Eric Laurrent

Eric Laurrent
Éric Laurrent est né en 1966 à Clermont-Ferrand.

Vidéos (1)

  • Entretien avec Eric Laurrent "Les découvertes"

    La parole des auteurs vous présente le roman d'Eric Laurrent Les découvertes (éditions de Minuit). De la vue d'une reproduction des Sabines de David dans un vieux dictionnaire jusqu'à sa première nuit d'amour, ce livre évoque la croissante fascination...

Articles (1)

  • Entretien avec Eric Laurrent "Les découvertes"

    Découvrez le nouveau roman d'Eric Laurrent Les découvertes publié aux éditions de Minuit.

Avis (3)

  • add_box
    Couverture du livre « Renaissance italienne » de Eric Laurrent aux éditions Minuit

    Nathalie Sibué sur Renaissance italienne de Eric Laurrent

    Une qualité d' écriture absolument délicieuse, à la " proustienne " ( d' ailleurs, le narrateur se prépare à écrire " le " roman sans cesse remis à plus tard ) : des phrases démesurées au vocabulaire d' une somptueuse élégance et une conjugaison d' un autre temps.
    Bref, je suis charmée... la...
    Voir plus

    Une qualité d' écriture absolument délicieuse, à la " proustienne " ( d' ailleurs, le narrateur se prépare à écrire " le " roman sans cesse remis à plus tard ) : des phrases démesurées au vocabulaire d' une somptueuse élégance et une conjugaison d' un autre temps.
    Bref, je suis charmée... la littéraire que je suis est comblée !

  • add_box
    Couverture du livre « Un beau début » de Eric Laurrent aux éditions Minuit

    Nicole Grundlinger sur Un beau début de Eric Laurrent

    Découverte d'un auteur et surtout d'une plume comme on n'en fait plus beaucoup, de celles capables de vous tricoter des phrases sur plusieurs pages, de celles qui usent des parenthèses au point d'en mettre aussi dans les parenthèses (eh oui... mieux vaut avoir l'esprit clair, pas d'alcool avant...
    Voir plus

    Découverte d'un auteur et surtout d'une plume comme on n'en fait plus beaucoup, de celles capables de vous tricoter des phrases sur plusieurs pages, de celles qui usent des parenthèses au point d'en mettre aussi dans les parenthèses (eh oui... mieux vaut avoir l'esprit clair, pas d'alcool avant de se plonger dans ce livre, hein.). Et surtout, de celles qui vous transforment l'histoire d'une fille banale en celle d'une héroïne à vous tirer des larmes (de rire le plus souvent). Ou l'art de réenchanter le fait divers.

    L'histoire de Nicole Sauxilange (prénommée ainsi par une mère qui détestait autant ce prénom que le bébé non désiré) est narrée par l'un de ses anciens camarades de classe après qu'il l'a reconnue sur la photographie d'une page du magazine Dreamgirls, affichant tous ses charmes sur papier glacé avec, semble-t-il un certain talent. Photographie qui figure également, par un heureux hasard au-dessus du lit d'un prisonnier nommé Robert Malbosse qui ne se doute pas un instant que cette pin-up est sa fille. A partir de ce début jouissif, on retrace la vie de Nicole - plus connue sous le pseudo de Nicky Soxy - et on n'est pas déçu du voyage. Une dose de Cosette, un saupoudrage du Rémi de Sans famille et on a un bon aperçu du pedigree de la donzelle confrontée dès sa naissance à un environnement de frappadingues et de tarés en tout genre. D'ailleurs, je ne veux même pas déflorer cette partie tellement c'est croustillant. Très tôt, Nicole veut devenir célèbre mais, sans trop se fatiguer. Elle a bien songé à faire comme Françoise Sagan ou Anne Franck mais n'a jamais dépassé l'étape du titre sur le cahier dédié à son œuvre. Lorsqu'elle lit pour la première fois un magazine de charme, elle se dit qu'elle tient la solution (d'ailleurs, Marylin Monroe elle-même a débuté ainsi) qui la mènera de Clermont-Ferrand à Paris...

    Mine de rien, Eric Laurrent nous dresse le tableau d'une certaine société des années 80 où pointait déjà le règne des medias et des paillettes, avant l'invention de la télé-réalité dont Nicole aurait certainement été une reine. Le petit monde qu'il décrit, même dans ses aspects les plus sordides (et il y en a), il a une façon jubilatoire de nous le donner à déguster, sans lésiner sur le vocabulaire d'une érudition rare (nécessitant la compagnie d'un dictionnaire). Résultat : on se régale.

    Je ne peux que vous inciter à passer un bon moment avec ce livre aussi croustillant dans le fond que surprenant dans sa forme. Quant à moi, je vais sûrement m'intéresser à la dizaine de romans déjà commis par l'auteur. Et puis le relire, celui-là.

  • add_box
    Couverture du livre « Renaissance italienne » de Eric Laurrent aux éditions Minuit

    Emmanuelle Taillardas de L'ORANGE BLEUE sur Renaissance italienne de Eric Laurrent

    Eric Laurrent est un fabuleux styliste, avant tout orfèvre de la langue plus que raconteur d'histoires... Il se délecte du français, s'en pourlèche les babines syntaxiques et lexicales aux contours et détours de phrases jouissives et interminables où toutefois jamais le lecteur ne se perd ni ne...
    Voir plus

    Eric Laurrent est un fabuleux styliste, avant tout orfèvre de la langue plus que raconteur d'histoires... Il se délecte du français, s'en pourlèche les babines syntaxiques et lexicales aux contours et détours de phrases jouissives et interminables où toutefois jamais le lecteur ne se perd ni ne s'impatiente tant le propos est drôle et la phrase, tour à tour accumulative et digressive qui le conte, le mène pantelant et ébloui au paroxysme quasi orgasmique de l'admiration.

    Pour ce qui est de l'intrigue, car tout de même il y en a une, le narrateur essaie d'oublier Clara Stern dans la solitude et les aventures d'un soir quand il rencontre Yalda dont il tombe amoureux. Mais Eric Laurrent aurait aussi bien pu nous faire une exégèse des Pages Jaunes, que notre plaisir n'en aurait pas été moins complet.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !