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Franz Bartelt

Franz Bartelt
Né en Normandie, vit dans les Ardennes. Travaille plusieurs années dans une usine de papier puis écrit des pièces de théâtre et publie son premier roman, Les fiancés du paradis, en 1995. Il obtient le Goncourt de la nouvelle en 2006 pour Le Bar des habitudes. Ecrivain habitué de Gallimard (La Bla... Voir plus
Né en Normandie, vit dans les Ardennes. Travaille plusieurs années dans une usine de papier puis écrit des pièces de théâtre et publie son premier roman, Les fiancés du paradis, en 1995. Il obtient le Goncourt de la nouvelle en 2006 pour Le Bar des habitudes. Ecrivain habitué de Gallimard (La Blanche), du Dilettante. Dispose d'un fan club grand public et d'un fan club libraires.

Avis sur cet auteur (22)

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    Couverture du livre « Ah, les braves gens ! » de Franz Bartelt aux éditions Seuil

    Musemania sur Ah, les braves gens ! de Franz Bartelt

    Ma première rencontre avec la plume de Franz Bartelt avait été un rendez-vous complètement manqué. Je l’avais découverte par le roman noir « Hôtel du Grand Cerf » que j’avais dû lire dans, pas un, mais deux jurys littéraires. Afin de remplir mon « travail », j’avais retenté sa lecture en me...
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    Ma première rencontre avec la plume de Franz Bartelt avait été un rendez-vous complètement manqué. Je l’avais découverte par le roman noir « Hôtel du Grand Cerf » que j’avais dû lire dans, pas un, mais deux jurys littéraires. Afin de remplir mon « travail », j’avais retenté sa lecture en me disant que si la première fois, ça ne s’était pas bien passé entre nous, c’était peut-être la période qui voulait ça mais cela n’avait pas été du tout concluant.

    Pour son nouveau polar, on m’en a proposé sa lecture et je me suis dit : « Pourquoi pas ?! ». En effet, je déteste rester sur une mauvaise note ou sur un mauvais sentiment. C’est donc ainsi que j’ai découvert ce nouvel opus. Définitivement, je me rends compte que j’ai très bien fait d’avoir cette idée car, cette fois-ci, j’ai passé un bon moment de lecture !

    Franz Bartelt n’est pas un auteur comme les autres. Dès les premières pages, on peut facilement s’en rendre compte et déjà même grâce à la quatrième de couverture. Le cynisme et l’humour noir sont sa marque de fabrique. Autant cela avait pu me révulser dans « Hôtel du grand Cerf » autant ici, j’ai apprécié cette touche burlesque. Je me suis surprise à m’impatienter pour continuer ma lecture, ce que je n’avais pas du tout ressenti la première fois.

    Ici, on suit Julius Dump, un homme que l’on pourrait facilement qualifier de « paumé ». Alors qu’il se définirait comme un écrivain, le succès est loin d’être au rendez-vous. A la mort de son oncle Georges, il se décide de partir sur les traces de son père, malfrat de son état qui aurait été au courant de la cache d’un mystérieux tableau volé. Tous les éléments le mènent à Puffigny, un coin perdu au fin fond de la France profonde où ses habitants ont la réputation d’être des menteurs notoires.

    Encore une fois, le style burlesque est de la partie mais en même temps, cette plongée dans ce coin retiré, que « même les cartographes n’ont jamais pu le situer avec exactitude » semble si réelle qu’on y va sans sourciller. Alors qu’on pourrait penser que l’auteur s’adonnera à la moquerie de cette France oubliée, il n’en est rien car c’est avec humour et aménité qu’il le fait. Les personnages sont hauts en couleurs mais, au contraire de son héros Vertigo Kulbertus qui avait le don de m’hérisser les poils, ceux-ci m’ont souvent tiré un sourire sur les lèvres.

    J’ai aimé ses aventures de Julius, un brin naïf et niais dans ce décor – peut-être pas aussi chimérique qu’on pourrait le penser – où même les réseaux de télécommunication ne passent pas. C’est souvent loufoque, parfois doté d’humour noir mais toujours bienveillant. Finalement, ce livre restera l’exemple-parfait pour moi comme quoi il ne faut jamais rester sur sa première (mauvaise) impression.

    Je remercie les éditions Points (et en particulier, Julie pour m’avoir réconcilier avec cet auteur;) pour leur confiance.

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    Couverture du livre « Hôtel du Grand Cerf » de Franz Bartelt aux éditions Seuil

    CaroGalmard sur Hôtel du Grand Cerf de Franz Bartelt

    Je m'étais accoudée avec plaisir au Bar des habitudes du même auteur. Savourant sa verve ardennaise me rappelant mes jeunes années et le brouillard que se lève (ou pas) au-dessus de la Meuse.
    Cet hôtel m'a moins plu. Peut-être l'ai-je un peu trop fantasmé en attendant qu'il soit disponible sur...
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    Je m'étais accoudée avec plaisir au Bar des habitudes du même auteur. Savourant sa verve ardennaise me rappelant mes jeunes années et le brouillard que se lève (ou pas) au-dessus de la Meuse.
    Cet hôtel m'a moins plu. Peut-être l'ai-je un peu trop fantasmé en attendant qu'il soit disponible sur le rayonnage de la médiathèque où je sévis.
    Certes, les personnages sont truculents. Vous allez faire connaissance avec un des flics les plus charismatiques de la littérature. 100% gras, dans son apparence, sa nourriture et son savoir-vivre, si l'on peut encore parler de savoir-vivre en ce qui le concerne.
    Mais il m'a manqué le petit truc en plus. Un peu plus de dérision comme dans les romans d'Hervé Commère. Voir du carrément comique comme sait si bien le faire J.M. Erre.

    Alors oui, c'était bien, mais non, ce n'était pas exceptionnel.

    Alors, faut-il le lire ? Préférez le bar (des habitudes) à l'hôtel (du grand cerf).

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    Couverture du livre « Ah, les braves gens ! » de Franz Bartelt aux éditions Seuil

    jml38 sur Ah, les braves gens ! de Franz Bartelt

    Après le savoureux « Hôtel du Grand Cerf », Franz Bartelt nous entraîne à Puffigny, un village où « y a rien ». La gare n'existe plus depuis des lustres mais le bistrot de la Gare lui est toujours là, lieu où la bière coule à flots et où « se pratique le mensonge de convivialité ».

    L'auteur...
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    Après le savoureux « Hôtel du Grand Cerf », Franz Bartelt nous entraîne à Puffigny, un village où « y a rien ». La gare n'existe plus depuis des lustres mais le bistrot de la Gare lui est toujours là, lieu où la bière coule à flots et où « se pratique le mensonge de convivialité ».

    L'auteur plonge le lecteur dans une aventure des plus loufoques, parmi des gens invraisemblables, aussi bien dans leurs comportements que dans leurs noms.

    Le narrateur, Julius Dump n'est pas venu dans ce coin perdu par hasard. Sous couverture d'écrivain, il est à la recherche du butin d'un casse auquel a participé son père décédé, à partir de documents mentionnant le nom du bled et celui d'une personne. Pour l'aider dans sa quête, il loue les services de l'excentrique détective du coin, Helnoute ballo, fils de Mme Bitrose, la veuve d'un colonel mort au vin d'honneur. Il est également assisté de l'éclusier, qui porte fièrement son surnom en précisant toutefois que ce n'est pas sa profession.

    Je vous laisse le plaisir de découvrir la galerie complète de personnages dont les noms et prénoms renforcent le côté cocasse de l'oeuvre. Je ne résiste cependant pas à l'envie d'en citer un qui échappe à la règle des patronymes bizarres, le juge Maurois, dont j'ai particulièrement apprécié la théorie sur l'aspect équitable du tirage au sort pour désigner le coupable dans les affaires compliquées, méthode sur laquelle il a fondé sa carrière dans la magistrature.

    Un roman qui fera surtout la joie des amateurs d'univers déjantés que maîtrise bien Franz Bartelt.
    C'est en tout cas mon opinion de lecteur ayant passé un agréable moment dans ce coin improbable appelé Puffigny.

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    Couverture du livre « Ah, les braves gens ! » de Franz Bartelt aux éditions Seuil

    Aurélien sur Ah, les braves gens ! de Franz Bartelt

    Un roman policier, c'est souvent sombre, violent avec des personnages un peu convenus comme le flic déchu, rongé par son travail, le psychopathe bien dérangé...bon d'accord je tombe un peu dans la caricature, mais là ou je veux en venir c'est que ce roman mise lui plutôt sur l'humour noir en...
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    Un roman policier, c'est souvent sombre, violent avec des personnages un peu convenus comme le flic déchu, rongé par son travail, le psychopathe bien dérangé...bon d'accord je tombe un peu dans la caricature, mais là ou je veux en venir c'est que ce roman mise lui plutôt sur l'humour noir en cassant un peu les codes du genre sans pour autant les négliger totalement.

    Et je dois avouer que c'est plutôt bien réussi et notamment grâce à des personnages tous plus barrés les uns que les autres. J'ai pris un plaisir fou à découvrir les habitants de Puffigny, village que personne ne connait et ne présentant pas un grand intérêt au premier abord mais c'est pourtant là qu'un écrivain s'installe sur les traces d'une sombre histoire familiale.

    Ce petit bijou d'humour noir se lit bien grâce notamment à une écriture fluide et agréable. L'enquête n'est pas extraordinaire mais la construction est plutôt sympathique et vient par moment bousculer le lecteur en brouillant un peu les lignes entre les travaux d'écriture du personnage principal et l'histoire, pas facile de démêler le vrai du faux.

    Un roman qui mérite en tout cas d'être lu car bien que l'enquête ne soit pas transcendante, le gros du travail et donc tout l'intérêt ici repose sur les personnages et toutes les petites touches d'humour qui vont les accompagner. C'est vraiment ce point qui va faire que ce roman policier vient se démarquer, une découverte sympathique donc.