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Duong Thu Huong

Duong Thu Huong
Née au Vietnam en 1947, romancière, nouvelliste et scénariste pour le cinéma, Duong Thu Huong incarne à elle seule le renouveau littéraire d'un pays qui a traversé de nombreuses souffrances. Si sa lutte pour les droits de l'homme fut réprimée par le régime, celui-ci n'a jamais réussi à altérer sa... Voir plus
Née au Vietnam en 1947, romancière, nouvelliste et scénariste pour le cinéma, Duong Thu Huong incarne à elle seule le renouveau littéraire d'un pays qui a traversé de nombreuses souffrances. Si sa lutte pour les droits de l'homme fut réprimée par le régime, celui-ci n'a jamais réussi à altérer sa combativité ni sa puissance créative. Ses romans dénoncent le système totalitaire, une politique souvent inhumaine, l'effacement du statut d'intellectuel sous le pouvoir communiste et la lutte entre le monstre étatique et les individus renvoyés à leur solitude. En avril 1991, après avoir interdit la publication de ses oeuvres, le régime vietnamien la condamnera à la prison, où elle restera huit mois. C'est pendant son incarcération qu'elle a appris notre langue, s'aidant du seul livre qu'elle pouvait lire en cellule : un dictionnaire de français. Entre 1991 et 2006, elle fera l'objet d'une mesure de résidence surveillée. Depuis deux ans, Duong Thu Huong habite et vit à Paris où elle continue d'écrire sans relâche.

Avis sur cet auteur (1)

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    Couverture du livre « Les collines d'eucalyptus » de Duong Thu Huong aux éditions Lgf

    Les livres de K79 sur Les collines d'eucalyptus de Duong Thu Huong

    Le neveu de Duong Thu Huong a disparu sans raison. Dès lors elle s’est appliquée, dans deux romans dont celui-ci, à établir des hypothèses pour expliquer son absence. L’homosexualité du jeune homme semble être le point de départ des deux histoires. Dans « Les collines d’Eucalyptus », Thanh va...
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    Le neveu de Duong Thu Huong a disparu sans raison. Dès lors elle s’est appliquée, dans deux romans dont celui-ci, à établir des hypothèses pour expliquer son absence. L’homosexualité du jeune homme semble être le point de départ des deux histoires. Dans « Les collines d’Eucalyptus », Thanh va partir de lui-même pour échapper à sa famille et ses préjugés. Tout le roman nous narre les pérégrinations de ce jeune homme tourmenté par sa nature et qui ne va pas toujours faire les bons choix.

    Lorsque j’ai découvert ce gros livre de presque 900 pages, je ne vous cache pas que j’ai eu un peu peur. Mais l’auteur(e) m’a très vite rassuré. Avec une belle écriture empreinte d’une certaine poésie, elle a rapidement étalé ses talents de conteuse. Utilisant le jeu du passé et du présent, j’ai découvert à travers le parcours de Thanh, une quantité d’individus tous plus attachants les uns que les autres. Chaque contact avec un nouveau protagoniste est un alibi pour nous narrer le drame qui le caractérise. J’ai donc assisté à un florilège d’histoires personnelles qui forment dans son ensemble un tableau du Vietnam et de sa culture.

    J’ai vraiment pris énormément de plaisir durant ce pavé, car Duong Thu Huong sait raconter des histoires et sait créer des personnages approfondis. Je pourrais juste lui reprocher son angélisme sur le dénouement, mais ça représente probablement une forme d’espoir pour elle. Elle m’a transporté dans son pays, elle m’a fait découvrir des tragédies, elle a touché mon humanité, elle m’a ému et elle m’a révolté. Cela méritait bien 900 pages.