Gael Faye

Gael Faye

Gaël Faye, est un chanteur, rappeur, auteur-compositeur-interprète et écrivain.

Articles en lien avec Gael Faye (1)

Avis sur cet auteur (102)

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    Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Virginie H sur Petit pays de Gael Faye

    Un "petit pays" coincé entre Zaîre et Rwanda, au bord du lac Tankanyka, un bout d'Afrique où les hommes hésitent entre colonialisme et démocratie et où, Gabriel-Gaby grandit avec ses copains, à chaparder des mangues dans l'impasse où ils vivent, à fumer en cachette des cigarettes dans le vieux...
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    Un "petit pays" coincé entre Zaîre et Rwanda, au bord du lac Tankanyka, un bout d'Afrique où les hommes hésitent entre colonialisme et démocratie et où, Gabriel-Gaby grandit avec ses copains, à chaparder des mangues dans l'impasse où ils vivent, à fumer en cachette des cigarettes dans le vieux van VW....
    Une enfance facile, aisée jusqu'à ce que tout bascule et que les évènements politiques au Rwanda éloigne l'innocence à jamais.

    Je ne connais pas la musique de Gaël Faye mais sa plume est belle, tour à tour légère et grave, tendre et violente. Elle explore les apprentissages, du rire au drame (le génocide au Rwanda, la haine implacable des Hutus envers les Tutsis), elle donne à rêver quand elle dessine une Afrique fière et belle, elle sème la douleur dans les peines de ce narrateur enfant qui perd ses repères, qui voit sa mère (une belle Tutsi dont la famille sera décimée) se noyer dans la folie et le désespoir...

    C'est un roman d'apprentissage, de passage de l'état d'enfant à celui de presque adulte qui énumère tous les espoirs évanouis mais qui laisse grande ouverte la porte de la reconstruction de soi, où la lecture offre des perspectives inédites ;o)
    Un très beau premier roman qui révèle un vrai talent d'écriture !

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    Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Assmaâ Rakho-Mom sur Petit pays de Gael Faye

    Nous sommes en 1992 au Burundi. Le petit Gabriel vit avec son père Français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur Ana une vie confortable et protégée. Il passe le plus clair de son temps avec sa joyeuse bande d'amis à s'amuser et faire les quatre cents coups. Seulement, dans ce...
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    Nous sommes en 1992 au Burundi. Le petit Gabriel vit avec son père Français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur Ana une vie confortable et protégée. Il passe le plus clair de son temps avec sa joyeuse bande d'amis à s'amuser et faire les quatre cents coups. Seulement, dans ce "petit pays" qu'est le Burundi, la situation politique va peu à peu se compliquer. Le monde de Gabriel se fissure d'abord avec la séparation de ses parents. Il bascule ensuite avec les soubresauts de l'Histoire, qui plongent l'Afrique dans le chaos et la mort.

    Écrit à la première personne du singulier - c'est le point de vue de Gabriel qu'on lit -, Petit pays est un lent, subtil et double glissement. De la complète innocence d'une enfance choyée au sein d'une famille unie et aisée, le jeune garçon verse peu à peu dans la conscience crue du monde qui l'entoure. Si le quartier dans laquelle il habite constitue un immense terrain de jeux pour lui et ses amis, petit à petit ce territoire se rétrécie. Les dangers se multiplient et les garçons se replient sur eux-mêmes, tout comme le pays. Les illusions disparaissent avec la découverte des horreurs du monde.

    Cette évolution vers l'abomination et le meurtre de masse, le lecteur la vit tout autant que Gabriel. Plus on avance dans la lecture et plus l'angoisse nous saisit. On sait la catastrophe inéluctable. On s'accroche pourtant à l'espoir.

    "J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié", a confié Gaël Faye, "pour dire nos instants joyeux [...]. J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé [...], que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants."

    On peut affirmer que c'est largement réussi. Issu du monde de la musique et du slam, l'auteur fait chanter les mots. Son écriture est travaillée, ciselée, ses personnages complexes, captivants. Avec Petit pays, il chante l'exil, fait revivre la coexistence pacifique, n'oublie pas de pointer les inégalités et mauvais traitements. On plonge dans un monde de douceurs suaves. Un monde qui s'agite et sombre. Un monde qu'il était urgent de faire revivre.

    Une très belle révélation que ce premier roman, qui a obtenu jeudi 1er septembre le Prix du Roman Fnac.

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    Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Isabelle Quella-Guyot sur Petit pays de Gael Faye

    Un premier roman prometteur avec une écriture poétique qui transporte le lecteur dans ce "Petit Pays" où il ne fait pas touours bon vivre, même à l'ombre des manguiers.
    Un romancier plutôt attachant et très à l'aise dans l'émission La Grande Librairie jeudi dernier.
    On aura à coeur de suivre...
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    Un premier roman prometteur avec une écriture poétique qui transporte le lecteur dans ce "Petit Pays" où il ne fait pas touours bon vivre, même à l'ombre des manguiers.
    Un romancier plutôt attachant et très à l'aise dans l'émission La Grande Librairie jeudi dernier.
    On aura à coeur de suivre ses prohains écrits...

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    Couverture du livre « Petit pays » de Gael Faye aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Nicole Tribouilloy sur Petit pays de Gael Faye

    Bouleversant

    Comment dire l’horreur sans pathos ?
    Gael Faye y parvient parfaitement en donnant la parole à Gabriel, enfant métisse. Son père est français, sa mère rwandaise, et ils vivent au Burundi, à Bujumbura.
    Gael Faye emprunte le regard d’un enfant pour dire les relents de la...
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    Bouleversant

    Comment dire l’horreur sans pathos ?
    Gael Faye y parvient parfaitement en donnant la parole à Gabriel, enfant métisse. Son père est français, sa mère rwandaise, et ils vivent au Burundi, à Bujumbura.
    Gael Faye emprunte le regard d’un enfant pour dire les relents de la colonisation, du racisme, de l’affrontement entre Tutsi et Hutu.
    Et le génocide éclate…
    Les mots sont simples, les images parfois insoutenables.
    Ce premier roman, s’il n’est pas autobiographique, palpite de ce que l’auteur a vécu, a entendu, a souffert. Et il nous emporte, nous émeut, nous horrifie.
    Encore une grande émotion vécue grâce aux « 68 premières fois »