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Eric Holder

Eric Holder

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Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « La belle n'a pas sommeil » de Eric Holder aux éditions Seuil

    Annie Boucher sur La belle n'a pas sommeil de Eric Holder

    La couverture du livre à elle seule nous invite à entrer dans cette bouquinerie.
    Antoine le solitaire, l'a installée en pleine campagne face au bois. Il vit avec ses trois chattes parmi les livres et la nature. Quelsues clients qui finissent par trouver son repère le visitent de temps en temos....
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    La couverture du livre à elle seule nous invite à entrer dans cette bouquinerie.
    Antoine le solitaire, l'a installée en pleine campagne face au bois. Il vit avec ses trois chattes parmi les livres et la nature. Quelsues clients qui finissent par trouver son repère le visitent de temps en temos. Il vivote gentiment . Il est vieux et aime se coucher tôt.
    Lorraine jeune et belle femme blonde de 29 ans, conteuse pour les enfants va chambouler sa vie et le réveiller. Il tombe éperdument amoureux. Il l'attend, ne pense qu'à elle et l'espère.
    Tous les personnages sont bien décrits ainsi que les paysages. L'écriture est belle et je me suis régalée.
    Un roman magnifique nostalgique sur l'amour, la solitude et le temps qui passe.

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    Couverture du livre « Bella ciao » de Eric Holder aux éditions Points

    Franck FINET sur Bella ciao de Eric Holder

    En panne d'inspiration, aux prises avec son vieux démon qu'est l'alcool, Eric devient invivable. Ses 2 enfants ont quitté le foyer familial et Myléna- sa femme- le somme de s'en aller.
    S'ouvre alors le long et douloureux chemin de la reconquête. Une vaine tentative de suicide mais surtout le...
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    En panne d'inspiration, aux prises avec son vieux démon qu'est l'alcool, Eric devient invivable. Ses 2 enfants ont quitté le foyer familial et Myléna- sa femme- le somme de s'en aller.
    S'ouvre alors le long et douloureux chemin de la reconquête. Une vaine tentative de suicide mais surtout le dur labeur d'ouvrier agricole (aux côtés de bucherons et de vignerons) Un travail qui fait souffrir les corps et laisse peu de place à l'apitoiement sur sa personne.
    Eric s'accroche, évite les cafés et goûte les rares échanges que lui consent Myléna.

    Une oeuvre courte, sensible, poétique et sensuelle. Eric Holder revèle ses failles avec pudeur.
    Un roman qui mérite d'être lu pour le seul chapitre 10: une lettre bouleversante adressée à sa fille partie étudier en Argentine. .
    Je pense mon avis partisan mais je suis certain que vous serez ému par cet homme à fleur de peau.

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    Couverture du livre « La saison des bijoux » de Eric Holder aux éditions Points

    Franck FINET sur La saison des bijoux de Eric Holder

    Jeanne et Bruno, camelots lyonnais décident de "faire la saison" sur la côte atlantique, direction le marché de Carri (Médoc). Joindre l'utile à l'agréable, rentabiliser un séjour balnéaire avec leur fils Alexis.
    Mais l'accueil réservé aux "continentaux" ne sera pas aussi chaleureux...
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    Jeanne et Bruno, camelots lyonnais décident de "faire la saison" sur la côte atlantique, direction le marché de Carri (Médoc). Joindre l'utile à l'agréable, rentabiliser un séjour balnéaire avec leur fils Alexis.
    Mais l'accueil réservé aux "continentaux" ne sera pas aussi chaleureux qu'attendu.
    Forgeaud, restaurateur installé, ancien camelot de Carri,a instauré ses propres règles, rançonnant les camelots et usant de méthodes douteuses pour attribuer les meilleures places et excluant certaines nationalités.
    Forgeaud qui s'est juré de "conquérir" Jeanne car rien ne peut être refusé à un ancien agriculteur.

    C'est le monde des marchés ambulants, des camelots, qui est au centre de ce magnifique roman.
    Les règles (l'ancienneté prévaut), la langue (crue, sans fioritures), les clans mais aussi une grande solidarité.
    Eris Holder oppose les anciens à la nouvelle génération.
    L'installation d'un marché comme un théatre avec le levé de rideau (l'installation des tentes, des parasols, des tables, ... ), la representation (la vente aux chalants) et le remballage.
    Comme dans tous les romans d'Eric Holder, poésie, tendresse, sensualité et amitié viennent planter le décor.
    La femme est magnifiée (Jeanne), l'auteur en étant aussi amoureux que ses personnages masculins....
    Ne passez pas à côté de ce magnifique roman écrit pas un romancier "à fleur de peau".
    Un moment de lecture magique !

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    Couverture du livre « Les sentiers delicats » de Eric Holder aux éditions Le Dilettante

    Mumu Dans le Bocage sur Les sentiers delicats de Eric Holder

    J'ai découvert Eric Holder en étant jurée pour le Prix France Télévisions Romans en 2018 avec son roman, La belle n'a pas sommeil que j'avais énormément aimé sans pouvoir vraiment expliqué pourquoi son écriture m'avait autant touchée. Ensuite j'ai lu La correspondante et je m'aperçois que...
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    J'ai découvert Eric Holder en étant jurée pour le Prix France Télévisions Romans en 2018 avec son roman, La belle n'a pas sommeil que j'avais énormément aimé sans pouvoir vraiment expliqué pourquoi son écriture m'avait autant touchée. Ensuite j'ai lu La correspondante et je m'aperçois que certains thèmes sont omniprésents dans ses romans : la nature, bien sûr, les chemins mais aussi l'observation de ses congénères croisés ici ou là.

    Dans ce recueil de huit nouvelles, l'auteur emprunte différents chemins, différents moyens de transport ou différents voyageurs, lui ou d'autres qu'ils soient motard, camionneur, fugueur, journaliste, écrivain, tzigane.

    Huit nouvelles, huit instantanés, huit petits carnets de voyages, très courts dans lesquels il évoque certains souvenirs comme une fugue à 13 ans L'échappée belle, l'écoute d'une conversation dans un train, France 1 - Angleterre 0, une très jolie nouvelle, Frère Jean, sur son amitié avec Jean Rolin, journaliste-écrivain :

    "L'attention que je lui porte dit assez l'admiration dans laquelle je le tiens. Peu de jours sans que je pense à lui, et je me moque qu'il se souvienne de moi.(...)Quand nos chemins se croiseront à nouveau, je ne lui indiquerai plus le sien. Un feu attendra dans la cheminée. Nous marcherons. Il parlera. J'écouterai le pèlerin (p135-136)"

     un congrès d'auteurs au Canada, Lost in translation, la rencontre d'une tzigane à Charleville Mezières, Un instant d'éternité,  sur les terres d'Arthur Rimbaud

    "(...) elle laissa traîner son regard dans le mien. Il était fier, il était altier. On dira qu'un regard ne peut être qualifié ainsi, mais : cambré. Elle était d'ascendance tzigane, compris-je un peu plus tard, au café. Elle eut à nouveau cette belle lueur de défi dans l'œil (...) On lui avait appris à cacher ses origines sous peine qu'elle se retrouve, elle aussi sur les routes, et moi j'aimais les manouches. Les mains potelées de leurs petites filles. Et puis quand elles se penchent vers vous, l'air autant attendri qu'il était indifférent, la minute d'avant. (p81)"

    Comment ne pas croire que ces récits soient personnels, la moto et la savoureuse observation du comportement des automobilistes vis-à-vis d'eux, Un plaidoyer pro-moto, mais aussi sur les traces mortelles laissées sur le bord des routes.

    "Le simple bout de bois fiché en erre des tombes musulmanes. Nos vanités. La stèle d'un anonyme et sans date. Nous aimerions y voir marqué : "Nous recherchions l'oubli" (p94)"

    J'ai découvert les chemins pris par Eric Holder, à sa façon simple de raconter les vies à travers la sienne et les itinéraires empruntés par un écrivain passionné de moto, d'espaces, de nature. Cela se lit comme on fait une balade, cela n'a l'air de rien et pourtant c'est une réflexion sur nous, sur ceux que nous rencontrons ou côtoyons mais ne voyons plus ou pas, sur les attitudes désagréables de certains mais avec malgré tout toujours un sentiment de solitude personnelle.

    C'est un amoureux de la littérature et des livres, ils sont présents pratiquement dans chacune de ses nouvelles, d'une manière ou d'une autre et même si je n'ai pas été aussi enchantée que par mes précédentes lectures de cet auteur, j'ai eu plaisir à le retrouver et à le suivre sur des chemins qu'il avait balisés.

    "Les piles de livres près des lits ouverts, l'après-midi. Le soleil dessine au-dessus un rectangle plus clair dans le mur blanc du mur. Des livres pour un oui pour un non. Pour leur couverture. Pour trois mots attrapées en dessous, derrière. (p102)."