Dominique Sylvain

Dominique Sylvain
Né en 1957 à Thionville, Dominique Sylvain a d'abord été journaliste puis responsable de la communication à Paris. Elle commence à écrire quand elle s'installe en Asie. En 1995, Tokyo lui inspire son premier roman Baka. Elle se consacre alors totalement à l'écriture et c'est en 2005 que l'on voit... Voir plus
Né en 1957 à Thionville, Dominique Sylvain a d'abord été journaliste puis responsable de la communication à Paris. Elle commence à écrire quand elle s'installe en Asie. En 1995, Tokyo lui inspire son premier roman Baka. Elle se consacre alors totalement à l'écriture et c'est en 2005 que l'on voit apparaître les désormais célèbres Lola et Ingrid avec Passage du désir.

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Avis (35)

  • Couverture du livre « Les infidèles » de Dominique Sylvain aux éditions Viviane Hamy

    Marie-Laure VANIER sur Les infidèles de Dominique Sylvain

    Vous avez un amant ou une maîtresse ? Vous avez besoin d'un alibi pour faire croire à votre époux(se) que vous étiez à un congrès sur l'environnement, la douleur, les troubles d'apprentissage ?

    Pas de souci !

    Tapez lovalibi.com, site créé par Alice Kléber : vous aurez en moins de temps...
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    Vous avez un amant ou une maîtresse ? Vous avez besoin d'un alibi pour faire croire à votre époux(se) que vous étiez à un congrès sur l'environnement, la douleur, les troubles d'apprentissage ?

    Pas de souci !

    Tapez lovalibi.com, site créé par Alice Kléber : vous aurez en moins de temps qu'il ne faut pour le dire tout ce dont vous avez besoin pour vous couvrir en cas d'orage menaçant...

    Une belle petite affaire mise au point par une femme terrible et qui n'a peur de rien, ou presque. Une « petite fabrique de mensonges » qui prospère et lui permet de vivre dans le luxe : vaste propriété en Bourgogne, Jaguar, bijoux, tableaux, cave à vin…

    C'est Lucien, un homme de confiance, « un garçon providentiel », qui l'aide à faire tourner sa petite entreprise. Et elle marche plutôt très bien. « Les affaires étaient florissantes, la clientèle grandissante. Elle avait découvert une vérité surprenante. Le pétrole était limité, le nucléaire dangereux, le charbon asphyxiant, le gaz de schiste fatal au paysage, mais le désir était une source d'énergie inépuisable. Il aurait été stupide de ne pas l'exploiter. »

    Mais la nièce chérie d'Alice, Salomé Jolain, journaliste à TV24, a eu la mauvaise idée de se faire assassiner : on l'a retrouvée morte dans une poubelle près d'un square parisien. Elle sortait de l'hôtel de la Licorne : peut-être travaillait-elle sur un reportage au sujet de l'adultère ? Et si ce sujet avait gêné quelqu'un au point de l'amener à supprimer la journaliste, à lui voler son smartphone et sa caméra ? Et s'il y avait un lien entre l'entreprise de sa tante et le meurtre de la jeune fille ? D'autant que Salomé a réservé sa chambre en passant par le site Escapamour.com, spécialisé dans la location de chambres pendant les heures creuses de la journée, site dont on trouve le lien sur lovalibi.com… Au fond, qui était Salomé ? Que cachait-elle ? Avait-elle une double vie ?

    Deux flics sont sur l'enquête : le commandant Barnier et un nouveau : « Yeux bleu de cobalt, profil sculpté, blouson de cuir, jean seconde peau, bagues en argent, le lieutenant Maze avait l'allure d'une rock star, pas d'un flic.

    C'était une bonne et une mauvaise nouvelle.

    Une bonne, parce que, depuis son débarquement à la Crim', Barnier avait définitivement cessé de s'ennuyer.

    Une mauvaise, parce que, la nuit dernière, il avait rêvé de lui. »

    Bon, je vous le dis tout de suite, j'ai adoré ce roman : les suspects qui défilent devant les policiers sont nombreux, ont tous au moins une raison d'avoir assassiné Salomé. Ce sont des êtres doubles, complexes, tourmentés, ambigus, qui cachent comme ils peuvent leurs failles, leurs faiblesses, leurs blessures passées.

    Rien n'est simple dans ce roman, ni les personnages, ni les sentiments, ni ce qui motive leurs actions : chaque page apporte son lot de surprises, de révélations. Chacun semble se débattre avec lui-même. On a l'impression que la mort de Salomé va jeter le trouble dans le beau jeu bien huilé des apparences, des faux-semblants. Qui est qui ? Où est la vérité des êtres ? Derrière quel mensonge cachent-ils leur vérité ? Se résument-ils à ce qu'ils veulent bien montrer d'eux-mêmes ? Au fond, savent-ils vraiment qui ils sont ?

    Je pense notamment à l'attirance de... Barnier pour Maze, du commandant hétéro, marié, un enfant, pour son lieutenant homo et … beau comme un dieu ! Pauvre Barnier qui se débat pour refréner ses pulsions, résistant de toutes ses forces à l'appel du corps, refusant d'accepter son attirance pour l'autre, luttant comme un malade et devenant malade à force de lutter…

    Barnier a tout de suite prévenu le beau Maze : il n'est pas homo, lui, c'est bien clair ? Oui, c'est clair, a répondu Maze tandis que les yeux de son chef trahissaient un désir fou.

    Ce n'est pas courant dans la littérature policière de voir apparaître le thème de l'homosexualité masculine et j'ai trouvé magnifique l'histoire de ces deux hommes. Quelle délicieuse évocation du désir, de la sensualité… (Serais-je, moi aussi, tombée sous le charme?) Mais chut… Deux portraits inoubliables...

    Un très bon polar, impossible à lâcher, que j'ai lu les mains moites tellement la tension est extrême, le suspense omniprésent et les personnages forts (magnifique figure aussi que celle de Valentin, le garçon déficient, très observateur, qui ne voit pas le réel tout à fait comme nous). Il faut noter d'ailleurs que Dominique Sylvain a réussi l'exploit, dans ce roman choral, d'adapter son écriture au point de vue du personnage : une langue simple pour Valentin et plus construite, plus recherchée, plus imagée pour Alice.

    Et puis, on a un tableau de notre société contemporaine assez juste, je trouve...

    Une chose encore : une demande à l'auteur (une supplication même!) : serait-il possible de retrouver Barnier et Maze un jour ou l'autre dans un autre de vos romans ? S'il vous plaît, madame Sylvain, je les aime tellement ces deux personnages que je n'imagine pas une seule seconde ne plus les revoir ! Et puis, entre nous, les passages où vous les mettez en scène tous les deux sont si délicieux qu'on en redemande !

    Que d'émotions ! Vivement le prochain ! C'est promis, je me jette dessus !

    LIREAULIT http://lireaulit.blogspot.fr/

  • Couverture du livre « Kabukicho » de Dominique Sylvain aux éditions Viviane Hamy

    Nadia D'ANTONIO sur Kabukicho de Dominique Sylvain

    Dominique Sylvain qui a vécu quelques années au Japon, connaît donc très bien ce Pays du Soleil Levant » et cela se ressent.
    Son premier roman « Baka » (»idiote » en japonais, paru en 1995) lui avait été inspiré par Tokyo où elle a séjourné trois ans. Premier succès. Par la suite viendront...
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    Dominique Sylvain qui a vécu quelques années au Japon, connaît donc très bien ce Pays du Soleil Levant » et cela se ressent.
    Son premier roman « Baka » (»idiote » en japonais, paru en 1995) lui avait été inspiré par Tokyo où elle a séjourné trois ans. Premier succès. Par la suite viendront d’autres ouvrages tous très forts.

    Cette fois elle a choisi un quartier sulfureux de Tokyo, « KABUKICHO » qui a donné le titre de ce livre très sombre.
    Les principaux personnages sont :
    * Yudai – toujours très élégant, recherché par les femmes pour de la compagnie tarifée.
    * Kate Sanders – une jeune anglaise, devenue une des hôtesses les plus recherchées du Club Gaïa mais qui disparaît brutalement.
    * Son père, à Londres, qui reçoit sur son portable une photo d’elle, les yeux clos avec le message « Elle dort ici ».
    * Colocataire de Kate « Marie vit bientôt l’image de Kate apparaître sur l’écran de son smartphone. Pâle, yeux clos, longs cheveux blonds en corolle, bras le long du corps.
    Paisible. Endormie.
    Force était de constater qu’elle n’avait pas pu se photographier elle-même. Kanonojo wa koko de nete imasu. Marie traduisit la phrase sans difficulté. Elle dort ici. » (page 28).

    Avec l’arrivée de Sanders à Tokyo pour tout mettre en œuvre afin de découvrir la vérité, aidé par Marie mais aussi avec l’enquête de Yamado, capitaine de police du quartier de Shinjuku, nous allons dans ce Japon mystérieux où l’auteure nous décrit si bien cette « Cité des Mensonges ».

    J’ai tout de suite été entraînée dans cette histoire que j’aie lue avec une passion dévorante, un grand intérêt et la curiosité de découvrir cette ville de Tokyo où se passe cette intrigue si bien menée.
    J’ai aussi apprécié cette visite guidée avec son total dépaysement car les Japonais ont leurs façons de penser et de vivre bien particulières. On y va de de surprises en surprises et la fin est vraiment à découvrir. Quelle machination !

    Si ce livre est classé dans la rubrique « roman », pour moi c’est un excellent « roman noir », noir comme la si belle couverture qui attirait mon regard depuis longtemps avec cette photo d’une Japonaise aux cheveux verts.

    Dominique Sylvain ne fait que confirmer son talent en nous faisant ressentir sa passion pour ce pays lointain. Passion qui monte aussi de plus en plus en moi, aussi bien pour les livres qui y sont consacrés mais également pour les écrivains qui en sont originaires.
    Je rajouterai simplement que ce roman a reçu le Prix Roman Interpol’Art 2017.

  • Couverture du livre « Kabukicho » de Dominique Sylvain aux éditions Viviane Hamy

    Virginie PI sur Kabukicho de Dominique Sylvain

    Kabukicho, Cité des mensonges nous plonge dans l’ambiance de ce quartier sulfureux de Tokyo (Kabukicho). Les bars à hôtesses au sens nippon sont des lieux entre séduction et distinction où le sexe n’est pas obligatoire : les hommes vont s’épancher sur leur vie, leur stress et leur frustration...
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    Kabukicho, Cité des mensonges nous plonge dans l’ambiance de ce quartier sulfureux de Tokyo (Kabukicho). Les bars à hôtesses au sens nippon sont des lieux entre séduction et distinction où le sexe n’est pas obligatoire : les hommes vont s’épancher sur leur vie, leur stress et leur frustration face à des hôtesses accueillantes et à leur goût pour pouvoir les écouter.

    Le quartier est très chaud et les établissements bien souvent tenus par les yamakazis mais ce n’est pas le cas du Club Gaïa où travaillent l’anglaise Kate Sanders et sa colocataire et amie française Marie. Kate est la plus populaire du club et est très demandée… jusqu’au moment où elle disparaît… et réapparaît sur une photo et trois mots envoyés à son père Jason vivant en Angleterre.

    L’enquête menée par le capitaine Yamada peut commencer… le suspense aussi. Peu à peu, l’histoire nous révèle le rêve de Marie de publier un livre, nous fait découvrir les mœurs japonaises en visitant le quartier avec Jason, la vie de Yudai l’ami de Kate, le passé de la gérante du Club Gaïa, la mama-san Sanae…

    Le roman est écrit de manière légère : le style fluet et les descriptions ne manquent pas pour nous faire apprécier l’ambiance japonaise, comme l’auteur qui a vécu 10 ans au Japon. Les rebondissements et les double-jeux sont nombreux pour pouvoir apporter de fausses pistes à l’enquête, la découverte de la culture japonaise intéressante… mais ce roman un peu court ne m’a pas séduite : face à cette histoire, l’intrigue et le suspense ne sont pas assez forts pour me dire… qu’à la fin de la lecture, ça me touche !

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