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Dominique Zachary

Dominique Zachary

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Avis sur cet auteur (3)

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    Couverture du livre « P'tite hirondelle » de Dominique Zachary aux éditions Kiwi Romans

    Nathalie Vanhauwaert sur P'tite hirondelle de Dominique Zachary

    C'est au départ d'un fait divers dans un journal du 19/10/1913 que Dominique Zachary a trouvé l'inspiration de ce roman.

    Des moines de Saint Bernard avaient donné refuge à des hirondelles suite à une violente tempête de neige. Ces petits oiseaux migrateurs, symbole de l'arrivée du...
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    C'est au départ d'un fait divers dans un journal du 19/10/1913 que Dominique Zachary a trouvé l'inspiration de ce roman.

    Des moines de Saint Bernard avaient donné refuge à des hirondelles suite à une violente tempête de neige. Ces petits oiseaux migrateurs, symbole de l'arrivée du printemps et de la liberté sont au centre de ce roman.

    Des citations poétiques agrémentent le roman entre les différents chapîtres. Ce roman a la particularité de mélanger divers genres, le récit, des passages épistolaires et citations. C'est un conte contemporain, philosophique et écologique.

    Paola Ortiz, surnommée la "Mécanette", est garagiste dans un petit village des Pyrénées Orientales. Sa famille d'origine espagnole a connu elle aussi, comme les hirondelles, un flux migratoire en fuyant leur pays et le franquisme.

    Chaque année, les hirondelles reviennent s'installer dans son garage pour le plus grand bonheur de sa fille Finette, rêveuse qui adore les contempler. Mais un jour, les nids ont été vandalisés. Finette et Paola sont effondrées.

    Commence alors une enquête pour trouver qui est à la base de cet acte et surtout un combat pour leur faire prendre conscience de l'importance de protéger ces oiseaux migrateurs.

    Un très beau récit qui se découpe en deux parties :

    - L'une reprenant le combat écologique et l"importance de protéger ces oiseaux et de défendre la biodiversité, de comprendre que certains actes anodins peuvent être lourds de conséquences pour l'environnement, l'écologie et le réchauffement climatique.

    - L'autre reprend le parcours complexe de l'adoption pour une personne célibataire. On y trouve de nombreux échanges épistolaires avec la directrice d'un orphelinat en Asie, l'occasion de comprendre une autre culture, une autre vision du monde car Finette, de son vrai nom MYAO KANG qui signifie "la fille de l'hirondelle" en est originaire.

    C'est un régal de lecture. Une écriture tout en humour, justesse et délicatesse. Une plume sensible et remplie d'humanité, qui fait du bien. C'est poétique, tout en tendresse et cela nous délivre des messages positifs et interpellants sur les changements de notre société, une autre vision du bonheur dans une autre culture.

    Un très beau roman que je vous conseille vivement.

    Un coup de ♥



    Les jolies phrases


    Tu vois, Poupou, en s'en prenant à ces oiseaux, on s'en prend à l'humanité, on s'en prend à l'homme. La brave hirondelle, il lui avait fallu mille allers-retours pour construire ce nid en huit jours et le constituer de boue, de paille, de brindilles, d'herbe, de plumes, de radicelles de plantes. En dix secondes, des inconscients ont détruit ce que cet oiseau avait mis patiemment une semaine à construire.

    S'il y avait un idéal que la Mécanette avait gravé au coeur, c'était d'accueillir les plus faibles de la société, humains comme animaux.

    Car que faut-il mieux salir ? Des vêtements qui récupèreront leur propreté après un passage en
    machine ? Ou une âme qui, elle, retrouvera difficilement sa blancheur, ses illusions et son innocence ?

    Tu sais, dans la vie, Finette, il y a toujours des gens qui sont dérangés par la liberté des autres.

    Une fille-oiseau? Une enfant-oiseau? Olivia Gasperi, l'institutrice en charge des élèves de CM1 de l'école élémentaire de Pradonas, se montrait très patiente et indulgente envers Finette. Elle se rendait bien compte que la petite, chaque matin, faisait des efforts incommensurables pour garder sa concentration et participer aux activités scolaires. Mais après le repas de midi, son esprit semblait s'envoler vers le ciel, un esprit tellement léger qu'il ne pouvait se sentir bien et apaisé que porté par les vents, tel le ballon qu'elle avait envoyé vers l'azur avec sa grand-mère quelques années pus tôt, tout près de l'orphelinat.


    https://nathavh49.blogspot.com/2022/07/ptite-hirondelle-dominique-zachary.html

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    Couverture du livre « Les frémissements du silence » de Dominique Zachary aux éditions Kiwi Romans

    Nathalie Vanhauwaert sur Les frémissements du silence de Dominique Zachary

    C'est le second roman de Dominique Zachary, un roman thérapeutique nous annonce-t-on sur la couverture, cela m'intrigue.

    Alex Pergaux est le directeur d'une entreprise pharma. Il y a trente ans, il a quitté sa Lorraine natale pour Paris afin de monter son projet, et depuis il s'y dévoue...
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    C'est le second roman de Dominique Zachary, un roman thérapeutique nous annonce-t-on sur la couverture, cela m'intrigue.

    Alex Pergaux est le directeur d'une entreprise pharma. Il y a trente ans, il a quitté sa Lorraine natale pour Paris afin de monter son projet, et depuis il s'y dévoue corps et âme. Il a 58 ans, est marié depuis 35 ans et père de deux filles qui ont quitté le nid depuis un moment. Ses filles, il les a vues grandir de loin, toujours préoccupé par son business. Son travail, sa réussite c'est toute sa vie et la réussite est au rendez-vous mais à quel prix! Alex est autoritaire, imbu de sa personne, égoïste, inaccessible, on ne peut le déranger sous aucun prétexte car il est toujours en réunion ou doit prendre des décisions importantes pour l'entreprise.

    Sa maman, Gisèle Pergaux, 84 ans l'a bien compris durant toutes ces années et se contente de le voir peu, elle habite à 375 kilomètres de là, à Monceau-lez-Tourelles. Cependant, Gisèle est aujourd'hui en fin de vie, en unité de soins palliatifs dans les bonnes mains de Françoise Lucchioni, infirmière en chef du service. Gisèle a toujours eu peur de déranger mais elle émet aujourd'hui le souhait de voir une dernière fois son fils unique.

    Françoise, 39 ans dirige ce service depuis 8 ans, elle est proche des patients, de la famille, fine psychologue à l'écoute, un sens de l'empathie très élevé. "Offrir. Donner. Aimer. Donner. Offrir."
    Donner la main en silence, mettre du parfum à une patiente, un joli foulard autour du cou d'une autre, ce sont ses petits gestes au quotidien, de petits gestes qui accompagnent dans la dignité et donne un peu d'humanité en fin de vie. Pour se ressourcer et déstresser, elle pratique le dessin, en particulier dessine des portraits le dimanche matin dans ce que tout le monde appelle le petit Montmartre au village.

    Elle contacte donc Alex en lui demandant de venir, il ne prendra pas la chose au sérieux dans un premier temps et viendra finalement. Son comportement choquant n'empêchera pas Françoise d'être pro, à l'écoute et empathique, mais lorsque quelques jours plus tard, Alex lui demandera de dessiner son portrait pour l'afficher dans son bureau, elle refusera. Françoise sera la seule à "recadrer" Alex, à lui dire ses quatre vérités : elle est désolée, Alex ne l'inspire pas, il faut qu'il change son âme, qu'il apprenne à écouter pour devenir humble et tolérant. " Arrêtez de vous exprimer comme si vous aviez un portefeuille à la place du coeur. Cultivez le silence, l'écoute."

    Le choc est grand pour Alex d'autant plus qu'à la maison aussi c'est difficile, sa femme l'inscrit à une retraite de trois jours dans un monastère à trente kilomètres de Monceau, trois jours dans le silence pour apprendre à écouter et se découvrir peut-être.

    Ce sera le point de départ du changement, de la remise en question , d'un voyage initiatique qui va changer sa vie à tout jamais.

    Je ne vous en dis pas plus.... Un très joli roman, lu en peu de temps, un roman qui vous trotte dans un coin de la tête le jour, où l'envie de retrouver Alex et Françoise au plus vite est présente. Je n'avais qu'une seule envie en rentrant du bureau, retouver au plus vite les personnages pour voir évoluer cette transformation de vie.

    C'est bien écrit, c'est fluide tout en émotion. La plume est douce, bienveillante. On sourit car l'humour est bien présent, on s'émeut, on se remet en question, on réfléchit, tout ce que j'attends d'une bonne lecture. Les personnages sont attachants, tout en émotion, poésie, tendresse. Psychologie, voyage et pédagogie au rendez-vous.

    Introspection, questionnement sur le sens de nos vies ou la façon d'être à l'écoute de l'autre, de trouver la sérénité sont au programme. On ne s'ennuie pas, non au contraire un roman qui fait du bien. Changements, découverte et hommage aux personnes travaillant dans des unités de soins palliatifs, leur dévouement, leur don de soi, un voyage au Maroc avec des découvertes de culture et traditions sont également au programme.

    Un roman, coup de coeur rempli d'humanité et de bienveillance qui aborde magnifiquement les failles de l'être humain.

    Je vous le recommande vivement.

    Ma note : ♥

    Les jolies phrases

    Ces premières heures au contact de la communauté religieuse lui avaient appris à prendre ses distances avec pas mal de contingences pour mieux vivre l'instant présent.

    Apprends le silence et tu apprendras à entendre.

    Le bruit de la nature est plus fin que n'importe quelle sonorité de l'homme.

    Comment pouvait-on laisser tomber des êtres si fragilisés, à l'autre bout de l'échelle de la vie, eux qui nous ont donné le souffle et l'énergie pour partir d'un bon pas dans l'existence ?

    Notre métier consiste à prendre soin de nos patients le mieux possible. Mais qu'ils soient en fin de vie ou en soins aigus intensifs, l'objectif est toujours de les garder en vie, tout en maintenant jusqu'au bout une qualité de vie. Le but est de les garder debout.

    Arrête, Alex ! Tu parles pour ne rien dire ! C'est insupportable. Tu débites des mots pour remplir le silence parce que le silence t'étouffe. Il te fait peur. Pourtant, c'est beau le silence. Cela vit. Cela remplit. Ce n'est pas passif, le silence. Je te demande une chose, Alex, si tu as encore un mini-espoir de sauver notre couple : A-PPRENDS-LE-SI-LEN-CE ! Cela t'aidera dans la vie, cela te permettra, je l'espère, de mieux entendre, d'entendre le monde, de m'entendre moi, mon ressenti. De t'entendre toi aussi. Oui, de plonger à l'intérieur de toi et d'y découvrir des choses te concernant, que tu ne soupçonnais même pas.

    Détrompez-vous, un simple regard échangé, un sourire, une main que vous tenez chaleureusement, sans pour autant parler, ce sont des actes d'une profonde humanité.

    La vie est parfois faite de rendez-vous manqués, d'occasions loupées, mais si l'on ne peut revenir en arrière, il est par contre toujours possible d'aborder de nouvelles rives, d'entrevoir de nouveaux soleils.

    Mon âme s'est souillée quand mes problèmes sont devenus tellement lourds qu'ils ont envahi tout l'espace de mon coeur en m'empêchant de m'intéresser aux problèmes des autres.

    https://nathavh49.blogspot.com/2020/02/les-fremissements-du-silence-dominique.html

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    Couverture du livre « La traîtresse » de Dominique Zachary aux éditions Michalon

    Elizabeth Pianon sur La traîtresse de Dominique Zachary

    Pendant la seconde guerre mondiale, en Belgique, Suzanne, jeune enseignante, vit avec Pierre, avocat.
    Elle est féministe, avant-gardiste, veut développer chez ses élèves la liberté de pensée.
    Mais tolérance et ouverture d’esprit ne sont pas des qualités forcément bien perçues en temps de...
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    Pendant la seconde guerre mondiale, en Belgique, Suzanne, jeune enseignante, vit avec Pierre, avocat.
    Elle est féministe, avant-gardiste, veut développer chez ses élèves la liberté de pensée.
    Mais tolérance et ouverture d’esprit ne sont pas des qualités forcément bien perçues en temps de guerre.
    Surtout à la libération où les comptes se règlent, parfois abusivement. L’épuration a pu mener à bien des dérives, et c’est le cas pour Suzanne et Pierre.
    Ce roman est tiré d’une histoire vraie.
    L’écriture n’est pas formidable et le style plutôt banal. L’auteur est journaliste et chroniqueur judiciaire, et on pourrait s’attendre à une écriture plus aboutie, là, c’est limite scolaire.
    Mais l’histoire est poignante et l’émotion est là.
    Après les douleurs de la guerre, l’injustice de procès arbitraires a parfois été plus douloureuse encore.