Francois Vallejo

Francois Vallejo
François Vallejo est né au Mans en 1960. Il enseigne les lettres classiques et habite le Havre qui a servi de cadre à son premier roman, Vacarme dans la salle de bal, paru 1998. Ont suivi : Pirouettes dans les ténèbres, Madame Angeloso (Prix France Télévision 2001), paru en collection b I s, Groo... Voir plus
François Vallejo est né au Mans en 1960. Il enseigne les lettres classiques et habite le Havre qui a servi de cadre à son premier roman, Vacarme dans la salle de bal, paru 1998. Ont suivi : Pirouettes dans les ténèbres, Madame Angeloso (Prix France Télévision 2001), paru en collection b I s, Groom (Prix des Libraires 2004), Le Voyage des grands hommes (Prix Pierre Mac Orlan 2005), Ouest (Prix Giono et Prix du Livre Inter 2007), L'Incendie du Chiado et Les Soeurs Brelan (septembre 2010).

Articles en lien avec Francois Vallejo (1)

Avis sur cet auteur (32)

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    Couverture du livre « Un dangereux plaisir » de Francois Vallejo aux éditions Viviane Hamy

    Eve Yeshé sur Un dangereux plaisir de Francois Vallejo

    Déjà, cela ne démarrait pas très bien, l’auteur prévenant le lecteur en disant : « C’est un roman de la Bouffe, de la Faim et de L’Appétit » !

    Tout commence avec un petit garçon, Elie Elian, obligé chaque jour, à terminer son assiette par ses parents, alors que sa mère cuisine mal, et que...
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    Déjà, cela ne démarrait pas très bien, l’auteur prévenant le lecteur en disant : « C’est un roman de la Bouffe, de la Faim et de L’Appétit » !

    Tout commence avec un petit garçon, Elie Elian, obligé chaque jour, à terminer son assiette par ses parents, alors que sa mère cuisine mal, et que les plats n’ont aucun goût.

    L’enfant rêve d’odeurs, de saveurs alors qu’il est obligé de mâchouiller et surtout de ne pas tricher en vidant son assiette même avec beaucoup d’inventivité.

    Il passe tous les jours en rentrant chez lui devant un restaurant réputé, mais son attirance va, non vers la vitrine, mais vers l’arrière de la boutique où s’affairent les commis, les cuisiniers…

    Il veut être cuisinier plus tard, au grand dam de ses parents : si tu fais ce métier surtout n’utilise pas notre nom (ce serait déchoir !)

    Le rythme est lent, Élie répète les mêmes erreurs chaque fois qu’il arrive à se faire une place dans un restaurant. On se croirait avec Pinocchio, et ses bêtises … Je n’ai jamais pu éprouver la moindre sympathie pour le héros, donc c’est vite devenu un pensum.

    Bref, j’ai tenu tant que j’ai pu (les 2/3 ?) et fini par lâcher ma lecture, car les recettes un peu étranges, les mélanges des préparations style nouvelle cuisine, la cuisine et la bouffe en général ce n’est pas trop mon truc (en lecture du moins, mais je suis également incapable de suivre une émission culinaire et encore moins les toutes les shows : le meilleur pâtissier et ses dérivés)

    C’est la première fois que je lis un roman de François Vallejo et je suis passée complètement à côté, alors que j’ai plutôt tendance à donner le plus longtemps possible une chance à un auteur de me convaincre…

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    Couverture du livre « Hôtel Waldheim » de Francois Vallejo aux éditions Viviane Hamy

    Colette LORBAT sur Hôtel Waldheim de Francois Vallejo

    eff Valdera, écrivain, reçoit une carte postale surannée de Suisse montrant l’hôtel Waldheim à Davos où il a passé plusieurs années de son adolescence, des vacances avec sa tante célibataire. Au dos de cette carte est écrit « ça vous rappelle queque chose ? » D’autres arrivent avec des messages...
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    eff Valdera, écrivain, reçoit une carte postale surannée de Suisse montrant l’hôtel Waldheim à Davos où il a passé plusieurs années de son adolescence, des vacances avec sa tante célibataire. Au dos de cette carte est écrit « ça vous rappelle queque chose ? » D’autres arrivent avec des messages quelque peu énigmatiques pour lui. Il finit par trouver l’auteur et se retrouve face à une belle femme Frieda Steigl, fille de Friederich Steigl, universitaire de l’Allemagne de l’Est ayant fui pour l’ouest et ayant habité le même hôtel que Jeff, en août 1976
    D’emblée Frieda le met en position d’accusé. Les papiers de la Stasi, devenus publics depuis plusieurs années, le prouvent, il a joué un rôle dans la disparition de son père cet été-là. Or, Jeff, n’a que des souvenirs fragmentaires de cet épisode. Oui, il jouait au jeu de go avec son père. Oui, il jouait aux échecs avec un monsieur Linek. Oui, il parlait souvent au directeur de l’hôtel. Oui, il se rappelle, maintenant qu’elle en parle, qu’il a dû porter ou ou deux messages… Mais bon, il avait 15 ans, il découvrait Thomas Mann grâce à une vieille femme qui vit à l’année dans l’hôtel. Des souvenirs de vacances heureuses d’un adolescent lambda.
    Dans la joute entre Frieda et Jeff, qu’en est-il des souvenirs ? Souvenirs que Jeff a gardé, ou souvenirs peut-être contraints par les précisions de Frieda. Mémoire personnelle ou fichiers de la Stasi ? La mémoire de Jeff lui est personnelle, celle de Frieda vient des écrits de la Stasi. « Alors, plus je prétends n’y rien comprendre, plus j’ai l’air d’avouer que je dissimule ? » Avec les révélations des écrits de la Stasi, le doute entre en Jeff. A-t-il joué un rôle dans la disparition de Steigl ? Qui dit la vérité et ou est cette vérité ? Vivre sa vie ou chercher sa vie dans les souvenirs ? Toutes ces questions servent la joute, la bagarre entre Frieda et Jeff.
    Un livre prenant, quelque fois étouffant, ponctué par les erreurs de langage de Frieda, sur l’interprétation des souvenirs, la culpabilité. François Vallejo ouvre une page du livre de l’Allemagne d’avant la réunification, celle de la guerre entre les deux Allemagnes, de la fuite des cerveaux, du pistage forcené par les agents de la Stasi.
    Pour moi, ce livre est écrit au rythme du pas du montagnard suisse qui ne s’arrête qu’une fois arrivé au but. Malgré les engueulades, les propos vifs qu’échangent Frieda et Jeff, la densité du livre, l’auteur me laisse le temps, grâce à son écriture précise, de suivre le lent processus de mémorisation qui pourrait le mener aux portes de la folie.
    Un roman dense où je retrouve l’ironie froide, le mystère, les rapports de force servis par une écriture dense, classique, précise. Le suspense, les hésitations de Jeff, le forcing de Frieda, mais également le lent processus de vérité m’ont tenu en haleine jusqu’au bout
    J’apprécie beaucoup l’univers de François Vallejo. Ouest avec les rapports maître-vallet, m'a marquée. Je vous parlerai bientôt de « Un dangereux plaisir » lu dans la foulée.

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    Couverture du livre « Un dangereux plaisir » de Francois Vallejo aux éditions Viviane Hamy

    Colette LORBAT sur Un dangereux plaisir de Francois Vallejo

    Se voir offrir une tarte aux fraises, peut changer une vie. C’est ce qui est arrivé à Elie Elian, fils unique de grands bourgeois déclassés qui vivent chichement, mange pour vivre une nourriture fade et sans goût qui rend Elie à la limite de l’anorexie « La table familiale, c’est ce que Elian va...
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    Se voir offrir une tarte aux fraises, peut changer une vie. C’est ce qui est arrivé à Elie Elian, fils unique de grands bourgeois déclassés qui vivent chichement, mange pour vivre une nourriture fade et sans goût qui rend Elie à la limite de l’anorexie « La table familiale, c’est ce que Elian va fuir de plus en plus ». « Il se contente de fermer la bouche et d’avoir faim et de décoller et de rêver à une nouvelle existence. » Si tu deviens cuisinier, ne mêle pas notre nom à cela, cela nous déshonorerait. C’est ce que disent ses parents.
    Cela a métamorphosé notre héros qui erre derrière les cuisines de restaurants, à humer, regarder, et aussi, prendre des coups de pied au cul, espèce de va-nu-pieds, allez ouste, fiche moi le camp !
    Que nenni, mes chers amis, qu’à cela ne tienne, il sera cuisinier coûte que coûte. Alors, il connaît la faim, dort dehors, lie amitié avec les pigeons et autres oiseaux, fait connaissance avec d’autres SDF, deux malfaisants, leur fait la cuisine avec ce qu’il trouve.
    Plus tard, devenu Audierne, il réalise son rêve,cuisine, créé et trouve l’amour auprès de Madame Jeanne Maudor, la patronne, Puis, sous son véritable nom, il devient cuisinier dans un restaurant réputé, le Trapèze La prospérité arrive jusqu’au jour où le passé ressurgit, mettant en danger son restaurant, sa vie.
    Si avec Hôtel Waldheim, François Vallejo marche au pas du montagnard suisse, dans ce livre, le style est très enlevé, rapide. Le plaisir, l’érotisme, le plaisir de créer, de se faire connaître, se mêlent à la faim, au manque, au travail.
    Une dose d’ironie, une dose de passion, une dosse d’audace, une dose de mystère, surtout ne pas oublier la pointe de mystère pour pimenter un plat, un livre, palpitant, gouleyant, à déguster sans modération, de l’entrée au dessert.

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    Couverture du livre « Hôtel Waldheim » de Francois Vallejo aux éditions Viviane Hamy

    GeorgesSmiley sur Hôtel Waldheim de Francois Vallejo

    « Son roman le plus intime » peut-on lire en quatrième de couverture. Jusqu’où va l’intimité ? Sans doute jusqu’au fantasme qu’il soit sexuel ou géopolitique. A seize ans, on n’a, sauf circonstances extraordinaires, pas assez de souvenirs pour captiver un lectorat nombreux. Pourquoi ne pas les...
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    « Son roman le plus intime » peut-on lire en quatrième de couverture. Jusqu’où va l’intimité ? Sans doute jusqu’au fantasme qu’il soit sexuel ou géopolitique. A seize ans, on n’a, sauf circonstances extraordinaires, pas assez de souvenirs pour captiver un lectorat nombreux. Pourquoi ne pas les inventer, les rêver, les développer et en faire un excellent roman ? L’entrée en matière de qualité, suffisamment intrigante pour vous conforter à tourner les pages, semble le confirmer. Le mystère se dissipe, un peu, mais pas trop, suffisamment pour installer l’intrigue qui s’est déroulée quarante ans plus tôt et dans laquelle le petit jeune homme qu’était le narrateur aurait joué un rôle, peut-être même le rôle principal, sans en avoir conscience. Jusqu’ici tout va bien mais, même sur les sommets alpins, le brouillard doit finir par disparaître.
    Vous mêlez habilement une pincée de Suisse alémanique montagneusement chic à Davos, un hôtel de famille, des personnages ternes qui n’ont pas droit à la parole (seul le narrateur s’exprime renforçant le caractère intimiste), quelques parties d’échecs ou de go, vous pimentez le tout avec un zeste de Stasi et vous laissez gratiner quelques heures avec une pincée de Thomas Mann et sa Montagne Magique. Vous obtenez…un roman intimiste, une histoire en pointillés et une désillusion certaine si vous vous êtes laissé prendre aux fausses confidences de l’éditeur (ah, la quatrième de couverture !) vous confiant sotto voce, que vous allez découvrir l’histoire d’« un pion sur un échiquier où s’affrontait l’Est et l’Ouest au temps de la guerre froide ».
    Le dernier mot à l’auteur ? « On voit que vous lisez beaucoup la littérature française. L'adultère, c'est son vieux sujet ». Non, comme son narrateur, je lui confisque la parole pour remplacer irrévérencieusement « l’adultère » par « le nombril ». Déception.

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