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Douglas Stuart

Douglas Stuart
Douglas Stuart, né en 31 mai 1976 à Glasgow, est un écrivain britannique. Douglas Stuart a obtenu une licence au Scottish College of Textiles et une maîtrise au Royal College of Art de Londres. Il s'installe à New York à l'âge de 24 ans pour commencer une carrière dans la création de mode. Il... Voir plus
Douglas Stuart, né en 31 mai 1976 à Glasgow, est un écrivain britannique. Douglas Stuart a obtenu une licence au Scottish College of Textiles et une maîtrise au Royal College of Art de Londres. Il s'installe à New York à l'âge de 24 ans pour commencer une carrière dans la création de mode. Il a travaillé pour de nombreuses marques, dont Calvin Klein, Ralph Lauren, Banana Republic et Jack Spade1. Il possède la double nationalité britannique et américaine.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Shuggie bain » de Douglas Stuart aux éditions Editeur Globe

    Manonlitaussi sur Shuggie bain de Douglas Stuart

    Shuggie Bain de Douglas Stuart

    Un livre qui a beaucoup été chroniqué, qui a plu et mon avis ne viendra pas contredire les éloges. J’ai été convaincue et surtout complètement bouleversée par Shuggie Bain.
    Shuggie Bain grandit en Écosse dans le quartier des mineurs des années 1980 où règne...
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    Shuggie Bain de Douglas Stuart

    Un livre qui a beaucoup été chroniqué, qui a plu et mon avis ne viendra pas contredire les éloges. J’ai été convaincue et surtout complètement bouleversée par Shuggie Bain.
    Shuggie Bain grandit en Écosse dans le quartier des mineurs des années 1980 où règne chômage et pauvreté, la paye y est souvent bue, les femmes rêvent et travaillent mais finissent par entretenir leurs hommes.
    Il a un grand frère, une grande sœur, sa mère est obsédée par l’alcool qu’elle cache sous l’évier et malgré les multiples tentatives, ne réussit pas à en sortir. Elle continue à s’enfoncer sous les coups de la vie, peine de cœur, deuil, pauvreté, ne laissant que peu d’ambition possible à ses enfants.
    C’est sombre, sans perspective de sortie mais la tendresse et l’espoir dans ce roman se trouvent dans cet amour inconditionnel de Shuggie pour sa mère, son admiration. Un amour incroyablement touchant et bouleversant de la part de ce garçon attentionné envers sa mère complètement ravagée par l’alcool. Un garçon qui, en dehors de la maison, est aussi harcelé à l’école.
    Une lecture éprouvante, prenante parfois oppressante et totalement maîtrisée pour ne pas venir juste alourdir les sentiments du lecteur.
    Certaines scènes auxquelles a assisté Shuggie m’ont retournée. Moi qui ai la mémoire courte, je me souviendrai de ce petit garçon si courageux et aimant.

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    Couverture du livre « Shuggie bain » de Douglas Stuart aux éditions Editeur Globe

    silencieuse sur Shuggie bain de Douglas Stuart

    Destin tragique d'une mère alcoolique et de son fils, enfant fragile et pas tout à fait comme les autres, auquel on s'attache dès les premières lignes. Bien-sûr, ici, nous ne sommes pas dans la comédie de la vie mais bien dans un contexte de tragédie. Glasgow dans les années 1980, c'est...
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    Destin tragique d'une mère alcoolique et de son fils, enfant fragile et pas tout à fait comme les autres, auquel on s'attache dès les premières lignes. Bien-sûr, ici, nous ne sommes pas dans la comédie de la vie mais bien dans un contexte de tragédie. Glasgow dans les années 1980, c'est l'austérité, la pénurie, le chômage, les désillusions, le délabrement des quartiers, et l'alcool qui sert de pansement sur une plaie qui jamais ne se referme. Un beau texte, dur, violent, un premier roman réussi qui fascine et dérange.

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    Couverture du livre « Shuggie bain » de Douglas Stuart aux éditions Editeur Globe

    Anita Millot sur Shuggie bain de Douglas Stuart

    1992. Glasgow (South Side) Shuggie Bain prétend avoir seize ans et trois mois (en réalité il en a quinze …) travaille à la rôtisserie d’un supermarché et va (parfois) à l’école. Il vit en se faisant le plus discret possible dans la pension (pakistanaise) de Mme Bakhsh.

    1981. Glasgow...
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    1992. Glasgow (South Side) Shuggie Bain prétend avoir seize ans et trois mois (en réalité il en a quinze …) travaille à la rôtisserie d’un supermarché et va (parfois) à l’école. Il vit en se faisant le plus discret possible dans la pension (pakistanaise) de Mme Bakhsh.

    1981. Glasgow (Sighthill) Shug Bain, c’est aussi le père du petit Shuggie (quatre ans), le deuxième mari d’Agnes. Violent, égocentrique, paresseux et surtout coureur de jupons. Qui ne supporte plus le comportement de « victime pleurnicheuse » et surtout l’alcoolisme grandissant de cette dernière. Les deux ainés d’Agnes, nés d’un premier mariage (« Leek » Alexander, quinze ans et Catherine, dix-sept ans) rêvent eux-aussi de partir loin de cette mère « absente » et déprimante … Quant à Lizzie et Wullie (qui hébergent fille, gendre et petits-enfants) : ils sont totalement désemparés …

    Entre les années 80 et les années 90, la vie des membres de cette famille « cabossée » va se déliter inexorablement … L’état de dépendance à l’alcool d’Agnes la conduira au pire – et fatalement à la solitude – chaque proche n’ayant qu’une hâte : la fuir ! Tous, sauf Shuggie, (lui-même en proie à un manque affectif évident et à un harcèlement scolaire douloureux …) Un gamin émouvant, qui entretiendra longtemps une relation fusionnelle avec sa mère. De ce fait, le jeune garçon vivra la pire enfance et adolescence qui soient …

    Un premier roman d’une noirceur peu commune, un récit qui laisse peu de place pour l’espérance en des jours meilleurs ! Une misère morale qui fait froid dans le dos (encore plus profonde que l’épreuve de la pauvreté !) Un tableau rude de l’Écosse – sous le gouvernement de Mme Thatcher (la « dame de fer », qui ne fut pas particulièrement tendre avec les ouvriers …)

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    Couverture du livre « Shuggie bain » de Douglas Stuart aux éditions Editeur Globe

    Jean François SIMMARANO sur Shuggie bain de Douglas Stuart

    Explorateurs 2021


    Bienvenu dans le Glasgow des années quatre-vingt, celles de la politique ultra-libérale de l’inénarrable Margareth Thatcher et sa coiffure hyper laquée.
    Pas de visite touristique ni d’images d’Epinal mais une entrée en matière pied au plancher d’un point de vue...
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    Explorateurs 2021


    Bienvenu dans le Glasgow des années quatre-vingt, celles de la politique ultra-libérale de l’inénarrable Margareth Thatcher et sa coiffure hyper laquée.
    Pas de visite touristique ni d’images d’Epinal mais une entrée en matière pied au plancher d’un point de vue démonstratif. « Ken Loach sors de ce corps » : Alcool, drogue, violence, chômage, quartiers à l’abandon…Déjà lu ça quelque part ? Déjà vu ça dans un film ? Une série ? Cent fois ! Dan Mc Court, Danny Boyle, Stephen Frears et on en passe... Une fois le constat fait et la paresse aidant, on pourrait vite fermer le livre et passer à autre chose mais voilà… C’est (très) bien écrit, c’est rythmé, les personnages existent, les atmosphères également. Alors pas question de tourner le dos à la petite histoire dans la grande. Mais à partir de là, toute velléité de légèreté ou de fantaisie doivent être laissées au vestiaire. Car l’histoire d’Agnès, quadra alcoolique, Liz Taylor de quartier et mère de trois enfants relève d’un Zola moderne. Le mille-feuille des clichés sociaux ne cesse de s’alourdir au fil des chapitres. Même le football devient ici une guerre de religion entre le Celtic des catholiques et le Rangers des protestants. Et pourtant on ne lâche rien, tant la qualité d’écriture et la psychologie des personnages très soignée l’emportent sur l’hyper-mélo.
    A tel point que l’on ne peut dans un premier temps identifier un personnage principal mais plutôt plusieurs satellites autour du pivot de la famille Bain, une mère, pas très courage face à un pack de bière, qui peine à élever ses kids et à surveiller un mari fragile du bas qui alterne entre violence conjugale et abandon du foyer. Bouteille planquée sous le matelas, fils aîné à la dope, une fille cadette plutôt cérébrée mais rapidement exfiltrée de cette caricature de vie de famille, finances en berne et paternité intérimaire…selon l’expression préférée des croupiers du monde entier : Rien ne va plus.
    Mais le roman s’appelle « Shuggie Bain », précision qui trouve sa pertinence au fil des pages quand les autres membres de la famille quittent le foyer l'un après l'autre et que Shuggie, le benjamin de la fratrie, devient le seul gardien du temple. Et ce n’est pas la meilleure place qui soit, son parcours ressemblant plus à celui d’un martyr qu’à celui d’un gamin de son âge. Shuggie grandit à la fois dans un rejet violent de ses camarades à l’extérieur (il n’aime pas le football et a du vocabulaire, c’est donc une « sale tapette ») et l’angoisse permanente de voir sombrer sa mère à l’intérieur de l’appartement. Pas d’enfance pour cet urgentiste familial qui ne fait qu’entrevoir ce qu’aurait pu être une vie normale sans jamais y avoir accès. Un peu lourd pour un kid de Glasgow, parfaite victime expiatoire de la descente aux enfers d’une mère alcoolique.
    Magnifiquement rythmé, le roman laisse parfois entrevoir la lumière mais referme les issues presque aussitôt pour ne retrouver que la poussière charbonneuse de la mine qui recouvre la terre et les habitants de ces ghettos, comme s’ils étaient condamnés à ce « no future » irrémédiable. Douglas Stuart réussit le tour de force de rendre attachante cette descente en misère sociale. Sans doute parce que ses personnages sont sans cesse en recherche de dignité, de principes et de qualité intellectuelle dans leur discours. Quelquefois même avec panache, même si à intervalles réguliers explosent au visage du lecteur des dialogues orduriers ou des situations humiliantes. Tout cela n’est pas sans nous rappeler les auteurs américains de la grande dépression qui aimaient leurs personnages au point de les magnifier. C’est seulement à la fin que l’on saura si l’auteur envisage un espoir pour eux. Pas très difficile de vérifier car il est impossible de lâcher ce satané bouquin que l’on ne voulait pas forcément ouvrir.
    Avec ce premier roman ambitieux et un talent à la hauteur de ses ambitions, Douglas Stuart vient se faufiler parmi les grands. Coup de cœur in the UK.