Florence Aubry

Florence Aubry
Née en 1968 à Besançon, FLORENCE AUBRY y a fait toutes ses études. Elle commence par suivre parallèlement une licence de lettres modernes et une licence de sciences du langage puis se dirige vers une matière qu'elle estime plus scientifique et intègre une licence de géographie, jusqu'au DEA... Voir plus
Née en 1968 à Besançon, FLORENCE AUBRY y a fait toutes ses études. Elle commence par suivre parallèlement une licence de lettres modernes et une licence de sciences du langage puis se dirige vers une matière qu'elle estime plus scientifique et intègre une licence de géographie, jusqu'au DEA. Florence Aubry passe ensuite le Capes de documentation et sa première affectation a été un collège de la Somme où elle restera cinq ans avant de rejoindre le Languedoc Roussillon. Elle est professeur documentaliste en collège et habite actuellement un petit village à quelques kilomètres de Narbonne (Aude). Elle a publié plusieurs romans pour adolescents : « La main de l'aviateur » (Le Rouergue), « Pour le meilleur » (Grasset-Jeunesse), « De toits à moi » (Magnard).

Avis (10)

  • Couverture du livre « Titan noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    Claudia Charrier sur Titan noir de Florence Aubry

    L'avis de Esteban (12 ans)

    J'ai aimé cette histoire pour plusieurs raisons :
    Le fait que cela parle des orques, un animal que j'avais très envie de découvrir car le documentaliste de mon collège nous a appris, en présentant ce roman, que cet animal est très intelligent et il est capable de...
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    L'avis de Esteban (12 ans)

    J'ai aimé cette histoire pour plusieurs raisons :
    Le fait que cela parle des orques, un animal que j'avais très envie de découvrir car le documentaliste de mon collège nous a appris, en présentant ce roman, que cet animal est très intelligent et il est capable de ressentir certaines émotions comme les humains.
    Son mode de vie est proche de celle des hommes car le petit de l'orque reste près de sa mère pendant de longues années.
    Ce qui m'a plu aussi, c'est que l'auteur a écrit cette histoire en s'appuyant sur des faits réels. Et notamment avec l'orque tueuse Tilikum qui a vécu dans un parc aquatique après sa capture.

    Je n'ai pas souvent lu de fictions sur la maltraitance animale, ce qui m'a vraiment intéressé et je trouve que ça change des autres thèmes que l'on peut lire dans les romans ados.
    J'ai trouvé aussi que c'était une super idée, les pages blanches et les pages noires, deux personnages qui racontent, l'un plus dans le passé et l'autre dans le présent. C'est très original.
    De plus, on découvre au fil des pages, qui est le personnage qui parle dans les pages noires, ce qui apporte de l'intrigue et des réponses à l'histoire.

    Par cette lecture, cela permet de prendre conscience que les animaux en captivité ne sont pas heureux et qu'il faut les respecter.
    Que les "hommes" n'ont pas tous les droits et ne sont pas supérieurs aux animaux. Ils ne doivent pas faire n'importe quoi avec eux !

    Cela nous montre surtout la face cachée des parcs animaliers (aquatiques) ou des zoos où les animaux sont malmenés.

    Une loi en 2017 est passée pour interdire la reproduction de certains animaux dans les parcs animaliers et ainsi que l'interdiction de les capturer en mer.

    J'ai aimé la fin de l'histoire car elle finit bien. Le contraire m'aurait déçu et je n'aurai pas apprécié autant ce roman si cela avait été une fin tragique. Je pense que le lecteur a besoin d'optimisme sur ce sujet sensible.

    Un roman qui m'a beaucoup touché et qui me reste en mémoire.


    L'avis de Claudia

    Je rejoins complètement l'avis de mon fils, une histoire très touchante qui nous reste en mémoire.

    Suite à cette lecture, nous avons eu envie de regarder plusieurs reportages sur l'orque tueuse Tilikum pour en savoir plus.
    Un sujet vraiment intéressant, et la découverte d'un animal que l'on ne connait pas forcément très bien.

    Dans ce roman percutant, deux voix se croisent. Deux récits s'alternent d'où l'idée judicieuse de distinguer les pages imprimées sur fond noir ou sur fond blanc selon le personnage qui parle.

    Les chapitres sont courts, ce qui donnent du rythme à l'histoire et un suspense permanent.

    C'est un roman très réussi et fortement bien traité car il peut être lu par tous les lecteurs.

    Un livre "intelligent" qui permet de s'informer, de s'interroger, de se documenter sur les animaux, sur la maltraitance animale et sur l'envers du décor de certains parcs animaliers.

    Un livre à offrir ou à prêter à son entourage sans modération.


    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/11/titan-noir-proxima-du-centaure.html

  • Couverture du livre « Titan noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    Ellimac sur Titan noir de Florence Aubry

    Inspiré du documentaire Black Fish lui même inspiré de l'histoire vraie de l'orque tueuse Tilikum, ce livre suit le quotidien de Elfie, embauchée tout récemment dans un Parc Océanographique. Elle pense que les animaux en captivité y sont heureux et qu'elle est leur amie. Mais peu à peu, au fil...
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    Inspiré du documentaire Black Fish lui même inspiré de l'histoire vraie de l'orque tueuse Tilikum, ce livre suit le quotidien de Elfie, embauchée tout récemment dans un Parc Océanographique. Elle pense que les animaux en captivité y sont heureux et qu'elle est leur amie. Mais peu à peu, au fil des pages qui s'alternent avec des pages noires relatant le récit d'un autre narrateur, la prise de conscience va s'effectuer et nous allons découvrir l'envers du décor : la souffrance, l'obéissance forcée, l'enfermement et la folie qui peut s'emparer d'un être que l'on prive de liberté.
    Florence Aubry nous livre ici un récit sombre mais touchant et juste sur la cause animale, et en particulier sur le traitement des animaux en captivité dans ces parcs.

  • Couverture du livre « Titan noir » de Florence Aubry aux éditions Rouergue

    Zoé Hoibian sur Titan noir de Florence Aubry

    Après son bac, Elfie trouve un emploi comme caissière dans un parc océanographique. Elle gravit rapidement les échelons et se retrouve bientôt dresseuse d'orques, et plus particulièrement de Titan, la grande orque noire. Mais la belle amitié homme-animal qu'Elfie s'était imaginé prend une...
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    Après son bac, Elfie trouve un emploi comme caissière dans un parc océanographique. Elle gravit rapidement les échelons et se retrouve bientôt dresseuse d'orques, et plus particulièrement de Titan, la grande orque noire. Mais la belle amitié homme-animal qu'Elfie s'était imaginé prend une tournure de plus en plus sombre au fur et à mesure qu'elle apprend la vérité sur le calvaire des cétacés dont elle a la charge. Tiraillée entre l'envie d'une confiance réciproque entre elle et l'orque, et les preuves qui s'entassent contre les conditions de vie de Titan, entre son enthousiasme et la colère des "manifestants du rond-point", Elfie va devoir affronter la réalité, même quand celle-ci n'est pas agréable à regarder...


    Titan Noir s’annonçait comme un livre choc, inspiré d'une histoire vraie sur le calvaire des cétacés en captivité, et je n'ai pas été déçue.
    Ce livre est séparé en deux, de manière plus que visible, même avant de commencer la lecture. Il y a les pages narrées par Elfie, noir sur blanc, comme avec tous les livres ; puis à ce blanc vient s'interposer les pages sombres d'un narrateur dont l’identité reste inconnue jusqu'à la fin, imprimés blanc sur noir.
    Cette particularité nous prévient bien du déroulement de l'histoire : ce n'est pas une belle histoire où l'animal devient le meilleur ami des gentils humains. C'est un livre qui pose des questions, qui nous force à regarder d'un œil nouveau les clichés que l'on pourrait avoir sur les cétacés. Et puis, ce détail particulier m'a intrigué avant même que je ne commence ma lecture. J'aime les livres bien sûr pour les histoires, pour les personnages, mais également pour le livre en tant qu'objet, et cette spécificité m'a tout de suite plu.

    J'ai adoré ce livre, je l'ai dévoré en quelques heures à peine, tant il est prenant. Dès les toutes premières pages, le narrateur mystérieux des pages noires nous interpelle, nous parle de cette orque, dont nous ne connaissons pas encore l'histoire, et qui pourtant va nous suivre durant toute notre lecture. Cette orque dont la souffrance et la colère débordent des pages jusqu'à envahir toute l'intrigue.

    « Jamais il ne sera ami avec l'un d'entre nous, même si autrefois, ça aurait pu être le cas. Et pourquoi ? Parce qu'il y a longtemps qu'il sait qui nous sommes, il sait exactement qui et comment nous sommes, et le mal que nous sommes capable de lui faire. Il n'y a pas de limite à la douleur que nous pouvons lui infliger. »

    Du point de vue d'Elfie, nous assistons à sa lente découverte de la vérité, nous voyons son enthousiasme se fissurer de doutes. Florence Aubry a réussi à instaurer une atmosphère lourde qui pourtant ne devient jamais trop pesante, son écriture fluide m'a entraîné sans que je voie le temps passer. Simplement écrit, mais direct, Titan Noir est un de ces livres dont on ressort étourdi.e, la tête vibrante de questions.

    Il est toujours assez dur d'expliquer pourquoi l'on a aimé un livre, je dirais donc simplement que ce livre m'a beaucoup touché. Tous les personnages, y compris Titan, sont plein d'émotions, émotions que j'ai retrouvé rien qu'en relisant le premier chapitre avant d'écrire cette chronique. Ils sont complets, tous à leur manière, débordant d'humanité.

    « Elle pensait qu'elle lui faisait du bien. Elle pensait qu'elle lui apportait de la tendresse, du réconfort, dans l'univers brutal qu'est celui de l'incarcération. Mais la vérité, c'est qu'elle ajoutait de la brutalité à la brutalité, parce que toute cette douceur, c'est du mensonge, du pur mensonge. »

    C'est un livre qui vous prend aux tripes et qui reste avec vous longtemps, du moins, c'est l'effet qu'il m'a fait ! J'ai du coup bien envie de regarder Blackfish, le documentaire qui a inspiré cette histoire à l'auteure.
    Titan noir est une lecture émotionnellement dure, mais nécessaire, et plus qu'importante, car, encore aujourd'hui, des cétacés sont maltraités dans des parcs océanographiques, et privés de la chose la plus élémentaire : la liberté.

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