Fabrice Caro

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Avis (12)

  • Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Missbook85 sur Le discours de Fabrice Caro

    Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » Le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C’est le récit à la première personne d’un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au...
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    Fabrice Caro alias Fabcaro auteur de bandes dessinées, notamment de « Zaï Zaï Zaï Zaï » signe cette fois un roman » Le discours « publié aux éditions Gallimard dans la Collection Sygne, en 2018. C’est le récit à la première personne d’un huit clos familial, mêlant mélancolie et comédie, au cœur des tribulations intérieures d’un homme en quête d’espoir. Un roman sur l’humain, à l’état pur !
    » Un seul être vous manque et tout est dépeuplé « LAMARTINE.
    Adrien fête ses quarante ans chez ses parents en présence de sa sœur Sophie et de son futur beau-frère Ludovic. Entre gratin dauphinois et échanges sans intérêts, Adrien se livre alors à un réel combat intérieur pour survivre à ce déjeuner familial anxiogène. Et il sait que sa sœur lui offrira comme chaque année une encyclopédie dont il a horreur, mais n’a jamais eu le courage de lui avouer.
    » Notre méconnaissance de l’autre est notre seul lien. «
    Le coup de grâce est donné dès le début du repas, lorsque justement Ludovic exprime une requête auprès d’Adrien, qui va prendre des proportions démesurées :
    » Tu sais, ça ferait très plaisir à ta sœur si tu faisais un petit discours le jour de la cérémonie. «
    Plutôt introverti et mal dans sa peau, il n’en fallait pas moins pour anéantir ce quarantenaire. Parler en public devant un parterre d’invités aux têtes inconnues, pendant la cérémonie de mariage de sa sœur, c’est plus qu’il ne peut supporter ! Et puis comment lui demander ça à lui, aujourd’hui, alors qu’il vient de se séparer de Sonia ? Comment vanter l’amour et l’engagement alors qu’il navigue lui-même dans les flots d’une récente rupture ?
    » Alors oui, je sais, mon histoire n’a rien à voir avec les mariés, elle m’est simplement revenue comme me revient ces derniers temps tout ce qui est lié à Sonia. Et peut-être, mes chers amis, faut-il y voir une morale qui serait : plutôt que de se rêver à la place du roi, sachons apprécier le bonheur quand il est là, sous nos yeux, et qu’on ne voit pas toujours. «
    Le problème c’est qu’Adrien n’a pas la tête à ça. En effet, il est dans l’attente d’un message de Sonia. Franchement déprimé, il ne sait comment survivre à cette pause que lui a imposée celle-ci depuis trente six jours déjà.
    » Je lui avait écrit à 17h24, elle avait lu mon message à 17h56 et ne me répondait pas… «
    C’est tout le monde d’Adrien qui s’écroule au fil des pages, dans ses ruminations intérieures. Surveillant de près son téléphone portable dans l’attente du message divin, le moindre signe positif qui surgit est décuplé de bonheur, et la moindre déception et c’est une véritable immersion dans les abîmes. Le lecteur assiste impuissant à ce grand huit émotionnel, partagé entre rires et larmes.
    Mais s’il se livre intérieurement à des essais de discours prononcé, par bribes successives, il devient observateur attentif du couple formé par sa sœur et Ludovic.
    » C’est la toute première fois que je décèle une faille dans leur relation, fût-elle minime, et tous deux m’apparaissent subitement sous un nouveau jour, plus humains, profondément touchants parce que friables, imparfaits, précaires comme nous le sommes tous, nous, les vagabonds de 17h56, et je suis rassuré que ce couple que je prenais pour une sorte de modèle absolu, même s’il n’était pas le mien, montre enfin des signes de faiblesse. «
    Véritable one man show, ce roman raconte l’humain, dans ses failles en utilisant avec brio l’humour absurde. Entre faux semblants et désillusions, il est le théâtre de la comédie humaine.

    p. 79 : » Comment se fait-il que les cérémonies de mariage soient des moments d’une infinie mélancolie alors qu’en toute logique ce devrait être l’inverse ? Pourquoi font-elles remonter à la surface tous les échecs, les manques, les regrets, les remords qui ont jalonné nos vies ? «

  • Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    Virginie SAGRADO sur Le discours de Fabrice Caro

    Une amie m'a offert ce livre et m'a dit: "tu ne vas pas cesser de rire"

    Mon libraire m'a dit "ce livre est un vrai bonbon"

    Oui, j'ai souri en lisant.

    Le discours narre l'histoire d'Adrien, la quarantaine coincé dans un repas de famille avec ses parents, sa sœur et son futur beau-frère,...
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    Une amie m'a offert ce livre et m'a dit: "tu ne vas pas cesser de rire"

    Mon libraire m'a dit "ce livre est un vrai bonbon"

    Oui, j'ai souri en lisant.

    Le discours narre l'histoire d'Adrien, la quarantaine coincé dans un repas de famille avec ses parents, sa sœur et son futur beau-frère, qui lui demande de faire un discours lors de leur prochain mariage.

    Or, Adrien, personnalité effacée et expert en échec amoureux, attend tout au long du repas un retour de SMS de son amoureuse, qui a décidé de faire un "break" depuis deux mois.
    Nous suivons donc Adrien dans les méandres de ses pensées tout au long de ce repas où chacun joue son rôle.

    Il y a des passages très drôles, mon préféré étant celui des messages cachés dans le tronc d'arbre d'un parc parisien. Je vous laisse le découvrir.


    Une lecture agréable.

  • Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    eprisede-paroles sur Le discours de Fabrice Caro

    Fabcaro, égal à lui-même, dissèque le quotidien et dresse une satire familiale dont le récit ici désabusé et à la limite de l’absurde, est borné d’une certaine clairvoyance que le·a lecteur·rice saura admettre. Si ce·tte dernier·e ne se laissera pas désarçonné·e par l’apparente simplicité des...
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    Fabcaro, égal à lui-même, dissèque le quotidien et dresse une satire familiale dont le récit ici désabusé et à la limite de l’absurde, est borné d’une certaine clairvoyance que le·a lecteur·rice saura admettre. Si ce·tte dernier·e ne se laissera pas désarçonné·e par l’apparente simplicité des propos, la plume de l’auteur reste toutefois limpide et permet une lecture fluviale du roman tout en esquissant une réalité des pressions sociales et familiales éprouvée par chacun·e d’entre nous. Arrangé comme une pièce de théâtre, Fabcaro emploie pour Le discours toutes les clefs du genre (les unités de temps et de lieu ainsi que le comique de répétition, en autres) et réserve au·à la lecteur·rice les analyses caustiques du narrateur, mêlant chroniques sociales et quiproquos mordants au sein d’un climat pittoresque et névrosé où chaque personnage détient un rôle prédéfini et dont iel peut se détourner. Le·a lecteur·rice, à l’instar d’Adrien, est ainsi pris au piège de situations décapantes et cocasses, à l’atmosphère délectable. Un bon moment de lecture !

  • Couverture du livre « Le discours » de Fabrice Caro aux éditions Gallimard

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur Le discours de Fabrice Caro

    Même si l'idée de départ est intéressante, ce livre ne m'apporte rien. Il est complètement creux, dommage.

    Même si l'idée de départ est intéressante, ce livre ne m'apporte rien. Il est complètement creux, dommage.

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