Edward St Aubyn

Edward St Aubyn
Edward St Aubyn est né à Londres en 1960. Son roman Le Goût de la mère a été finaliste du plus prestigieux prix littéraire britannique, The Man Booker Prize 2006. St Aubyn est également l'auteur d'Un peu d'espoir, encensé par la critique, et d'Enfin, disponibles en Points.

Avis (5)

  • add_box
    Couverture du livre « Dunbar et ses filles ; roman » de Edward St Aubyn aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Bagus35 sur Dunbar et ses filles ; roman de Edward St Aubyn

    Merci à NetGalley et aux éditions Grasset de m'avoir permis la lecture de ce bon roman .
    Henry Dunbar, le magnat des médias canadien, a été placé dans un sanatorium par ses filles ,Abby et Megan qui veulent mettre la main sur son empire.Aidé de Peter Walker,un comédien alcoolique ,il s'évade...
    Voir plus

    Merci à NetGalley et aux éditions Grasset de m'avoir permis la lecture de ce bon roman .
    Henry Dunbar, le magnat des médias canadien, a été placé dans un sanatorium par ses filles ,Abby et Megan qui veulent mettre la main sur son empire.Aidé de Peter Walker,un comédien alcoolique ,il s'évade du sanatorium pour récupérer sa présidence,punir ses filles malfaisantes et tout léguer à sa troisième fille,Florence partie dans le Wyoming vivre simplement loin de l'entreprise familiale.

  • add_box
    Couverture du livre « Dunbar et ses filles ; roman » de Edward St Aubyn aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Veronique Lauret sur Dunbar et ses filles ; roman de Edward St Aubyn

    Enfermé dans une maison de retraite de luxe, Henry Dunbar tente tant bien que mal de garder les idées claires. Magnat de la presse, multimillionnaire, cet homme puissant est en train de se faire évincer du trust Dunbar par ses filles aînées, perfides, cupides et un brin dérangées, Megan et...
    Voir plus

    Enfermé dans une maison de retraite de luxe, Henry Dunbar tente tant bien que mal de garder les idées claires. Magnat de la presse, multimillionnaire, cet homme puissant est en train de se faire évincer du trust Dunbar par ses filles aînées, perfides, cupides et un brin dérangées, Megan et Abigail. Dunbar n'a pour le moment qu'une idée en tête : fausser compagnie à l'infirmière Reynolds et prévenir Florence, sa dernière fille avec qui il a coupé les ponts le jour où elle a osé lui tenir tête. Dans une course poursuite haletante, Dunbar va, à 80 ans, comprendre qu'une autre vie est possible et qu'il est peut-être passé à côté de la sienne, aveuglé qu'il était par l'éclat du succès et de l'argent.
    Avec cette réécriture moderne du Roi Lear de Shakespeare, Edward St Aubyn livre un roman aux allures de polar, une poursuite effrénée où chaque heure, chaque minute compte et peut tout faire basculer. Dunbar et ses filles ne saurait faire mentir le proverbe « L'homme est un loup pour l'homme » tant la trahison, la mesquinerie, la cupidité, la méchanceté semblent mener le monde – celui des filles de Dunbar et du grand capital en tout cas. Dans cette tragi-comédie qui file à toute allure comme notre monde, la lumière au bout du tunnel de noirceur semble bien ténue.

  • add_box
    Couverture du livre « Sans voix » de Edward St Aubyn aux éditions Lgf

    Jean-Paul Degache sur Sans voix de Edward St Aubyn

    Auteur britannique sachant manier l’humour, Edward St Aubyn s’attaque ici au grotesque ou au charme désuet, comme on veut, des prix littéraires. Bien sûr, tout cela se passe de l’autre côté de la Manche et ne nous concerne guère… quoique…

    Ici, il s’agit de décerner le prix Elysian, du nom...
    Voir plus

    Auteur britannique sachant manier l’humour, Edward St Aubyn s’attaque ici au grotesque ou au charme désuet, comme on veut, des prix littéraires. Bien sûr, tout cela se passe de l’autre côté de la Manche et ne nous concerne guère… quoique…

    Ici, il s’agit de décerner le prix Elysian, du nom d’une firme agrochimique faisant bien penser à un géant des pesticides dont Marie-Monique Robin a démontré tout le mal qu’il cause à la planète. Sir David Hampshire demande à Malcolm Craig de présider le comité dont il a déjà choisi les membres. On y trouve Jo Cross, « une garce condescendante », Vanessa Shaw, universitaire d’Oxford, Penny Feathers, ancienne maîtresse d’Hampshire, et Tobias Benedict, filleul du même Sir David…
    Tour à tour, l’auteur nous présente les membres du jury avec beaucoup d’humour mais ne cache pas toutes les interférences existant forcément dans ce petit monde. Nous savons tout : que la fille de Vanessa est anorexique, qu’Alan Oaks, éditeur, couche avec Katherine Burns qui, elle-même, auteure à succès a bien d’autres amants mais que son livre n’a pas été sélectionné.
    Chaque membre du jury a choisi de défendre un livre différent mais le président compte bien imposer son choix en tentant de s’allier les voix de Penny et de Tobias. Tout se complique avec l’arrivée de Sonny qui fut Maharaja de Badanpur, en Inde et qui est l’auteur d’un roman à succès : L’éléphant de Mulberry…
    L’auteur ou plutôt sa traductrice utilise le mot peu utilisé et pourtant judicieusement formé : un tapuscrit, pour désigner les textes remis par les écrivains aux éditeurs. À plusieurs reprises, Edward St Aubyn se moque des logiciels facilitant l’écriture et n’hésite pas à citer des extraits très amusants des livres en lice pour le fameux prix.
    Dans ce véritable jeu de quilles, la tante du Maharaja, Tantine, risque bien de jouer les trouble-fête avec La cuisine du palais que certains qualifient de roman mais que Vanessa traite de simple livre de cuisine ! Didier Leroux, un Français, joue aussi son rôle dans une remise du prix Elysian complètement rocambolesque : « Les invités allaient fourmiller dans le Salon officiel, buvant du champagne, regardant les portraits royaux, examinant le plan de table posé sur un chevalet non loin de la porte. »
    Nous laisserons la conclusion à Katherine et à Sam… sur l’oreiller :
    « J’en ai marre des prix, dit-elle.
    - Comparaison, compétition, envie et souci, dit Sam.
    - Faisons juste l’amour et soyons heureux.
    - Vaste programme, dit Sam, comme de Gaulle a répondu au perturbateur qui avait crié : « Mort aux cons ! » »

    En résumé, un livre un peu dérangeant et très drôle.

  • add_box
    Couverture du livre « Sans voix » de Edward St Aubyn aux éditions Lgf

    Sara Adrian sur Sans voix de Edward St Aubyn

    Le roman raconte l'élection du nouveau prix Elysian, un prix littéraire attendu en Angleterre, et les forces à l'oeuvre dans le comité qui ne servent pas uniquement au couronnement de la meilleure oeuvre de littérature.
    Ainsi, tandis que certains jouent le jeu de lire l'ensemble des...
    Voir plus

    Le roman raconte l'élection du nouveau prix Elysian, un prix littéraire attendu en Angleterre, et les forces à l'oeuvre dans le comité qui ne servent pas uniquement au couronnement de la meilleure oeuvre de littérature.
    Ainsi, tandis que certains jouent le jeu de lire l'ensemble des prétendants, et s'appuient sur des critères exigeants, voire rigides, en matière de style littéraire, d'autres privilégient la politique, et fondent leur choix sur des aspects annexes à la littérature : le sujet abordé, la communauté dont est issue l'auteur, etc.
    Alors que l'élection devient imminente, le maillage se resserre autour de quelques ouvrages, et le scandale éclate autour du comité dont la liste des premiers lauréats a surpris le public.
    La chute est magnifique, et voit triompher le loufoque, le grotesque.

    L'auteur nous propose une satire très drôle du milieu fermé des prix littéraires, des enjeux qui viennent parasiter le bon fonctionnement des comités, et la chute, succulente, vient couronner un récit mordant et systématiquement empreint d'une pointe d'ironie.

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !