Francois Garde

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Avis (18)

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    Couverture du livre « Ce qu'il advint du sauvage blanc » de Francois Garde aux éditions Gallimard

    Colette LORBAT sur Ce qu'il advint du sauvage blanc de Francois Garde

    « Quand il parvint au sommer de la petite falaise, il découvrir qu’il était seul. La chaloupe n’était plus tirée sur la plage, ne nageait pas sur les eaux turquoise. La goélette n’était plus au mouillage à l’entrée de la baie, aucune voile n’apparaissait même à l’horizon. Il ferma les yeux,...
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    « Quand il parvint au sommer de la petite falaise, il découvrir qu’il était seul. La chaloupe n’était plus tirée sur la plage, ne nageait pas sur les eaux turquoise. La goélette n’était plus au mouillage à l’entrée de la baie, aucune voile n’apparaissait même à l’horizon. Il ferma les yeux, secoua la tête. Rien n’y fit. Ils étaient partis. »
    Ainsi commence le livre de François Garde. Ce petit paragraphe annonce le grand chamboulement de la vie de Narcisse Pelletier matelot sur la goélette Saint-Paul. Nous sommes au 19ème siècle. Imaginez-vous seul sur une plage, dans un continent inconnu et toutes les histoires qui circulent sur les sauvages.
    17 ans plus tard, il sera rendu à la « civilisation ». Octave de Vallombrun, sociétaire de la Société de géographie, institution vénérable s’il en est, est chargé de ramener, celui que l’on appelle « le sauvage blanc », en France.

    Octave de Vallombrun écrit à son mentor tout ce qui concerne la réacclimatation du matelot ainsi que les idées qui en découlent. Par la même occasion, nous remet en mémoire les connaissances de l’époque qui peuvent nous paraître presque indécentes (mais les mentalités ont-elle beaucoup changé ?). François Garde raconte, comme en voix off, l’adaptation obligée de Narcisse Pelletier. Le livre ira jusqu’au point d’orgue que seront la mort de Vallombrun, la disparition du matelot de France, après une dispute avec Vallombrun et son adoption pleine et entière par la tribu.

    Au début le « sauvage blanc » n’était qu’un sujet d’étude pour ce jeune nobliau ayant soif de découvertes. Leurs relations vont évoluer au fur et à mesure de l’acclimatation de Narcisse. Pourtant, Narcisse garde toujours sa part de mystère et se refuse à parler. Pour lui « parler c’est mourir ». Après être déclaré mort par son armateur, je ne pense pas qu’il ait envie de mourir une seconde fois en rendant publique sa vie sur l’île

    Ce livre, écrit dans un français très agréable ne raconte pas seulement les péripéties des deux personnages. Il nous interroge sur la réacclimatation du matelot, sa réappropriation du français et de nos différentes cultures. Avec les « sauvages », Narcisse a appris une philosophie de la vie, de la survie, de l’entraide, le désintéressement, le geste gratuit… qui sont totalement inadaptés avec sa nouvelle vie.

    J’ai tourné longtemps autour de ce livre, mais ce fut une lecture passionnante. La société dans laquelle nous vivons nous modèle. Changer d’identité comme a dû le faire Narcisse Pelletier rend son retour dans son ancien monde quasi impossible.

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    Couverture du livre « Pour trois couronnes » de Francois Garde aux éditions Gallimard

    Yann Le Bohec de AS DE TRÈFLE sur Pour trois couronnes de Francois Garde

    Après des années d'introspection, la littérature française accouche (enfin) de titres populaires, remettant au goût du jour l'Aventure. Celle-ci est étrange de par son point de départ. Fils d'immigré iranien, notre jeune héros s'est inventé une profession : «curateur aux documents privés». Un...
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    Après des années d'introspection, la littérature française accouche (enfin) de titres populaires, remettant au goût du jour l'Aventure. Celle-ci est étrange de par son point de départ. Fils d'immigré iranien, notre jeune héros s'est inventé une profession : «curateur aux documents privés». Un bien grand mot pour dire qu'en échange de son silence, et d'un salaire conséquent, il s'engage à classer les effets de personnes décédées et de faire disparaître certaines preuves qui peuvent être compromettantes. Ainsi, en classant celles d'un magnat du transport maritime, trouvera-t-il une lettre relatant un fait bien étrange : une nuit, un matelot est payé de trois couronnes d'or pour mettre enceinte une femme, voilée. Étrange, car le magnat en question fut lui-même matelot.

    Chargé par la veuve d'enquêter sur le destin de ce fils illégitime, et sentant l'appât du gain, notre héros se lance dans cette enquête à corps perdu, et ce qu'il découvre fera résonner longtemps en lui, en nous, les souvenirs du Père, celui qui nous élève, celui qu'il n'aura finalement que peu connu. Une Aventure donc, sur des terres australes mystérieuses, dont l'auteur a été un temps administrateur (Nouvelle Calédonie, et les terres australes antarctiques françaises à La Réunion), un voyage aussi littéraire qu'intérieur.
    Une réussite minutieuse, un roman délicat.
    Superbe.

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    Couverture du livre « Ce qu'il advint du sauvage blanc » de Francois Garde aux éditions Gallimard

    Gérald LO sur Ce qu'il advint du sauvage blanc de Francois Garde

    Ou l'histoire de quand un homme civilisé rencontre l'univers sauvage et que de sauvage il redevient civilisé. Narcisse Pelletier est matelot sur le Saint-Paul, il a dix-huit ans. Il est abandonné sur une plage d'Australie et recueillit par une tribu de sauvage. Dix-huit ans plus tard, un navire...
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    Ou l'histoire de quand un homme civilisé rencontre l'univers sauvage et que de sauvage il redevient civilisé. Narcisse Pelletier est matelot sur le Saint-Paul, il a dix-huit ans. Il est abandonné sur une plage d'Australie et recueillit par une tribu de sauvage. Dix-huit ans plus tard, un navire anglais le recueille et le ramène. Octave de Vallombrun le ramène en France, espérant pouvoir raconter ce qu'il advint du sauvage blanc pendant ces deux décennies passées au sein d'une tribu d'Australie.
    Le récit se découpe en deux parties imbriquées l'une dans l'autre pour suivre aussi bien la découverte du matelot par les anglais et son retour en France que l'arrivée de Narcisse Pelletier dans la tribu et son accueil. La première partie est descriptive et raconte la vie de tous les jours du matelot dans un univers complétement opposé au sien. La deuxième partie est le courrier qui permet au Vicomte de Vallombrun de rendre compte de ses découvertes à la Société de Géographie dont il fait partie.
    L'histoire nous permet ainsi de découvrir comment un jeune homme se retrouve coupé de tout et comment il doit s'adapter à sa nouvelle vie. Elle nous permet de le retrouver près de vingt ans plus tard, n'ayant plus le souvenir de son monde d'origine et comment il découvre ce nouveau monde, loin du sien qui l'avait accueilli. Le récit est passionnant. On y découvre comment l'homme blanc se considérait par rapport aux autres peuples. On y trouve des indices sur les tribus nomades qui, contrairement à l'homme civilisé qui est prévoyant, vit au jour le jour. Mais aussi que quelque soit le degré de civilisations, l'homme reste un être discriminatoire envers le sexe "faible" et que seule l'intellectualisation, par l'éducation ou la féminisation, à outrance de notre société permet de pallier ce défaut que l'on pourrait définir presque comme "génétique". Mais on s'écarte du débat et de la critique de ce roman. Il n'empêche que l'intérêt de ce livre est multiple et permet de découvrir deux sociétés opposées.
    L'écriture est très fluide et la partie constituée du courrier de Vicomte est écrit simplement, sans tournure difficile, permettant au lecteur de s'imprégner de la teneur des avancées des recherches de cet explorateur passionné.
    Un très bon roman, qui oblige le lecteur à une réflexion, résumée en quelques lignes dans les derniers paragraphes. Une aventure passionnante où Robinson rencontre l'indigène.

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    Couverture du livre « Ce qu'il advint du sauvage blanc » de Francois Garde aux éditions Gallimard

    Racchaela sur Ce qu'il advint du sauvage blanc de Francois Garde

    Incroyable récit d'un "Robinson", oublié sur les côtes australiennes, roman sociologique, écrit d'une main de maître. J'ai lu, et j'ai aimé Pour trois couronnes, La baleine dans tous ses états.

    Incroyable récit d'un "Robinson", oublié sur les côtes australiennes, roman sociologique, écrit d'une main de maître. J'ai lu, et j'ai aimé Pour trois couronnes, La baleine dans tous ses états.

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