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Frank Pe

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « Marsupilami ; la bête » de Zidrou et Frank Pe aux éditions Dupuis

    Claire @fillefan2bd sur Marsupilami ; la bête de Zidrou - Frank Pe

    Port d’Anvers 1955, un cargo accoste avec dans ses cales des animaux sauvages de contrebande. En raison du manque de soins, ces animaux sont morts, seul un est dans un piteux état. C’est une étrange bête qui n’en rappelle aucune autre, en raison de son pelage de félin, ses pattes et sa démarche...
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    Port d’Anvers 1955, un cargo accoste avec dans ses cales des animaux sauvages de contrebande. En raison du manque de soins, ces animaux sont morts, seul un est dans un piteux état. C’est une étrange bête qui n’en rappelle aucune autre, en raison de son pelage de félin, ses pattes et sa démarche de singe mais surtout sa queue de plusieurs mètres de long.

    Réussissant à fausser compagnie à ses bourreaux, l’animal va croiser la route d’un jeune garçon qui recueille tous les animaux écloppés qu’il trouve. François, ou Franz comme l’appelle sa maman, est le souffre-douleur de sa classe. En effet, né pendant la guerre d’un père soldat allemand, il subit les pires brimades. C’est donc auprès de ses animaux qu’il obtient du réconfort. Mais l’arrivée de ce nouveau compagnon ne risque-t-elle pas de plonger François et sa mère dans de terribles ennuis ?

    Quel album ! Du fait de son format carré et de sa grande taille, l’objet livre est déjà en lui-même très attirant et agréable à lire. Sa couverture non glacée, dans laquelle le titre est incrusté et ses pages épaisses procurent un réel plaisir quand on le manipule.

    Quant à cette bête, elle est criante de vérité. Il était indispensable qu’elle n’ait rien en commun avec la créature à la fois originelle et originale. Ce n’est pas le Marsupilami, c’est un animal qu’on pourrait croire existant tellement les dessins de Frank Pé nous donnent cette impression de réalisme et de réalité.

    Et ce scénario écrit par Zidrou, on pourrait imaginer qu’il est basé sur des faits réels. François, cet enfant né des amours interdites entre une jeune femme et "l’occupant" et à qui la société fait payer les erreurs des autres, est des plus attachants. C’est parmi cette ménagerie, qu’il a trouvé sa place et une utilité.

    La description des animaux hébergés par François est un véritable morceau d’anthologie qui m’a fait rire en raison de son "hétéroclité", tel un inventaire à la Prévert.

    Cet album est un condensé de ce qu’est la vie. On y trouve le pire, on y trouve le meilleur. Alors on ne peut qu’espérer que dans le tome deux, le deuxième prendra le dessus sur le premier, pour que ce petit bonhomme ait enfin droit à la vie qu'il mérite.

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    Couverture du livre « Marsupilami ; la bête » de Zidrou et Frank Pe aux éditions Dupuis

    Romain Ambrosini sur Marsupilami ; la bête de Zidrou - Frank Pe

    J'ai eu grand plaisir à découvrir cette interprétation du Marsupilami, par le dessinateur de Broussaille et de Zoo !
    Une oeuvre magnifique qui nous tient en haleine jusqu'au bout, et un peu plus. À quand le tome 2 ? Oui, je sais, l'album vient à peine de sortir et des planches aussi...
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    J'ai eu grand plaisir à découvrir cette interprétation du Marsupilami, par le dessinateur de Broussaille et de Zoo !
    Une oeuvre magnifique qui nous tient en haleine jusqu'au bout, et un peu plus. À quand le tome 2 ? Oui, je sais, l'album vient à peine de sortir et des planches aussi somptueuses ne se dessinent pas toutes seules.
    Mes filles de 9 et 10 ans ont eu la même réaction et se sont replongé plusieurs fois dans cette histoire.
    Zidrou a le sens du récit, on voit l'attachement fort du petit François aux animaux en général et à "la Bête" en particulier.

    À dévorer, sans modération...

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    Couverture du livre « Le Spirou de... ; la lumière de Bornéo » de Zidrou et Frank Pe aux éditions Dupuis

    Lionel Arnould sur Le Spirou de... ; la lumière de Bornéo de Zidrou - Frank Pe

    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be


    Malgré un dessin très au point (non exempt de tout reproche, mais de très grande qualité tout de même), ce nouveau tome de la série Le Spirou de m’a quelque peu déçu. Un peu comme une boisson aux édulcorants. En le lisant, je me disais...
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    Chronique précédemment publiée sur le blog sambabd.be


    Malgré un dessin très au point (non exempt de tout reproche, mais de très grande qualité tout de même), ce nouveau tome de la série Le Spirou de m’a quelque peu déçu. Un peu comme une boisson aux édulcorants. En le lisant, je me disais que c’était plutôt bon (notamment grâce au dessin), mais, une fois le livre refermé et la potion avalée, il me reste un goût amer dans la bouche de mon cerveau.

    Je m’explique. Comme je l’ai déjà dit deux fois en quelques lignes, le dessin est superbe. Le livre, l’objet lui-même est très beau. Le papier (recyclé, of course) est d’un blanc assez chaud et d’un grammage pas dégueu. En plus, il sent bon la BD neuve. En outre, on se rend compte rapidement que si l’on a payé un poil plus cher qu’une BD grand format classique, on a du rabe de pages : 82 en tout. Bref, ça part bien. Le dessin est superbe (vous l'ai-je déjà dit ?). Les couleurs sont à tomber, le découpage, les mouvements, tout est très dynamique mais sans tomber dans la caricature. Non, vraiment, graphiquement, c’est au top. Le seul petit bémol (et encore, je ne l’ai remarqué qu’en deuxième lecture) ce serait l’utilisation presque systématique de dégradés qui trahissent un traitement numérique du dessin. Sur du papier glacé et dans d’autres circonstances, je trouve que ça pique les yeux. Mais là, avec le joli grain et les autres éléments du dessin, ça passe plutôt bien… Il fallait tout de même que je le mentionne.

    Enivré par une telle qualité graphique, on se laisse facilement prendre par le récit. Mais c’est malgré tout au niveau du scénario que le bât semble blesser. J’ai comme l’impression que l’auteur a voulu trop en mettre dans un seul et même tome. Voyez vous-mêmes. D’abord, Spirou se fait virer de son journal pour des raisons déontologiques alors que Fantasio décide d’y rester, avec les embrouilles qui vont forcément en découler. Ensuite, Noé fait son retour dans l'univers de Spirou avec tous ses animaux et le monde du cirque. Puis, la fille de Noé réintègre la vie de ce dernier avec tous les chamboulements que l’on peut imaginer et les conflits entre un père maladroit avec les humains (imaginez avec une ADO !) et une fille renfermée sur elle-même et manifestement en manque d’affection parentale. Il y a également Spirou qui prend des cours de peinture auprès d’une jolie jeune fille avec une romance potentielle à la clé. Enfin, vous avez une trame à base de tableaux animaliers, de spéculation dans le monde de l’Art, le tout, en parallèle avec une invasion mondiale de champignons noirs dont personne à part Champignac et sa bande ne semble se soucier.

    A croire que pour faire un bon Spirou il faille absolument s’accrocher à des références du passé de la série. Je ne suis pas certain que Franquin se prenait la tête à relire les précédentes histoires où apparaissait Spirou pour y gaver de références ses albums… Fournier non plus d’ailleurs… Comme si on ne pouvait pas faire un album de Spirou sans y mettre un peu de Champignac, un peu de Palombie, et beaucoup de Franquin. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : Gros respect pour Franquin, Champignac et même la Palombie où je pars souvent en vacances… Mais c’est juste que des fois, à trop vouloir en faire on gâche tout. Pour La lumière de Bornéo, en l’occurrence, l’histoire des champignons noirs n’a l’air de servir à rien d’autre qu’un prétexte à quelques cases avec ce bon Pacôme... Peut-être eut-il mieux valu se concentrer sur l’histoire principale.

    Quoi qu’il en soit, à la fin, je ne sais toujours pas quoi en penser… Un drôle d’ orang-outan est malheureusement mort, une ado anorexique semble s’être libérée et a retrouvé son père, deux magnats ridicules offrent une superbe expo à la ville de Bruxelles (et au monde !!!), Spirou semble avoir trouvé un modèle pour ses cours de nu et il semble que le journal Moustique soit devenu un catalogue pour couches culottes…

    Bref, un arrière-goût amer quoi…

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