Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Emily Bronte

Emily Bronte

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis sur cet auteur (51)

  • add_box
    Couverture du livre « Les hauts de Hurle-Vent » de Emily Bronte aux éditions Ecole Des Loisirs

    Victoria Lfd sur Les hauts de Hurle-Vent de Emily Bronte

    Classique intemporel, les hauts de Hurlevent est à mettre en toutes les mains. Tout dans ce livre rappelle la lande du Yorkshire dans laquelle se déroule l'histoire : la solitude des personnages, la noirceurs des âmes, la complexité des relations dans un microcosme en autarcie...

    Il faut...
    Voir plus

    Classique intemporel, les hauts de Hurlevent est à mettre en toutes les mains. Tout dans ce livre rappelle la lande du Yorkshire dans laquelle se déroule l'histoire : la solitude des personnages, la noirceurs des âmes, la complexité des relations dans un microcosme en autarcie...

    Il faut également, pour rendre justice au livre, parler d'Heathcliff, qui est un personnage d'une profondeur et d'une puissance qui sont l'apanage des grands héros de romans, et sont à la hauteur de la beauté des phrases écrites par Emily Brontë.

    D'une beauté à couper le souffle, ce roman est et restera l'un de mes livres de chevets...
    Bonne lecture !!

  • add_box
    Couverture du livre « Les hauts de Hurlevent » de Marigold Bobbio et Emily Bronte et Georges Decote et Helene Potelet aux éditions Hatier

    Anita Millot sur Les hauts de Hurlevent de Marigold Bobbio - Emily Bronte - Georges Decote - Helene Potelet

    Le vieux Mr Earnshaw, père de Cathy (six ans) et Hindley (quatorze ans), rentre d'un voyage de trois jours à Liverpool avec un petit garçon un peu plus âgé que sa fille, qu'il prénomme Heathcliff (comme son fils défunt). Le petit bohémien devient rapidement le préféré du vieil homme, provoquant...
    Voir plus

    Le vieux Mr Earnshaw, père de Cathy (six ans) et Hindley (quatorze ans), rentre d'un voyage de trois jours à Liverpool avec un petit garçon un peu plus âgé que sa fille, qu'il prénomme Heathcliff (comme son fils défunt). Le petit bohémien devient rapidement le préféré du vieil homme, provoquant la jalousie du jeune Hindley. Celui-ci voue dès lors une haine farouche et irréversible à Heathcliff. Contrairement à Cathy qui - elle - devient très rapidement son âme soeur. Furieux des mauvais traitements infligés à son favori, Mr Earnshaw désavoue son fils Hindley en l’envoyant en pension.
    À la mort de son père, Hindley revient en maitre à Hurlevent en compagnie d'une jeune épouse. Son aversion pour Heathcliff refait très rapidement surface et il renvoie le jeune garçon à ce qu’il estime être sa juste place, celle d’un domestique … Flattant l’orgueil de sa capricieuse soeur, il l'éloigne habilement de son inséparable complice, pour mieux la rapprocher des enfants de Trushcross Grange, Isabelle et Edgar Linton. Son grand espoir : la naissance d'une idylle entre Edgar et Cathy.
    Humilié, profondément blessé par l’attitude de Cathy, qu’il considère comme une terrible trahison, Heathcliff s'enfuit. Désespéré, Hindley dont la femme est morte à la naissance de leur fils Hareton, plonge dans l'alcool et la folie … Cathy épouse le gentil Edgar Linton, autant par affection que pour échapper à l'enfer des Hauts de Hurlevent.
    Trois ans plus tard, Heathcliff revient mystérieusement enrichi et plus sombre que jamais. Bien décidé à récupérer sa bien aimée, quand bien même elle est mariée et sur le point d'accoucher. Cette dernière va mettre au monde sa fille Catherine et mourir à son tour, peu de temps après. Edgar, fou de chagrin s'isole du monde et se consacre entièrement à son enfant, tandis que Heathcliff, devenu le maitre des Hauts de Hurlevent, échafaude une cruelle vengeance …
    Emily Brontë poursuit son récit en mettant en scène la seconde génération. Récit qui mêle le destin de Catherine (la fille d'Edgar et de Cathy), à celui de Hareton (le fils de Hindley) et de Linton “Junior” (le fils de Heathcliff et d'Isabelle Linton).
    Cette sublime histoire d'amour et de haine, de vengeance et de résilience, est narrée (dès le début du roman) au nouveau locataire de Trushcross Grange, Mr Lockwood, par sa femme de charge, Nelly Dean. Servante à Hurlevent du temps de la première génération, elle a élevé la petite Catherine avec Edgar Linton jusqu’à la mort de celui-ci.
    Emily Brontë nous décrit - avec un égal brio - tant la noirceur de l'âme humaine que la beauté de la lande sauvage. Elle analyse à merveille les défauts et les qualités de ses semblables, démontrant que dans l'existence rien n'est tout blanc ou tout noir. Hindley l’ancien bourreau sera la victime d'Heathcliff durant sa déchéance finale, incapable de surmonter son deuil et de s'occuper de son propre fils. Edgar, le snob pusillanime, deviendra courageux comme un lion quand il faudra défendre sa vie privée … Contrairement à Hindley, il vénère sa fille à qui il sacrifie tout. Malgré la douleur d'avoir perdu celle qu'il aime … Heathcliff - l'enfant trop souvent maltraité - est devenu une bête sauvage qui ne songe qu'à se venger de son passé … Mais à qui on est plus ou moins enclin à pardonner sa malfaisance, tant son amour pour Cathy est intact, vingt ans après sa mort …
    J'avoue que je ne me lasse pas de lire et relire (une bonne vingtaine de fois depuis plus de cinquante ans) le chef d'oeuvre d'Emily Brontë, qui à mes yeux n'a pas son pareil. Il est et restera mon livre de chevet jusqu'à la fin de ma vie.

  • add_box
    Couverture du livre « Les Hauts de Hurlevent » de Emily Bronte aux éditions Archipoche

    Cécile sur Les Hauts de Hurlevent de Emily Bronte

    Roman noir s'il en est, Les Hauts de Hurle-Vent offre un tel étalage de violence, de folie et d'âpreté que j'en ai souvent été oppressée, mais j'ai également été émerveillée par la beauté et la puissance se dégageant de ces mots.
    Rien d'étonnant à ce que sa parution à la fin du 19ème siècle ait...
    Voir plus

    Roman noir s'il en est, Les Hauts de Hurle-Vent offre un tel étalage de violence, de folie et d'âpreté que j'en ai souvent été oppressée, mais j'ai également été émerveillée par la beauté et la puissance se dégageant de ces mots.
    Rien d'étonnant à ce que sa parution à la fin du 19ème siècle ait fait scandale, ses personnages extrêmes choquant les esprits victoriens.
    Toute l'intrigue se déroule à huis clos et s'étale sur quarante années. Elle est presque entièrement narrée par des témoins de l'histoire et nous n'avons que très rarement le point de vue des principaux intéressés. Nous n'avons donc que des transcriptions de dialogues, de faits et de gestes, de manifestations de passion incontrôlables mais jamais l'explication ou l'origine de leurs sentiments.
    Cependant, cette narration indirecte et parfois à tiroirs, le témoin rapportant des faits qu'on lui a racontés, n'en rend les scènes que plus intenses, plus prenantes, parfois à la limite de l'exagération.
    Heathcliff en est l'exemple frappant, menant une vengeance personnelle et machiavélique qui n'épargnera personne, ni son propre fils, ni même la fille de celle qu'il a tant aimée. Il n'a de cesse de faire payer à ceux qui lui ont fait subir un terrible affront dans sa jeunesse ainsi qu'à leur descendance et ne cherche qu'à les détruire, lentement si possible.
    Pour cela, il emploiera tous les moyens à sa portée : domination physique et mentale, manipulation, tortures mentales infligées à ses victimes augmentées par la crainte quasi-divine qu'il inspire. Heathcliff joue avec les gens comme avec des poupées vaudous et n'en retire cependant aucun plaisir.
    Les lieux sont superbement décrits et sous la plume d'Emily Brontë, la lande balayée par les éléments devient le sombre théâtre de cette passion exaltée. La jeune femme dissèque l'âme humaine et livre ainsi un des romans les plus puissants de la littérature anglaise.

  • add_box
    Couverture du livre « Les hauts de Hurle-Vent » de Emily Bronte aux éditions Ecole Des Loisirs

    Chantal Lafon sur Les hauts de Hurle-Vent de Emily Bronte

    En fin d’année, j’aime me plonger dans un classique, déjà lu mais à redécouvrir. Là le chef d’œuvre d’Emily Brontë.
    La première chose qui interpelle c’est le niveau d’écriture, un français soutenu pour cette traduction, et le lecteur se dit qu’il y a bien longtemps qu’il n’avait pas lu cette...
    Voir plus

    En fin d’année, j’aime me plonger dans un classique, déjà lu mais à redécouvrir. Là le chef d’œuvre d’Emily Brontë.
    La première chose qui interpelle c’est le niveau d’écriture, un français soutenu pour cette traduction, et le lecteur se dit qu’il y a bien longtemps qu’il n’avait pas lu cette qualité.
    L’histoire sombre d’une famille avec deux narrateurs. Le premier, Mr Lockwood, locataire de Mr Heathcliff.
    « Un vrai paradis pour un misanthrope : et Mr Heathcliff et moi sommes si bien faits pour nous partager ce désert ! Quel homme admirable ! Il ne se doutait guère de la sympathie que j’ai ressentie pour lui quand j’ai vu ses yeux noirs s’enfoncer avec tant de suspicion dans leurs orbites, au moment où j’arrêtais mon cheval, et ses doigts plonger, avec une farouche résolution, encore plus profondément dans son gilet, comme je déclinais mon nom. »
    La seconde voix est celle de Nelly Dean, la servante de la demeure des Earnshaw.
    D’emblée le lecteur plonge dans un abime, l’histoire s’annonce sombre, mais il ne sait pas à quel point il va être happé dans un tourbillon de noirceur. Le lieu enveloppe de sa froidure, les landes du Yorkshire sont battues par des vents violents, qui eux aussi ont la parole.
    Toute l’histoire tourne autour du mystère Heathcliff : « C’est celle du coucou, monsieur ? Je la connais tout entière, sauf que j’ignore où il est né, qui étaient ses parents, et comment il a fait fortune dans le début. »
    Ainsi va se dérouler la vie de la famille Earnshaw, bouleversée le jour où Mr Earnshaw revient d’un voyage de trois jours, avec comme « cadeau » un petit vagabond, sale et pouilleux, qu’il n’a pas voulu laisser à la rue. Sa femme, son fils Hindley 14 ans et sa fille Catherine 6 ans vont voir leur destin basculer. Nous sommes en 1771 et Heathcliff a environ 8 ans.
    Mrs Earnshaw meurt deux ans plus tard. Et Mr Earnshaw quatre ans après. Donc les trois protagonistes vont être laissés à eux-mêmes et leurs démons.
    Hindley laisse libre court à sa haine et sa violence naturelle, et Heathcliff ne déclare-t-il pas :
    « Je cherche le moyen de rendre la pareille à Hindley. Peu importe le temps qu’il me faudra attendre, pourvu que j’y arrive à la fin. J’espère qu’il ne mourra pas avant que j’y sois parvenu. »
    Catherine, elle, est passée de l’hostilité à l’amour fou, mais pas au point de renoncer à un beau mariage avec son voisin fortuné Mr Linton.
    Ainsi va commencer une lente descente aux enfers pour chacun.
    Pour les esprits chagrins, qui trouvent que les protagonistes meurent à propos et en grand nombre, rappelons que le taux de natalité et de mortalité était quasi-équivalent fin du 18ème siècle en Angleterre. L’espérance de vie n’était que de 35-38 ans. Difficile d’imaginer cela aujourd’hui.
    N’oublions pas en lisant se roman que la narration se déroule au tout début du XIXème (1801) mais les faits se déroulent fin du XVIIIème.
    L’auteur visiblement inspirée par son environnement géographique et familiale, fait une étude psychologique de ses personnages plutôt subtile.
    Elle va loin dans la noirceur, c’est ce qui est le plus étonnant quand on sait que les sœurs Brontë vivaient en vase clos dans un presbytère et que leur vie sociale était quasi-nulle, cela ne veut pas dire dépourvue de culture.
    Elle sonde l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus malsain et elle traite des conséquences des actes de chacun qui impactent les générations futures.
    C’est cet aspect qui est le plus déroutant, la conscience de l’auteur de cet effet boule de neige.
    Lorsque les landes venteuses vous enveloppent n’y voyez aucune amitié, attention aux pièges et aux tempêtes sous votre crâne.
    En conclusion, lorsqu’une personne a été trop gâté, elle fait des choix en fonction de ce qu’elle croit lui être dû. Celui qui n’a pas eu un sort favorable, quoiqu’il fasse pour s’élever, se fabriquera une carapace qui risque fort de le perdre.
    Dans ses Mémoires d'outre-tombe (1848) François-René de Chateaubriand n’écrivait-il pas :
    « Une passion vraie et malheureuse est un levain empoisonné qui reste au fond de l'âme et qui gâterait le pain des anges. »
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 30 décembre 2018.