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Eric Chevillard

Eric Chevillard
Éric Chevillard est né en 1964 à La Roche-sur-Yon. Il publie principalement aux Éditions de Minuit à partir de la fin des années 1980. De 2011 à 2017, il remet la tradition du feuilleton au goût du jour dans Le Monde des livres. Sa chronique hebdomadaire y est illustrée par Jean-François Martin. ... Voir plus
Éric Chevillard est né en 1964 à La Roche-sur-Yon. Il publie principalement aux Éditions de Minuit à partir de la fin des années 1980. De 2011 à 2017, il remet la tradition du feuilleton au goût du jour dans Le Monde des livres. Sa chronique hebdomadaire y est illustrée par Jean-François Martin. Son roman Le Vaillant Petit Tailleur a reçu le prix Wepler en 2004. En 2014, il est lauréat du prix Vialatte pour l'ensemble de son œuvre. Son blog, L'Autofictif, dans lequel il publie quotidiennement, fait l'objet d'une publication annuelle aux éditions L'Arbre Vengeur depuis 2009. Dernier roman paru, Ronce-Rose (Minuit).

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « Prosper à l'oeuvre » de Jean-Francois Martin et Eric Chevillard aux éditions Noir Sur Blanc

    Les Lectures de Cannetille sur Prosper à l'oeuvre de Jean-Francois Martin - Eric Chevillard

    Auteur à succès passé maître du marketing littéraire, vache à lait courtisée par son éditeur, Prosper Brouillon écrit au kilomètre entre interviews, salons littéraires et juteuses master class. Peu importe le sujet, polar ou roman d’aventures, pourvu qu’il plaise au lecteur et oblige « ce rat...
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    Auteur à succès passé maître du marketing littéraire, vache à lait courtisée par son éditeur, Prosper Brouillon écrit au kilomètre entre interviews, salons littéraires et juteuses master class. Peu importe le sujet, polar ou roman d’aventures, pourvu qu’il plaise au lecteur et oblige « ce rat cupide à cracher ses vingt euros ». Sa production purement mercantile ne l’empêche pas de se croire arrivé parmi les plus grands de la littérature et de rêver aux plus hautes distinctions. Pour continuer à occuper les têtes de gondole, il lui faut pourtant encore venir à bout de la corvée de remplissage des pages de son prochain roman…

    Nous voici donc immergés dans le processus créatif de Prosper, le temps de comprendre la genèse de sa prochaine publication de génie. Le ridicule ne tue pas, heureusement pour notre homme, inconscient de ses platitudes et de ses formules ampoulées. A lui seul, il incarne tous les travers du microcosme littéraire, lorsque sa soumission aux diktats commerciaux finit par faire du livre et du romancier de purs et calibrés produits de consommation. Le regard d’Eric Chevillard est féroce et sa satire perfide. Il s’en donne à coeur joie pour forcer méchamment le trait, au gré d’une dérision grinçante dont on sent bien qu’elle masque une vraie envie de pleurer.

    Et tandis que les raides et anguleuses silhouettes en noir et blanc de Prosper, plaquées sur le fond rouge de ses plates chimères romanesques par l’illustrateur Jean-François Martin, viennent, à leur manière décalée, faire écho aux pointes acerbes et cyniques dont se hérisse le texte, le lecteur sourit de tant de verve et d’habileté pour tourner en ridicule une indéniable réalité.

    Ce pamphlet bien troussé se dévore d’une traite, dans un moment de fantaisie rigolarde qui n’en fait pas moins mouche.

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    Couverture du livre « Le vaillant petit tailleur » de Eric Chevillard aux éditions Minuit

    Christine GAZO sur Le vaillant petit tailleur de Eric Chevillard

    Au prétexte de donner un auteur identifié au texte de ce conte, tâche dont il s’acquitte donc tout au long du livre, Éric Chevillard (que je découvre pour la première fois) le bouscule, le corrige, l’agrémente de détails et de suppositions. De digressions multiples en réflexions diverses, de...
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    Au prétexte de donner un auteur identifié au texte de ce conte, tâche dont il s’acquitte donc tout au long du livre, Éric Chevillard (que je découvre pour la première fois) le bouscule, le corrige, l’agrémente de détails et de suppositions. De digressions multiples en réflexions diverses, de bons mots en traits d’esprit, l’auteur joue de la langue et du verbe, perd son lecteur et le récupère, et en jubile semble-t-il !
    Exercice de style bien plus que roman, ce livre m’a fait sortir des sentiers battus de mes lectures habituelles. Si je ne suis pas totalement convaincue, je suis divertie et titillée !

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    Couverture du livre « Ronce-Rose » de Eric Chevillard aux éditions Minuit

    T O sur Ronce-Rose de Eric Chevillard

    Comme quoi, la vision que l'on a d'un livre peut changer avec le temps ...
    J'avais lu ce petit livre à sa sortie et sa prose avait sut me captiver et m'emmener dans une bulle à part. En ce temps de confinement j'ai voulu le relire. Eh bien, je ne vois pas ce que je lui avais trouvé de génial à...
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    Comme quoi, la vision que l'on a d'un livre peut changer avec le temps ...
    J'avais lu ce petit livre à sa sortie et sa prose avait sut me captiver et m'emmener dans une bulle à part. En ce temps de confinement j'ai voulu le relire. Eh bien, je ne vois pas ce que je lui avais trouvé de génial à l'époque. Il reste à lire, bien sur ....

    "Si Ronce-Rose prend soin de cadenasser son carnet secret, ce n'est évidemment pas pour étaler au dos tout ce qu'il contient. D'après ce que nous croyons savoir, elle y raconte sa vie heureuse avec Mâchefer jusqu'au jour où, suite à des circonstances impliquant un voisin unijambiste, une sorcière, quatre mésanges et un poisson d'or, ce récit devient le journal d'une quête éperdue.."

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    Couverture du livre « Prosper à l'oeuvre » de Jean-Francois Martin et Eric Chevillard aux éditions Noir Sur Blanc

    Christlbouquine sur Prosper à l'oeuvre de Jean-Francois Martin - Eric Chevillard

    Prosper Brouillon (quel nom !) est écrivain. Eric Chevillard nous le présente alors qu’il s’apprête à commencer l’écriture d’un nouveau roman, un polar. A moins que cela ne devienne un roman d’aventure ?

    Et nous voilà embarqués dans les arcanes de la création. Le lecteur suit alors d’une part...
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    Prosper Brouillon (quel nom !) est écrivain. Eric Chevillard nous le présente alors qu’il s’apprête à commencer l’écriture d’un nouveau roman, un polar. A moins que cela ne devienne un roman d’aventure ?

    Et nous voilà embarqués dans les arcanes de la création. Le lecteur suit alors d’une part le personnage de Prosper et d’autre part la rédaction du polar avec le commissaire Chamoulot et son équipe qui mènent l’enquête.

    Quel drôle de roman ! D’ailleurs est-ce bien un roman ? Ce petit texte ramassé (60 pages sur la liseuse) file l’intrigue du polar en livrant les clés du travail de l’écrivain depuis le choix des personnages jusqu’aux rebondissements de l’enquête et au dénouement final.

    Mais tout cela est fait avec beaucoup d’humour en se moquant de ce Prosper qui semble appliquer avec plus ou moins de brio des codes prédéfinis pour mettre en scène son polar et vendre ses livres.

    C’est vif, incisif, drôle. Même si je n’ai pas compris au final ce que l’auteur voulait nous démontrer.