Edith Wharton

Edith Wharton
Edith Jones est née en 1862 à New York dans une riche famille américaine. Elle voyage à plusieurs reprises en Europe, puis épouse Teddy Wharton. Au cours de la Grande Guerre, elle n'hésite pas à se rendre sur le front et ses comptes-rendus aident à convaincre l'opinion publique américaine de la n... Voir plus
Edith Jones est née en 1862 à New York dans une riche famille américaine. Elle voyage à plusieurs reprises en Europe, puis épouse Teddy Wharton. Au cours de la Grande Guerre, elle n'hésite pas à se rendre sur le front et ses comptes-rendus aident à convaincre l'opinion publique américaine de la nécessité de rejoindre les Forces Alliées. En 1921, son roman The Age of Innocence est un triomphe, et elle obtient le prix Pulitzer, première femme à obtenir cette prestigieuse récompense littéraire. Après plusieurs livres, elle meurt à Saint-Brice sous Forêt, dans le Val d'Oise, en août 1937. Edith Wharton fut l'une des rares femmes libres de la Belle époque. De très nombreux romans et nouvelles ont été traduits en français. Une biographie par Diane de Margerie (Edith Wharton - Lecture d'une vie) a paru chez Flammarion en 2000.

Avis (13)

  • Couverture du livre « Kerfol et autres histoires de fantômes » de Edith Wharton aux éditions Lgf

    Bono Chamrousse sur Kerfol et autres histoires de fantômes de Edith Wharton

    KERFOL et autres histoires de fantômes
    d'Edith Wharton, traduit par Jean-Pierre Naugrette

    Paru au Livre de Poche, collection "Classiques"

    En ce jour d'Halloween, je vous propose une lecture de circonstance avec ce petit recueil qui contient cinq nouvelles d'Edith Wharton.

    Pour...
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    KERFOL et autres histoires de fantômes
    d'Edith Wharton, traduit par Jean-Pierre Naugrette

    Paru au Livre de Poche, collection "Classiques"

    En ce jour d'Halloween, je vous propose une lecture de circonstance avec ce petit recueil qui contient cinq nouvelles d'Edith Wharton.

    Pour éviter un sortilège, rien de tel que de lire cinq friandises contenant des maisons hantées par des fantômes humains et canins, un personnage hanté par un regard, des mort qui reviennent hanter des vivants, un mourant clair-voyant...

    Edith Wharton (1862-1937) était une grande dame de la littérature nord-américaine. Cette amie d'Henry James était également une amoureuse de la France et correspondait régulièrement avec Gide. Il fut même question que Proust traduise un de ses textes... mais le projet est tombé à l'eau.

  • Couverture du livre « Au temps de l'innocence » de Edith Wharton aux éditions Archipel

    Anne R sur Au temps de l'innocence de Edith Wharton

    "Au temps de l'innocence" est un roman sur les conventions sociales de la haute société new-yorkaise des années 1870 (on retrouve en cela le décor de "Chez les heureux du monde"). C'est un livre sur ce que la bonne société de cette époque, ce microcosme new-yorkais, oblige à faire ou ne pas...
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    "Au temps de l'innocence" est un roman sur les conventions sociales de la haute société new-yorkaise des années 1870 (on retrouve en cela le décor de "Chez les heureux du monde"). C'est un livre sur ce que la bonne société de cette époque, ce microcosme new-yorkais, oblige à faire ou ne pas faire par convenance.

    Newland Archer vient de se fiancer à May Welland, une ravissante jeune femme de son âge. Ils sont tous deux issus du même milieu et s'aiment tendrement. Quand Newland regarde sa fiancée, il voit une jeune femme belle, innocente et qui le regarde avec amour, mais il voit aussi derrière elle sa famille, et les convenances de leur milieu. Il souhaite écourter la durée de leurs fiançailles et se marier rapidement, mais cela ne se fait pas. Les fiançailles doivent durer.

    Le soir de l'annonce des fiançailles marque le retour d'Ellen Olenska, une jeune comtesse de retour d'Europe après l'échec de son mariage sur fond d'adultère. Evidemment un divorce ne se fait pas à cette époque si bien qu'elle est snobée par cette haute société new-yorkaise dont elle est pourtant originaire. Newland est appelé à la rescousse pour la faire accepter et lui faire renoncer au divorce. Et il tombe sous le charme. La comtesse Olenska est aux antipodes du milieu d'où il vient. Elle est libre, se fiche des conventions, et est prête à redémarrer sa vie en divorçant de son mari. Newland va donc se retrouver tiraillé entre ces deux femmes, entre celle qui représente la sagesse et le bon ton, et celle qui représente la folie et l'indépendance. C'est à ce tiraillement auquel on assiste dans ce roman.

    "Au temps de l'innocence", à l'instar de "Chez les heureux du monde" est une critique terrible de cette haute société new-yorkaise à laquelle Edith Wharton appartenait. Il ne faut surtout pas sortir du rang ni s'afficher avec les mauvaises personnes. Et parce que ce milieu n'a pas peur de faire preuve de contradiction, ils n'apprécient rien de plus que de critiquer ceux qui osent le faire. On ressent de l'empathie pour Newland Archer qui essaye d'échapper à ce carcan tout en sachant que cela le mènera à sa perte s'il ose franchir le pas. Son recul sur sa vie, sur son milieu, semblent lui donner un avantage sur sa famille et sa fiancée. Mais n'est-ce pas plutôt sa grande faiblesse ?

    La chronique complète sur : https://riennesopposealalecture.blogspot.com/2018/09/au-temps-de-linnocence-de-edith-wharton.html

  • Couverture du livre « Les beaux mariages » de Edith Wharton aux éditions La Decouverte

    Anita Millot sur Les beaux mariages de Edith Wharton

    Ondine Spragg est une garce de haut vol, qui n’hésitera devant rien pour ses ambitions personnelles. C’est simple : Scarlett O’Hara est un angelot auprès d’elle !

    Sans coeur, menteuse, égoïste, immorale, elle sèmera le chagrin et le malheur autour d’elle : bref, on a envie de l’étrangler...
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    Ondine Spragg est une garce de haut vol, qui n’hésitera devant rien pour ses ambitions personnelles. C’est simple : Scarlett O’Hara est un angelot auprès d’elle !

    Sans coeur, menteuse, égoïste, immorale, elle sèmera le chagrin et le malheur autour d’elle : bref, on a envie de l’étrangler !

    Ce livre d’Edith Wharton est magnifique, de qualité égale à celle des romans de son ami et confident, Henry James.

  • Couverture du livre « Été » de Edith Wharton aux éditions Ombres

    Dominique JOUANNE sur Été de Edith Wharton

    Très joli roman traitant d’un premier amour impossible. Les sentiments de la passion sont fort bien traduits par E. Wharton qui, dans ce premier roman choc pour l’époque, n’épargne pas la société collet monté de l’Amérique profonde au début du XXe siècle dont elle n’hésite pas à dénoncer les...
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    Très joli roman traitant d’un premier amour impossible. Les sentiments de la passion sont fort bien traduits par E. Wharton qui, dans ce premier roman choc pour l’époque, n’épargne pas la société collet monté de l’Amérique profonde au début du XXe siècle dont elle n’hésite pas à dénoncer les injustices et préjugés entre classes sociales, dressés comme des remparts infranchissables, et mettre au grand jour l’obtus et oppressant sexisme dont souffre la gente féminine mise sous carcan. L’auteure aborde des sujets qui restent d’actualité tels le domaine de la sexualité chez les jeunes, l’avortement, être fille-mère, la mixité sociale. Dans «Eté», E. Wharton s’affirme en tant qu’une des pionnières du militantisme féministe et libéral pour l’affranchissement des femmes. Publié en 1917, son livre créa un scandale.
    Pour autant, l’histoire est un peu datée et lente bien qu’elle prenne de la vitesse au deuxième tiers du récit avec la mise en place d’un ‘cliffhanger’ qui réveille et tient en haleine jusqu’au déroulement final. Fatal…
    La plume appliquée et belle, fait contraster des aquarelles successives emplies de douceurs, de pastels, de lumières et d’ombres, voire ensoleillées avec d’autres aux couleurs plus soutenues, plus violentes, plus vives, plus sombres voire ténébreuses. La toile de fond est une galerie de tableaux somptueux, digne d’une grande artiste. Les décors sont magnifiques. Les mots simples mais choisis s’accordent à transmettre une justesse incroyable aux sentiments et émotions. Les personnages sont remarquablement bien croqués et dépeints.
    Après avoir été absolument emballée par le chef d’œuvre d’Edith Wharton, « Ethan Frome », la lecture d’ « Eté », son premier roman, a satisfait ma curiosité, a confirmé mon goût pour le style de l’auteure et m’a transportée dans un moment de lente rêverie littéraire d’excellente facture.

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