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Gabrielle Filteau-Chiba

Gabrielle Filteau-Chiba

En 2013, Gabrielle Filteau-Chiba a quitté son travail, sa maison et sa famille de Montréal, a vendu toutes ses possessions et s’est installée dans une cabane en bois dans la région de Kamouraska au Québec. Elle a passé trois ans au cœur de la forêt, sans eau courante, électricité ou réseau. Avec ...

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En 2013, Gabrielle Filteau-Chiba a quitté son travail, sa maison et sa famille de Montréal, a vendu toutes ses possessions et s’est installée dans une cabane en bois dans la région de Kamouraska au Québec. Elle a passé trois ans au cœur de la forêt, sans eau courante, électricité ou réseau. Avec des coyotes comme seule compagnie. Son premier roman, Encabanée, a été unanimement salué par la presse et les libraires tant au Québec qu’en France. Sauvagines, son deuxième roman, a été finaliste du Prix France-Québec. Les droits de traduction ont déjà été cédées en Allemagne, Italie, Angleterre, Espagne et aux Pays-Bas.

Avis sur cet auteur (31)

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    Couverture du livre « Sauvagines » de Gabrielle Filteau-Chiba aux éditions Stock

    Christlbouquine sur Sauvagines de Gabrielle Filteau-Chiba

    Raphaëlle exerce le métier de garde-forestière au cœur de la forêt du Kamouraska. Pour se sentir moins seule et par sécurité, elle adopte une jeune chienne husky qu’elle nomme Coyote. Un jour, la chienne disparait. Partant à sa recherche, Raphaëlle la découvre prise au piège d’un collet de...
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    Raphaëlle exerce le métier de garde-forestière au cœur de la forêt du Kamouraska. Pour se sentir moins seule et par sécurité, elle adopte une jeune chienne husky qu’elle nomme Coyote. Un jour, la chienne disparait. Partant à sa recherche, Raphaëlle la découvre prise au piège d’un collet de braconnier. Furieuse, la jeune femme décide de se lancer sur la piste de cet homme et de se venger. Mais elle s’aperçoit très vite qu’elle-même est devenue la proie du chasseur. S’engage alors une véritable course contre la montre entre Raphaëlle et le braconnier dans laquelle la vie est l’enjeu principal.

    Ce roman est résolument militant. En mixant habilement les codes du polar avec cette course poursuite engagée entre la garde-forestière et le braconnier, ceux du roman écologique et féministe voire du nature writing, Gabrielle Filteau-Chiba parvient à toucher son lecteur tout au long du récit.

    La dénonciation est souvent virulente mais répond à une violence quasi quotidienne à laquelle sont confrontés la nature, les animaux et les femmes qui vivent à proximité de ce prédateur qui se pense intouchable. On est aussi sensible au personnage d’Anouck (vue dans le précédent roman de l’auteure, Encabanée) qui épouse avec conviction les combats de Raphaëlle et qui a elle-même choisi de s’isoler de l’humanité pour vivre en forêt.

    Car Raphaëlle ne lutte pas uniquement contre les braconniers mais aussi contre sa propre institution qui semble au final bien plus sensible aux critères économiques et aux actions des lobbies qu’aux critères écologiques. Et on ressent cette terrible injustice, cette impuissance de ceux qui se battent sans être écoutés, ce découragement parfois. Et on comprend ce besoin qu’elle ressent d’agir en dehors de toutes les règles, sur le terrain de ceux qui bafouent la nature en toute impunité.

    Bien sûr, les paysages du Canada sont omniprésents, donnant une certaine puissance, un véritable souffle et une belle lumière au récit qui pourrait sinon être très oppressant et sombre. Et puis il y a ces liens tissés entre Raphaëlle et Anouck, entre Raphaëlle et Coyote, entre Raphaëlle et Lionel qui jettent quand même quelques lueurs d’espoir et qui nous disent que l’entraide, l’amour, l’amitié, la compassion peuvent aussi être source de changement.

    On pourra reprocher quelques longueurs, notamment sur la fin du roman. Mais l’ensemble se lit avec intérêt et éveille notre conscience.

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    Couverture du livre « Sauvagines » de Gabrielle Filteau-Chiba aux éditions Stock

    Good Books Good Friends sur Sauvagines de Gabrielle Filteau-Chiba

    En tant qu'agente de protection de la faune, Raphaëlle doit protéger la forêt des trappeurs indélicats, des braconniers qui chassent pour l'appât du gain, au mépris de toute règle, de toute considération des vies animales, qu'elles soient sauvages ou domestiques.
    Quand elle retrouve sa chienne...
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    En tant qu'agente de protection de la faune, Raphaëlle doit protéger la forêt des trappeurs indélicats, des braconniers qui chassent pour l'appât du gain, au mépris de toute règle, de toute considération des vies animales, qu'elles soient sauvages ou domestiques.
    Quand elle retrouve sa chienne à moitié morte, prise dans un collet de braconnier, Raphaëlle voit rouge.
    Marre de ménager les tueurs sans foi ni loi, marre d'obéir aux dictats économiques qui finissent par ternir jusqu'aux organisations aux vocations les plus nobles.

    Elle se lance alors dans une vendetta personnelle, aidée du vieux loup solitaire qui lui sert d'ami et d'une quasi-inconnue rencontrée après avoir lu son journal intime (Anouk, que connaissent bien les lecteurs d'Encabanée).

    Sauvagines est dominé par cette pureté de sentiment, le refus de compromission de Raphaëlle qui ne veut pas choisir entre deux "mauvaises" solutions quand toutes les deux auraient pu être évitées.
    C'est un personnage qui m'a touchée au cœur, un personnage entier, qui va au bout de ses idées, de ses convictions.

    J'ai été plus désarçonnée par les passages relatifs à Anouk, sentant confusément que j'étais censée en savoir plus sur elle. Et pour cause, puisque le roman précédent de Gabrielle Filteau-Chiba, Encabanée, raconte son histoire.
    Mais cela ne gêne pas la lecture de Sauvagines qui s'avère être un roman écoféministe profondément marquant et riche d'idées, de prises de position et d'émotions.

    Pour terminer, ces mots d'Einstein, cités dans le roman :
    « Le monde ne sera pas détruit
    par ceux qui font le mal,
    mais par ceux qui les regardent
    sans rien faire. »

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    Couverture du livre « Sauvagines » de Gabrielle Filteau-Chiba aux éditions Stock

    Chantal Lafon sur Sauvagines de Gabrielle Filteau-Chiba

    Chant crépusculaire du monde.
    Une cabane au cœur de la forêt du Kamouraska, c’est là que s’est réfugiée Raphaëlle, devenue garde-forestière, elle vient d’adopter une chienne mi-husky, mi-coyote. Baptisée Coyote, justement.
    « Tu sais que tu souffres de solitude quand tu souhaites bonne nuit à...
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    Chant crépusculaire du monde.
    Une cabane au cœur de la forêt du Kamouraska, c’est là que s’est réfugiée Raphaëlle, devenue garde-forestière, elle vient d’adopter une chienne mi-husky, mi-coyote. Baptisée Coyote, justement.
    « Tu sais que tu souffres de solitude quand tu souhaites bonne nuit à un chien qui dort déjà et que tu souris à ta poêle en fonte. »
    C’est un territoire immense et dense, et ils ne sont que trois pour couvrir ce terrain où les règles régissant la chasse et la préservation de la nature ne sont pas respectées.
    Autant dire que le risque est partout, en particulier quand on est une femme dans un monde de brutes.
    Raph s’en rend compte rapidement quand sa chienne Coyote est prise au piège et grièvement blessée.
    Là, la garde-forestière découvre un charnier, le braconnier travaille sur une grande échelle.
    Elle qui est à sa place dans cette immensité et qui vit enfin la vie dont elle rêvait, voit la colère montée et elle se jure de mettre la main sur cet « assassin ».
    La traque commence, mais elle se sent épiée, menacée.
    Alarmée par les ours qui rôdent autour de sa cabane, mais aussi par des dépôts d’objets, qui montrent qu’elle est espionnée et qu’on lui signifie de déguerpir ou de s’écraser.
    « Tandis que je m’habille en vitesse et me bats avec mes vêtements qui s’agglutinent sur moi, je repense à mon cauchemar, à la mer noire. Je tresse rapidement ma tignasse, enfile une tuque sur mes cheveux mouillés et marche vers le camion. Le nordet me transperce comme des milliers de harpons. J’appelle ma chienne ; elle tarde quelques secondes et la peur remonte. »
    Pas question qu’elle vienne interférer dans le braconnage qui est très lucratif.
    Il faut aussi lutter contre une législation de plus en plus favorable au commerce de la fourrure, oubliant la préservation de la faune.
    Cette chasse aux braconniers se suit comme un thriller, mais j’ai été plus sensible aux descriptions de ces vastes paysages et à leur habitants à quatre pattes.
    Les amitiés et les amours sont ici aussi rudes que le climat.
    L’auteur ne nous épargne aucuns détails.
    Si vous êtes tentés par une vie au fond des bois, ce livre est pour vous.
    J’ai particulièrement apprécié le visuel de ce livre avec ses nombreux dessins.
    Le parler québécois est toujours savoureux même si je ne me suis pas servie du glossaire.
    Livre sélectionné pour le Prix Orange 2022, lu dans le cadre du Club des Ambassadeurs.
    Je remercie Françoise Fernandes pour cette lecture.
    ©Chantal Lafon
    https://jai2motsavousdire.wordpress.com/2022/05/10/sauvagines/

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    Couverture du livre « Encabanée » de Gabrielle Filteau-Chiba aux éditions Le Mot Et Le Reste

    dominique petrone sur Encabanée de Gabrielle Filteau-Chiba

    Petit livre court dévoré d'une traite.
    Qui m'a permis un bon moment d'évasion , Anouk va tout quitter, son appartement a Montréal, ses parents, ses amies...
    Elle ira s'installer dans une cabane perdue au milieu de nulle part a KAmouraska là ou se trouvent les bélugas.
    Dépouillée de tout...
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    Petit livre court dévoré d'une traite.
    Qui m'a permis un bon moment d'évasion , Anouk va tout quitter, son appartement a Montréal, ses parents, ses amies...
    Elle ira s'installer dans une cabane perdue au milieu de nulle part a KAmouraska là ou se trouvent les bélugas.
    Dépouillée de tout confort mais avec une soif de ressourcement et de retour a la nature, cette jeune femme courageuse va apprendre les gestes de survie tout en rêvant secrètement qu'un bel amant puisse passer par la.
    A -40 degrés Anouk va avoir deux visites dans sa cabane, une animale et l'autre surplombé par des hélicoptères qui surveillent.
    Un rêve, un retour aux sources que j'ai pris plaisir a découvrir, un joli moment de calme au milieu de la neige et du froid perdue au fin fond de la foret.

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