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Estelle Tharreau

Estelle Tharreau
Passionnée de littérature depuis l'adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu'elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l'envie d'écrire. Il aura fallu attendre l'âge de 40 ans avant qu'elle tente cette aventure. Ayant travaillé d... Voir plus
Passionnée de littérature depuis l'adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu'elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l'envie d'écrire. Il aura fallu attendre l'âge de 40 ans avant qu'elle tente cette aventure. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l'écriture. Avec « Orages », quand le passé tient le présent dans ses griffes, prenez garde à ne pas vous y attarder.

Avis sur cet auteur (57)

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    Couverture du livre « La peine du bourreau » de Estelle Tharreau aux éditions Taurnada

    LALIE.01 sur La peine du bourreau de Estelle Tharreau

    # Rentrée littéraire 2020

    Une nouvelle rentrée littéraire pour 2020, avec « La peine du bourreau » (Éditeur : TAURNADA Éditions) de Estelle Tharreau, écrivaine française, ayant déjà plusieurs ouvrages à son actif.

    Avec « La peine du bourreau », nous assistons à un huis-clos étouffant,...
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    # Rentrée littéraire 2020

    Une nouvelle rentrée littéraire pour 2020, avec « La peine du bourreau » (Éditeur : TAURNADA Éditions) de Estelle Tharreau, écrivaine française, ayant déjà plusieurs ouvrages à son actif.

    Avec « La peine du bourreau », nous assistons à un huis-clos étouffant, angoissant.
    L'histoire se passe dans le Texas, état bien connu pour avoir gardé la peine de mort (comme certains autres).
    Le « bourreau ? » : Ed McCoy, qui a passé 42 ans dans le couloir de la mort des prisons de Polunsky et de Walls.

    Le condamné à la peine capitale ? : Un certain Ed que l'on va désigner par ED 0451 – un matricule parmi tant d'autres.

    L'Avant-Propos (écrit par l'auteure), nous avertit que : »Bien que ce roman soit une fiction, je n'ai pris que peu de libertés quant aux lieux et aux procédures décrites. Les prisons de Polunsky et de Walls existent. le système carcéral fonctionne de cette manière au Texas. (…) j'ai choisi d'édulcorer quand la réalité dépassait trop violemment la fiction. »

    C'est un angoissant compte-à-rebours que nous lisons car il débute quatre heures avant l'exécution : au fil des heures et des minutes. le bourreau reçoit la visite du Gouverneur Thompson, un homme qui aurait le pouvoir d'annuler cette sentence. Auparavant, il va demander de nombreuses explications à McCoy, non seulement sur le détenu mais également sur les sentiments de ce bourreau, ses réflexions, son « parcours »…

    Le terrible fil rouge est celui de la peine de mort : pour ou contre ? Pendant ce temps, à l'extérieur, des militants pro ou contre, manifestent pendant que les médias se mettent en place. C'est un véritable déchaînement tandis que l'on suit, également, « la vie » à l'intérieur de la prison.

    J'ai relevé l'épigraphe qui démontre bien le problème de cette question :
    « Traiter de la peine de mort, c'est d'abord plonger dans l'horreur.
    André Kaspi, La peine de mort aux États-Unis. »

    McCoy fait des révélations au Gouverneur, car lui-même en a pas mal sur la conscience, des sujets qui le hantent par leur horreur. Mais la question que l'on se pose au fur et à mesure du temps qui s'écoule inexorablement, est de savoir ce qui va arriver et on se retrouve à « Minuit », l'heure fatale. Ce sera une injection létale plutôt que la Old Sparky (au Texas, surnom de la chaise électrique).
    A la question du Gouverneur : « Avec l'injection létale, fait-on mourir dignement ? «, McCoy répond : « L'injection létale… La mise à mort médicalisée… La solution miracle : pas de sang, pas de corps brûlé. Inratable, propre et sans douleur. C'est à cause d'elle que j'ai atterri dans le couloir de la mort. Parce qu'à ce miracle, j'y ai cru. »

    Bien que ED 0451 ne soit pas blanc comme neige, le lecteur est troublé par son stoïcisme (ou du moins, en apparence). Il demande même à McCoy : « Un bourreau, ça peut aussi avoir de la peine. Hein. Chef' ? »

    L'écriture de Estelle Tharreau est très forte par un style qui fait penser aux thrillers américains, ce qu'elle a démontré dans ses précédents ouvrages avec, par exemple : « Mon ombre assassine » (EditionsTaurnada – 2019) - « L'Impasse » (même maison d'éditions) et d'autres.
    Ici, avec « La peine du bourreau », elle réussit à nous sensibiliser pour le condamné malgré ses meurtres qui l'ont conduit ici, ainsi qu'à nous faire poser cette fameuse question sur ce verdict encore existant au Texas – il est aussi question de racisme - on assiste à des scènes déchirantes – on se sent mal à l'aise. On tourne et on tourne les pages pour voir comment évolue la situation pour en arriver à la fin. Et là ?…..

    Ma conclusion est de lire « La peine du bourreau » de Estelle Tharreau pour deviner tout ce que j'ai préféré taire (suspense oblige). C'est noir, ça glace le sang, c'est de l'horreur quand on lit « les préparatifs » de ce qui sera appelé un « HOMICIDE » pour désigner la cause de la mort – c'est très documenté et c'est ainsi que l'on se retrouve tout étonné d'avoir été autant ému par cette lecture de ce thriller hautement psychologique.

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    Couverture du livre « La peine du bourreau » de Estelle Tharreau aux éditions Taurnada

    jml38 sur La peine du bourreau de Estelle Tharreau

    Avec « Mon ombre assassine », Estelle Tharreau avait atteint un tel niveau que le risque était grand d'être déçu par son nouveau roman. Et bien pas du tout. Ce fut encore pour moi un grand moment de lecture. Je peux même avouer être définitivement fan de l'auteure Franc-Comtoise.
    Pourtant,...
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    Avec « Mon ombre assassine », Estelle Tharreau avait atteint un tel niveau que le risque était grand d'être déçu par son nouveau roman. Et bien pas du tout. Ce fut encore pour moi un grand moment de lecture. Je peux même avouer être définitivement fan de l'auteure Franc-Comtoise.
    Pourtant, comme dans l'opus précédent, Estelle Tharreau ne recherche pas la facilité. Après les confessions d'une tueuse en série, elle ne s'attaque ni plus ni moins qu'aux heures précédant l'exécution d'un condamné dans le couloir de la mort. Elle laisse la parole à un gardien dont le métier est d'accompagner les prisonniers jusqu'à l'ultime instant, et de procéder aux gestes mettant un terme à des vies humaines.

    McCoy se confie au gouverneur du Texas, État réputé pour être fortement pourvoyeur de peines de mort. À travers son expérience, forte de plus de quarante ans de loyaux services, c'est la société américaine qui nous est contée, dans toute sa noirceur et sa dureté. Son regard est sans concessions, aussi bien sur les tueurs qu'il ne regrette pas d'avoir envoyés dans un monde meilleur, que sur un système qui permet d'exécuter de pauvres types, victimes d'avocats corrompus uniquement intéressés par l'appât du gain, ou de juges en quête de résultats spectaculaires au mépris de toute réelle justice. Se mélange aux souvenirs de ce gardien le récit des événements qui ont amené Ed0451 dans le couloir de la mort, qui nous plongent dans la réalité des États du sud, ancrés dans un racisme chronique, dans lequel il a baigné dès son plus jeune âge.

    Ce roman, une plongée impressionnante dans le quotidien du couloir de la mort, ne peut laisser indifférent. La lecture est dérangeante par moments, mais passionnante du début à la fin, soit pendant quelques heures de la vie du numéro d'écrou 0451. L'histoire est intelligemment construite, et je reconnais avoir été bluffé à la fin.
    Merci à Estelle Tharreau pour ce superbe roman, et merci aux Éditions Taurnada de nous proposer autant d'excellents auteurs.

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    Couverture du livre « La peine du bourreau » de Estelle Tharreau aux éditions Taurnada

    Marie Nel sur La peine du bourreau de Estelle Tharreau

    Je connais déjà Estelle Tharreau pour l'avoir lue dans deux de ses précédents romans, De la terre dans la bouche et Mon ombre assassine. Deux romans que j'avais beaucoup aimés et où j'avais déjà pu apprécier le talent d’écrivaine de l'auteure. En plus, une autre valeur sûre est qu'elle est...
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    Je connais déjà Estelle Tharreau pour l'avoir lue dans deux de ses précédents romans, De la terre dans la bouche et Mon ombre assassine. Deux romans que j'avais beaucoup aimés et où j'avais déjà pu apprécier le talent d’écrivaine de l'auteure. En plus, une autre valeur sûre est qu'elle est publiée aux éditions Taurnada, je n'ai pour l'instant jamais été déçue par leurs publications, ce sont toujours de bonnes histoires qui tiennent en haleine.

    Et ce roman ci ne va pas échapper à cette règle. L'histoire n'est pourtant pas banale. Je ne me souviens pas avoir lu un roman avec comme personnage principal un bourreau. Bourreau des temps modernes, pas celui qui tranchait les têtes ou pendait sur la place publique. Non, celui que l'on trouve dans les prisons, et plus particulièrement dans les couloirs de la mort. Bien sûr, pour cela, l'auteure nous transporte aux États-Unis, puisque la prône de mort est abolie chez nous depuis presque quarante ans. On fait la connaissance de Ed McCoy qui était bourreau et se retrouve de l'autre côté de la grille, puisqu’il est lui-même condamné à mort suite à des crimes qu'il a commis. C’est un peu l’arroseur arrosé. C’est déjà un fait très original dans un roman. L'autre particularité est qu'on va suivre le condamné dans les quatre dernières heures de sa vie, juste avant son exécution. Le gouverneur va venir le voir pour parler avec lui et ainsi décider s'il y aura une grâce et une remise de peine. Pendant ces quatre heures, Ed va se livrer, sans fards, sans tabous. Il va raconter la première fois où il a mis à mort un condamné avec la chaise électrique, ce qu’il a ressenti, comment cela s'est passé, ses émotions face à la famille. Et cela va se renouveler à chaque fois. Les morts seront ensuite plus « douces » avec l'injection létale. Il racontera l'injustice qu'il a ressenti lorsque certains criminels ont leur peine changée en prison à perpétuité alors que certains condamnés à mort crient leur innocence.
    Il se livrera aussi, plus intimement, au gouverneur. Sa vie à lui, avec des parents très autoritaires, racistes. Son mariage et les conséquences de son travail sur celui-ci. Et il parlera bien sûr de ses crimes, de l’identité de ceux qu'il a tués et pourquoi il l'a fait. Pendant ces quatre heures, il se confiera et racontera tout au gouverneur. On va aussi assister à tout le rituel mis en place autour des condamnés avant leur exécution. Et tout ceci ne serait pas complet sans y ajouter les manifestations qui ont lieu à chaque nouvelle exécution, en dehors de la prison entre les pros et les antis peine de mort, les nombreux journalistes qui sont présents eux aussi.

    L’histoire est vraiment très complète et Estelle Tharreau n'a oublié aucun détails. Elle explique dans un avant-propos, que les prisons existent réellement, que les conditions carcérales sont celles qui fonctionnent au Texas. Aucun des personnages cités n'a existé mais elle s'est inspirée de faits réels, qu'elle a parfois édulcoré quand cela était trop violent. Et pourtant, je peux vous dire que mon âme sensible a été plus d'une fois bouleversée par ce que j'ai lu. C’est très difficile de ne rien ressentir face à certaines exécutions poignantes ou face à certains crimes. Le travail en amont de l’écriture a dû être considérable pour être au plus près de la réalité. Je me souviens avoir rencontré dans un salon Estelle Tharreau en septembre 2019 où elle me parlait justement de ce nouveau projet. Je ne suis pas étonnée qu'il lui ait fallu plus d'un an pour le mener à bout.
    Il n'est pas question ici d'un plaidoyer pour ou contre la peine de mort. Estelle Tharreau a réussi le pari de rester neutre et de raconter les faits comme ils sont, que l'on soit pour ou contre. En fervente partisane du contre, j'ai parfois été ébranlée par certains récits de criminels, mais je reste tout de même convaincue que l'on n'a pas besoin de donner la mort et qu'il y a d'autres moyens de punir. Mais je comprends tout à fait ceux qui pensent l'inverse, surtout quand on se retrouve touchés par la perte d'un être cher dans des conditions atroces. Je me suis mise à leur place, et je ne sais pas comment je réagirai dans ce cas. Ce roman a le grand pouvoir de faire réfléchir et de se remettre en question sur une opinion, qui pour moi me semblait acquise. Et je suis assez épatée par la neutralité de l'auteure. L’écriture n'a pas dû être simple pour ne pas laisser passer ses propres sentiments et se mettre à la place des criminels et des victimes. C’est la grande force de ce roman.

    Je me suis très vite attachée à Ed, malgré ce qu'il a fait, malgré ce qu'il est. Et jusqu’au bout, on ne sait pas ce qu'il va lui arriver, si le gouverneur va le gracier ou pas. Le suspense est entier jusqu’à ce que la décision tombe. Je ne vous dirai rien de plus, et pourtant, ce n'est pas l’envie qui me manque, mais je ne peux même pas vous révéler mon sentiment sur cette fin sans que ça la dévoile. Sachez en tout cas qu'elle est très émouvante.
    L’attachement au personnage se fait très vite, même si l'auteure a utilisé une narration à la troisième personne du singulier. Comme c’est Ed qui se confie, on a également souvent le « je » qui intervient, auquel je suis toujours très sensible. Je trouve très bien que l'auteure ait fait ce choix, car il faut arriver à garder tout de même une certaine distance avec le personnage principal. Son histoire est déjà très forte, impossible de ne rien ressentir face à son récit. L'auteure retranscrit très bien tous les sentiments, la peine, le dégoût, la colère.. tout est très bien travaillé.

    Estelle Tharreau fait passer des messages très forts au travers de cette histoire. Bien sûr sur la peine capitale, sur les victimes, sur les bourreaux, sur la police. Mais aussi sur les mentalités des Texans, sur la justice qu’ils veulent souvent rendre eux-mêmes. Et aussi sur les ségrégations raciales, sur le peuple noir qui est très mal intégré dans cet état, sur le racisme de base, celui qui fait tant de mal. La pauvreté contre d'autres trop riches, la difficulté d’avoir des soins médicaux. Des sujets de société vastes, connus mais qu’il est pourtant nécessaire de rappeler pour être au plus près du contexte américain. Tout est décrit dans la même neutralité, à nous lecteurs, de nous faire notre opinion.

    J'ai beaucoup aimé ce roman, j'ai été touchée au plus profond de moi-même par des crimes commis, par des circonstances qui peuvent parfois être atténuantes. Certaines scènes sont très dures à s'imaginer, je pense à un certain condamné à mort, ceux qui auront lu le livre comprendront. J'ai été ébranlé au plus profond de moi, dans mes opinions, dans mes propres ressentis. C’est vraiment un livre qui va vous pousser dans vos réflexions et vos retranchements. Même après la lecture, il reste encore dans mes pensées, à me titiller, à me préoccuper.
    J'ai lu à la fois rapidement et doucement cette histoire. Rapidement car je voulais savoir au plus vite ce qui allait arriver à Ed. Et doucement car j’avais besoin d'un petit temps de digestion pour assimiler certains faits. C’est une lecture passionnante et qui ne peut laisser de marbre. La lecture est rythmée par des chapitres courts, par l'heure qui défile. Le roman est coupé en quatre parties, comme les 4 heures qui restent à vivre à Ed, les chapitres égrènent les heures pour vous rappeler que le temps passe et qu'on se rapproche de l'heure de la mise à mort. Le roman est vraiment très bien construit pour rendre la lecture très addictive.

    Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette histoire pour le suspense mis en place, pour les sujets abordés, pour la puissance des faits et des valeurs, et tout simplement pour découvrir la plume et le style de Estelle Tharreau, si vous ne la connaissez pas encore. Pour moi, avec ce troisième roman que je lis d'elle, elle confirme son talent d’écrivaine et je vais continuer à la suivre avec beaucoup d’intérêt. J'ai, dans ma bibliothèque, un de ses premiers romans, Orages, je vais le sortir pour le lire prochainement.

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    Couverture du livre « La peine du bourreau » de Estelle Tharreau aux éditions Taurnada

    Sophie Songe sur La peine du bourreau de Estelle Tharreau

    Pour le bourreau McCoy qui a passé quarante-deux ans dans le couloir de la mort, ces quatre heures d'attente qui précèdent peut-être sa dernière exécution se déroulent de manière lente et inévitable. La position du gouverneur ou la passion qui déchaîne cette sentence y changeront-ils quelque...
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    Pour le bourreau McCoy qui a passé quarante-deux ans dans le couloir de la mort, ces quatre heures d'attente qui précèdent peut-être sa dernière exécution se déroulent de manière lente et inévitable. La position du gouverneur ou la passion qui déchaîne cette sentence y changeront-ils quelque chose ?

    Avec ce roman, Estelle Tharreau nous propulse dans une réalité directe, cruciale. Au cours de ces quatre dernières heures, c'est tout le système judiciaire et politique d'un état qui vacille.

    Il y a un contraste saisissant entre le calme oppressant à l'intérieur des murs et le caractère explosif des émeutes à l'extérieur. Les heures s'égrènent lancinantes avec son lot d'aveux sec, amer. La vie éprouvée d'Ed nous atteint, nous bouleverse. Son expérience avec la violence, la mort, l'injustice nous abîme à chaque fois un peu plus.

    L'écriture est distillée, précise, délicate. Elle appuie là où cela fait mal, en nous dispensant des nuances. C'est intime, écorché. A travers le condamné Ed, on décrit l'isolement, l'exiguïté, la moiteur, l'inhumain, l'attente, la peur. On dénonce l'invisible qui ronge.

    On nous délivre des sentiments sans fard et sans regret. Parce qu'être un rouage d'une machine infernale ne dispense pas le sujet de penser, croire, ressentir...

    Un roman au compte à rebours affolant !

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