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Fedor Mikhailovitch Dostoievski

Fedor Mikhailovitch Dostoievski
Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski est un écrivain russe, né à Moscou le 11 novembre 1821 et mort à Saint-Pétersbourg le 9 février 1881. Considéré comme l'un des plus grands romanciers russes, il a influencé de nombreux écrivains et philosophes.

Avis sur cet auteur (72)

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    Couverture du livre « L'Idiot » de Fedor Mikhailovitch Dostoievski et Ligaran aux éditions Ligaran

    Cezanne76 sur L'Idiot de Fedor Mikhailovitch Dostoievski - Ligaran

    Comme tous les livres de Dostoievsky, l’Idiot est un chef d’oeuvre. C’est toujours une architecture puissante, des personnages au caractère si bien défini, la pesanteur et les tensions de la vie humaine si sombres et si présentes, qui composent son œuvre. Dans cette obscurité, dans ces...
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    Comme tous les livres de Dostoievsky, l’Idiot est un chef d’oeuvre. C’est toujours une architecture puissante, des personnages au caractère si bien défini, la pesanteur et les tensions de la vie humaine si sombres et si présentes, qui composent son œuvre. Dans cette obscurité, dans ces souterrains, jaillit pourtant toujours Dieu et c’est là qu’il faut le chercher chez l’auteur. Ici, c’est “l’idiot” qui est cette lumière. Personnage christique, désintéressé, loyal, le personnage navigue entre les perfidies des hommes et le désir de vivre en société. Ce désintérêt en fait un Idiot aux yeux du monde alors qu’aux yeux de l’amour, il en est la figure spirituelle.

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    Couverture du livre « Les annales de Pétersbourg » de Fedor Mikhailovitch Dostoievski aux éditions Actes Sud

    LALIE.01 sur Les annales de Pétersbourg de Fedor Mikhailovitch Dostoievski

    Est-il utile de présenter cet écrivain russe, Fédor (Fiodor) Mikhaïlovitch Dostoïevski (Фёдор Михайлович Достоевский : 1821-1881), considéré comme l'u des plus grands romanciers russes ?

    Je ne pense pas et je passe donc à une petite chronique sur : Les annales de Pétersbourg, un petit ouvrage...
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    Est-il utile de présenter cet écrivain russe, Fédor (Fiodor) Mikhaïlovitch Dostoïevski (Фёдор Михайлович Достоевский : 1821-1881), considéré comme l'u des plus grands romanciers russes ?

    Je ne pense pas et je passe donc à une petite chronique sur : Les annales de Pétersbourg, un petit ouvrage peu connu, dans lequel figurent cinq chroniques rédigées pour le journal « Les Nouvelles de Saint-Pétersbourg. »

    Ayant déjà publié une chronique sur « Saint-Pétersbourg : Escapades littéraires », on y voit déjà bien cette ville, celle de l'auteur. C'était une petite parenthèse.

    Dans notre ouvrage, tout débute par le décès d'un écrivain russe, Gouber qui rédigeait des chroniques pour "Les Nouvelles de Saint-Pétersbourg". La rédaction s'adresse alors à Pléchtnéïev qui lui-même s'adresse à son ami Dostoïevski. On s'est ainsi refilé la balle mais ce dernier écrit entre le 13 et le 27 avril et le 11 mai et les 1er et 5 juin 1847 : cinq chroniques, d'abord véritables, avec l'actualité culturelle de Pétersbourg – des réflexions sur l'architecture - ou celle du violoniste allemand Heinrich Wilhelm Ersnt.

    Ensuite, ces chroniques prennent le ton d'une satire. le promeneur de Pétersbourg pose de simples questions, du genre de : « Quoi de neuf ? » et on lui répond distraitement : « Ce temps, hein ? », ce qui signifie l'annonce du printemps.

    Le fond culturel est présent. Dostoïevski cite sans cesse Gogol à qui il voue un grand culte. Ces chroniques sont pour lui l'occasion de tester certains personnages qui figureront dans ses futurs romans.

    Et puis, si c'est le printemps, il est vrai que les signes sont là… Une moitié de la ville a la grippe – l'autre moitié a un rhume carabiné. C'est cela le printemps à Pétersbourg ? le froid aurait donc mieux fait de rester.
    Oui mais c'est aussi la saison de l'amour, alors…

    Tout au long de ces chroniques, on voit bien que l'auteur se sent de plus en plus à l'aise – sa langue se délie – le romancier s'exprime enfin (ce que l'on remarque surtout dans les deux derniers textes).

    On peut trouver cela bien dommage mais c'est ainsi. de toute façon, ce ne serait pas une mauvaise idée de les lire pour y retrouver la fameuse âme russe….

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    Couverture du livre « Une sale histoire » de Fedor Mikhailovitch Dostoievski aux éditions Actes Sud

    Dominique Jouanne sur Une sale histoire de Fedor Mikhailovitch Dostoievski

    Farce impertinente et pleine d’ironie écrite en 1862, à l’aube des grandes réformes progressistes russes qui mettent à la mode plus d’ « humanitarisme » de la part des supérieurs hiérarchiques pour obtenir un petit peuple plus confiant et donc, plus obéissant et soumis.

    Dostoïevski qui doute...
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    Farce impertinente et pleine d’ironie écrite en 1862, à l’aube des grandes réformes progressistes russes qui mettent à la mode plus d’ « humanitarisme » de la part des supérieurs hiérarchiques pour obtenir un petit peuple plus confiant et donc, plus obéissant et soumis.

    Dostoïevski qui doute du bien-fondé de ce principe de libéralisation du régime, met en scène un haut-gradé qui va se rendre à l’improviste au mariage d’un de ses subordonnés sans y être invité pour une mise en pratique de ce nouveau procédé en expliquant avec hypocrisie à des gens ébahis et qui ont cessé de s’amuser, qu’il est proche d'eux, ce qui est loin d’être le cas.

    A la surprise générale, son employé, le fonctionnaire Pseldonimov, sa famille et ses amis, le recevront avec crainte et respect quand certains se moqueront de lui à son insu.

    Le Général Ivan Illitch Pralinsky, ignorant des mœurs populaires, va se trouver dans une situation embarrassante en porte-à-faux et se montrera fort ridicule sans compter que non habitué à la vodka, il va vite être trop ivre, dire des bêtises et tomber dans un coma éthylique.

    Au matin, il se réveillera couché dans le joli lit qui était réservé aux jeunes mariés. Ses vêtements souillés de vomi, l’attendent fraichement lavés et repassés sur une chaise. Il se rendra compte de son erreur et fuira l’endroit couvert de honte.

    Après s’être fait porté pâle une semaine, il retournera au bureau comme à son habitude mais pour éviter de rencontrer le jeune marié, il aura été proposé à ce dernier un nouveau poste mieux rémunéré dans un autre service.

    En brossant une multitude de personnages de toutes origines avec leurs histoires personnelles et le chaos de la cérémonie, l’auteur fait refléter l’ensemble d’une société, ses mœurs et son état d’esprit.

    Critique politique caustique et subtile magnifiquement rédigée par une plume remarquable très actuelle et indémodable bien que le 30 octobre 2021 soit la date anniversaire du bicentenaire de Dostoïevski.

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    Couverture du livre « Crime et Châtiment, » de Fedor Mikhailovitch Dostoievski aux éditions Storylab

    LALIE.01 sur Crime et Châtiment, de Fedor Mikhailovitch Dostoievski

    Un monument de plus dans les classiques de la littérature russe : « Crime et Châtiment » (« Преступление и наказание ») de Fiodor (ou Fedor) Mikhaïlovitch Dostoïevski ( Михайлович Достоевский). Et un autre livre de ma « collection collector. »

    Une oeuvre déjà lue lorsque j'étais beaucoup...
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    Un monument de plus dans les classiques de la littérature russe : « Crime et Châtiment » (« Преступление и наказание ») de Fiodor (ou Fedor) Mikhaïlovitch Dostoïevski ( Михайлович Достоевский). Et un autre livre de ma « collection collector. »

    Une oeuvre déjà lue lorsque j'étais beaucoup plus jeune mais que j'ai lue et relue.
    « Crime et Châtiment » est le premier roman des autres chefs-d'oeuvre qui ont rendu Dostoïevski tellement célèbre. L'idée lui en était venue alors qu'il était au bagne, douze ans auparavant.

    Dès le début nous savons qui est le coupable (mais au fait, n'y en a t-il qu'un seul ?) et il faut que l'écrivain développe le sujet, ce qu'il a fait de façon superbe.

    En effet, on voit un certain Marmeladov (ivrogne de son état) - Catherine Ivanovna (son épouse) - puis un autre individu, Svidrigaöliv et le fameux Raskolnikov. Ce dernier se dit être « investi d'une mission » et il a l'intention d'être comparé à Napoléon (rien que ça !….)

    Nous sommes à Saint-Pétersbourg, en 1865 et notre Raskolnikov, en manque d'argent, bien que de famille noble, s'est vu dans l'obligation d'interrompre ses études et loge dans une mansarde. Mais comme c'est un personnage faisant fi le morale, il envisage de commettre un crime (le voilà le mot « crime » est lâché). Et ce crime, il va le commettre en assassinant celle à qui il doit l'argent de son loyer mais il tue également sa soeur. « Il était endetté jusqu'au cou auprès de sa logeuse, et avait peur de la croiser. » A présent, il se considère comme « un pou », « une ordure » et cela le torture.

    Comme entre temps il a rencontré Sonia, une jeune prostituée qui l'aide en vendant son corps, Raskolnikov lui fait part de son crime. Mais Porphire Petrovitch (un inspecteur de police), au vu de son comportement a déjà deviné qui était le coupable. C'est Sonia qui arrive à le convaincre
    de se dénoncer et c'est la déportation en Sibérie qui est est sa condamnation, son châtiment (l'autre mot du titre). Sonia va d'ailleurs le suivre au bagne et peut-être le conduire à la rédemption avec son amour ?

    Ayant donné les grandes lignes à peu près essentielles de cette oeuvre vraiment foisonnante, où on ressent de la tension avec une atmosphère lourde, on peut dire que Dostoïevski a écrit un chef-d'oeuvre de ce XIXe siècle avec des portraits féminins pas vraiment originaux alors que les portraits masculins sont plus complexes.

    Je ne vais pas m'étendre plus sur le contenu de cet ouvrage car il y aurait tellement à raconter ! le lecteur ne se perd pas dans toute cette histoire où se posent pas mal de réflexions philosophiques ainsi que sur la foi.
    « Crime et châtiment », encore une autre oeuvre immense de la littérature russe à lire sans plus tarder ou à relire bien sûr...

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