Frederic Gros

Frederic Gros
Frédéric Gros est professeur de philosophie à l'université Paris-XII. Il a travaillé sur l'histoire de la psychiatrie (Création et folie, PUF, 1998), la philosophie de la peine (Et ce sera justice, Odile Jacob, 2001) et la pensée occidentale de la guerre (États de violence, Gallimard, 2006). Il est également l'auteur de Marcher. Une philosophie (Carnets Nord, 2009 ; Champs, 2011).
Frédéric Gros est professeur de philosophie à l'université Paris-XII. Il a travaillé sur l'histoire de la psychiatrie (Création et folie, PUF, 1998), la philosophie de la peine (Et ce sera justice, Odile Jacob, 2001) et la pensée occidentale de la guerre (États de violence, Gallimard, 2006). Il est également l'auteur de Marcher. Une philosophie (Carnets Nord, 2009 ; Champs, 2011).

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Avis (10)

  • Couverture du livre « Désobéir » de Frederic Gros aux éditions Albin Michel

    0.2

    Valerie Brzechwa sur Désobéir de Frederic Gros

    La globalité de l'action est ici posée et énoncée dans toute sa genèse historique . On comprend les nuances entre la révolte et la désobéissance et on suit avec plaisir l'exposé des différentes figures emblématiques (Diogéne et les frères Karamasov) et leur approche personnelle de la...
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    La globalité de l'action est ici posée et énoncée dans toute sa genèse historique . On comprend les nuances entre la révolte et la désobéissance et on suit avec plaisir l'exposé des différentes figures emblématiques (Diogéne et les frères Karamasov) et leur approche personnelle de la désobéissance.Tout est disséqué, Arendt ,Foucault ,Simone Weil,Aristote,Lacan..pour permettre au lecteurs un large panel de point de vue exceptionnels .
    Un "beau" chapitre sur l’expérience de Stanley Milgram n'est pas sans nous rappeler non plus notre propre capacité à l’obéissance aveugle et au zèle malsain
    En revanche ,on réalise que le précepte même de l’obéissance sans conscience mène directement à la perversion passive et que l'idée du bon usage de l’obéissance nécessite une vision globale et une "qualité" humaine que tout le monde n'a pas ....malheureusement . Un bel ouvrage qui devrait être utilisé sans modération dans les cours de philosophie de terminale .git sta

  • Couverture du livre « Désobéir » de Frederic Gros aux éditions Albin Michel

    0.25

    Jean-Paul Degache sur Désobéir de Frederic Gros

    En dédiant ce livre à Gérard Mordillat, Frédéric Gros place d’emblée son essai sur le plan de la contestation de l’ordre établi, de tout ce qui va de travers dans notre bas monde et devrait nous inciter à Désobéir. D’ailleurs, le premier chapitre s’intitule : « Nous avons accepté l’inacceptable....
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    En dédiant ce livre à Gérard Mordillat, Frédéric Gros place d’emblée son essai sur le plan de la contestation de l’ordre établi, de tout ce qui va de travers dans notre bas monde et devrait nous inciter à Désobéir. D’ailleurs, le premier chapitre s’intitule : « Nous avons accepté l’inacceptable. »

    Personne ne peut nier que les inégalités de fortune augmentent, que les injustices sociales se creusent et que tout cela s’accélère. Aussi, l’auteur affirme que le problème n’est pas la désobéissance mais l’obéissance. Tout au long du livre, s’appuyant sur les textes d’écrivains, de philosophes, de l’antiquité à nos jours, il tente de décrypter tout cela et de dégager une ligne de conduite à tenir.
    L’enrichissement des riches, l’appauvrissement des pauvres, l’effondrement de la classe moyenne, la dégradation progressive de notre environnement, tout cela devrait nous inciter à désobéir, à nous révolter pour inverser la tendance. Or, il n’en est rien… pour l’instant.
    Pourquoi avons-nous laissé faire ? Obéissons-nous ? Comment ? Les questions ne manquent pas car « L’enrichissement se fait au détriment de l’humanité à venir. » Pour Frédéric Gros, désobéir est une déclaration d’humanité, une victoire sur soi, une victoire sur le conformisme généralisé et l’inertie du monde.
    Après ce constat accablant et inquiétant, l’auteur rappelle la fable d’Ivan, dans Les frères Karamazov de Dostoïevski, à propos de l’Inquisiteur. Les gens qui ont le pouvoir, comme lui, ont pris en charge notre liberté car ils savent bien que nous sommes incapables d’en assurer toutes les conséquences.
    Hanna Arendt, La Boétie, Simone Weil, Michel Foucault, Hobbes, Aristote, Augustin, Sophocle, Lacan, Henri-David Thoreau, Kant, Socrate, Platon, d’autres encore, sont disséqués ou simplement évoqués, l’auteur ne manquant pas de rafraîchir la mémoire de son lecteur à chaque citation.
    Au passage, Frédéric Gros s’attarde sur l’année 1961 avec d’abord, le procès d’Adolf Eichmann, « le planificateur logistique de la Solution finale, son maître d’œuvre. » Si, au cours de son procès, le criminel nazi s’est réfugié derrière son serment, il n’a pu nier qu’il se démenait pour trouver des solutions : « Chacun est responsable de sa surobéissance. »
    Cette même année, à l’université de Yale (États-Unis), Stanley Milgram menait son expérience de psychologie sociale pour constater jusqu’où un être humain peut aller pour infliger une punition à un autre humain, ici une impulsion électrique de plus en plus forte. Dans ce cas, « le moi de responsabilité a déserté ». L’auteur note alors : « La séparation de l’âme et du corps n’est pas un problème métaphysique. C’est une fiction politique. » Ainsi Hanna Arendt appelle cette déresponsabilision : « bêtise. Mais c’est une bêtise active, délibérée, consciente. Cette capacité à se rendre soi-même aveugle et bête, cet entêtement à ne pas vouloir savoir, c’est cela, la « banalité du mal ». »
    Désobéissance civile, dissidence civique face à l’Administration, l’Église, l’Armée, les trois foyers de l’obéissance aveugle en Occident, nous imposent d’avoir « le courage de la vérité, le courage de penser en notre nom propre. » Ceci est « indélégable : personne ne peut penser à votre place, personne ne peut raisonner à votre place. »

    Désobéir nous rappelle qu’obéir engage et que la réponse, l’acceptation ou l’attitude que nous prenons ne peut venir que de nous-même : « penser, juger, désobéir et aider » pour accéder à l’universel, quitte à s’engager dans la désobéissance.git sta

  • Couverture du livre « Possédées » de Frederic Gros aux éditions Albin Michel

    0.2

    Cathy Galliegue sur Possédées de Frederic Gros

    Loudun, 1632, le Diable rôde. Il porte son choix sur des servantes de Dieu, les religieuses du couvent des Ursulines. Convulsions et tremblements, propos obscènes, positions impudiques, rêves érotiques, stupre…

    Il les atteint dans leur chair et dans leur tête. L’une d’entre elles, la...
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    Loudun, 1632, le Diable rôde. Il porte son choix sur des servantes de Dieu, les religieuses du couvent des Ursulines. Convulsions et tremblements, propos obscènes, positions impudiques, rêves érotiques, stupre…

    Il les atteint dans leur chair et dans leur tête. L’une d’entre elles, la supérieure, mère Jeanne des Anges, semble plus possédée que les autres. Possession avérée? Supercherie?

    On s’empare de l’affaire: bourgeois de la ville, autorités administratives et religieuses. L’écho monte jusqu’à la cour. On s’effraie ou l’on rit. Que faire du Diable quand on a tant à faire avec Dieu? C’est que les fondations de l’Église tremblent. Nous sommes en pleine Contre-Réforme. Il faut donc régler cette affaire au plus vite. L’exorcisme désigne un bouc-émissaire idéal: Urbain Grandier, curé de la ville. Beau garçon, beau parleur, brillant et amoureux des femmes…Voilà trop de qualités pour un serviteur de Dieu.

    Frédéric Gros réussit le pari de nous plonger charnellement dans cette France fanatique et à vif du XVIIème siècle. Nous sommes dans la peau de Jeanne des Anges, petite fille vicieuse, corps supplicié où les sens et l’âme s’affrontent…Nous sommes dans la peau d’Urbain Grandier, amateur de chair fraîche, esprit caustique et aiguisé qui soudain trouve la grâce du vrai amour…

    Il découpe au scalpel les émotions et les doutes qui agitent ses personnages, demeure fidèle au déroulement implacable de l’affaire telle que les archives l’ont retranscrite tout en ajustant son écriture -moderne et élégante-aux mentalités de l’époque. Une réussite.git sta

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