Florence Aubry

Florence Aubry
Née en 1968 à Besançon, FLORENCE AUBRY y a fait toutes ses études. Elle commence par suivre parallèlement une licence de lettres modernes et une licence de sciences du langage puis se dirige vers une matière qu'elle estime plus scientifique et intègre une licence de géographie, jusqu'au DEA... Voir plus
Née en 1968 à Besançon, FLORENCE AUBRY y a fait toutes ses études. Elle commence par suivre parallèlement une licence de lettres modernes et une licence de sciences du langage puis se dirige vers une matière qu'elle estime plus scientifique et intègre une licence de géographie, jusqu'au DEA. Florence Aubry passe ensuite le Capes de documentation et sa première affectation a été un collège de la Somme où elle restera cinq ans avant de rejoindre le Languedoc Roussillon. Elle est professeur documentaliste en collège et habite actuellement un petit village à quelques kilomètres de Narbonne (Aude). Elle a publié plusieurs romans pour adolescents : « La main de l'aviateur » (Le Rouergue), « Pour le meilleur » (Grasset-Jeunesse), « De toits à moi » (Magnard).

Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « La fille du monstre » de Florence Aubry aux éditions Gallimard-jeunesse

    Claudia Charrier sur La fille du monstre de Florence Aubry

    « Mais au fond, que pouvait-il arriver d'abominable, puisque l'abominable avait déjà eu lieu ? »

    C'est le deuxième roman que je lis de cette auteure. J'avais lu récemment le très beau roman Titan noir.

    Dans La fille du monstre, le sujet abordé est terrible.
    Le suicide. Le suicide d'un...
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    « Mais au fond, que pouvait-il arriver d'abominable, puisque l'abominable avait déjà eu lieu ? »

    C'est le deuxième roman que je lis de cette auteure. J'avais lu récemment le très beau roman Titan noir.

    Dans La fille du monstre, le sujet abordé est terrible.
    Le suicide. Le suicide d'un père !

    Un thème percutant et douloureux.
    Une tragédie familiale, aux répercussions dramatiques.

    Un roman jeunesse parfaitement adapté aux adolescents.

    D'une écriture juste et saisissante, le lecteur suit le parcours de Tess. Lorsque son père a souhaité mourir, c'est la vie de la jeune fille qui bascule du jour au lendemain.

    Elle nous raconte ses moments d'incompréhension, de colère, de tristesse, de doute, de honte pour arriver jusqu'à l'acceptation et la paix.

    En refermant ce livre, mes larmes ont coulé, la gorge serrée par tant d'émotions et d'amour entre un père et son enfant. C'est très beau.
    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2019/09/la-fille-du-monstre-je-reviens-de-mourir.html

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    Couverture du livre « Titan Noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    Nanou Anne sur Titan Noir de Florence Aubry

    Ce roman envoie du lourd, je ne m’attendais franchement pas à ressentir autant d’émotions avec ce livre.

    « L’animal est-il un être vivant ou un objet ? » Vous avez 4 heures, et je ramasse les copies. ;-) Le respect de l’animal est au cœur du livre. Et coïncidence, je travaille depuis quelques...
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    Ce roman envoie du lourd, je ne m’attendais franchement pas à ressentir autant d’émotions avec ce livre.

    « L’animal est-il un être vivant ou un objet ? » Vous avez 4 heures, et je ramasse les copies. ;-) Le respect de l’animal est au cœur du livre. Et coïncidence, je travaille depuis quelques jours sur cette problématique en éducation au développement durable !

    Le récit est une narration à deux voix, distinctement marquée par la couleur des pages. On alterne : des pages blanches, des pages noires.
    Les pages blanches, c’est Elfie qui raconte. Sa vie, son travail dans ce parc océanographique. Sa joie du début parce qu’elle est au contact des animaux ; puis ses doutes, son questionnement, sa prise de conscience sur l’état de captivité des animaux. Le style d’écriture est très simple, on pourrait dire qu’Elfie écrit comme elle parle.
    Quant à la « voix noire », les pages noires écrites en blanc, c’est un narrateur-mystère. On ne connaîtra son identité que dans la seconde moitié du roman. Consigner sur fond noir ce que cette voix raconte, c’est tout à fait approprié car ce qu’elle a à nous dire est plus sombre. Elle se fait le porte-parole de ces cétacés en captivité, elle décrit toutes les horreurs et les souffrances vécues par ces animaux privés de leur habitat naturel. Et là, on en prend plein les yeux. Les descriptions sont choc. Des passages très poignants, qui sont le reflet de la réalité. Par exemple, sur le fait que les humains n’ont pas le monopole de la souffrance et du suicide : le cas de cette orque sauvagement séparée des siens qui prendra son élan pour se cogner à de multiples reprises contre les parois métalliques de sa prison en est une illustration. La voix noire s’arrête surtout sur l’orque mâle Titan. Je n’ai pas la fibre animalière ultra-développée, mais j’ai ressenti énormément de compassion pour Titan, pour sa situation. Arraché aux siens dans des conditions épouvantables, il ne peut même pas trouver de compassion auprès des deux autres orques de son bassin. La captivité rend tellement agressif ! Ces pauvres bêtes sont sans repères. A un moment donné, l’émotion était trop forte, il a fallu qu’elle sorte : j’ai pleuré. Et c’était aussi soudain qu’inattendu.

    Bref ce roman me fait me questionner : sur mes pratiques, sur la façon dont je considère les animaux, sur la faune et la flore.

    C’est un roman de littérature jeunesse, il est écrit dans un style simple, très compréhensible par les jeunes lecteurs. C’est une fiction, qui s’inspire de l’histoire vraie de l’orque tueuse Tilikum. Et surtout, tout n’est pas noir dans ce roman. La fin est très belle, porteuse d’espoir, elle m’a servi d’exutoire puisqu’elle m’a fait verser mes dernières larmes.

    Franchement, allez-y, laissez-vous tenter par cette lecture. Au début j’étais réticente parce que la couverture ne m’emballait pas (c’est en fait un dessin de la tête de l’orque noire Titan) et le résumé sans plus. Je suis vraiment contente de ne pas m’être arrêtée là-dessus, car c’est une très belle lecture.

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    Couverture du livre « Titan Noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    DELPHINE MARTEL sur Titan Noir de Florence Aubry

    Fabuleux roman sur la souffrance animale. Très intelligemment mené grâce notamment à l'alternance de la couleur de police et de papier.
    Les enjeux philosophiques sont extrêmement bien vus, on ne pourra définitivement plus faire comme si nous ne savions pas après la lecture de ce roman.
    Roman...
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    Fabuleux roman sur la souffrance animale. Très intelligemment mené grâce notamment à l'alternance de la couleur de police et de papier.
    Les enjeux philosophiques sont extrêmement bien vus, on ne pourra définitivement plus faire comme si nous ne savions pas après la lecture de ce roman.
    Roman jeunesse qui a tout pour figurer aussi ds la cour des grands.

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    Couverture du livre « Titan Noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    Claudia Charrier sur Titan Noir de Florence Aubry

    L'avis de Esteban (12 ans)

    J'ai aimé cette histoire pour plusieurs raisons :
    Le fait que cela parle des orques, un animal que j'avais très envie de découvrir car le documentaliste de mon collège nous a appris, en présentant ce roman, que cet animal est très intelligent et il est capable de...
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    L'avis de Esteban (12 ans)

    J'ai aimé cette histoire pour plusieurs raisons :
    Le fait que cela parle des orques, un animal que j'avais très envie de découvrir car le documentaliste de mon collège nous a appris, en présentant ce roman, que cet animal est très intelligent et il est capable de ressentir certaines émotions comme les humains.
    Son mode de vie est proche de celle des hommes car le petit de l'orque reste près de sa mère pendant de longues années.
    Ce qui m'a plu aussi, c'est que l'auteur a écrit cette histoire en s'appuyant sur des faits réels. Et notamment avec l'orque tueuse Tilikum qui a vécu dans un parc aquatique après sa capture.

    Je n'ai pas souvent lu de fictions sur la maltraitance animale, ce qui m'a vraiment intéressé et je trouve que ça change des autres thèmes que l'on peut lire dans les romans ados.
    J'ai trouvé aussi que c'était une super idée, les pages blanches et les pages noires, deux personnages qui racontent, l'un plus dans le passé et l'autre dans le présent. C'est très original.
    De plus, on découvre au fil des pages, qui est le personnage qui parle dans les pages noires, ce qui apporte de l'intrigue et des réponses à l'histoire.

    Par cette lecture, cela permet de prendre conscience que les animaux en captivité ne sont pas heureux et qu'il faut les respecter.
    Que les "hommes" n'ont pas tous les droits et ne sont pas supérieurs aux animaux. Ils ne doivent pas faire n'importe quoi avec eux !

    Cela nous montre surtout la face cachée des parcs animaliers (aquatiques) ou des zoos où les animaux sont malmenés.

    Une loi en 2017 est passée pour interdire la reproduction de certains animaux dans les parcs animaliers et ainsi que l'interdiction de les capturer en mer.

    J'ai aimé la fin de l'histoire car elle finit bien. Le contraire m'aurait déçu et je n'aurai pas apprécié autant ce roman si cela avait été une fin tragique. Je pense que le lecteur a besoin d'optimisme sur ce sujet sensible.

    Un roman qui m'a beaucoup touché et qui me reste en mémoire.


    L'avis de Claudia

    Je rejoins complètement l'avis de mon fils, une histoire très touchante qui nous reste en mémoire.

    Suite à cette lecture, nous avons eu envie de regarder plusieurs reportages sur l'orque tueuse Tilikum pour en savoir plus.
    Un sujet vraiment intéressant, et la découverte d'un animal que l'on ne connait pas forcément très bien.

    Dans ce roman percutant, deux voix se croisent. Deux récits s'alternent d'où l'idée judicieuse de distinguer les pages imprimées sur fond noir ou sur fond blanc selon le personnage qui parle.

    Les chapitres sont courts, ce qui donnent du rythme à l'histoire et un suspense permanent.

    C'est un roman très réussi et fortement bien traité car il peut être lu par tous les lecteurs.

    Un livre "intelligent" qui permet de s'informer, de s'interroger, de se documenter sur les animaux, sur la maltraitance animale et sur l'envers du décor de certains parcs animaliers.

    Un livre à offrir ou à prêter à son entourage sans modération.


    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/11/titan-noir-proxima-du-centaure.html