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Fabrice Caro

Fabrice Caro
Fabrice Caro est né en 1973. Il vit à Bédarieux, dans l'Hérault. Il a écrit et dessiné une trentaine de bandes dessinées, dont le fameux Zaï Zaï Zaï Zaï. Il est aussi l'auteur de deux romans parus chez Gallimard, Figurec (collection blanche, 2006, Folio n° 6607) et Le Discours (Sygne, 2018, Folio... Voir plus
Fabrice Caro est né en 1973. Il vit à Bédarieux, dans l'Hérault. Il a écrit et dessiné une trentaine de bandes dessinées, dont le fameux Zaï Zaï Zaï Zaï. Il est aussi l'auteur de deux romans parus chez Gallimard, Figurec (collection blanche, 2006, Folio n° 6607) et Le Discours (Sygne, 2018, Folio n° 6750).

Avis sur cet auteur (67)

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    Couverture du livre « Broadway » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Christelle Point sur Broadway de Fabrice Caro

    Alors qu’il n’a que 46 ans, Alex reçoit une enveloppe de la CPAM l’invitant à faire son premier examen de dépistage de cancer colorectal. Cet examen, conseillé après 50 ans, arrive un peu trop tôt pour Alex qui focalise sur cette enveloppe toute son angoisse de vieillir, tous ses regrets de vie...
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    Alors qu’il n’a que 46 ans, Alex reçoit une enveloppe de la CPAM l’invitant à faire son premier examen de dépistage de cancer colorectal. Cet examen, conseillé après 50 ans, arrive un peu trop tôt pour Alex qui focalise sur cette enveloppe toute son angoisse de vieillir, tous ses regrets de vie non vécues, de choix non faits… Alors qu’autour la vie continue pour tout le monde, lui semble cloué sur place par cette maudite enveloppe qui signe déjà le début de la fin… Tout serait tellement plus simple et enthousiasmant si nous vivions tous dans une immense comédie musicale de Broadway !
    Fabrice Caro nous offre avec « Broadway » un roman sans réelle intrigue qui n’est en réalité, comme dans « Le Discours », que le long monologue intérieur d’un homme déboussolé, maladroit et gaffeur, confronté à la peur de vieillir. C’est drôle, très drôle même par moment, d’un humour teinté d’absurde comme j’aime. La plume est enlevée, les chapitres courts, le bon mot n’est jamais loin, au détour d’une phrase ou d’un paragraphe, on s’attend à éclater de rire à tout moment en lisant les névroses de ce type lambda obnubilé par cette enveloppe bleue de la CPAM. Il faut dire qu’en termes de maladresses et de petites lâchetés, Alex se pose là ! Sa fille veut jeter un sort à une rivale amoureuse : il accepte d’aller brûler un cierge pour nuire à la donzelle mais culpabilise à mort de lui avoir peut-être, porté la poisse. Son fils dessine des dessins cochons de ses professeurs, il n’a pas la force de lui faire la morale et au lieu de ça, craque légèrement pour la jolie prof caricaturée. Il veut envoyer un SMS à un vieux pote à propos de ce fameux examen colorectal… et se trompe de destinataire (un grand classique!). Pour fuir ce quotidien fait de bévues, de concessions aux convenances, d’ennui et de graines de courges (c’est déjà l’âge de se soucier de sa prostate), il se rêve à Buenos Aires, vivant de soleil et de terrasse, charmant la belle professeure. Là-bas il est courageux, solaire, débonnaire alors qu’ici, il est falot, lâche, angoissé. Sur le fond, rien de bien original ni très différent du héros du « Discours » qui lui, focalisait sur sa copine et un SMS qui ne venait pas. C’est surtout sur la forme que Caro emporte le morceau, grâce à son humour et, j’imagine, à une bonne dose d’autodérision. En revanche, j’ai un peu de mal à comprendre cette histoire de comédie musicale à Broadway, qui n’est évoqué que de façon très anecdotique par Alex. Je m’attendais à autre chose de ce point de vue, quelque chose de plus… chantant ! Sans être un chef-d’œuvre, « Broadway » est un roman sans aucune prétention qui nous offre le même type de personnage et d’humour que « Le Discours », si on a aimé le livre précédent, alors on aimera celui-ci, tout simplement.

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    Couverture du livre « Samouraï » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Sevlipp sur Samouraï de Fabrice Caro

    ah que je suis déçue.
    J'avais tellement aimé "Le discours" et rarement autant rit qu'en lisant "Broadway" que j'attendais certainement trop de "Samouraï".
    Alors oui, ça et là quelques sourires mais pas de rire et un peu d'ennui.
    On reconnait le style de Fabcaro mais, cette fois-ci, cela n'a...
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    ah que je suis déçue.
    J'avais tellement aimé "Le discours" et rarement autant rit qu'en lisant "Broadway" que j'attendais certainement trop de "Samouraï".
    Alors oui, ça et là quelques sourires mais pas de rire et un peu d'ennui.
    On reconnait le style de Fabcaro mais, cette fois-ci, cela n'a pas marché sur moi.
    Rien de rédhibitoire, je lirais son prochain roman en espérant qu'il retrouve l'inspiration.

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    Couverture du livre « Broadway » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Miss K Paris sur Broadway de Fabrice Caro

    Axel reçoit une lettre de l’Assurance Maladie relative à la détection du cancer colo-rectal. Sauf que ce courrier est destiné aux hommes de plus de cinquante ans. Or il n’en a que quarante six.
    Si vous ajoutez à ça qu’il est censé partir faire du paddle à Biarritz, ou qu’il doit rendre...
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    Axel reçoit une lettre de l’Assurance Maladie relative à la détection du cancer colo-rectal. Sauf que ce courrier est destiné aux hommes de plus de cinquante ans. Or il n’en a que quarante six.
    Si vous ajoutez à ça qu’il est censé partir faire du paddle à Biarritz, ou qu’il doit rendre l’invitation à son voisin à qui il n’arrive pas à avouer qu’il n’aime pas le whisky (entre autres) ou encore qu’il doit discuter avec son fils après un dessin quelque peu scabreux mettant en scène deux de ses professeurs.

    Et là tout part en live ! Les souvenirs se mêlent aux rêves et élucubrations et tout est sujet à digression sans queue ni tête mais dont on arrive à suivre malgré tout le cheminement.

    Les voisins, les collègues de bureau, la professeure de son fils, ses amis, la caissière du supermarché… tout le monde passe dans le viseur de cet homme quelque peu désabusé qui rêve d’un ailleurs où il aurait le courage de s’affirmer, de dire non.

    Alex est un anxieux qui se pose dix mille questions pour tenter de comprendre et/ou d’expliquer tout ce qui lui arrive. Tout est sujet à interprétation et tergiversation dans un long monologue intérieur à la fois drôle, mélancolique et empli d’une détresse existentielle (la fameuse crise de la cinquantaine chez l’homme).

    Si vous avez besoin d’une lecture à la fois légère et désopilante sans pour autant oublier l’intérêt littéraire, Fabrice Caro réjouira (une partie de) votre été !

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    Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Catherine Giry-Deloison sur Le discours de Fabrice Caro

    « Le discours » aurait pu s'intituler « Le dîner ». C'est en effet autour d'un repas familial qu'est construit le roman de Fabrice Caro.
    Quant au speech dont il est question, il se réfère à une demande formulée par Ludo, le futur beau-frère d'Adrien. « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur...
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    « Le discours » aurait pu s'intituler « Le dîner ». C'est en effet autour d'un repas familial qu'est construit le roman de Fabrice Caro.
    Quant au speech dont il est question, il se réfère à une demande formulée par Ludo, le futur beau-frère d'Adrien. « Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie » lance le fiancé.
    Une angoisse saisit le narrateur, non seulement parce qu'il est d'une timidité maladive, mais aussi parce que sa compagne vient de le quitter pour faire une pause et qu'il lui a envoyé un SMS stupide, alors qu'il s'était promis de s'abstenir. Mais l'amour était plus fort et, avec lui, le désespoir de l'abandon.
    Avec son humour un brin absurde qui vise toujours juste, Fabrice Caro a le don de s'emparer d'un homme ordinaire, dont la maladresse donne lieu à des quiproquos cocasses, pour se moquer gentiment de la famille, cette communauté étouffante qui fonctionne selon des règles immuables.
    Il fait d'un dîner de famille une pièce de théâtre où chacun joue un rôle et dans laquelle personne ne s'écoute ni ne se comprend.
    « Le discours » est une lecture délicieuse qui, mine de rien, pointe du doigt la profonde solitude de son antihéros, un loser magnifique victime de l'ignorance de ses proches de ce qu'il est vraiment, quelqu'un qui donne le change pour cacher son mal-être et le désamour dont il est l'objet. Et dire qu'on trouve ça drôle ! Il est vrai que le malheur des autres a quelque chose de réjouissant. Surtout quand il est mis en scène par Fabcaro.

    EXTRAITS
    J'ai quarante ans et j'achète des Tic Tac pour cacher à mes parents que je fume, voilà où on en est.
    Il découvrait qu'il y a pire qu'un échec amoureux : l'échec d'un échec amoureux.

    http://papivore.net/litterature-francophone/critique-le-discours-fabrice-caro-gallimard/