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Franck Maubert

Franck Maubert

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Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Le bruit de la mer » de Franck Maubert aux éditions Flammarion

    Ksandra sur Le bruit de la mer de Franck Maubert

    C' est le grand coup de coeur de mon confinement. Dès la deuxième page ma gorge se noue, l’émotion m’étreint me submerge, Pierre est malade, un cancer. Pour rompre leurs rites de déjeuner semi hebdomadaire à Paris à la recherche de l’objet fou et obsédant Franck Maubert l’auteur de « Avec Bacon...
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    C' est le grand coup de coeur de mon confinement. Dès la deuxième page ma gorge se noue, l’émotion m’étreint me submerge, Pierre est malade, un cancer. Pour rompre leurs rites de déjeuner semi hebdomadaire à Paris à la recherche de l’objet fou et obsédant Franck Maubert l’auteur de « Avec Bacon », et du « Dernier modèle » nous emmène à nouveau dans sa voiture, pour un voyage le long des côtes de l’Ouest en arrière saison. Il s’élance en solitaire à la poursuite de l’éternel infini .
    Comme un prélude au deuil. Fuir le Ressac du spleen, une saison comme Rimbaud les semelles de vent et la poésie qui estampille tout sur son passage, avec pour seul témoin la mer, capricieuse, et pas si silencieuse. La mer un personnage à part entière. entre les pages sensibles et délicates, les plages au coeur de l’hiver propagent les émotions et nous giflent c’est le vent d’hiver. Dans son périple, Franck Maubert rencontre des autochtones bigarés, qui auraient pu s’échapper du « Petit prince ». Ils gravitent, antilopes au milieu de ces monuments historiques, immortels, châteaux... qu’il peint, décrit et, essaime délicieusement sa géographie historique, artistique et littéraire, l’irrigue de citations. C’est un récit passionnant et éblouissant au milieu de la brume: Une hôtesse décrite en modèle Russ Meyer me fait sourire en lisant. Toujours cet humour. Nous sommes en Janvier dans le Nord, Boulogne, une femme ravagée, abîmée par le départ de son mari égraine désormais son temps devant une machine à sous, et boit comme « le buveur lugubre ». On tourne la page et les vallées peintes par Nicolas de Staël apparaissent comme une réminiscence. Février aux Roches Noires un appel téléphonique ravive le souvenir de Duras omniprésente. Il esquisse la Normandie de Sagan, Baudelaire, et Monet.
    A Biscarosse, il accoste le mythe de Sisyphe, illustré par cet homme qui construit chaque jour un nouveau château englouti par les flots. Un allumeur de réverbère. En Mars, Pierre est encore plus affaibli. En Avril la Côte Basque où repose Paul-Jean Toulet. A saint Jean-de-Luz c’est moi qui pense à mon amie, ma Jany Marin partit trop vite, elle qui me manque tant. L’écriture est iodée, délicate, gracieuse, bercée par ce vague à l’âme, larmes au goût de sel, et toute la nostalgie de l’écume qui caresse ses mots vertigineux. Volent des corbeaux blancs. L’encre marine encore humide est vibrante. Ce récit est une invitation au voyage. Paru en plein confinement il m’a fait voyager de mon appartement, et m’a tellement touchée. Pierre s’en est allé, il est parti. La couverture illustrée par Pierre Le Tan séduit comme un chant de sirène, un appel à le lire très vite!!!!

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    Couverture du livre « Avec Bacon » de Franck Maubert aux éditions Gallimard

    Ksandra sur Avec Bacon de Franck Maubert

    « La première fois que j’ai vu une de ses oeuvres, j’ai tout de suite su que j’aimerais Bacon. » Profondément bouleversé Franck Maubert jeune journaliste à l’Express, va s’obstiner à obtenir un rendez-vous avec Francis Bacon jusqu’à y parvenir. Son oeuvre tourmentée est une énigme un peu comme...
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    « La première fois que j’ai vu une de ses oeuvres, j’ai tout de suite su que j’aimerais Bacon. » Profondément bouleversé Franck Maubert jeune journaliste à l’Express, va s’obstiner à obtenir un rendez-vous avec Francis Bacon jusqu’à y parvenir. Son oeuvre tourmentée est une énigme un peu comme celles du Sphynx. Ces tableaux sibyllins, cette détresse humaine avec cette force hypnotique, perturbante qui s’agrippe à nous. L’horreur en chair et en peinture. Troublant. Touchant. Dans ce roman Franck Maubert scelle sa rencontre privilégiée avec le peintre de la tragédie et de la condition humaine éphémère, et distille un portrait vivant et intime de Bacon.
    Dès leur première rencontre à South Kensington à Londres le jeune journaliste fasciné embarque comme sur un navire et consigne leurs discussions. Ils parlent de la littérature qui l’inspire lui le grand lecteur d’Eschyle, de Proust. Il lui offre cette chance inouie de pénétrer dans son atelier, l’antre de l’artiste. Personne ne l’a jamais vu en pleine création à part peut-être le peintre Marocain Yacoubi. Ils croisent David Hockney aux chaussettes dépareillées. Presque vinqt-quatre heures dans la vie de Bacon…
    Il l’entraine dans ses fulgurances de noctambule, l’ivresse tenace, du matin jusqu’au bout de la nuit dans les clubs Londoniens, les cercles de jeu, puis plus tard dans les bars à Paris. Enivrant. La conversation se poursuit par des appels téléphoniques matinaux. Jusqu’à ce fameux 28 avril 1992 où Franck Maubert fait cuire des oeufs au bacon dans son appartement Parisien et le téléphone sonne… funeste et drôle comme une prémonition.
    Entre les pages de ce petit opuscule addictif où souffle un zéphyr d’humour, et toujours cette sensibilité à fleur de mots, Franck Maubert confie son immense admiration, et éclaire l’oeuvre magistrale et mystérieuse de ce génie novateur dans la lignée de Picasso, pour mieux le comprendre. Une quintessence à lire très vite

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    Couverture du livre « Les uns contre les autres » de Franck Maubert aux éditions Fayard

    laurence bandelier sur Les uns contre les autres de Franck Maubert

    « Heart of glass » de Blondie : c’est la chanson qui s’est faufilée dans ma tête dès les premières pages de lecture.
    Par un mystérieux tour de passe-passe, l’auteur nous transporte dans cet univers des années 80, sans toutefois s’encombrer de descriptions stylistiques. Nous y sommes, sans...
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    « Heart of glass » de Blondie : c’est la chanson qui s’est faufilée dans ma tête dès les premières pages de lecture.
    Par un mystérieux tour de passe-passe, l’auteur nous transporte dans cet univers des années 80, sans toutefois s’encombrer de descriptions stylistiques. Nous y sommes, sans pouvoir définir comment nous sommes arrivés dans cet univers.
    L’écriture est telle que l’impression d’être l’ombre de Moby s’impose. On le suit, on le comprend, sans toutefois être familier de cet univers « bling-bling ».
    On profite, au fil de ces pages, du champagne qui coule à flots, des paillettes et de cette atmosphère nocturne si particulière aux années 80.
    A l’instar de l’émission que Moby et Ferdyck veulent créer pour permettre aux gens d’entrer, le temps du show, dans ce monde à paillettes, l’auteur nous convie à côtoyer cette jet-set insouciante le temps de cette lecture très divertissante et qui, dans notre monde actuel « connecté » permet justement de déconnecter un peu de notre quotidien.
    C’est un flash-back pour toute une génération, que l’auteur, en restant en apparence léger, décrit sans détour en n’omettant pas, sur certains points, les côtés « obscurs » de cette époque : drogue, sexualité et forcément, désenchantement….

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    Couverture du livre « L'homme qui marche » de Franck Maubert aux éditions Fayard

    Christelle KORCHI sur L'homme qui marche de Franck Maubert

    Un roman court qui tient plus du document d’ailleurs que du roman à proprement parler. Je l’ai lu assez rapidement tant j’ai été happée par la plume de l’auteur. L’homme qui marche est une sculpture en bronze de 108 cm de hauteur sur 97 cm de largeur réalisée en 1960. Giacometti modèle un...
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    Un roman court qui tient plus du document d’ailleurs que du roman à proprement parler. Je l’ai lu assez rapidement tant j’ai été happée par la plume de l’auteur. L’homme qui marche est une sculpture en bronze de 108 cm de hauteur sur 97 cm de largeur réalisée en 1960. Giacometti modèle un personnage fragile pour symboliser l’homme : une peau fine qui couvre les os. La démarche est assurée, car cette marche est celle vers un monde meilleur. Le buste légèrement incliné, les bras ballants dans la position du balancier, les jambes très longues, tous ces éléments contribuent au dynamisme de l’œuvre et accentuent l’effet de marche. Mais les pieds surdimensionnés comme englués dans la glaise, collés au socle entravent cette marche en avant. Giacometti nous montre ainsi, combien notre démarche pour avancer dans la connaissance, est difficile et entravée e par des contingences matérielles. Il dit aussi qu’il faut »s’arracher »à la glaise de la matérialité du corps pour que l’esprit progresse. Cette homme qui marche ne peut être qu’une métaphore de l’homme et de ses aspirations spirituelles.

    Franck Maubert a fait un beau travail de recherche sur l’oeuvre mais aussi sur Giacometti, sa vie, ses amitiés et comment est né l’oeuvre la plus chère du monde. L’homme qui marche c’est tout le monde et personne à la fois, c’est vous , c’est moi , c’est l’autre , il se dégage quelque chose d’universel de cette sculpture qui fait que je comprend tout à fait l’engouement et la curiosité qui ont poussé l’auteur à écrire ce roman passionnant. On sent que l’auteur a fait des recherches sérieuses et qu’il est passionné à la fois par l’oeuvre et par l’artiste.

    VERDICT
    Les fans de Giacometti seront comblés car il y a des précisions sur ses techniques, son travail. Un très beau document sur l’oeuvre la plus connue du sculpteur qui se lit facilement.

    https://revezlivres.wordpress.com/2016/04/02/lhomme-qui-marche-franck-maubert/

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