très évidente. Et que dire des déchirements qui résulteront du déclenchement de la Grande Guerre. Sur les hauteurs du Hartmannswillerkopf – l’une des crêtes ayant donné lieu à de très durs combats, Geneviève Senger imagine une scène extraordinaire, quand deux soldats de la famille se retrouvent nez à nez au sortir d’une tranchée. Jamais l’expression frères ennemis n’aura aussi bien porté son nom.
    Quand l'Alsace réintègre la République française en 1919, il faut écrire une nouvelle page et littéralement tout reconstruire. Sans oublier les nouvelles aspirations du monde ouvrier avec lesquelles il va bien falloir se confronter et qui, là encore, opposeront au sein de la famille les tenants du progrès social et ceux qui préfèrent la ligne dure.
    Parfaitement documenté, le récit peut là encore s’appuyer sur les mouvements politiques et sociaux qui ont marqué l’Alsace jusqu’à l’annexion par l'Allemagne nazie. Et nous voilà reparti pour une période troublée, durant laquelle il faudra à nouveau choisir son camp. Pour la dynastie Weber, dont les différentes branches familiales sont installées aux Etats-Unis, en Alsace et en Suisse ainsi qu’Allemagne, on imagine les déchirements et les cas de conscience que l’auteur nous fait partager avec beaucoup de finesse. Entre les ligne sont comprend aussi comment se forge le caractère des Alsaciens : leur histoire houleuse leur permet aujourd’hui encore de jouir de certains particularismes locaux.
    La dernière partie du livre, toujours à l’image de la période décrite, marque un nouvel élan. On va vers les trente glorieuses et vers l’émancipation de la femme…
    J’ajouterai un plaisir égoïste à cette lecture. Mon histoire familiale est également partagée entre la France et l’Allemagne et je suis aujourd’hui installée sur cette colline du Rebberg à Mulhouse où l’auteur a imaginé le berceau de sa dynastie. De ma fenêtre quand reviennent les beaux jours, je peux quasiment humer l’odeur des cosmos qui ont donné leur nom à la propriété des Weber. Aussi, je ne saurai que vous inviter à vous promener dans mon quartier !
    https://collectiondelivres.wordpress.com/2015/11/28/la-dynastie-des-weber/

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    Couverture du livre « La dynastie des Weber » de Genevieve Senger aux éditions Calmann-levy

    Michèle FINANCE sur La dynastie des Weber de Genevieve Senger

    Un gros pavé qui décrit plusieurs familles, leurs liens, leurs combats, leurs alliances et mésalliances, leurs ambitions aussi, dans la région de Mulhouse à partir de 1870. Ce n'est pas de la grande littérature mais l'on s'attache aisément aux personnages avec l'envie réelle de les suivre au...
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    Un gros pavé qui décrit plusieurs familles, leurs liens, leurs combats, leurs alliances et mésalliances, leurs ambitions aussi, dans la région de Mulhouse à partir de 1870. Ce n'est pas de la grande littérature mais l'on s'attache aisément aux personnages avec l'envie réelle de les suivre au cours de leurs vies dans une Alsace tantôt française, tantôt allemande, qui a souffert de cette singularité et en souffre probablement encore aujourd'hui.

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