Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

François-Henri Désérable

François-Henri Désérable

François-Henri Désérable, né le 6 février 1987 à Amiens, est un écrivain et ancien joueur de hockey sur glace français

crédit photo : Photo Francesca Mantovani © Éditions Gallimard

Articles en lien avec François-Henri Désérable (3)

Avis sur cet auteur (57)

  • add_box
    Couverture du livre « Un certain M. Piekielny » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard

    Isabelle HRDB sur Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable

    Le narrateur, comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs, a lu « la promesse de l'aube » de Romain Gary car ce livre était au programme de son bac de français. C'est d'ailleurs le seul, sur la vingtaine de livres au programme, qu'il ait lu et « Miracle », comme il le dit lui même, c'est sur celui-ci...
    Voir plus

    Le narrateur, comme beaucoup d'entre nous d'ailleurs, a lu « la promesse de l'aube » de Romain Gary car ce livre était au programme de son bac de français. C'est d'ailleurs le seul, sur la vingtaine de livres au programme, qu'il ait lu et « Miracle », comme il le dit lui même, c'est sur celui-ci qu'il a été interrogé. Cependant sa relation avec ce livre va aller au delà d'une simple lecture et il va s'en approprier certaines émotions, le renvoyant à sa propre histoire. Aussi lorsque le hasard de la vie va l'amener à Vilnius et qu'il a quelques heures de libres devant lui avant de prendre son train il va partir à la recherche d'un personnage cité dans « La Promesse », un certain Monsieur Piekielny, qui ressemblait à « une souris triste » et à qui le jeune Roman Kacew, son jeune voisin qui n'était pas encore Romain Gary, avait fait promettre de dire aux grands personnages lorsqu'il rencontrerait un jour, qu'au n°16 de la rue Grande Pohulanka à Vilno (pas encore Vilnius), habitait ce M. Piekielny.

    Et nous voici donc partis à suivre l'enquête menée avec humour, parfois dérision mais tout en soulignant avec sérieux la tragédie vécue par la Lituanie et les juifs de Vilnius lors de la seconde guerre mondiale.

    Le livre est également une biographie tout en humour sur Romain Gary que l'on va suivre depuis sa petite enfance à Vilnius, puis à travers ses missions de diplomates et d'écrivain, ses différentes rencontres. Il nous mène à travers la mystification littéraire qui le conduisit, dans les années 1970, à signer plusieurs romans sous le nom d’Émile Ajar, les faisant passer pour l'œuvre de son neveu, ce qui lui vaudra d’être le seul romancier à avoir reçu deux fois le prix Goncourt. J'ai beaucoup apprécié cette enquête menée avec humour et candeur qui permet de suivre comprendre l’œuvre de Romain Gary, ses inspirations, l'importance de sa mère, sa place dans la société. Et ce petit côté ironique qui fait que l'on ne sait pas vraiment où est la vérité.



    Le rdv de la page 100
    Quelle drôle d’histoire que celle de M. Piekielny.

    Voici que par un concours de circonstances le narrateur qui devait se rendre à Minsk se retrouve à Vilnius . La découverte d’une plaque sur la façade d’un immeuble l’interpelle : "L’écrivain…. Romain Gary a vécu de 1917 à 1923 dans cette maison. »

    Disposant de quelques heures devant lui avant de prendre son train il se souvient de la « promesse de l’aube », seul livre qu’il avait lu pour son bac de français, dans lequel Romain Gary raconte qu’enfant, il avait fait la promesse à son voisin, lorsqu’il rencontrerait les grands de ce monde, qu’,«"Au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny"

  • add_box
    Couverture du livre « Un certain M. Piekielny » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard

    Geneviève Munier sur Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable

    "Tu montreras ma tête au peuple", je ne l’ai pas lu. "Evariste", je ne l’ai pas lu non plus. Autrement dit, je ne connaissais pas François-Henri Désérable avant de découvrir son dernier roman "Un certain M. Piekielny". Je remercie vivement les Editions Gallimard de m’avoir permis cette lecture...
    Voir plus

    "Tu montreras ma tête au peuple", je ne l’ai pas lu. "Evariste", je ne l’ai pas lu non plus. Autrement dit, je ne connaissais pas François-Henri Désérable avant de découvrir son dernier roman "Un certain M. Piekielny". Je remercie vivement les Editions Gallimard de m’avoir permis cette lecture en avant-première.

    Le narrateur, qui est aussi l’auteur, se retrouve un jour à Vilnius en attente d’un train pour Minsk. Il tue ses quelques heures d’attente en visitant la ville. La découverte d’une plaque sur la façade d’un immeuble l’arrête. "L’écrivain…. Romain Gary a vécu de 1917 à 1923 dans cette maison…" Aussitôt une phrase lui revient en mémoire "Au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait un certain M. Piekielny". Cette phrase, il l’a lue dans "La promesse de l’aube" du célèbre écrivain. Démarre alors une enquête pour retrouver les traces de ce fameux M.Piekielny.

    Le récit est riche, l’écriture belle, la composition fantasque et une fois commencé j’ai eu du mal à ne pas aller au bout d’une seule traite. Oh ! d’accord, on peut reprocher à l’auteur de se mettre trop souvent en avant. C’est vrai, il parle beaucoup de lui. Il en vient même à s’inquiéter de l’intérêt de son prénom. Rassurez-vous, Monsieur Désérable, votre prénom, de mon point de vue, est plutôt "classe". François-Henri, franchement, c’est chic comme dit votre maman, ça pose un homme ! Bon, je fais comme l’auteur, je digresse. C’est vrai, on peut aussi lui reprocher de digresser. Par petits chapitres, certains même très petits, il nous fait voyager du coq à l’âne avec un art consommé du cliffhanger. Et nous nous retrouvons propulsés de Lituanie en Italie, en passant par la Maison blanche reçus par Kennedy, le Palais Fédéral de Berne ou encore celui de l’Elysée aux côtés du Général de Gaulle. Et pourtant…

    Pourtant, François-Henri Désérable continue son enquête, et cette "souris triste" de Piekielny reste le fil rouge du roman. Mais il rend aussi un fervent hommage à Romain Gary. De cet auteur, je me souviens de quelques écrits, "La promesse de l’aube", "Clair de femme"… lus lorsque j’étais jeune. Je n’ai pas oublié non plus Emile Ajar, Paul Pawlovitch et cet embrouillamini lié au prix Goncourt attribué à "La vie devant soi". François-Henri Désérable, lui, voue à l’écrivain né à Wilno, devenue Vilnius, une véritable admiration voire une vénération. Il la traduit parfaitement tout au long du récit et même le côté biscornu de l’homme, toujours prompt au mensonge, ou tout au moins à une vérité revisitée. Il mélange Romain Gary et ses personnages, Gogol et son "Révizor", remue le tout et essaie de démêler la fiction de la réalité. C’est bien pour ça que la question se pose tout au long des 272 pages : qui est M. Piekielny ? Est-il réel ou juste fictionnel ? Après tout, à chacun de se faire son idée et de savourer l’imagination infinie et l’humour partout présents. Au chapitre 41, notamment, il est fait allusion aux droits imprescriptibles du lecteur, décrétés par Daniel Pennac dans "Comme un roman" dont celui de lire n’importe où. La décence m’empêche de vous dévoiler dans quel endroit Roman Gary lut tout Gogol.

    Et, même si parfois je me suis perdue dans les dédales de l’histoire, j’ai beaucoup apprécié ce roman à la fois biographique, autobiographique, anecdotique et même historique.

  • add_box
    Couverture du livre « Un certain M. Piekielny » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard

    LaDoryquilit sur Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable

    Alors que certaines circonstances l'ont amené dans une rue de Lituanie, le narrateur tombe sur la maison d'enfance de Romain Gary. De là, il se souvient alors de cette fameuse phrase "Au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny" et décide d'en savoir plus sur ce mystérieux...
    Voir plus

    Alors que certaines circonstances l'ont amené dans une rue de Lituanie, le narrateur tombe sur la maison d'enfance de Romain Gary. De là, il se souvient alors de cette fameuse phrase "Au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny" et décide d'en savoir plus sur ce mystérieux M. Piekielny. Il enquête, il affabule souvent et crée toute une histoire à ce personnage. Saura-t-il retracer sa vie ? Existe-t-il seulement ? Nous le suivons et espérons en savoir plus.

    Que dire sur ce livre ? Autant dans les premiers chapitres, je l'ai trouvé très prometteur, autant, j'ai fini par me lasser de l'histoire, mais surtout de la narration.

    L'idée de départ m'a beaucoup plu, enquêter sur ce M. Piekielny que Romain Gary avait, semble-t-il, croisé un jour et dont il aurait cité le nom partout et à tous. Le narrateur, François-Henri Désérable souhaite alors en savoir plus sur celui-ci et c'est ce qui semble être le cas dans les premiers chapitres. Mais rapidement, c'est l'auteur lui-même qui devient le personnage principal du roman. Tout semble à chaque fois se rapporter à lui, tout est bon pour faire le rapprochement entre Romain Gary et lui-même, au détriment de l'histoire de M. Piekielny finalement.

    Je partais dans l'optique de tout savoir sur M. Piekielny, même si tout cela pouvait être que supposition ou imaginaire et la tournure qu'a prise le roman m'a vite lassée. François-Henri Désérable entre les pages de son livre, parle de lui, de son enfance et de ses écrits. Le ton du narrateur se veut humoristique parfois, mais c'est d'une lourdeur... Je n'y ai vraiment pas adhéré ayant le sentiment qu'il voulait sans cesse en faire trop. Heureusement, les chapitres sont courts, insufflant un peu de rythme à la lecture, mais ce livre n'est décidément pas pour moi.

    Un certain M. Piekielny plaira certainement à bon nombre de lecteurs, je n'en doute pas, mais j'ai l'impression d'être totalement passée à côté. Peut-être, attendais-je autre chose après la lecture de la quatrième de couverture ? Peut-être, l'humour de l'auteur n'est-il pas pour moi ? Mais qu'importe, ce fut tout de même une découverte.

    Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable est disponible aux Editions Gallimard.

    [Avis initial de la page 100]

    Alors que certaines circonstances l'ont amené dans une rue de Lituanie, le narrateur tombe sur la maison d'enfance de Romain Gary. De là, il se souvient alors de cette fameuse phrase "Au n°16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny" et décide d'en savoir plus sur ce mystérieux M. Piekielny. Il enquête, il affabule souvent et crée toute une histoire à ce personnage. Saura-t-il retracer sa vie ? Existe t-il seulement ? Nous le suivons et espérons en savoir plus.

  • add_box
    Couverture du livre « Un certain M. Piekielny » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard

    christine zottele sur Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable

    #Explolectrice 2017

    Le titre est tiré du chapitre 7 de La Promesse de l’Aube, l’autobiographie romancée de Romain Gary. Ce M. Piekielny est donc un personnage qui a réellement existé, si l’on en croit Gary – et, connaissant sa formidable capacité à fabuler, on peut tout de même en douter. Cet...
    Voir plus

    #Explolectrice 2017

    Le titre est tiré du chapitre 7 de La Promesse de l’Aube, l’autobiographie romancée de Romain Gary. Ce M. Piekielny est donc un personnage qui a réellement existé, si l’on en croit Gary – et, connaissant sa formidable capacité à fabuler, on peut tout de même en douter. Cet incertain Piekielny habite le même immeuble que le futur écrivain (alors enfant) et de sa mère, Mina Kacew. On se souvient du beau portrait que Gary fait de cette mère aimante, qui a une telle foi en son fils qu’elle lui prédit un grand avenir d’écrivain de musicien ou d’ambassadeur... Mina clame à qui veut l’entendre que son fils deviendra célèbre. M. Piekelny, lui, ne sourit pas et fait promettre au futur écrivain de citer son nom à tous les futurs « grands personnages » qu’il rencontrera, accréditant ainsi la prédiction de Mina. De ce M. Piekielny, il ne reste que le nom et le chapitre que lui consacre Gary, qui dit s’être toujours acquitté de sa promesse. On s’attendrait donc à ce que ce personnage soit central sinon principal. Or, la bonne idée de départ ne tient pas ses promesses.

    François-Henri Désérable, qui se met en scène comme écrivain narrateur de ce récit, se propose de nous raconter l’enquête qu’il a menée pour retrouver la trace de ce très incertain M. Piekielny. Sauf que l’enquête piétine très vite et au lieu de construire un nouveau M. Piekielny, comme il le fait poétiquement avec la scène du violon joué silencieusement sous les étoiles, l’auteur de ce roman digresse sur sa propre vie, ses rapports avec sa mère, son amour de la littérature et de Gary et sa vocation d’écrivain. Je me dis qu’il s’agit en fait d’une autobiographie et non du roman annoncé.

    En fait, ce roman s’avère un objet inclassable aux confins du récit intime, de la biographie, de l’hagiographie, du manuel de littérature et de l’essai sur le motif du « mentir-vrai ». Et cela ne me dérangerait pas, d’autant que c’est plutôt bien écrit. Cependant, on sent trop la posture du personnage écrivain, admirateur de Gary, et sa complaisance à trouver des liens et points communs avec lui. En outre, de trop nombreuses facilités ou banalités affaiblissent le récit et m’agacent prodigieusement. Ainsi, quand Gary rencontre Lesley Blanch à Londres pendant la 2e Guerre mondiale, on peut lire : « Une bombe, allemande, est tombée sur le toit ; une autre, anglaise, sous le charme d’un Français. » On trouve aussi des calembours approximatifs (« croire au père Nobel ») ou des références déjà datées quand à propos de Gary espérant recevoir un jour le prix Nobel, il écrit : « il y pense, bien sûr, pas simplement quand il se rase. »

    Désérable a lu, c’est indéniable, de la littérature populaire (Dumas) à l’écriture la plus contemporaine (Michon) mais quel besoin de nous résumer l’intrigue du Comte de Monte-Cristo ou de nous décrire le tableau inventé par Michon dans les Onze ? Il va même jusqu’à retranscrire le chapitre où figure cet incertain M. Piekielny de la Promesse de l’aube. C’est peut-être ça le plus gros problème dans ce livre, me semble-t-il, Désérable en fait trop, il mâche le travail du lecteur, m’empêche d’aller vérifier par moi-même le passage en question. Enfin, c’est mon humble avis, certains aiment peut-être… Pour être honnête, j’ai tout de même appris des choses sur Gary et si réussite il y a, dans ce faux roman, elle réside dans la lecture oblique de l’écrivain aux multiples visages.


    Le rendez-vous de la page 100 Un certain M. Piekielny de François-Henri Désérable

    Un livre qui avait tout pour me plaire et qui m’agace prodigieusement.
    L’histoire s’annonce comme celle d’un personnage cité par Romain Gary dans son autobiographie, La Promesse de l’Aube. Un personnage réel donc si l’on en croit Romain Gary – et, connaissant sa formidable capacité à fabuler l’on peut en douter – qui selon le titre, serait le personnage principal de ce roman. Or, de ce M. Piekielny, il ne reste rien que le nom. L’auteur, qui se met avantageusement en scène comme écrivain narrateur de ce récit, est en fait le véritable personnage principal ; il se propose de nous raconter l’enquête qu’il a menée pour retrouver la trace de ce M. Piekielny. À la manière de Gary auquel il s’identifie jusqu’à sa relation avec sa propre mère, Désérable multiplie les citations littéraires et digressions qui nous éloignent hélas un peu trop de Gary et de ce Piekielny auquel il ne consacre que deux scènes, lui imaginant un métier de barbier et une distraction, la pratique du air-violon – peut-être la plus belle scène de ces 100 premières pages. Mais Désérable n’a pas poursuivi la veine de la fiction et opté pour l’enquête, ce qui pourrait être tout aussi passionnant s’il ne multipliait les poses et les effets littéraires… Regardez comme je suis érudit, regardez comme j’écris bien, semble-t-il nous dire tout au long de ces pages. C’est vrai, je le reconnais, mais il en fait un peu trop. C’est une question de mesure je pense.

    D’une très bonne idée de départ, on aboutit à un livre bavard sur le rapport entre la fiction et la vérité. Je suis peut-être méchante car m’attendent deux livres avec d’autres promesses…