Eugene Ionesco

Eugene Ionesco

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Avis (17)

  • Couverture du livre « La cantatrice chauve » de Eugene Ionesco aux éditions Gallimard

    Meuhriel B sur La cantatrice chauve de Eugene Ionesco

    DE L’ABSURDE, EN VEUX-TU EN VOILÀ

    Dès les premières lignes, les premières répliques dirai-je plutôt, l’auteur insiste sur les clichés anglais – thé et tout le tintouin. La conversation entière, qui n’est pas scindée, est totalement délirante, sans queue ni tête du début à la fin (je dirai...
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    DE L’ABSURDE, EN VEUX-TU EN VOILÀ

    Dès les premières lignes, les premières répliques dirai-je plutôt, l’auteur insiste sur les clichés anglais – thé et tout le tintouin. La conversation entière, qui n’est pas scindée, est totalement délirante, sans queue ni tête du début à la fin (je dirai même de la fin au début tant l’histoire se répète). Les personnages sont tous plus contradictoires les uns que les autres. Quand on arrive au bout de la pièce, elle ne se termine pas vraiment, elle recommence, reprend le début, et instantanément débute à nouveau toutes les absurdités que l’on vient de lire, mais qui cette fois-ci se déroulent dans notre esprit. Quand on a lu la pièce une fois, on la sait interminable.

    Une bonne pièce de théâtre qui détend totalement, où il n’est pas nécessaire de réfléchir, au même titre que les personnages qui parlent sans réfléchir.

    https://lectriceassidueendevenir.wordpress.com/2016/03/30/la-cantatrice-chauve-deugene-ionesco/

  • Couverture du livre « Rhinocéros » de Eugene Ionesco aux éditions Gallimard

    Yves Mabon sur Rhinocéros de Eugene Ionesco

    Je parlais récemment de Ionesco à propos de l'absurde, mais je n'avais de lui que des vieux et vagues souvenirs... alors ni une ni deux, je suis allé dans la bibliothèque de mon garçon lui piquer Rhinocéros qu'il a étudié l'an dernier pour le bac de français, que je voulais relire en même temps...
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    Je parlais récemment de Ionesco à propos de l'absurde, mais je n'avais de lui que des vieux et vagues souvenirs... alors ni une ni deux, je suis allé dans la bibliothèque de mon garçon lui piquer Rhinocéros qu'il a étudié l'an dernier pour le bac de français, que je voulais relire en même temps que lui et que je n'avais jusque là pas pris le temps d'ouvrir. De cette pièce émerge d'abord l'humour, les dialogues sont savoureux, les personnages se répondent du tac-au-tac, un vrai jeu de ping-pong verbal. Chacun y va de son opinion, de ses arguments plus ou moins fallacieux, Bérenger paraissant le plus faible, le plus discret, celui qui n'ose pas s'affirmer, surtout devant son ami Jean à l'assurance ancrée et visible et dont les propos ne souffrent d'aucune contestation selon lui. Le logicien est là également pour asséner une pensée faite de syllogismes : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." (p.46) Et puis, la fable tourne vite à un questionnement sur les régimes autoritaires, le totalitarisme. Tous ces gens qui veulent devenir des rhinocéros, suivre la masse et ne pas résister au discours ambiant populiste sont clairement les suiveurs, ceux qui deviendront les bourreaux des résistants. Ecrit en 1959, cette pièce fait sans doute référence au régime nazi et au stalinisme qui vient juste de finir (Staline est mort en 1952).

    La pièce est fine, parce que sous ses dehors comiques, les discussions sans fin, elle est très sérieuse, et c'est même lorsque les dialogues deviennent les plus loufoques qu'ils sont les plus profonds, c'est là que le doute s'insinue dans le lecteur lui qui pouvait parier sur une certaine légèreté du propos : le langage très simple, basique (assez peu de mots sont utilisés, Ionesco répétant souvent les phrases et usant d'un vocabulaire très simple), le ton résolument drôle, absurde, les personnages stéréotypés à en être eux-mêmes ridicules et amusants. Ce qui est fin également, c'est le basculement imprévisible de certains d'entre eux, au détour d'une phrase, d'un mot, eux que l'on aurait pu croire sûrs d'eux, convaincus de leur forte personnalité, hop ils changent du tout au tout et versent dans l'opinion qui monte et deviennent vite des moutons... ou plutôt ici des rhinocéros qui viendront grossir les rangs du troupeau, sans réfléchir. Bérenger à l'apparente faiblesse de caractère est celui qui se révélera le plus combatif.

    Bref, une très bonne idée que cette relecture estivale d'une pièce essentielle à conseiller à tous.

  • Couverture du livre « Rhinocéros » de Eugene Ionesco aux éditions Gallimard

    Nathalie Sibué sur Rhinocéros de Eugene Ionesco

    Qui ne se reconnaîtra pas dans l' un des personnages ? Qui osera ne pas devenir " rhinocéros " ?

    Qui ne se reconnaîtra pas dans l' un des personnages ? Qui osera ne pas devenir " rhinocéros " ?

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