Frederic Viguier

Frederic Viguier
Frédéric Viguier a publié en 2015 aux Editions Albin Michel un premier roman très remarqué : Ressources inhumaines.

Avis sur cet auteur (24)

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    Couverture du livre « Aveu de faiblesses » de Frederic Viguier aux éditions Albin Michel

    Sociolitté sur Aveu de faiblesses de Frederic Viguier

    Yvan est laid. Il le sait, du moins c'est ce qu'on lui dit.
    Il a 16 ans, et vit dans un lotissement avec ses parents.
    Sa père est ouvrier à l'usine Boulonex et sa mère travaille à la Sécu, quand celle-ci ne sculpte pas dans du beurre, « toujours le même lapin, toujours la même souris,...
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    Yvan est laid. Il le sait, du moins c'est ce qu'on lui dit.
    Il a 16 ans, et vit dans un lotissement avec ses parents.
    Sa père est ouvrier à l'usine Boulonex et sa mère travaille à la Sécu, quand celle-ci ne sculpte pas dans du beurre, « toujours le même lapin, toujours la même souris, toujours la même souris, toujours le même chat », ou ne collectionne pas les étiquettes de camembert.

    Une vie simple, sans encombres. Entre espoir et résignation.

    Sa mère lui voit un avenir artistique gros comme son coeur. En attendant, il se contente des brimades et des moqueries de ses camarades.

    Lorsque l'un de ses jeunes persécuteurs meurt atrocement, il devient très vite le coupable idéal.

    La machine judiciaire peut se refermer cruellement sur lui et sa famille.

    S'en suit alors un véritable feuilleton juridique dans lequel personne ne sera épargner.

    Un polar social à suspense, manquant certainement de profondeur mais qui vous laisse haletant jusqu'à la dernière page...

    Lu en août 2018.

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    Couverture du livre « Ressources inhumaines » de Frederic Viguier aux éditions Albin Michel

    Miléna Durand sur Ressources inhumaines de Frederic Viguier

    Un livre glaçant sur le monde du travail, et notamment de la grande distribution. Très bien écrit, on suit l'histoire d'une salariée

    Un livre glaçant sur le monde du travail, et notamment de la grande distribution. Très bien écrit, on suit l'histoire d'une salariée

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    Couverture du livre « Aveu de faiblesses » de Frederic Viguier aux éditions Albin Michel

    Jean-Paul Degache sur Aveu de faiblesses de Frederic Viguier

    « Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu’on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. Elle est courageuse, si différente de moi. » Ainsi débute le récit du narrateur, Yvan Gourlet, que Frédéric Viguier met remarquablement en scène dans Aveu de...
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    « Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu’on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. Elle est courageuse, si différente de moi. » Ainsi débute le récit du narrateur, Yvan Gourlet, que Frédéric Viguier met remarquablement en scène dans Aveu de faiblesses.

    Nous sommes dans le nord de la France, à Montespieu-sur-la-Dourde, un village qui ne vit que grâce à l’usine qui fait travailler mais qui pollue la rivière. Yvan a 16 ans et sa mère a deux passions : elle collectionne les étiquettes de camembert, la tyrosémiophilie, et sculpte le beurre. C’est assez original mais c’est surtout un problème pour Yvan qui va récupérer des boîtes de camembert derrière l’usine de son père, doit manger beaucoup de matière grasse pour faire plaisir à sa mère et prend du poids…
    Yvan subit sans cesse vexations, moqueries et brutalités. Sa mère lui dit qu’il est un génie mais jamais devant les gens. Il est élève au lycée professionnel de Lille : « une demi-heure en voiture et plus d’une heure en car scolaire… » Le frère aîné travaille dans une boulangerie industrielle et vit à Lille où il va bientôt se marier.
    Cette petite vie médiocre aurait pu se poursuivre péniblement lorsque la PJ de Lille débarque parce que le petit Barral a été découvert, assassiné, derrière l’usine où travaille son père. Chaque jour, Yvan passe devant la maison des Barral et Romain, avec son frère aîné, se moquent de lui, lui lancent des cailloux. Yvan sait aussi que le père Barral frappe sa femme.
    Dès le premier interrogatoire, on sent qu’Yvan est poussé à la faute avec cet inspecteur Grochard, rude et spécialiste des aveux obtenus coûte que coûte. Le récit est poignant, émouvant, prenant aux tripes tellement Yvan se laisse berner par les ruses habituelles de la garde à vue : promesses non tenues, menaces, policier méchant remplacé par un gentil et conditions de détention inhumaines.
    Bien sûr Yvan se contredit, ne répond pas aux questions essentielles et se laisse endormir par un avocat « cher » qui ne veut déplaire à personne, ni au juge, ni aux policiers. Il ne pense qu’à ses parents mais se sent « dramatiquement insignifiant, ridicule et misérable. » Ayant avoué comme exigé, il se retrouve devant une cour d’assises.

    Frédéric Viguier décortique bien le mécanisme qui consiste à faire croire en la justice alors que ce n’est qu’une institution judiciaire qui mène sa barque comme elle l’entend, faisant défiler enquêteurs et soi-disant experts pour bien renforcer l’accusation.

    Suit la prison et la double ou triple peine infligée par d’autres personnes détenues à ceux qui paraissent plus faibles. Grâce à ses talents de menuisier, Yvan se révèle et l’auteur, de rebondissement en rebondissement surprend énormément au final. J’ai cru tomber de ma chaise !

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    Couverture du livre « Aveu de faiblesses » de Frederic Viguier aux éditions Albin Michel

    Ghislaine DEGACHE sur Aveu de faiblesses de Frederic Viguier

    Un roman remarquable qui fait froid dans le dos. C’est froid, c’est cruel, à la limite du soutenable mais tellement bien analysé.
    Frédéric Viguier décrit de manière bouleversante la réalité des faibles et les pires dessous du genre humain. Il nous fait vivre une véritable mascarade judiciaire...
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    Un roman remarquable qui fait froid dans le dos. C’est froid, c’est cruel, à la limite du soutenable mais tellement bien analysé.
    Frédéric Viguier décrit de manière bouleversante la réalité des faibles et les pires dessous du genre humain. Il nous fait vivre une véritable mascarade judiciaire et montre que lorsque la machine judiciaire se met en marche, on peut facilement se faire broyer.
    Aveu de faiblesses est un livre qui marque profondément et qu’on ne risque pas d’oublier.