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Faiza Guene

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Avis sur cet auteur (27)

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Dominique Grasser sur La discrétion de Faiza Guene

    Je remercie les éditions Plon et la revue Fémina de m’avoir offert ce roman.
    Le livre m’a beaucoup touchée par son écriture vraie et sensible autour du personnage central de Yamina, très discrète. (D’où le titre). Avec son époux Brahim, elle se dépense sans compter pour que ses quatre enfants...
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    Je remercie les éditions Plon et la revue Fémina de m’avoir offert ce roman.
    Le livre m’a beaucoup touchée par son écriture vraie et sensible autour du personnage central de Yamina, très discrète. (D’où le titre). Avec son époux Brahim, elle se dépense sans compter pour que ses quatre enfants soient heureux, indépendants.
    Yamina a le grand regret d’avoir dû arrêter l’école pour aider sa famille, elle fait tout son possible pour que ses enfants réussissent. Le destin de sa famille est semblable à celui de milliers d’immigrés d’Algérie.
    Un très beau portrait de femme.

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Rachida sur La discrétion de Faiza Guene

    Ne connaissant pas l’auteure qui apparemment n’en est pas à son premier roman, j’ai lu ce livre comme j’aurais pris un café avec elle. L’écriture en langage parlé offre cette facilité d’immersion dans le récit, qu’on peut aimer ou trouver excessif, ce qui a été je l’avoue parfois mon cas par...
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    Ne connaissant pas l’auteure qui apparemment n’en est pas à son premier roman, j’ai lu ce livre comme j’aurais pris un café avec elle. L’écriture en langage parlé offre cette facilité d’immersion dans le récit, qu’on peut aimer ou trouver excessif, ce qui a été je l’avoue parfois mon cas par moments. Même si on comprend l’intérêt des petits inserts pubs çà et là, laissant entrevoir un statut social et économique, à la longue cela m’a semblé « too much » et j’ai fini par les zapper, comme la pub à la télé. L’histoire est celle de sa famille, et de sa mère en particulier, Yamina, et j’ai surtout apprécié les retours arrière vers son enfance et adolescence en Algérie, lorsque, enfant, elle montrait déjà cette force tranquille en assumant les tâches de petite paysanne dans cette Algérie des années 1950.Ce livre témoignage écrit avec sincérité nous décrit le destin d’une famille d’immigrés algériens et de leurs enfants, nés en France. Un frère et trois sœurs et dont on pourrait penser qu’elle est Hannah cette révoltée, ou peut être bien les trois ensemble. N’ayant pas approfondi ce point, j’ai lu en souriant par moments, et à travers ses mots, sans doute beaucoup peuvent se reconnaître, même si les parcours et les ressentis sont toujours différents.
    On comprend l’exil forcé de Yamina, qui ne se retrouve pas dans cette tour de banlieue parisienne, et j’ai alors pensé au film « In challah dimanche » de Yamina Benguigui, où Zouina fraîchement débarquée en Picardie en 1974 ressentira le même mal être que Yamina. Ce sentiment d’avoir laissé sa vie est sans doute partagé par la plupart de ces hommes et femmes, et ici c’est de l’exil des mères dont il est question plus précisément. Elles qui ont suivi leur mari en bénéficiant de la politique de regroupement familial. Même si d’autres femmes n’ont pas hésité une seconde et rangé rapidement leur haik dans leur sac sitôt montées dans l’avion, c’est en traînant les pieds que Yamina suivra Brahim. J’ai aimé les personnalités des enfants de Yamina et Brahim, qui ont tous cette envie de réussir pour ne pas décevoir les parents, car ils font partie de cet avenir sur lequel ils ont misé. Un livre nécessaire s’ajoutant aux nombreux témoignages déjà existants.

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    yves MONTMARTIN sur La discrétion de Faiza Guene

    Il y a des romans qui vous parlent, le livre de Faïza Guène en fait partie. Ce récit m'a vraiment touché, tout d'abord par la qualité de l'écriture, simple, toujours juste, toujours vraie, emplie d'une douceur, celle de l'amour ; et surtout par le personnage central Yamina.

    Faïza Guène va...
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    Il y a des romans qui vous parlent, le livre de Faïza Guène en fait partie. Ce récit m'a vraiment touché, tout d'abord par la qualité de l'écriture, simple, toujours juste, toujours vraie, emplie d'une douceur, celle de l'amour ; et surtout par le personnage central Yamina.

    Faïza Guène va donc nous conter l'histoire de cette femme algérienne de bientôt soixante-dix ans et en parallèle nous allons suivre ses quatre enfants. Yamina ne se plaint jamais, comme si cette option lui a été retirée à sa naissance. Elle n'a que son amour a offrir à ses enfants, avec un peu de chance l'amour leur fera oublier les humiliations.

    Omar, trente piges, le seul garçon est chauffeur Uber, un job temporaire depuis deux ans ; Malika l'aînée de la fratrie, elle a été mariée à dix-sept ans, elle est celle qu'on remarque le moins, elle n'a jamais fait de vague. Hannah elle a toujours un temps d'avance, elle a toujours pigé plus vite que les autres, particulièrement sensible, elle ne veut pas que ses futurs enfants futurs, héritent de cette colère qui lui dévore les tripes. Imane la cadette, elle aurait dû être un fils, elle a le sentiment de décevoir en permanence

    Et puis il y a Brahim, le père, il est encore beau, il ne dit pas nécessairement les mots qu'il faut, mais son réconfort est dans le coeur de Yamina.

    L'histoire d'une petite fille débrouillarde, privée de son enfance par la guerre d'indépendance, obligée d'arrêter l'école pour aider ses parents à la ferme et élever ses frères et soeurs. À soixante-dix ans, elle rêve encore qu'elle a un cartable sur le dos. Un mariage arrangé après la prière du vendredi avec Brahim, un immigré de dix ans son aîné, l'arrivée en France dans un taudis où les murs pleurent d'humidité, où les souris se faufilent, les blattes surgissent de partout, un appartement qui même propre a l'air sale. Ce livre est l'histoire d'un déracinement, d'un arrachement à la terre natale.

    « Je ne supporte plus que ma langue se meure de rester figée dans ma bouche, je ne supporte plus ma salive inutile, je meurs de ne pouvoir parler à personne, et même si la radio reste allumée toute la journée, je ne peux pas lui répondre. »

    L'histoire de braves gens travailleurs, qui se font discrets, car ils se sentent invités en France et leurs enfants, la seconde génération, celle qui porte la colère, nés en France et qui ont l'impression d'être nulle part chez eux, ni en Algérie ni en France. Toujours devoir se justifier, montrer patte blanche pour éviter l'amalgame.

    « Brahim a encouragé ses enfants, n'a jamais levé la main sur eux, les a poussés à étudier. La seule chose qu'ils peuvent lui reprocher est d'avoir été pauvre, et épuisé par le travail. »

    C'est surtout une formidable histoire d'amour d'une mère pour ses enfants, elle a tenu pour qu'ils réussissent, qu'ils soient heureux et surtout indépendants. Un livre d'une grande sensibilité, tout en retenue. D'un petit village berbère à la banlieue parisienne un magnifique portrait de femme.

    Faïza Guene a dédié son roman à son père, Abdelhamid, « mort de discrétion », voilà tout est dit… Un grand merci aux éditions Plon de m'avoir offert l'opportunité de lire ce livre.
    « La Discrétion » de Faïza Guène. #rentreelitteraire2020 #NetGalleyFrance

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Ju lit les Mots sur La discrétion de Faiza Guene

    « La discrétion » ne se contente pas de livrer l’histoire d’une famille entre l’Algérie et la France, avec ce tiraillement entre deux cultures, celle de l’éducation et des origines, face à celle de la naissance et de l’imprégnation. C’est un texte plus profond qu’il n’y paraît, à travers le...
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    « La discrétion » ne se contente pas de livrer l’histoire d’une famille entre l’Algérie et la France, avec ce tiraillement entre deux cultures, celle de l’éducation et des origines, face à celle de la naissance et de l’imprégnation. C’est un texte plus profond qu’il n’y paraît, à travers le microcosme familial, l’auteure aborde des sujets de société très intéressants. De manière parfois grave, pour décrire certaines humiliations couvertes par une fausse bienveillance, mais aussi de manière humoristique, comme pour ne pas étrangler le lecteur.

    La plume simple et directe, rend le texte accessible à toutes les personnes qui souhaitent mieux comprendre, ressentir les émotions et interrogations d’une partie de la population française. Être né français, mais ne pas se sentir à sa place, être né algérien et ne pas se sentir algérien… Une éternelle dualité que vit une partie de la population française que l’on peut difficilement comprendre si l’on ne l’a pas vécu soi-même.

    Même si je n’ai jamais eu à me sentir exclue, car née française, de parents français, j’ai grandi en Tunisie, et je dois dire que je connais ce sentiment de ne pas se sentir à sa place. Ce sentiment a été très présent lors de notre retour en France, je ne savais plus qui j’étais et surtout, je vivais ce retour comme un exil. Je pleurais tout le temps et j’ai mis du temps, beaucoup de temps à me sentir à place. En France, je n’avais qu’une envie, c’est de rentrer en Tunisie et lorsque je retournais en Tunisie, je n’avais qu’une envie, c’est d’y rester. Tiraillée entre mes deux cultures, mes deux vies. J’ai retrouvé dans « La discrétion » de Faïza Guène, cet exil latent, sous-jacent avec la description du mal-être que l’on ressent.

    Faïza Guen à travers son récit, rend hommage à ces femmes qui éduquent, discrètement, qui sont dépassée, car elles ne connaissent pas ces enfants qui réclament une identité, une reconnaissance et crient leur appartenance à cette France, qui parfois, les renvoie à ces origines qu’ils ne connaissent qu’à travers des vacances toujours heureuses, mais pendant lesquelles ils sont considérés comme étranger et français. L’exclusion est des deux côtés de la méditerranée, ils ne sont ni algériens ni français.

    Comment construire son identité face à cette dualité ? On ne fait pas de vague, on se fait discret, ou alors on se révolte, on crie pour montrer que l’on existe.

    Notre société a du mal à comprendre cette dualité, et ne fait que creuser le fossé. La grande mode, qui ne fait qu’attiser la haine et largement véhiculée, est de demander à une personne de quelle origine elle est ! L’extrême droite se nourrit du terreau de cette dualité.

    Certains passages m’ont particulièrement touchés, notamment celui de la sœur aînée qui travaille dans une mairie et qui aide une personne en lui parlant en arabe, elle est dénoncée par ses collègues. Je sais, pour l’avoir vécu, que si l’anglais, l’espagnol, l’allemand avaient été utilisés, cela n’aurait incommodé personne. C’est une profonde injustice qui se vit au quotidien et à moins d’avoir vécu ou assister une scène de ce genre, on a du mal à comprendre.

    Ce n’est pas un texte à charge, c’est une tranche de vie, aux côtés de cette famille ordinaire, où chaque membre trouve sa place, traverse la vie d’une manière discrète pour ne pas se faire remarquer ou d’une manière plus visible pour montrer qu’il existe. Chacun s’appropriant cette Histoire qui les marque au fer rouge, pour enfin s’apaiser et trouver se construire.