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Faiza Guene

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Avis sur cet auteur (27)

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    dubonheurdelire sur La discrétion de Faiza Guene

    Je connaissais la plume de Faïza Guène car j’ai lu et fait lire à mes élèves son premier roman Kiffe kiffe demain. Avec cette rentrée littéraire, je retrouve le sujet de prédilection de cette auteure mais avec une plume plus mûre. Je vais donc vous parler de La discrétion, son nouveau roman où...
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    Je connaissais la plume de Faïza Guène car j’ai lu et fait lire à mes élèves son premier roman Kiffe kiffe demain. Avec cette rentrée littéraire, je retrouve le sujet de prédilection de cette auteure mais avec une plume plus mûre. Je vais donc vous parler de La discrétion, son nouveau roman où littérature et sociologie sont étroitement liées.


    Yasmina est née en Algérie, une Algérie pauvre, miséreuse mais une Algérie où elle était heureuse. Arrachée à sa terre par son mariage, elle vit désormais à Aubervilliers où elle se sent comme une étrangère. Ses enfants y sont nés, elle y a fait sa vie mais une vie en toute discrétion pour ne pas gêner même si la colère gronde face à ce mépris de la société française qui croit tout savoir de l’histoire des immigrés mais qui n’en sait absolument rien. Ses enfants ont hérité de son histoire, une de ses filles de sa colère et nous lecteurs, nous découvrons Yasmina, son passé, son présent et portons désormais un autre regard sur ces femmes, ces mères qui baissent le regard, se dissimulent derrière leur voile.

    La discrétion a une place méritée en cette rentrée littéraire. Ce récit de vie est un doux et vibrant hommage aux mères, aux sacrifices qu’elles ont fait et font pour leur famille. Yasmina, en quittant l’Algérie dans les années 50, a sacrifié son pays pour vivre dans ce pays qui ne l’accepte pas vraiment. L’histoire de Yasmina c’est aussi l’histoire de notre France, de son héritage, de cette terre d’accueil qui ne l’est plus vraiment, de celle qui oublie désormais les hommes et les femmes qui sont venus chercher un peu d’espoir et de qui on exige qu’ils se fassent discrets. On comprend la colère de sa fille Hannah, elle qui voit les sacrifices de ses parents et l’absence terrible de reconnaissance. J’ai été touchée par tous les portraits de cette famille et j’ai aimé l’évolution de l’écriture de Faïza Guène. Même si la colère de kiffe kiffe demain est toujours présente, elle a pris une autre dimension. En étant dans la discrétion, elle en est peut être plus forte.

    En résumé : Un hommage aux mères, un portrait de famille émouvant

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Matatoune sur La discrétion de Faiza Guene

    Yamina Taleb est une femme de 70 ans vivant à Aubervilliers. Elle ne s’est jamais sentie abîmée par le mépris qui l’entoure. C’est sa forme de résistance à elle. Mais, la colère filtre et se transmet à ses enfants qui exigent que l’on reconnaisse, sous son foulard et ses yeux baissés, la femme...
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    Yamina Taleb est une femme de 70 ans vivant à Aubervilliers. Elle ne s’est jamais sentie abîmée par le mépris qui l’entoure. C’est sa forme de résistance à elle. Mais, la colère filtre et se transmet à ses enfants qui exigent que l’on reconnaisse, sous son foulard et ses yeux baissés, la femme courageuse qu’elle est.
    Faïza Guène présente dans « La discrétion » ce portrait de femme née en Algérie dans les années 50 et venue à plus de trente ans en France. Elle le dédie à sa mère et à toutes les mères. Car, comme souvent font les filles, Faïza Guène donne une histoire à la femme qu’elle aime tant et qui lui a tant appris.
    En alternant les chapitres entre sa vie en Seine-Saint-Denis et le récit de son passé dans son pays natal, se dessine la détermination, le courage mais aussi le silence et la place de la religion dans la vie de cette femme, mère de quatre enfants nés en France, qui a combattu le colonialisme qui a gangréné son pays. Sa personnalité va l’aider à choisir de, toujours, de vivre sa liberté même si les contingences extérieures la contraignent.
    La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2020/08/27/faiza-guene/

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    Couverture du livre « Les gens du Balto » de Faiza Guene aux éditions Lgf

    Bagus35 sur Les gens du Balto de Faiza Guene

    Joël Mervier,le patron du bar-tabac Le Balto à Joigny-les-deux-bouts est retrouvé assassiné de plusieurs coups de couteau dans son bar.L'enquête s'annonce difficile car la victime ,raciste et malveillante,s'est faite plein d'ennemis.La gendarmerie commence les auditions des fidèles clients du...
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    Joël Mervier,le patron du bar-tabac Le Balto à Joigny-les-deux-bouts est retrouvé assassiné de plusieurs coups de couteau dans son bar.L'enquête s'annonce difficile car la victime ,raciste et malveillante,s'est faite plein d'ennemis.La gendarmerie commence les auditions des fidèles clients du Balto qui ont tous des mobiles pour en vouloir au patron du Balto.Un bon polar social.

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    Couverture du livre « Millenium blues » de Faiza Guene aux éditions Fayard

    Marie S. sur Millenium blues de Faiza Guene

    Faïza Guène, c’est un style très personnel. Une langue orale, urbaine, dynamique, celle d’une génération, de sa génération qui a grandi avec la spontanéité du forfait Millénium, premier forfait téléphonique illimité.
    « Le monde a changé à partir du forfait Millénium. Désormais, on se parlerait...
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    Faïza Guène, c’est un style très personnel. Une langue orale, urbaine, dynamique, celle d’une génération, de sa génération qui a grandi avec la spontanéité du forfait Millénium, premier forfait téléphonique illimité.
    « Le monde a changé à partir du forfait Millénium. Désormais, on se parlerait sans limites. On pourrait se dire autre chose que l’essentiel. »
    Mais ce style vivant, moderne laisse aussi sa place aux sentiments et à un regard pertinent sur la société. Si le blues prédomine car c’est aussi la caractéristique de cette génération, déboussolée par les changements rapides de la société, l’amitié, la volonté de s’en sortir sont des forces positives très présentes.

    Avec ce récit non linéaire mais parfaitement suivi, Faïza Guène compose la toile des souvenirs personnels et collectifs de Zouzou sur une quinzaine d’années. De son enfance où elle vit le divorce de ses parents et sa rencontre avec Carmen qui restera sa meilleure amie à sa vie de maman auprès d’un mari instable et lunatique.

    Le récit commence par un drame qui va traumatiser Carmen. Un évènement qui génère de la culpabilité mais initie une amitié indéfectible au milieu de la mort, de l’abandon puis plus tard de la naissance. Elles sont l’une pour l’autre une famille.
    Zouzou vit avec le lecteur ses premières fois, ses espoirs, ses rencontres, ses peines, sa joie d’être mère et sa peine de voir partir sa fille le week-end. Elle rêve de Charles Ingalls et écoute Abba. Pour comprendre finalement que la seule chose à changer est le regard sur soi.
    « Les femmes ne devraient pas avoir le monopole de la culpabilité, c’est aux hommes d’être moins légers. »

    Le monde s’est effondré avec les tours jumelles, la montée du front national a laissé un parfum de résignation, la joie du vivre ensemble se fige dans une victoire de coupe du monde, comment sortir de ce blues?
    « Ceux qui espèrent ont toujours une longueur d’avance. »

    Un beau roman sur les solitudes modernes d’une génération qui a perdu l’espoir devant le fracas du monde mais qui peut retrouver l’élan vers l’énergie grâce aux valeurs de l’amitié et à l’esprit d’ouverture.