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Fabio M. Mitchelli

Fabio M. Mitchelli

Fabio M. Mitchelli a été révélé au grand public par son thriller La Compassion du diable (Éditions Fleur Sauvage), surnommé « le livre bleu ». Fasciné par les faits réels et les grands criminels du XXe siècle, il vit en Savoie.

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Fabio M. Mitchelli a été révélé au grand public par son thriller La Compassion du diable (Éditions Fleur Sauvage), surnommé « le livre bleu ». Fasciné par les faits réels et les grands criminels du XXe siècle, il vit en Savoie.

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « La compassion du diable » de Fabio M. Mitchelli aux éditions Bragelonne

    Carole Eschalier sur La compassion du diable de Fabio M. Mitchelli

    bonne découverte (je suis contente d'en avoir pris un autre de l'auteur lors de notre dernière rencontre à Sang d'encre.
    le rythme est soutenu, et même si on entrevois la solution régulièrement, il y a toujours une petite chose qui nous fait douter.
    les propos de B. MINIER "Noir. Brutal. Sans...
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    bonne découverte (je suis contente d'en avoir pris un autre de l'auteur lors de notre dernière rencontre à Sang d'encre.
    le rythme est soutenu, et même si on entrevois la solution régulièrement, il y a toujours une petite chose qui nous fait douter.
    les propos de B. MINIER "Noir. Brutal. Sans concession.Terrifiant" s'appliquent parfaitement.
    Âmes sensibles s'abstenir ... pour les autres, foncez !

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    Couverture du livre « Apocalypse transferts » de Fabio M. Mitchelli aux éditions French Pulp

    Marie Kirzy sur Apocalypse transferts de Fabio M. Mitchelli

    « L'éducation est devenue une distraction, et la distraction un fléau. Les jeunes adolescents, ivres de leur journées alcoolisées et du sang versé virtuellement, sont à présent las, fatigués. Ils s'effondrent sur le canapé. (...) Fascinés, éblouis, les yeux dans le vague, ils ne pensent pas, ils...
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    « L'éducation est devenue une distraction, et la distraction un fléau. Les jeunes adolescents, ivres de leur journées alcoolisées et du sang versé virtuellement, sont à présent las, fatigués. Ils s'effondrent sur le canapé. (...) Fascinés, éblouis, les yeux dans le vague, ils ne pensent pas, ils ressentent la bestialité qui les a habités et qui s'est imprimés au plus profond de leur cortex cérébral. le feu d'artifice neuronal dont ils se sont délectés n'a pas fini de cheminer, de creuser des sillons de violences dans chaque hémisphère de leur cervelle. L'écran du téléviseur diffuse une lueur bleutée sur leurs visages épuisés, imprime un masque invisible : celui de l'obsession, de la convoitise et de la vengeance. »

    La grande original de ce thriller n'est pas en soi de s'emparer de la thématique des conséquences tragiques dans la vie réelle de l'ultra-violence de certains jeux video en ligne mais d'être tout entier une dénonciation quasi moralisatrice. Tout fait ici réfléchir sur les dérives de notre société contemporaine qui a perdu pied et failli à éduquer.

    Pour une fois, Fabio M. Mitchelli délaisse ces habituels serial killers solitaires. Ou plutôt, si. Là, le serial killer est en fait un wargame ultra-violent, ultra-réaliste, qui plonge le joueur dans une addiction et une immersion impossibles à déconnecter. Pour ancrer sa démonstration dans le réel, de très nombreuses références « documentaires » sont insérées entre les chapitres. Procédé très efficace qui glace le lecteur, rajoute une couche au récit en lui-même déjà terrifiant : articles de presse, rapports de l'ONU, citations judicieusement choisies ... tout concourt à mettre le cerveau en ébullition. J'ai été particulièrement saisie de découvrir qu'il était possible d'imprimer en 3D des armes à feu en thermoplastique, chez soi, sans aucun contrôle. Aux Etats-Unis, un tribunal fédéral a bloqué in extremis le libre accès aux plans d'armes le 1er août 2018 !

    Même si la thématique ne m'a pas passionné au sens strict, je me suis faite baladée par la construction très intelligente de ce roman, avec une habile bascule à mi – parcours qui éclaire des premiers chapitres souvent déroutants dévoilant les états d'âme des protagonistes sans qu'on sache si on est dans la réalité ou la fiction du jeu vidéo. L'action reprend le dessus par la suite et une fois que tu as bien compris où l'auteur veut te mener, tu fonces avec plaisir tout en gardant ton cerveau vigilant et prêt à s'indigner.

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    Couverture du livre « Apocalypse transferts » de Fabio M. Mitchelli aux éditions French Pulp

    L'atelier de Litote sur Apocalypse transferts de Fabio M. Mitchelli

    Un livre saisissant qui porte à réfléchir sur l’hyper connectivité de nos jeunes. Lorsque la réalité n’a plus de frontière avec la fiction. Les jeux vidéo en ligne proposent aux joueurs des parties 24h/24h d’une violence inouïe qui a forcément un impact sur le cerveau en construction des ados...
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    Un livre saisissant qui porte à réfléchir sur l’hyper connectivité de nos jeunes. Lorsque la réalité n’a plus de frontière avec la fiction. Les jeux vidéo en ligne proposent aux joueurs des parties 24h/24h d’une violence inouïe qui a forcément un impact sur le cerveau en construction des ados pour ne pas dire des enfants car on commence à jouer de plus en plus tôt. Une histoire complexe aux chapitres déroutants, il m’a fallu dépasser les 150 pages environs pour me sentir plus à l’aise tant le début restait nébuleux pour moi. Je ne savais plus si j’étais dans la réalité ou dans la fiction, dans le jeu ou dans la vraie vie et c’était très troublant. Je pense que c’est ce que l’auteur a voulu nous faire éprouver et de ce point de vue c’était réussi, quand à la sensation, elle était pour le moins déconcertante. Les chapitres alternent avec des articles de presse, des rapports de l’ONU et des citations bien choisies, on imagine à peine l’intense travail de recherche en amont. Le livre est porté par le personnage du flic désabusé qui essaie de faire le job au mieux au milieu des gangs des cités, des trafiquants de drogues et d’une génération abandonnées. Les autres personnages ne m’ont pas suffisamment touché et il me semble que leur construction a été mise de côté au profit de l’intrigue, c’est dommage parce que sans empathie c’est beaucoup plus difficile pour moi d’être accro au livre. Un livre qui d’ailleurs, ne laisse pas indifférent sur l’avenir de notre société, sur notre destinée lorsque les joueurs en addiction complète, n’arrivent plus à se déconnecter, à savoir où ils sont. Cela ne peut qu’interpeller parce que le pas a déjà été franchi et que les jeux semblent être dans la surenchère de violence. Quand tout se mélange et que la violence paraît la bonne réponse, que faire si le monde virtuel dépasse à tout point de vue notre réalité, si même une fois sortis du jeu on continu à tuer sans plus être capable de faire la différence ? Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/06/18/37439598.html

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    Couverture du livre « Le tueur au miroir » de Fabio M. Mitchelli aux éditions Robert Laffont

    mavic_lit sur Le tueur au miroir de Fabio M. Mitchelli

    Je l’ai vu passer de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. Il m’intriguait, me tentait… j’ai cédé au plaisir de le découvrir. Et ma foi, je suis bien contente d’avoir sauté le pas. C’est rythmé, oppressant, dégoûtant, intriguant, prenant et surtout j’en aurai bien repris une p’tite dose en...
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    Je l’ai vu passer de nombreuses fois sur les réseaux sociaux. Il m’intriguait, me tentait… j’ai cédé au plaisir de le découvrir. Et ma foi, je suis bien contente d’avoir sauté le pas. C’est rythmé, oppressant, dégoûtant, intriguant, prenant et surtout j’en aurai bien repris une p’tite dose en plus. Je vous parle aujourd’hui de Le tueur au miroir paru en poche aux éditions Points.
    Avant toute chose, je dirais qu’il est bien de lire le premier tome de la saga Beaulieu et Callan avant d’attaquer celui-ci. Sans être trop dérangeant, l’auteur fait pas mal de référence à ce qu’il s’est passé lors de leur dernière enquête. Ca m’a juste donné envie de découvrir Une forêt obscure au plus vite pour mieux connaître nos deux flics : Louise Beaulieu et Carrie Callan. J’ai réussi à passer outre même si j’avais la sensation qu’il me manquait quelques pièces de puzzles.

    Passons aux choses sérieuses maintenant.

    Voilà un livre qui se dévore, qui m’a régalé de bout en bout. Je crois bien que c’est une des rares fois où je lis, je lis et je suis surprise de voir que j’en suis déjà à ce point de l’histoire, que j’ai autant avancée sans m’en rendre compte.

    Ceci est lié à plusieurs choses.

    Tout d’abord les personnages principaux que sont Louise Beaulieu et Carrie Callan. Deux femmes au fort tempérament, qui n’ont pas pour habitude de se laisser marcher sur les pieds et qui vont sacrément morfler dans cette intrigue. Elles possèdent un humour légèrement grinçant et mention spéciale pour Louise que j’ai adoré lire juste pour les expressions québécoises qu’elle nous sort à toutes les sauces. Autant dire que ça détend l’atmosphère autour d’une intrigue glaçante.

    C’est là que vient mon deuxième point positif. En s’inspirant d’un célèbre tueur en série, l’auteur nous livre un tueur au miroir exceptionnel et complètement dérangé autour d’une intrigue rondement ficelée. Je me suis prise au jeu, à cette course contre la montre avant le prochain meurtre. De la colère, de l’incompréhension et de la pitié ont accompagnés ma lecture par rapport à ce meurtrier sadique et complètement dérangé. Je suis sûre d’une chose : lui il n’est pas tout seul dans sa tête haha.

    L’intrigue tourne principalement autour de la traque du tueur au miroir, rien d’étonnant vous me direz. Pourtant c’est à travers cette résolution que l’on apprend à mieux connaître nos deux flics et à nous de percevoir qu’elles ne sont pas épargnés une seule seconde.

    Entre un désir de vengeance flamboyant et la quête à la vérité, nos deux protagonistes vont vivre des émotions telles des montagnes russes. Notamment à cause de mystérieux Singleton, ennemi juré de ces deux filles mais d’autant plus de Carrie Callan. Et c’est là que je pense qu’il faut avoir lu le tome précédent pour mieux comprendre les aboutissants de leurs relations et leur complexité. Je ne dévoilerais rien ici, mais on peut voir que l’auteur s’est attardé sur les relations entre les différents personnages et les exploite jusqu’au bout du bout pour plus de véracité à mon sens.

    Et quand éclate la vérité, le dénouement ça secoue émotionnellement parlant.

    Et pas que les personnages, le lecteur aussi en prend pour son grade. Un dénouement avec ici et là des p’tits rebondissements pour maintenir l’intérêt du lecteur qui est déjà au summum. C’est un livre qui ne se lâche pas comme ça, tant le besoin est présent de connaître la fin de toutes les intrigues que l’auteur nous déroulent au fur et à mesure.

    Je vous rassure, il n’y en a pas 10 non plus et quand bien même, il le mêle si bien à son histoire, à son enquête qu’à aucun moment tu te dis « mais qu’Est-ce que ça fout là ça ? ».

    En bref,

    Voilà un auteur que je suis contente d’avoir découvert. Je me suis prise au jeu de l’enquête, au jeu de piste à vouloir savoir la fin avant même d’être à la moitié du livre. L’ambiance, un rythme soutenu qui laisse que peu de repos au lecteur font que l’on s’immerge facilement à l’histoire. On passe un peu par toutes les émotions mais bon sang que c’est bon. On en redemanderait presque encore un peu tant le style de l’auteur est agréable, fluide et ne souffre d’aucune perte de rythme. Lisez Une forêt obscure avant mais après plongez-vous vite dans Le tueur au miroir.