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Frederic Couderc

Frederic Couderc

Frédéric Couderc vit entre Le Cap et Paris. Ancien grand reporter,  il se consacre désormais à l’écriture et enseigne au Labo des histoires. Un été blanc et noir (2013), son cinquième roman, a reçu le Prix du roman populaire.     

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Frédéric Couderc vit entre Le Cap et Paris. Ancien grand reporter,  il se consacre désormais à l’écriture et enseigne au Labo des histoires. Un été blanc et noir (2013), son cinquième roman, a reçu le Prix du roman populaire.     

Articles en lien avec Frederic Couderc (2)

Avis sur cet auteur (24)

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    Couverture du livre « Yonah ou le chant de la mer » de Frederic Couderc aux éditions Heloise D'ormesson

    Squirelito sur Yonah ou le chant de la mer de Frederic Couderc

    Le 27 août 2008 disparaissait dans la misère absolue, dans l’indifférence générale, un militant des droits de l’homme qui œuvra une grande partie de sa vie en faveur du pacifisme et sera l’un qui facilitera les accords d’Oslo en 1991 entre israéliens et palestiniens. Il avait créé la station de...
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    Le 27 août 2008 disparaissait dans la misère absolue, dans l’indifférence générale, un militant des droits de l’homme qui œuvra une grande partie de sa vie en faveur du pacifisme et sera l’un qui facilitera les accords d’Oslo en 1991 entre israéliens et palestiniens. Il avait créé la station de radio « Voice of peace » et son histoire restera tout de même dans les annales du militantisme grâce à une chanson de John Lennon « Give peace a chance ». Cet homme s’appelait Abie Nathan. Son ombre est toujours présente pour celles et ceux qui croient en une réconciliation encore possible dans cette partie du monde, petite par son étendue, immense par son histoire.

    Et justement, c’est une petite histoire dans la grande histoire de l’humanité que nous raconte Frédéric Couderc dans son nouveau roman au titre déjà si évocateur « Yonah ou le chant de la mer » : ou comment une colombe peut envoyer un espoir depuis les flots de la tolérance, non un chant des sirènes mais un hymne à l’entente entre les peuples.

    Hélène et Zeev Stein forme un couple loué par leur entourage : amoureux, militant, intrépide, leur énergie parait sans limite et c’est forcément auprès de cet avocat des causes perdue qu’un célèbre réalisateur prend conseil pour tourner un biopic sur Abie Nathan avec une star hollywoodienne. Le couple a deux enfants, Yonah et Raphaël, inclassables eux aussi mais avec des parcours beaucoup plus erratiques que ceux de leurs géniteurs. Pourtant, quand le célèbre acteur américain disparait à Gaza tout se dévoile peu à peu et des blessures s’ouvrent à nouveau. La vie du couple n’est peut-être pas aussi rêvée qu’elle le parait et à travers eux se reflètent les faces cachés et intimes de l’existence.

    A travers l’histoire d’une famille, l’écrivain décortique habilement tout ce qui peut entraver la paix, qu’elle soit intime ou commune. Avec sa maestria habituelle, il envoie des fléchettes sur l’extrémisme religieux – et fatalement politique – sur l’aveuglement des trafics en tout genre et sur la réelle volonté de rassembler les peuples. Parfois deux nations côte à côte ressemblent à un couple désirant s’aimer mais confronté à des velléités incontrôlables.

    Une lecture portant sur un chant d’espérance malgré les vagues trop violentes des conflits ; puisse ce roman être un appel de la mer, une bouteille livresque à partager pour un apaisement de l’humanité.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/06/une-noisette-un-livre-yonah-ou-le-chant.html

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    Couverture du livre « Yonah ou le chant de la mer » de Frederic Couderc aux éditions Heloise D'ormesson

    Dominique Sudre sur Yonah ou le chant de la mer de Frederic Couderc

    A Tel-Aviv, Zeev Stein, célèbre avocat, forme avec son épouse Hélène un couple emblématique. Ils fêtent leurs quarante ans de mariage dans leur somptueuse maison au style Bauhaus typique de la Ville Blanche. Ce soir-là, Yonah, leur fille est présente, ainsi que toute l’équipe du film qui se...
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    A Tel-Aviv, Zeev Stein, célèbre avocat, forme avec son épouse Hélène un couple emblématique. Ils fêtent leurs quarante ans de mariage dans leur somptueuse maison au style Bauhaus typique de la Ville Blanche. Ce soir-là, Yonah, leur fille est présente, ainsi que toute l’équipe du film qui se tourne autour d’Abie Nathan, ce pacifiste décédé en 2008 à 84 ans. Zeev, qui l’a bien connu, est le conseiller d’Eytan Lansky, le cinéaste qui tourne ce biopic avec dans le rôle-titre le sémillant Orlando Dito Beck. Abie Nathan également connu pour avoir ancré le Voice of Peace au large d’Israël, ce bateau sur lequel il avait installé une radio-pirate qui diffusait jusqu’à Beyrouth et Le Caire, et dont le mot d’ordre était From somewhere in the mediteranean, peace, love and good music. Mais connu aussi pour avoir voulu échanger, parler et négocier avec les palestiniens, une intention sacrilège à l’époque en Israël.

    Zeev et Hélène ont deux enfants, Yonah et Raphaël. On comprend rapidement que l’un des deux a disparu, ou du moins n’est plus présent dans la famille. Raphaël est un jeune homme révolté, sa soif d’idéal et une brouille avec son père l’ont entrainé vers les religieux intégriste israélites. Il vit à Jérusalem dans le quartier de Mea Shearim. Là, il a adopté leur mode de vie archaïque et radical, priant la thora du matin au soir, parlant Yiddish, adoptant la tenue noire traditionnelle, acceptant la femme qu’on lui a assignée comme épouse, il est déjà père de trois enfants. Raphaël, que Zeev voudrait tant faire revenir à la vie, et dans la famille. Et Yonah la belle, colombe de la paix, la fille chérie, qui travaille au muséum d’histoire naturelle, mais sa mission est délicate en Israël, ce pays où il n’est pas question de faire la moindre découverte qui pourrait remettre en question l’ordre du monde établi par les Textes. La famille se retrouve, mais ils ne seront pas maitres de leur avenir, tributaires de circonstances aussi malheureuses que complexes. Car le tournage ne sera pas aussi idyllique que prévu et l’enchaînement d’impondérables va remettre en cause l’équilibre familial.

    L’auteur sait mêler habilement la grande Histoire, ici le conflit israélo-palestinien à travers l’expérience d’Abie Nathan et des différents protagonistes, et sa liberté de l’écrivain. Si les relations familiales sont parfois houleuses, en particulier pour le couple Zeev-Hélène, les relations parents-enfants sont primordiales et émouvantes, tant avec Raphaël que Yonah, qui prend ici toute sa place. En effet, tout au long du roman la relation à la paternité est à la fois magnifique et bouleversante.

    Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/04/07/yonah-ou-le-chant-de-la-mer-frederic-couderc/

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    Couverture du livre « Aucune pierre ne brise la nuit » de Frederic Couderc aux éditions Heloise D'ormesson

    Christelle Point sur Aucune pierre ne brise la nuit de Frederic Couderc

    Gabriel et Ariane se rencontrent dans un musée du Havre, devant une toile d’un peintre français exilé en Argentine. Ils ne le savent pas encore mais ils ont beaucoup en commun. Lui est un réfugié argentin, il s’est exilé en France après l’arrestation et la disparition de sa fiancée Véronique....
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    Gabriel et Ariane se rencontrent dans un musée du Havre, devant une toile d’un peintre français exilé en Argentine. Ils ne le savent pas encore mais ils ont beaucoup en commun. Lui est un réfugié argentin, il s’est exilé en France après l’arrestation et la disparition de sa fiancée Véronique. Depuis, il est artisan sur la côte normande et rêve toutes les nuits de Véro, s’imaginant que peut-être, elle est encore vivante quelque part, sans toutefois y croire réellement. Ariane est épouse de diplomate, lorsque son mari était en poste à Buenos Aires, ils ont adopté une petite orpheline qui a aujourd’hui 20 ans. Lorsqu’elle découvre en classant des papiers que sa fille n’était peut-être pas orpheline, mais avait sans doute été volée par les militaires de la junte et « vendue » à son mari, Ariane bascule. Avec Gabriel ils entreprennent un voyage en Argentine, elle veut savoir qui était les vrais parents de sa fille adoptive Clara, lui retrouve un pays qui lui a tout volé et qu’il n’avait jamais revu. Ce voyage sera un choc pour les deux amoureux, ce qu’ils vont découvrir là-bas va bouleverser leurs vies et leurs certitudes. 20 après la fin de la Dictature argentine, celle-ci tue encore. Le roman de Frédéric Couderc est terriblement documenté et nous fait entrer dans l’Histoire avec un grand H, celle des bébés volés de la Dictature, celle des anciens tortionnaires de l’OAS et anciens collaborateurs de Vichy qui ont trouvé à se « recycler » avec la Junte Militaire, celle des Grands-mères de la Place de Mai, qui remuent le Ciel, la Terre et tout le reste pour que justice soit faite, celle d’une Argentine de la fin des années 90 où les tortionnaires n’ont jamais été jugés (comme en Espagne, comme au Chili) et ont trouvé à se recaser facilement dans l’administration. C’est un roman bouleversant, et surtout le chapitre 21, le seul qui se déroule en 1977 et qui fait parler la douce Véronique à la première personne. Le sujet des bébés volés par la Dictature a déjà été traité mais le rôle des vieux fachos français dans toute cette horreur l’avait été beaucoup moins, et pour cause. Le personnage de Constant, père de Véronique, ancien de l’Algérie Française, qui apporte la toute petite touche « polar » au roman, est tellement ambigu que jamais, malgré sa tentative de rédemption, on ne lui concédera le chagrin d’avoir perdu sa fille victime de ses « amis ». Après une fin parfaite de pudeur et de réalisme, on referme le roman de Frédéric Couderc le cœur serré. Toutes les dictatures du monde contemporain ont volé des bébés, bien peu ont répondu de leurs actes ignobles, quasiment tous les assassins sont morts de leur belle mort dans leur lit à un âge respectable. La lecture de la postface, avec l’histoire véritable de ce pilote naturalisé néerlandais, est hallucinante ! Jusqu’où peut-on jouer le jeu de la Réconciliation Nationale (comme elle a été faite en Afrique du Sud après l’Apartheid), Gabriel se pose longuement la question dans le livre, après l’avoir terminé, nous nous la posons aussi.

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    Couverture du livre « Je n'ai pas trahi » de Frederic Couderc aux éditions Pocket Jeunesse

    La Parenthèse d'Axelle sur Je n'ai pas trahi de Frederic Couderc

    J’ai découvert cet autre roman de Frédéric Couderc peu après Aucune Pierre ne Brise la Nuit, à l'occasion d'un envoi de la part du site Lecteurs.com.

    Ici, l'auteur nous emporte dans un autre contexte historique compliqué, celui de la seconde guerre mondiale, du point de vue des juifs en...
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    J’ai découvert cet autre roman de Frédéric Couderc peu après Aucune Pierre ne Brise la Nuit, à l'occasion d'un envoi de la part du site Lecteurs.com.

    Ici, l'auteur nous emporte dans un autre contexte historique compliqué, celui de la seconde guerre mondiale, du point de vue des juifs en Corse. Nous suivons deux époques, celle de Salomon pendant la guerre, et la nôtre avec Luna, qui prépare le Concours National de la Résistance et va s’intéresser à cette époque. Les livres disent qu’il n’y a pas eu de victimes juives en Corse, mais qu’en est-il réellement ?

    J’ai beaucoup apprécié le contexte historique décrit par l’auteur, et je me suis attachée au duo de personnages principaux du présent. Les parallèles faits entre l’acception des autres d’hier et d’aujourd’hui, ainsi que les liens restants, autour de la mafia notamment, son intéressants.
    J’aurais en revanche souhaite une répartition plus à 50-50 entre passé et présent, le passé étant un peu trop léger pour moi.

    Je suis curieuse de voir d’autres récits de l’auteur, et les autres contextes, historiques et géographiques, qu’il a pu explorer !
    Ma note : 17/20