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Faiza Guene

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Articles en lien avec Faiza Guene (1)

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Joëlle Buch sur La discrétion de Faiza Guene

    Je suis cette auteure depuis son premier roman en 2004, « Kiffe kiffe demain », que j’avais beaucoup aimé. Les primo-romanciers ont souvent la pression avec la sortie d’un deuxième roman. Et je dois dire que Faïza Guène m’embarque à chaque nouveau roman. Elle a un style particulier, presque...
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    Je suis cette auteure depuis son premier roman en 2004, « Kiffe kiffe demain », que j’avais beaucoup aimé. Les primo-romanciers ont souvent la pression avec la sortie d’un deuxième roman. Et je dois dire que Faïza Guène m’embarque à chaque nouveau roman. Elle a un style particulier, presque parlé mais tout en restant bien écrit, et de l’humour ou une certaine autodérision pour parler de sujets difficiles.
    Dans ce nouveau roman, les chapitres alternent entre deux temporalités : la vie de Yamina, née à Msirda en Algérie en 1949 et la vie de Yamina aujourd’hui à Aubervilliers.
    Yamina a vécu une enfance difficile, pauvre. Son père, résistant, était parti au combat. Elle aurait voulu aller à l’école et étudier mais son père avait besoin d’elle pour subvenir aux besoins de la famille. Alors elle s’est occupée de ses petits frères, du jardin collectif et elle a été couturière. Jusqu’à ce que son père se résolve à la marier avant qu’elle ne deviennent une vieille fille.
    Elle est mariée à Brahim, un homme qu’elle ne connaît, plus âgé qu’elle qui a émigré en France pour y travailler (mines, chantiers). La voilà donc séparée de sa famille, de son père qu’elle admire et de sa terre. Son arrivée en France n’a pas le goût de paradis. Ils vivent dans des immeubles insalubres mais elle ne se plaint pas.
    C’est le portait d’une femme forte et courageuse mais qui restera discrète toute sa vie. Yamina veut que ses enfants réussissent, qu’ils ne manquent de rien. Elle a quatre enfants, trois filles et un garçon.
    Omar est le petit dernier. Il est chouchouté par sa mère. Il est chauffeur VTC, habite toujours chez ses parents à 30 ans. Au fur et à mesure du roman, on découvre les 3 filles également, Malika, Hannah et Imane. On ressent le poids de la culture des parents sur les enfants. Leur peur de décevoir leurs parents. Pourtant, aucun des quatre n’a mal tourné. Le père est un bon mari, il n’est pas violent. La religion est aussi un thème évoqué dans le livre.
    Un roman où il est question de transmission, de liberté, d’intégration. Comment toute une génération d’enfants français issus de parents immigrés tente de trouver sa place dans la société. Ils ne se sentent nulle part chez eux. La mère leur transmet toute sa colère contenue en leur disant de rester discrets lors de toutes les petites humiliations vécues au quotidien. Cette colère ressortira chez Hannah.
    J’ai beaucoup aimé la façon dont Faïza Guène raconte l’histoire de cette famille, son intimité, avec une part certainement autobiographique. En tout cas un bel hommage. J’ai bien aimé également le regard tendre entre le mari et la femme : les petites attentions de Brahim, le jardin familial, les « Benti ». J’ai ressenti tout l’amour de Yamina pour ses enfants, mais aussi tout l’amour et le respect des enfants pour leurs parents. Il y a de très beaux passages sur l’enfance de Yamina en Algérie.
    Un très beau roman qui m’a touchée et dont je vous conseille la lecture.

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Dominique Sudre sur La discrétion de Faiza Guene

    Dans La discrétion, le lecteur part à la rencontre de Yamina, et de différents membres de sa famille.
    Yamina est née dans l'Algérie colonisée, dans la province de Msirda Fouaga. En 1949, famine, sécheresse, fragilité des récoltes et dureté de la vie sont le lot quotidien pour ses parents, puis...
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    Dans La discrétion, le lecteur part à la rencontre de Yamina, et de différents membres de sa famille.
    Yamina est née dans l'Algérie colonisée, dans la province de Msirda Fouaga. En 1949, famine, sécheresse, fragilité des récoltes et dureté de la vie sont le lot quotidien pour ses parents, puis Yamina va naître dans ce pays soumis aux affres de la guerre. de son enfance, Yamina retient les années d'école, le bonheur d'apprendre, puis la retour à la maison, seule fille, elle doit aider la mère et abandonner cartable et cahiers. Ce sera plus tard la fuite vers le Maroc, puis l'exil vers la France avec Brahim, ce mari plus âgé qu'elle qu'on lui a choisi.

    Yamina déborde d'amour pour les siens, vit discrètement, accepte son sort et celui imposé aux émigrés, jamais vraiment acceptés dans ce pays qui pourtant devient aussi le leur, même si la génération d'après née sur le sol français est toujours une génération d'étrangers. Yamina et Brahim ont eu des filles et Omar, le fils chéri. Des années plus tard, Omar est taxi Uber. Pas facile de gagner sa vie, même quand on est issu d'une famille qui a toujours eu du travail et où l'on a toujours mangé à sa faim, et que l'on a fait des études.
    Le mariage de l'aînée est un échec retentissant et inacceptable pour les parents. Et quand leur plus jeune fille décide de quitter le domicile familial sans être mariée c'est totalement incompréhensible pour ces parents aux traditions encore fortement ancrées,malgré une vie passée en région parisienne.

    Le roman alterne les récits de plusieurs époques et différents personnages, montrant ces disparités familiales, ceux qui suivent encore la tradition, ceux qui essaient de s'en libérer, le divorce comme un fléau pour les femmes, mais pas pour les hommes, la place des filles, à la maison, les études, les mariages arrangés, des règles que tous appliquent avec plus ou moins de rigueur, en pensant faire au mieux pour le bonheur de tous. Toujours présent également l'amour des parents pour leurs enfants, et l'amour filial et le respect qui empêchent parfois un enfant de vivre pleinement sa vie. Enfin, ce cruel dilemme des enfants de la deuxième génération qui ne trouvent leur place ni dans le pays d'origine de leurs parents, ni dans leur pays de naissance. Jusqu'à quand ? Combien faudra-t-il de générations avant que chacun accepte l'autre pour ce qu'il est, et arrête de voir uniquement d'où il vient.

    L'écriture est précise, sans fioriture, elle décrit sans jugement, sans partis pris, sans rancune. Elle donne l'exacte dimension des sentiments de Yamina, son amour pour ses enfants, leur réussite, les souffrances de l'enfance, les regrets, mais aussi un bonheur simple enfin accessible.

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Dominique Grasser sur La discrétion de Faiza Guene

    Je remercie les éditions Plon et la revue Fémina de m’avoir offert ce roman.
    Le livre m’a beaucoup touchée par son écriture vraie et sensible autour du personnage central de Yamina, très discrète. (D’où le titre). Avec son époux Brahim, elle se dépense sans compter pour que ses quatre enfants...
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    Je remercie les éditions Plon et la revue Fémina de m’avoir offert ce roman.
    Le livre m’a beaucoup touchée par son écriture vraie et sensible autour du personnage central de Yamina, très discrète. (D’où le titre). Avec son époux Brahim, elle se dépense sans compter pour que ses quatre enfants soient heureux, indépendants.
    Yamina a le grand regret d’avoir dû arrêter l’école pour aider sa famille, elle fait tout son possible pour que ses enfants réussissent. Le destin de sa famille est semblable à celui de milliers d’immigrés d’Algérie.
    Un très beau portrait de femme.

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    Couverture du livre « La discrétion » de Faiza Guene aux éditions Plon

    Rachida sur La discrétion de Faiza Guene

    Ne connaissant pas l’auteure qui apparemment n’en est pas à son premier roman, j’ai lu ce livre comme j’aurais pris un café avec elle. L’écriture en langage parlé offre cette facilité d’immersion dans le récit, qu’on peut aimer ou trouver excessif, ce qui a été je l’avoue parfois mon cas par...
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    Ne connaissant pas l’auteure qui apparemment n’en est pas à son premier roman, j’ai lu ce livre comme j’aurais pris un café avec elle. L’écriture en langage parlé offre cette facilité d’immersion dans le récit, qu’on peut aimer ou trouver excessif, ce qui a été je l’avoue parfois mon cas par moments. Même si on comprend l’intérêt des petits inserts pubs çà et là, laissant entrevoir un statut social et économique, à la longue cela m’a semblé « too much » et j’ai fini par les zapper, comme la pub à la télé. L’histoire est celle de sa famille, et de sa mère en particulier, Yamina, et j’ai surtout apprécié les retours arrière vers son enfance et adolescence en Algérie, lorsque, enfant, elle montrait déjà cette force tranquille en assumant les tâches de petite paysanne dans cette Algérie des années 1950.Ce livre témoignage écrit avec sincérité nous décrit le destin d’une famille d’immigrés algériens et de leurs enfants, nés en France. Un frère et trois sœurs et dont on pourrait penser qu’elle est Hannah cette révoltée, ou peut être bien les trois ensemble. N’ayant pas approfondi ce point, j’ai lu en souriant par moments, et à travers ses mots, sans doute beaucoup peuvent se reconnaître, même si les parcours et les ressentis sont toujours différents.
    On comprend l’exil forcé de Yamina, qui ne se retrouve pas dans cette tour de banlieue parisienne, et j’ai alors pensé au film « In challah dimanche » de Yamina Benguigui, où Zouina fraîchement débarquée en Picardie en 1974 ressentira le même mal être que Yamina. Ce sentiment d’avoir laissé sa vie est sans doute partagé par la plupart de ces hommes et femmes, et ici c’est de l’exil des mères dont il est question plus précisément. Elles qui ont suivi leur mari en bénéficiant de la politique de regroupement familial. Même si d’autres femmes n’ont pas hésité une seconde et rangé rapidement leur haik dans leur sac sitôt montées dans l’avion, c’est en traînant les pieds que Yamina suivra Brahim. J’ai aimé les personnalités des enfants de Yamina et Brahim, qui ont tous cette envie de réussir pour ne pas décevoir les parents, car ils font partie de cet avenir sur lequel ils ont misé. Un livre nécessaire s’ajoutant aux nombreux témoignages déjà existants.