Edith Wharton

Edith Wharton
Edith Jones est née en 1862 à New York dans une riche famille américaine. Elle voyage à plusieurs reprises en Europe, puis épouse Teddy Wharton. Au cours de la Grande Guerre, elle n'hésite pas à se rendre sur le front et ses comptes-rendus aident à convaincre l'opinion publique américaine de la n... Voir plus
Edith Jones est née en 1862 à New York dans une riche famille américaine. Elle voyage à plusieurs reprises en Europe, puis épouse Teddy Wharton. Au cours de la Grande Guerre, elle n'hésite pas à se rendre sur le front et ses comptes-rendus aident à convaincre l'opinion publique américaine de la nécessité de rejoindre les Forces Alliées. En 1921, son roman The Age of Innocence est un triomphe, et elle obtient le prix Pulitzer, première femme à obtenir cette prestigieuse récompense littéraire. Après plusieurs livres, elle meurt à Saint-Brice sous Forêt, dans le Val d'Oise, en août 1937. Edith Wharton fut l'une des rares femmes libres de la Belle époque. De très nombreux romans et nouvelles ont été traduits en français. Une biographie par Diane de Margerie (Edith Wharton - Lecture d'une vie) a paru chez Flammarion en 2000.

Avis sur cet auteur (18)

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    Couverture du livre « Xingu ou l'art subtil de l'ignorance » de Edith Wharton aux éditions L'apprentie

    Dominique JOUANNE sur Xingu ou l'art subtil de l'ignorance de Edith Wharton

    Petit compte à régler entre écrivains… Henry James, auteur de ‘Les ailes de la colombe’, s’est moqué d’un des livres de son amie Edith Wharton qui ni une ni deux, lui répond par ce pamphlet absolument talentueux qui met en scène Osric Dane, auteure d’un livre à succès intitulé « Les ailes de la...
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    Petit compte à régler entre écrivains… Henry James, auteur de ‘Les ailes de la colombe’, s’est moqué d’un des livres de son amie Edith Wharton qui ni une ni deux, lui répond par ce pamphlet absolument talentueux qui met en scène Osric Dane, auteure d’un livre à succès intitulé « Les ailes de la mort » reçue au sein d’un club de lecture constitué de 7 ‘Précieuses ridicules’.

    Une portée satirique mordante et acerbe sur son époque, mais surtout sur des lecteurs qui ne savent pas lire voire n’ont pas lu.

    Osric Dane va mettre sur la sellette ces 7 femmes imbues d’elles-mêmes et qui sur un mode de combattantes, veulent avant tout, imposer leur esprit qu’elles veulent reluisant, face à l’auteure qu’elles invectivent d’inepties, cherchant à l’embarrasser, la déstabiliser et la contrarier comme une ennemie sur un camp adverse, jusqu’à ce que le sujet de Xingu lancé par une nouvelle membre du Lunch Club pour qui les autres n’ont que mépris, va les enferrer dans leur bêtise.

    Cette nouvelle venue va parler de façon tout à fait innocente d’un fleuve brésilien où elle a, lors d’une promenade en bateau, inopinément laissé tomber le livre ‘Les ailes de la mort’ à l’eau et les quiproquos iront bon train rendant ridicules tous ces gens qui pour s’identifier aux yeux de la haute société, revêtent un habit de pseudo-intellectuels et qui se donnent un droit de critiques littéraires sans aucune connaissance des arcanes de la littérature et en viennent même à commenter un livre qu’elles n’ont pas lu, pire un livre qui n'existe pas.

    Un humour élégant qui ne mâche pas ses mots pour une œuvre qui reste d'actualité.

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    Couverture du livre « Xingu ou l'art subtil de l'ignorance » de Edith Wharton aux éditions L'apprentie

    kadeline sur Xingu ou l'art subtil de l'ignorance de Edith Wharton

    Xingu ou l'art subtil de l'ignorance publié chez l’apprentie est un objet livre très bien pensé et travaillé avec au recto la version anglaise et au verso la traduction française. C’est un tout petit format, tout mignon.
    Xingu est une novella où l’on suit un groupe de femmes dans une petite...
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    Xingu ou l'art subtil de l'ignorance publié chez l’apprentie est un objet livre très bien pensé et travaillé avec au recto la version anglaise et au verso la traduction française. C’est un tout petit format, tout mignon.
    Xingu est une novella où l’on suit un groupe de femmes dans une petite ville américaine. Elles forment le club de la bourgade d’Hillbridge, un salon littéraire ultra sélect, dans tout ce qu’il y a de plus pédant dans l’intitulé. Elles font clairement ça pour paraitre intéressantes et intelligentes. Tout bascule quand on convie une autrice dont elles sont censées avoir lu et compris le livre et c’est là que ça devient excellent.
    On se retrouve avec une succession de scènes où les dames tentent de faire illusion, d’arriver à se montrer intelligentes voire plus que l’autrice alors qu’elles ne le sont peut-être pas. C’est rempli de faux semblants, plein de piques. On a tous les mécanismes pour paraitre plus que ce qu’on est en réalité. C’était génial cet aspect satyre de la société mondaine, ce côté je me moque de manière subtile. Et j’en profite pour rebondir sur le soucis lié à la subtilité. Tout l’intérêt de cette version bilingue est liée aux subtilités de langages. Le niveau d’anglais est élevé et l’on passe très facilement à côté d’une grande partie des nuances, il est facile de râter ce qui rend la lecture drôle. Cette version bilingue permet de ne rien perdre ni le texte original ni les subtilité de vocabulaire grâce à la traduction.

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    Couverture du livre « Le vice de la lecture » de Edith Wharton aux éditions Editions Du Sonneur

    Karine H sur Le vice de la lecture de Edith Wharton

    Délicieuses réflexions d'Edith Wharton sur la lecture, qui devient vice dès qu'elle se veut vertueuse, et sur certains lecteurs qui se prennent un peu trop au sérieux.

    "Le lecteur mécanique, qui lit toujours consciencieusement, sait exactement combien il lit et vous le dira avec l'orgueil...
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    Délicieuses réflexions d'Edith Wharton sur la lecture, qui devient vice dès qu'elle se veut vertueuse, et sur certains lecteurs qui se prennent un peu trop au sérieux.

    "Le lecteur mécanique, qui lit toujours consciencieusement, sait exactement combien il lit et vous le dira avec l'orgueil d'une ménagère scrupuleuse qui a calculé au demi-gramme près la consommation journalière de nourriture dans son foyer."

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    Couverture du livre « Le temps de l'innocence » de Edith Wharton aux éditions J'ai Lu

    Carrie sur Le temps de l'innocence de Edith Wharton

    Newland Archer est un jeune homme de la haute société new-yorkaise promis à un brillant avenir à bien des égards. Conscient de sa condition, il s'apprête à épouser la jeune, jolie et innocente May Welland qui correspond en tous points à ce qu'un homme est en droit d'attendre d'une épouse dans la...
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    Newland Archer est un jeune homme de la haute société new-yorkaise promis à un brillant avenir à bien des égards. Conscient de sa condition, il s'apprête à épouser la jeune, jolie et innocente May Welland qui correspond en tous points à ce qu'un homme est en droit d'attendre d'une épouse dans la bonne société new-yorkaise de 1870 : de la discrétion, de la beauté, de la candeur. Débarque alors la voluptueuse, indépendante et anticonformiste comtesse Olenska, cousine de May, revenue dans le giron familial après avoir passé des années en Europe. Scandaleuse car a quitté son mari et s'apprête à demander le divorce, la comtesse n'est pas nécessairement la bienvenue. Même si New York clame haut et fort être plus libéré que sa grande soeur européenne, il y a quand même des choses qui font tiquer les bien pensants, et le divorce, ne vous déplaise, en fait partie, même si légalement autorisé. Par l'arrivée de cette cousine par alliance, Newland Archer verra le monde auquel il appartient s'ébranler, en éprouvant des sentiments contradictoires à son endroit et en étant prêt, aussi, à devenir lui-même un paria, enfin presque...

    Ce roman, écrit en 1920, soit au lendemain de la première guerre mondiale, dépeint une société en déclin qui devra se renouveler si elle ne veut pas disparaître. Il pourrait s'agir d'une énième histoire de triangle amoureux où soit l'amour, soit la bienséance triomphera. Cependant, ce roman, même s'il fait la part belle aux sentiments et à la jalousie quand l'être véritablement aimé ne peut être atteint, traite avant tout de l'amour impossible, de la capacité des êtres à renier la passion pour garder une certaine forme de dignité. Et Edith Wharton va encore plus loin en auréolant son héros – dans lequel quelques-uns verront certainement un anti-héros – de certains traits de caractère que nous autres lecteurs n'aurions pu imaginer lors des premières pages. Par l'intermédiaire de ce « ménage à trois », l'auteure réalise une critique de la haute bourgeoisie américaine, bien lisse sur le dehors mais capable de bien des perfidies en interne, répondant ainsi à l'adage qu'on doit laver son linge sale en famille.

    Ce qui fait le charme premier de ce roman pour moi est la langue utilisée, une vraie merveille. Edith Wharton décrit parfaitement les us et coutumes de cette époque , les lieux, les sentiments, les usages. C'est simple, on s'y croirait. Alors, certes, si vous cherchez des rebondissements granguignolesques à chaque coin de page, vous serez déçus. Si vous êtes plutôt à l'affût d'un style maîtrisé, dans une langue quelque peu surannée, vous y trouverez votre bonheur.
    Pour ma part, j'ai lu la version retraduite de 2019, le roman a même été rebaptisé « L'âge de l'innocence », traduction beaucoup plus littérale du titre original. C'est le seul bémol pour moi, j'aurais préféré que la traductrice garde le premier titre français qui, selon moi, se prête mieux à l'idée générale de ce roman. Car même si rien ni personne (et on l'apprend au fur et à mesure de la lecture, à notre plus grande surprise parfois) n'est innocent dans ce livre, il était de bon aloi, dans ce temps-là, de le croire et le penser.

    Il est toujours compliqué pour moi d'écrire un avis sur des classiques de la littérature, crainte d'être redondante et de ne rien apporter de plus à ce qui a déjà été dit cent fois.
    Si je dois ajouter une dernière chose est que ce roman, qui conclut une sorte de trilogie débutée avec Chez les heureux du monde (1905), suivi du livre Les beaux mariages (1913), est d'une modernité encore bien réelle aujourd'hui, quoi qu'on puisse en penser.