Fatou Diome

Fatou Diome

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Avis (26)

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    isav sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Ce devait être un voyage de découverte de la Casamance mais ce fut une gigantesque catastrophe maritime de 2000 victimes qui restera dans toutes les mémoires. Avec le naufrage du Joola en septembre 2002 au large de Dakar, Coumba perd l’homme qu’elle aimait passionnément. Et pour ne pas...
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    Ce devait être un voyage de découverte de la Casamance mais ce fut une gigantesque catastrophe maritime de 2000 victimes qui restera dans toutes les mémoires. Avec le naufrage du Joola en septembre 2002 au large de Dakar, Coumba perd l’homme qu’elle aimait passionnément. Et pour ne pas l’oublier, mais aussi pour redonner vie à son passé heureux et raconter son père à sa fille orpheline, elle passe ses nuits à écrire, dans le calme de sa chambre, alors que tout le village dort. C’est dans l’écriture, qu’elle rejoint les esprits des morts, les veilleurs de Sangomar, qui veillent sur les vivants et les accompagnent dans leur douleur.
    A Marseille, Linda et Djilali ont également perdu l’être qui comptait le plus pour eux, leur fille Pauline qui voyageait avec son époux sénégalais. Ils sont désemparés face aux interrogations sur ce naufrage et à la douleur qui les assaillent.
    Ce n’est pas vraiment un roman, mais plus une réflexion africaine et philosophique sur la perte d’un être cher. Les propos sont imagés et élaborés, et mélangent toutes les religions du Sénégal.
    J’ai admiré l’engagement humaniste et féministe de Fatou DIOME qui prône la culture comme chemin vers la liberté, en employant un savant mélange de culture contemporaine et de culture traditionnelle.
    Sa plume est poétique, pleine de couleurs et d’odeurs, et elle écrit comme on raconte les rêves. Ce récit, très original, est une ode à la culture animiste sénégalaise, avec ses mots et ses expressions ésotériques, ses litanies sonores et répétitives.
    Mais parce que le chagrin est obsédant et assaille le personnage de Cumba d’une terrible lancinance, le fil de l’histoire est sans cesse interrompu par ses invocations obsessionnelles qui m’en ont rendu la lecture difficile.
    Si je comprenais bien la douleur de l’absence et du renoncement à l’amour, cette récurrence des prières, des onomatopées, des suppliques, m’a souvent lassée et les nombreuses répétitions, qui font pourtant partie intégrante de cette culture, ont atténué mon intérêt pour ce récit.
    Ce fut néanmoins pour moi une belle leçon d’espoir et de courage, et j’en garderai un souvenir lunaire mais riche.

    Merci à lecteurs.com pour ce livre lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire 2019.

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Pascale Pay sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Les explorateurs de la rentrée littéraire


    Après avoir perdu son mari dans le naufrage du Joola en 2002 au large du Sénégal, Coumba entame un long veuvage (conformément au rite musulman) dans la maison de ses beaux-parents. Coumba était et est encore infiniment amoureuse de son mari Bouba et...
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    Les explorateurs de la rentrée littéraire


    Après avoir perdu son mari dans le naufrage du Joola en 2002 au large du Sénégal, Coumba entame un long veuvage (conformément au rite musulman) dans la maison de ses beaux-parents. Coumba était et est encore infiniment amoureuse de son mari Bouba et elle vit très durement cette période, recluse avec sa fille âgée de quelques mois. La nuit, elle s’échappe en esprit en écrivant qui était son mari dans un cahier. Les esprits des morts viennent alors la visiter depuis l’île voisine de Sangomar, uniquement habitée par les djinns et les âmes des défunts.

    J’attendais avec impatience cette lecture pour me plonger dans l’âme africaine, sa culture animiste et sa tradition du conte. Malheureusement, ma déception est à la hauteur de mes attentes.

    Pour ce qui est de l’histoire, les quelques lignes de mon résumé suffisent amplement à raconter le livre, ou du moins ce que j’en ai lu, car en dépit de tous mes efforts, j’ai été incapable de dépasser la page 180 de ce long roman qui en compte 326. Coumba tourne en boucle et l’histoire aussi, ressassant sans fin la perte de son amour, ses reproches contre la religion, sa belle-famille et c’est à peu près tout.

    Pour ce qui est du style, je n’ai à aucun moment su me plonger dans le livre. J’avais presque le sentiment de lire un puzzle, un livre en vrac que je suis censée remettre dans le bon ordre, peut-être après avoir éliminé les nombreux doublons. Cela m’a agacée au plus haut point. Les innombrables digressions qui partent dans tous les sens incitaient mon esprit à s’évader dans ses propres divagations, de sorte que j’ai régulièrement dû relire des passages entiers, car je n’avais aucune idée de ce que je venais de lire. Nombreuses digressions, mais qui, elles aussi tournent en boucle sur quelques sujets. Reproches contre les religieux qui imposent les rites musulmans aux animistes sérères, reproches à sa mère qui ne la comprend pas, à sa belle-mère qui l’oblige à respecter les rites religieux, à Dieu et au monde d’avoir perdu son mari tant aimé.

    J’épinglerai également les nombreuses citations et les termes alambiqués utilisés par l’auteure. Cela me donne le sentiment qu’elle veut à tout prix prouver au lecteur qu’elle est cultivée, qu’elle « a des lettres » (occidentales) en plus de sa connaissance de sa culture d’origine. Totalement inutile et parasite, cela ne fait que rendre la lecture plus pénible encore.

    En un mot comme en cent, je me suis ennuyée tout du long et je ne suis jamais rentrée dans le livre. Je n’ai pas éprouvé la moindre empathie pour Coumba et n’ai pas du tout ressenti le « souffle ensorcelant » de Fatou Diome que promettait pourtant le quatrième de couverture. Dommage.

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Coralie sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    L’étape de la page 100 :
    Fatou Diome nous chante un véritable conte. Coumba a perdu son mari et le père de sa fille lors d’un naufrage au large du Sénégal. Elle entame un long deuil selon les traditions musulmane, mais s’ouvre, la nuit, à l’animisme et au récit des noyés.

    On nous livre une...
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    L’étape de la page 100 :
    Fatou Diome nous chante un véritable conte. Coumba a perdu son mari et le père de sa fille lors d’un naufrage au large du Sénégal. Elle entame un long deuil selon les traditions musulmane, mais s’ouvre, la nuit, à l’animisme et au récit des noyés.

    On nous livre une narration lyrique et très imagé, sonore, chantante et coloré mais une narration qui reste très lente et répétitive. Le début de ce roman est très « pauvre » par son contenu et me semble difficile d’accès. La culture animiste me rend néanmoins curieuse.

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Miss Marple sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Écolos de la rentrée 2019. 100 premières pages
    Coumba, jeune veuve éplorée, retrouve chaque nuit Bouba son défunt mari pourc écrire leur vie commune, heritage pour leur petite fille Fadikiiine. Elle fait appel aux esprits de Sangomar, l'île aux morts.
    L'auteure Fatou Diome nous entraîne dans...
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    Écolos de la rentrée 2019. 100 premières pages
    Coumba, jeune veuve éplorée, retrouve chaque nuit Bouba son défunt mari pourc écrire leur vie commune, heritage pour leur petite fille Fadikiiine. Elle fait appel aux esprits de Sangomar, l'île aux morts.
    L'auteure Fatou Diome nous entraîne dans son univers fleuri, boisé et odorant, faisant usage d'une langue très personnelle.
    Carambolage gigantesque, syncrétisme religieux, culturel, linguistique, un vrai "melting pot ' ou Macédoine de langues, citations ou personnages centraux.
    Touchant, brillant et lumineux malgré la douleur du deuil..livre remarquable en tous points..

    les explorateurs de la rentrée 2019. suite et fin

    Mauve la couverture, une femme debout, pagne africain autour de la taille, bras couverts, foulard enturbanné , pagaie au bout d’une pirogue sur une eau immobile, la mer de la tranquillité sans aucun doute !
    Ouvrez le livre et vous êtes engloutis dans un tourbillon, vie, mort, esprits, eaux calmes, naufrage, deuil, français ou wolof ou diola. J’arrête là l’énumération pour vous convaincre autrement.
    Coumba vient de perdre son mari Bouba dans le naufrage du Joola, bateau qu’il avait pris pour rentrer à Dakar avec ses amis Siha et Pauline.
    Elle est donc veuve avec un bébé de quelques mois, Fatikiine qu’elle devra élever seule, une fois la période de deuil passée : le délai de viduité est de quatre mois et 10 jours, période pendant laquelle elle doit se vêtir d’une grande robe blanche et d’un voile, ne pas sortir en plein jour, jamais seule , ne pas parler à qui elle veut et respecter les règles de sa belle mère Wassiam chez qui elle vit.
    Par rébellion, elle refuse de parler, elle qui a fait des études, épousé l’homme qu’elle avait choisi, décidé de sa vie, elle ne discute qu’avec les esprits de l’ile de Sangomar, de l’autre coté de la baie, les morts qui sont eux aussi en transit : il lui faut respecter quelques règles, incantations et préparatifs, mais elle y parvient et prend des nouvelles ou des conseils .
    Si elle ne parle pas le jour, elle écrit la nuit, elle rédige toute sa vie pour sa fille, la vie d’avant !
    Le jour de la libération approche et avec lui les manigances des uns et des autres pour sa vie future !!
    Un livre époustouflant, déroutant évidemment avec cette vigueur, ces mots et ces injonctions en différentes langues. Horrible aussi quant au devenir des femmes « ordinaires » sans éducation, aucun moyen de sortir du système et subir le lévirat, l’emprisonnement familial.
    Un manifeste féministe d’une qualité exceptionnelle, parfois un peu fatigant par son extrême abondance de références, mais la langue est si belle, si pleine qu’on poursuit la lecture et que nous nous impatientons avec elle !
    Ouvrez le livre mauve pour «  laver, dans le bleu de l’atlantique, leurs yeux rougis d’insomnie », découvrez Coumba et voyagez.

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