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Fatou Diome

Fatou Diome

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Avis sur cet auteur (28)

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Véronique Beauvois sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Que Coumba est attachante. Merci à Fatou Diome pour ce livre que mes amis qui m’ont fait découvrir le Sénégal et en particulier cette région du Saloum m’ont offert.
    Les mots virevoltent.

    Que Coumba est attachante. Merci à Fatou Diome pour ce livre que mes amis qui m’ont fait découvrir le Sénégal et en particulier cette région du Saloum m’ont offert.
    Les mots virevoltent.

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Valerie Brz sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Étant moi même en période de deuil je n'ai pas su terminer ma lecture tant elle me mettait le nez dans mes méandres personnelles . Cependant on peut y reconnaitre tout le talent de l'auteure qui de ce fait sait mettre en émoi et par écrit tout le processus de l’après si particulier quand il...
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    Étant moi même en période de deuil je n'ai pas su terminer ma lecture tant elle me mettait le nez dans mes méandres personnelles . Cependant on peut y reconnaitre tout le talent de l'auteure qui de ce fait sait mettre en émoi et par écrit tout le processus de l’après si particulier quand il touche quelqu'un qui nous est "chair" .

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Isa Pouteau sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Ce devait être un voyage de découverte de la Casamance mais ce fut une gigantesque catastrophe maritime de 2000 victimes qui restera dans toutes les mémoires. Avec le naufrage du Joola en septembre 2002 au large de Dakar, Coumba perd l’homme qu’elle aimait passionnément. Et pour ne pas...
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    Ce devait être un voyage de découverte de la Casamance mais ce fut une gigantesque catastrophe maritime de 2000 victimes qui restera dans toutes les mémoires. Avec le naufrage du Joola en septembre 2002 au large de Dakar, Coumba perd l’homme qu’elle aimait passionnément. Et pour ne pas l’oublier, mais aussi pour redonner vie à son passé heureux et raconter son père à sa fille orpheline, elle passe ses nuits à écrire, dans le calme de sa chambre, alors que tout le village dort. C’est dans l’écriture, qu’elle rejoint les esprits des morts, les veilleurs de Sangomar, qui veillent sur les vivants et les accompagnent dans leur douleur.
    A Marseille, Linda et Djilali ont également perdu l’être qui comptait le plus pour eux, leur fille Pauline qui voyageait avec son époux sénégalais. Ils sont désemparés face aux interrogations sur ce naufrage et à la douleur qui les assaillent.
    Ce n’est pas vraiment un roman, mais plus une réflexion africaine et philosophique sur la perte d’un être cher. Les propos sont imagés et élaborés, et mélangent toutes les religions du Sénégal.
    J’ai admiré l’engagement humaniste et féministe de Fatou DIOME qui prône la culture comme chemin vers la liberté, en employant un savant mélange de culture contemporaine et de culture traditionnelle.
    Sa plume est poétique, pleine de couleurs et d’odeurs, et elle écrit comme on raconte les rêves. Ce récit, très original, est une ode à la culture animiste sénégalaise, avec ses mots et ses expressions ésotériques, ses litanies sonores et répétitives.
    Mais parce que le chagrin est obsédant et assaille le personnage de Cumba d’une terrible lancinance, le fil de l’histoire est sans cesse interrompu par ses invocations obsessionnelles qui m’en ont rendu la lecture difficile.
    Si je comprenais bien la douleur de l’absence et du renoncement à l’amour, cette récurrence des prières, des onomatopées, des suppliques, m’a souvent lassée et les nombreuses répétitions, qui font pourtant partie intégrante de cette culture, ont atténué mon intérêt pour ce récit.
    Ce fut néanmoins pour moi une belle leçon d’espoir et de courage, et j’en garderai un souvenir lunaire mais riche.

    Merci à lecteurs.com pour ce livre lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire 2019.

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    Couverture du livre « Les veilleurs de Sangomar » de Fatou Diome aux éditions Albin Michel

    Pascale Pay sur Les veilleurs de Sangomar de Fatou Diome

    Les explorateurs de la rentrée littéraire


    Après avoir perdu son mari dans le naufrage du Joola en 2002 au large du Sénégal, Coumba entame un long veuvage (conformément au rite musulman) dans la maison de ses beaux-parents. Coumba était et est encore infiniment amoureuse de son mari Bouba et...
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    Les explorateurs de la rentrée littéraire


    Après avoir perdu son mari dans le naufrage du Joola en 2002 au large du Sénégal, Coumba entame un long veuvage (conformément au rite musulman) dans la maison de ses beaux-parents. Coumba était et est encore infiniment amoureuse de son mari Bouba et elle vit très durement cette période, recluse avec sa fille âgée de quelques mois. La nuit, elle s’échappe en esprit en écrivant qui était son mari dans un cahier. Les esprits des morts viennent alors la visiter depuis l’île voisine de Sangomar, uniquement habitée par les djinns et les âmes des défunts.

    J’attendais avec impatience cette lecture pour me plonger dans l’âme africaine, sa culture animiste et sa tradition du conte. Malheureusement, ma déception est à la hauteur de mes attentes.

    Pour ce qui est de l’histoire, les quelques lignes de mon résumé suffisent amplement à raconter le livre, ou du moins ce que j’en ai lu, car en dépit de tous mes efforts, j’ai été incapable de dépasser la page 180 de ce long roman qui en compte 326. Coumba tourne en boucle et l’histoire aussi, ressassant sans fin la perte de son amour, ses reproches contre la religion, sa belle-famille et c’est à peu près tout.

    Pour ce qui est du style, je n’ai à aucun moment su me plonger dans le livre. J’avais presque le sentiment de lire un puzzle, un livre en vrac que je suis censée remettre dans le bon ordre, peut-être après avoir éliminé les nombreux doublons. Cela m’a agacée au plus haut point. Les innombrables digressions qui partent dans tous les sens incitaient mon esprit à s’évader dans ses propres divagations, de sorte que j’ai régulièrement dû relire des passages entiers, car je n’avais aucune idée de ce que je venais de lire. Nombreuses digressions, mais qui, elles aussi tournent en boucle sur quelques sujets. Reproches contre les religieux qui imposent les rites musulmans aux animistes sérères, reproches à sa mère qui ne la comprend pas, à sa belle-mère qui l’oblige à respecter les rites religieux, à Dieu et au monde d’avoir perdu son mari tant aimé.

    J’épinglerai également les nombreuses citations et les termes alambiqués utilisés par l’auteure. Cela me donne le sentiment qu’elle veut à tout prix prouver au lecteur qu’elle est cultivée, qu’elle « a des lettres » (occidentales) en plus de sa connaissance de sa culture d’origine. Totalement inutile et parasite, cela ne fait que rendre la lecture plus pénible encore.

    En un mot comme en cent, je me suis ennuyée tout du long et je ne suis jamais rentrée dans le livre. Je n’ai pas éprouvé la moindre empathie pour Coumba et n’ai pas du tout ressenti le « souffle ensorcelant » de Fatou Diome que promettait pourtant le quatrième de couverture. Dommage.